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 Kressmann Taylor

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 14:39



"Katherine Taylor fait des études de lettres et de journalisme. Correctrice et rédactrice dans la publicité entre 1926 et 1928, elle se met à l'écriture. Elle publie alors sa première nouvelle 'Inconnu à cette adresse' dans Story Magazine sous le pseudonyme de Kressmann Taylor. Cette nouvelle est ensuite reprise par le Reader's Digest. Ce succès lui permet de se consacrer entièrement à l'écriture et de devenir la première enseignante titularisée de l'université de Gettysburg. Elle a également écrit 'Jour sans retour'. Elle est décédée en 1997. On retiendra d'elle son combat littéraire contre l'antisémitisme." EVENE

@lalettre.com:

"Kressmann Taylor est née en 1903. Elle fait des études de lettres et de journalisme, puis, après son mariage, passe plus de temps à écrire qu'à s'occuper de son foyer. Choquée par l'attitude antisémite d'anciens amis allemands cette femme discrète a alors un jour l'idée d'Inconnu à cette adresse. Lorsqu'elle remet le manuscrit à son mari - un publicitaire qui gère sa carrière - et à son éditeur, tous deux décident que "cette histoire est trop forte pour avoir été écrite par une femme". D'un commun accord, ils suppriment son prénom - Kathrine - pour le remplacer par son nom de jeune fille, Kressmann, qui peut passer pour masculin. Le succès de la nouvelle, publiée dans Story Magazine puis reprise par le Reader's Digest, lui permet alors de se consacrer entièrement à l'écriture et de devenir la première enseignante titularisée de l'université de Gettysburg (Pennsylvanie), avant de prendre sa retraite en Italie. Inconnu à cette adresse (Editions Autrement) a été publié en France en 1999 et a connu un succès immense.
Cette femme que l'on a longtemps crue " d'un seul livre" en a en réalité écrit plusieurs, dont Jour sans retour (Editions Autrement) qui a été publié en France en décembre 2001 . Ce roman s'inspire d'une histoire vraie et exemplaire d'un pasteur allemand que l'auteur a rencontré en 1940 par l'entremise du F.B.I.
Kressmann Taylor est décédée en 1997."


Dernière édition par le Mer 27 Juin 2007 - 14:44, édité 2 fois
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 14:40

Ainsi mentent les hommes

Résumé du livre

"Quand la douleur ou le désarroi sont trop forts, quand les émotions nous bousculent, le bruit, l'odeur, le simple mouvement d'un arbre ou d'une source peuvent nous apaiser/ Omniprésente dans ces nouvelles de Kressmann Taylor, la nature est la grande consolatrice. Confrontés à un père tyrannique, à un professeur frustrés, à des adultes qui mentent, les adolescents mis en scène avec subtilité par l'auteur ne retrouvent leur équilibre profond que dans cette immersion hors des hommes. Humiliation, remords, mélancolie, solitude scandent ces quatre histoires toutes banales, toutes simples, faussement simples, bien sûr, car elles cristallisent admirablement nos ambiguïtés et nos tensions. "
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 15:06

Je me permets de mettre mes impressions de lecture sur "Inconnu à cette adresse", repêchées dans les tréfonds de mon ancien blog ^^. J'ai mis la fin en spoiler, pour ne pas gâcher la lecture de ceux qui ne connaissent pas cette célèbre nouvelle.

Il s'agit d'une nouvelle épistolaire, la correspondance, entre 1932 et 1934, de deux amis marchands de tableaux, Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain. Martin quitte la Californie pour retourner avec sa famille en Allemagne, juste avant qu'Hitler ne prenne le pouvoir, et s'y retrouve bientôt pris au piège, malgré les mises en garde répétées de son ami.
Un texte d'abord très intéressant du point de vue documentaire. Au fil des lettres, on assiste aux progrès rapides de la gangrène nazie dans une Allemagne meurtrie par la crise économique , et aux ravages qu'elle opère fatalement dans l'amitié de Martin et Max, perdant eux aussi tour à tour leur humanité, l'un par opportunisme,et l'autre, de douleur.
Ensuite, une histoire habilement construite, avec un retournement de situation inattendu, qui prend tellement le lecteur par surprise qu'il ne réalise que dans les dernières lignes ce qui s'est passé.
Spoiler:
 
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coline
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 17:27

Inconnu à cette adresse

En un court récit épistolaire qui figure des échanges de lettres, l’histoire terrible d’une amitié brisée par le nazisme.

Au début des années 30 deux amis, Martin Schulse et Max Eisenstein sont associés dans l'exploitation d'une galerie de peinture à San Francisco. S'ils sont tous deux d'origine allemande, Max est juif tandis que Martin ne l'est pas. En 1932, Martin décide de rentrer au pays tout en gardant des intérêts dans la galerie Schulse-Eisenstein.

