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 Kjartan Fløgstad [Norvège]

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traversay
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MessageSujet: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 3 Mai 2012 - 10:21



Citation :
La vie de Kjartan Fløgstad a tout de celle d’un héros romantique. Né en 1944 à Sauda dans le Sud de la Norvège, il obtient le baccalauréat, passe par l’école polytechnique de Trondheim puis suit des études de linguistique à l’Université de Bergen. C’est là que survient l’appel du réel, il abandonne ses études et s’engage comme ouvrier d’usine puis graisseur sur un cargo norvégien grâce auquel il part en voyage. Et ne cesse plus. Sa destination favorite est l’Amérique Latine, le Chili plus particulièrement, il s’y rend sept fois, se lie d’amitié avec entre autres Sergio Badilla Castillo et Omar Perez Santiago et devient le traducteur, vers le Norvégien de grands noms de la littérature Sud-Américaine au premier rang desquels Pablo Neruda et Julio Cortazar.
Il entre en écriture par la poésie, rejoint le mouvement « Profile generation », formé d’étudiants et d’intellectuels décidés à révolutionner la vie littéraire norvégienne en épousant les idées du modernisme international. Il mue, de poète à romancier, essayiste, auteur de nouvelles, son style se nourrit de mythologie, de littérature baroque – anglaise ou espagnole, du modernisme français, de Jose Luis Borges… un mélange d’influences qu’il nomme lui-même « compostmodernisme », maniant ironie et humour à la perfection, jonglant du populaire au sérieux avec aisance.
Son premier roman, Rasmus, paraît en 1974. Un roman kaléidoscope dans lequel huit narrateurs – ouvriers ou marins – racontent 16 histoires de vie reliées entre elles par un lieu, leur ville, Lovra, double romancé de la ville natale de Fløgstad. Sous pseudonyme il publie ensuite deux romans policiers influencés par Chandler, l’occasion pour lui de comprendre combien le livre, outil populaire, peut être un formidable vecteur du commentaire social subversif. Le succès arrive en 1977 avec Dalen Portland (Les chemins de l’Eldorado, publié en France en 1999 par Esprit Ouvert) une fresque du développement de la société norvégienne face à l’industrialisation au long du XXe siècle. Il reçoit pour ce roman le Prix du Conseil Nordique pour la littérature ainsi que le Prix Pégase décerné par les Etats-Unis.
En 2008, il a reçu le Brageprisen d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.
Avec Grand Manila, Kjartan Fløgstad livre un grand roman-monde suivant le destin d’ouvriers norvégiens travaillant dans une fonderie ayant appartenu à l’Union Carbide Corporation, entreprise de pesticides responsable de la catastrophe de Bhopal, en Inde, en décembre 1984, qui tua plus de 16000 personnes.
Source : www.etonnants-voyageurs.com

Bibliographie française :

Le chemin de l'Eldorado, [Dalen Portland], Éditions Esprit ouvert, 1999
Grand Manila, [Grand Manila, 2006], Éditions Stock, 2008
Pyramiden : Portrait d'une utopie abandonnée, [Pyramiden, portrett av ein forlaten utopi, 2007], Éditions Actes Sud, 2009
Des hommes ordinaires, [Grense Jakobselv, 2009], Éditions Stock, 2012


Dernière édition par traversay le Jeu 3 Mai 2012 - 22:56, édité 1 fois
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shanidar
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 3 Mai 2012 - 20:09

il fait partie des auteurs que je veux lire cette année avec Des hommes ordinaires, un livre qui a créé la polémique en Allemagne puisqu'il raconte comment l'intelligentzia allemande a épousé le nazisme et comment la plupart des nazis ont retrouvé une place dans la société allemande d'après-guerre, à travers un personnage d'intellectuel fasciné par le discours nazi. Mais surtout ce roman m'interesse car il semble brasser plusieurs genres différents (réalisme, roman historique, fantastique, enquête policière, poésie...). Tout cela parait très stimulant !

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traversay
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 3 Mai 2012 - 22:53

shanidar a écrit:
il fait partie des auteurs que je veux lire cette année avec Des hommes ordinaires, un livre qui a créé la polémique en Allemagne puisqu'il raconte comment l'intelligentzia allemande a épousé le nazisme et comment la plupart des nazis ont retrouvé une place dans la société allemande d'après-guerre, à travers un personnage d'intellectuel fasciné par le discours nazi. Mais surtout ce roman m'interesse car il semble brasser plusieurs genres différents (réalisme, roman historique, fantastique, enquête policière, poésie...). Tout cela parait très stimulant !

Je le commence ce soir. A suivre.
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Mer 9 Mai 2012 - 14:27



Des hommes ordinaires
Citation :
Nous sommes en 2008 en Allemagne : alors qu’Otto Nebelung enterre son ami et compagnon d’armes Paul Damaskus, fidèle défenseur du IIIe Reich, il se souvient de leur amitié. Un lycée bourgeois dans les années 1930 à Munich. Heidegger officie en tant que professeur, Geghard Himmler est proviseur et l’élite toute entière regarde Adolf Hitler, le nouveau leader de l’Allemagne, comme un prophète. Puis la guerre éclate, une guerre au nom de l’Ordre nouveau qui érige l’homme aryen en être supérieur et condamne les êtres inférieurs à l’exil ou à la mort. 1950 : les nazis sont jugés, mais Otto et Paul, comme tant d’autres, parviennent à réintégrer de hautes fonctions au sein de l’administration allemande.
1960, en Norvège : le jeune Alf Magnus Mayen, fils adoptif d’un ancien collaborateur, décide de rentrer dans la police pour faire régner l’ordre et réparer l’irréparable. En pleine Guerre froide, l’ennemi communiste est partout et son élimination se pose comme le seul moyen de faire prospérer la démocratie et la paix. Grense Jakobselv, frontière entre la Norvège et l’Union soviétique, devient un lieu stratégique qu’il faut protéger à tout prix.