Entre San Francisco et Munich, ils commencent une correspondance épistolaire le 12 novembre 1932. Elle s’achèvera le 3 mars 1934. Les deux amis s’échangeront près d’une vingtaine de lettres.

Au début, les mots ne sont qu’amour, regrets et mélancolie, surtout du côté de Max. Leur galerie d’art de San Francisco se porte bien. Et pour Martin la vie va bon train à Munich. . Des missives très chaleureuses traversent l'Atlantique dans les deux sens : les deux amis évoquent la marche de leurs affaires, le parcours de Griselle, la jeune soeur de Max qui fait du théâtre en Autriche (jadis, Martin a eu avec elle une brève liaison).
Un jour, pourtant, Max, inquiet, écrit:
« - Qui est cet Adolf Hitler qui semble en voie d’accéder au pouvoir en Allemagne ? Ce que je lis sur son compte m’inquiète beaucoup »

« - Franchement, Max, je crois qu’à nombre d’égards Hitler est bon pour l’Allemagne, mais je n’en suis pas sûr (...). L’homme électrise littéralement les foules ; il possède une force que seul peut avoir un grand orateur doublé d’un fanatique. Mais je m’interroge : est-il complètement sain d’esprit ? Ses escouades en chemises brunes sont issues de la populace (…).Elles ont commencé à persécuter les Juifs. » répond Martin dans un mélange d’admiration et de doute.

Les lettres de Martin disent le sort terrible de l'Allemagne, exsangue et désemparée, où la voix d'Adolf Hitler se fait entendre avec insistance au milieu des décombres. Le pays renaît, après des années d’humiliation, accueille son rédempteur et tend à nouveau les bras au bonheur, à la gloire et au prestige.

Puis, plus tard :
« - Le Juif est le bouc émissaire universel. Il doit bien y avoir une raison à cela ... nous devons cesser de nous écrire (…) la race juive est une plaie ouverte pour toute nation qui lui donné refuge (..) je t’ai aimé non à cause de ta race mais malgré elle ».
Et Max doit cesser de lui écrire au risque de le compromettre.

Je n’en dirai pas plus et vous invite à découvrir ce beau texte cinglant dont je croyais, comme beaucoup lors de sa découverte, que l’auteur, Kressmann Taylor, était un homme.

Inconnu en France jusqu’à sa parution aux éditions Autrement au printemps 2001, ce roman épistolaire avait déjà remporté un vif succès outre-atlantique lors de sa parution sous sa forme intégrale dans Story Magazine… en 1938 !... soit un an avant que n’éclate la Seconde Guerre mondiale.
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coline
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 17:29

Inconnu à cette adresse

Son auteur, Kressman Taylor… Un homme " seul capable d’écrire avec une telle force " ? Non, pas du tout. Une femme… Katheryn Kressman.
Née en 1903 dans une famille américaine d'origine allemande, Kathrine Kressman, fait des études de lettres et de journalisme. A la fin des années 1920, elle se met à écrire. En 1938, cinq ans ont passé depuis qu’Hitler est devenu chancelier. L'appareil nazi est en marche, la dictature du "Führer" est à son apogée. Des camps de concentration sont déjà ouverts, les nazis terrorisent leurs opposants, et 1938 est marquée par la Nuit de Cristal du 9 au 10 novembre, nuit où se déroule le plus grand pogrom organisé en Allemagne.
Révoltée par l'ignorance et le désintéressement dont faisaient preuve les Américains sur ce qui se passait en Allemagne depuis l'arrivée des nazis au pouvoir, l'auteur l'a écrit pour dénoncer l'avilissement des esprits organisé par le nazisme
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mer 27 Juin 2007 - 17:33

Inconnu à cette adresse

Le journal Story Magazine qui avait l'avait publié aux Etats-Unis fut introuvable en dix jours. Eleanor Roosevelt, la femme du président, le conseillait même à tous les Américains. Mais on ne connaissait pas vraiment l'identité de son auteur.

Inconnu à cette adresse est ensuite publié sous forme de livre en 1939. 50 000 exemplaires sont vendus. Quelques éditions étrangères suivent rapidement, incluant une traduction hollandaise plus tard confisquée par les nazis, et une version allemande sortie à Moscou. Le livre est bien sûr interdit dans l’Allemagne nazie.

En 1995, alors que son auteur a 92 ans, Story Press réédite Inconnu à cette adresse pour fêter le 50ième anniversaire de la libération des camps de concentration. La nouvelle est traduite en 20 langues.

Il devint un livre culte, notamment en France où il figurera plusieurs années de suite dans les classements des meilleures ventes. Records de vente en librairie, records d'emprunts en bibliothèque. Une excellente édition en Livre de Poche dotée de notes et d'annexes historiques permet son utilisation dans les collèges et les lycées.
Il est finalement publié en Allemagne en 2001.

Ce livre fut adapté pour le théâtre . (J'en avais vu une version qui m'avait énormément frappée )

En 1944, Columbia Pictures a produit une adaptation cinématographique d’ Inconnu à cette adresse. Le réalisateur est William C. Menzies (Autant en emporte le vent) avec Paul Lukas dans le rôle de Martin
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MessageSujet: Inconnu à cette adresse   Jeu 1 Mai 2008 - 15:17

Je viens tout juste de le terminer.
Je ne connaissais rien de cette Kressmann Taylor et je trouve ce petit roman fabuleux.
Savoir qu'il a été écrit en 1938 ajoute une autre valeur. L'histoire était donc au coeur de l'actualité.
je ne vais pas dévoiler le contenu mais je trouve la réaction de Max excellente, je ne m'attendais pas du tout à cela !
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coline
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Jeu 1 Mai 2008 - 15:28

Je m'étais promis de lire ses nouvelles "Ainsi rêvent les femmes" et "Ainsi mentent les hommes"...
Il faudra que je le fasse...content
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Lun 16 Juin 2008 - 16:56

"Inconnu à cette adresse"

Le genre littéraire qu'est la nouvelle, marginalisé en France, a acquis outre-Atlantique ses lettres de noblesse depuis bien longtemps déjà avec des auteurs tels que Washington Irving ou plus près de nous J.D. Salinger et Hubert Selby Jr.



Ces courts récits que sont les nouvelles ont parfois une portée et un impact bien supérieur au roman par leur concision et l'extrême concentration du discours qui, réduite à l'essentiel, apporte au propos une énergie et un rythme décuplés par rapport à une écriture romanesque qui peut se donner le temps de la digression et s'offrir grâce à cela une plus grande complexité du tissu narratif.
La nouvelle se doit d'être percutante à tous points de vue, que ce soit au niveau de la forme ou au niveau du fond. Le genre n'admet pas la dilution du récit dans toute une série d'effets littéraires destinés à poser le décor ou à décrire la psychologie des personnages ainsi que leurs motivations. Pourtant, il serait fallacieux de penser que ce genre littéraire se présente comme le parent pauvre de la littérature, un sous-groupe qui se confinerait dans une sorte de simplisme à l'usage de lecteurs pressés et peu regardants quant à la qualité de ce qu'ils lisent. Car la grande force de la nouvelle, c'est qu'elle va à l'essentiel et qu'elle ne s'embarrasse pas de fioritures pour exprimer ce qu'elle détient.


Il en est ainsi de la nouvelle écrite par Kressmann Taylor en 1938, une nouvelle qui, par sa forme, appartient également au genre de la littérature épistolaire. Ce récit d'à peine soixante pages se présente en effet sous la forme d'une correspondance entre deux amis, deux marchands de tableaux. L'un est juif américain, l'autre est Allemand. En ce début des années 30, Martin Schulse décide de rentrer en Allemagne afin de renouer avec son pays d'origine et faire connaître à ses enfants le pays qu'il a quitté pendant plusieurs années afin de mener ses affaires aux Etats-Unis. Mais nous sommes en 1933 et le 28 janvier Adolf Hitler devient chancelier. Martin Schulse ne semble pas inquiet de ce qui se prépare dans cette Allemagne dont il espère qu'elle redressera enfin la tête après l'humiliation du Traîté de Versailles. Max Eisenstein, lui, ne peut cacher son inquiétude face aux rumeurs qui circulent à propos de la brutalité et de la montée de l'anti-sémitisme qui sévit et semble s'aggraver de jour en jour dans cette lointaine Allemagne où est reparti son meilleur ami.

Très vite, entre les deux hommes une fracture va se creuser. Martin Schulse est de plus en plus convaincu des bienfaits du national-socialisme sur la société allemande et ne va pas tarder, à l'instar de nombre de ses compatriotes, à trouver chez la population juive le bouc émissaire idéal. Effaré par ce revirement – Martin n'a-t-il pas failli épouser sa jeune soeur Griselle? – Max Eisenstein va tenter de raisonner son ami au nom de leur indéfectible amitié. Peine perdue, il sera éconduit par celui envers qui il avait accordé toute sa confiance, cet ami qui aujourd'hui lui reproche sa judéité. Le lien sera non seulement rompu entre les deux hommes mais l'horreur viendra s'ajouter à cette rupture quand Schulse commettra un acte où s'exprimeront toute la haine et la lâcheté d'un homme acquis aux sinistres préceptes du nazisme.
Devant tant de bassesse et de barbarie, Max Eisenstein, ulcéré, révolté par la conduite de celui qu'il avait jusqu'alors considéré comme un frère, va se décider à exercer sa vengeance et à punir celui qui a trahi avec tant de cruauté la confiance qu'il lui avait accordée. Pour s'opposer à l'intolérance et à la haine, il va user des propres armes de celles-ci afin de faire éprouver à Schulse toute l'horreur de son comportement.
Max Eisenstein n'aura que ses mots comme seules armes, mais il sait que les mots peuvent s'avérer plus redoutables encore que les fusils.


Au travers d'un échange de correspondance composé de dix-huit lettres et d'un cablogramme, échangés entre le 12 novembre 1932 et le 3 mars 1934, Kressmann Taylor réussit la gageure de nous faire ressentir toute l'abjection d'une époque par l'entremise d'une amitié qui se délite et se se mue en une détestation. Sentiment de haine qui ne trouvera sa conclusion que par la disparition de l'un des deux correspondants.


Derrière cette histoire de deux hommes, c'est toute la grande Histoire qui transparaît en filigrane, l'Histoire d'une époque où l'intolérance et la haine raciales ont été portées jusqu'à leur comble, à savoir la destruction quasi-industrielle de six millions d'êtres humains. Cette nouvelle qui, rappelons-le, a été écrite en 1938, portait déjà en elle un aspect visionnaire pour avoir su, avec une talentueuse économie de moyens, prédire et dénoncer la catastrophe qui était en train de s'abattre sur la vieille Europe.


D'une sobriété et d'une efficacité en tous points remarquables, le texte de Kressmann Taylor est de ces oeuvres qui font date, de ces oeuvres d'une portée universelle qui recentrent le lecteur vers les noirceurs et les abimes de l'âme humaine afin de l'exhorter à ne pas négliger les principes de tolérance et de fraternité qui sont les plus sûrs antidotes que l'homme ait à sa disposition pour contrer les assauts de la barbarie.
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Lun 16 Juin 2008 - 19:45

bravo
Excellent ton commentaire et ton analyse de cette nouvelle.
Excellent aussi ton apport sur ce genre littéraire.
Merci beaucoup.
sourire
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kenavo
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mar 17 Juin 2008 - 15:34

Un petit avis pour ceux qui veulent continuer leur lecture de Kressmann Taylor:


Jours d'orage
Citation :
Présentation de l'éditeur
Toscane, 1960. Amandes Lashe, jeune veuve américaine, s'installe quelques mois à Florence avec sa fille. Mais lors d'une excursion dans les collines environnantes un terrible orage éclate, les obligeant à s'établir provisoirement dans un village isolé: Rocca al Sole. Elles y font la connaissance du marquis Eduardo Carleone. Quinze ans auparavant, il avait perdu sa femme, sauvagement assassinée par les nazis qui, envahissant les collines, avaient massacré femmes et enfants. Depuis ce jour, la rancœur des villageois envers les Allemands ria jamais connu de repos. Lorsque le matin de l'orage ils identifient un de leurs tortionnaires parmi un groupe de touristes allemands, les villageois décident de faire justice eux-mêmes. Dès lors, ce village coupé du monde devient le théâtre de toutes les tensions. Jours d'orage marque le retour de Kressmann Taylor sur ses terres de prédilection : la possibilité d'un pardon pour les crimes de guerre. Mais ce dernier roman nous offre aussi pour la première fois une magnifique histoire d'amour.

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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bix229
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MessageSujet: Kressmann taylor   Mar 17 Juin 2008 - 17:33

Ce court roman, Inconnu à cette adresse est un des meilleurs qui ait été inspirés par cette sale époque avec L'ami retrouvé de Fred Uhlman...

colibri
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Cachemire
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Mar 24 Juin 2008 - 23:16

Inconnu à cette adresse

Un grand roman, d'une forte portée historico-politique.
J'ai été très touchée par les destins de ces deux hommes car le récit est servi par une écriture précise et incisive qui touche au but.
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liloutine
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Sam 20 Déc 2008 - 9:24

Inconnu à cette adresse est intégré dans la liste des livres à lire par l'éducation nationale pour la classe de troisième. c'est un roman que je recomande trés souvent aux enfants comme aux parents. Après une telle brillante analyse de bibliomane il est difficile de dire mieux. Very Happy
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mimi54
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MessageSujet: Re: Kressmann Taylor   Ven 3 Sep 2010 - 7:17

Inconnu à cet adresse

Une correspondance lue d’une traite un soir, et me poursuit encore le lendemain.
C’est court mais puissant.
Comment l’idéologie, l’aveuglement, le fanatisme peuvent détruire tout détruire sur leur passage.
L’amitié anéantie en quelques mots.

Ce livre ne se résume pas, ne se commente pas : il se vit.
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