Au sortir de la guerre, bon nombre de serviteurs zélés du 3ème Reich s'en tirèrent sans dommage et, certains, retrouvèrent même, quelque temps plus tard, une place privilégiée au sein des cercles du pouvoir de la RFA. D'un point de vue historique, le sujet du roman très érudit du norvégien Kjartan Fløgstad, Des hommes ordinaires, suscite, au moins a priori, une très grande attention. Mais en choisissant de ne pas intervenir, de laisser ses personnages (fictifs mais plus que réalistes) s'exprimer par eux-mêmes, il a écrit un livre d'une incroyable froideur, dominée par la suffisance et l'arrogance des élus d'une "classe supérieure". Une phrase telle que : "Seuls les plus forts et les plus purs étaient capables de tuer des femmes et des enfants et en sortir indemnes", dépasse largement les limites du cynisme et a pour double effet de glacer les sangs et de se demander si la barbarie mérite d'être romancée. Une question qui se posait déjà, à un degré moindre, à la lecture de Limonov et plus encore d'Avenue des Géants. Si l'on pouvait éprouver une certaine fascination/répulsion pour les forces du mal en action dans les deux livres précédents, il n'en est pas question dans Des hommes ordinaires, tellement la monstruosité assumée par cette élite nazie, issue des milieux bourgeois et universitaires, est insupportable. Du coup, l'intérêt de voir la façon dont les compétences (sic) de ces hommes furent "récupérées" et utilisées par le monde occidental contre le communisme, des années 50 à 80, retombe singulièrement. Et pourtant, Fløgstad le fait de façon magistrale, avec une précision diabolique et vertigineuse. Du point du vue du style, le roman est de très haute volée, brillant notamment par son ironie et la qualité de ses dialogues. La construction du livre, très complexe, ne facilite pas la tâche du lecteur auquel il est demandé une constante attention, avec des ellipses temporelles hardies et des changements de narrateur constants. Malgré des qualités littéraires certaines et un sujet riche en contrastes, et posant des questions pertinentes, Des hommes ordinaires est en définitive un livre décourageant, dont la densité et l'apparente neutralité devant l'horreur majuscule provoquent un sentiment proche de l'aversion. Question de point de vue, évidemment, mais autant alors lire un véritable ouvrage historique, si tant est que l'honnêteté intellectuelle puisse en être garantie.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 27 Sep 2012 - 13:29

Des hommes ordinaires

il y a dans ce roman un double articulation : des hommes ordinaires qui en 39 choisirent de devenir des SS pour construire un nouveau monde et des SS qui en 1950 redevinrent des hommes ordinaires pour combattre le communisme. Ces hommes étant les mêmes.

Je suis d'accord avec le commentaire éclairant de traversay. Un roman ambitieux mais exigeant, très documenté mais un peu trop figé et parfois à la limite du compréhensible ou d'une lourdeur académique.

Des hommes ordinaires pose une nouvelle fois la question à jamais sans réponse de l'engagement des intellectuels allemands au profit du nazisme. L'explication que propose Fløgstad est pertinente : il faut mettre les mains dans le cambouis pour offrir à l'Allemagne un homme nouveau. Le livre est très proche de la philosophie de Nietzsche vue selon le prisme du nazisme : construire un Surhomme, dans un pays plus grand et purifié des miasmes de la ploutocratie juive et du bolchévisme. La thèse est sans doute assez juste, surtout quand elle est étayée par l'idée de la banalité du Mal (Hannah Arendt) dont Eichmann est le représentant parfait : petit fonctionnaire non pas zélé mais effroyablement bureaucratique, ne dérogeant à aucune règle et appliquant les lois sans aucun frémissement de la conscience, avec l'impression d'œuvrer pour le bien de l'humanité, parce que la Loi ne peut pas être mauvaise. Grands principes aboutissant à de grands massacres.

On retrouve dans ce livre à une échelle moins monstrueuse la barbarie des actes des Bienveillantes, mais ici le propos ne cherche pas l'esbroufe ou l'écœurement, il dit simplement la vie d'hommes, philosophes, juristes, médecins qui commirent des actes monstrueux dans l'espoir d'un monde nouveau, qui se cassèrent les dents et qui purent renaître de leurs cendres en disparaissant quelques années avant de revenir quasiment blanchis.

Si toute l'élite nazie avait été jugée à Nuremberg, semble dire Fløgstad, alors l'Allemagne aurait perdu l'ensemble de son intelligentsia et n'aurait jamais pu se reconstruire.


Le problème c'est que cela ne fait pas de la littérature et même si de temps en temps Fløgstad arrive à donner un peu d'âme à ses personnages, la lecture laborieuse de ce roman reste tout de même bien aride.

En revanche il s'agit d'un excellent documentaire sur la guerre menée en Norvège par les allemands et sur la manière dont la plupart des nazis réintégrèrent la société civile allemande après quelques années de silence. Se pose évidemment la question de la marque idéologique, comment ces hommes qui avaient appris à penser en termes nationaux socialistes (et on sait depuis Klemperer à quel point les nazis surent se servir du langage pour parvenir à modeler les esprits) purent devenir journalistes, professeurs, juristes, membres reconnus, écoutés de la nouvelle société allemande et empêcher que cette société ne bascule à nouveau ? Manquait-il un chef, la folie d'un dictateur, une conjoncture économique, sociale particulière pour que l'Allemagne se soit lavée du nazisme tout en redonnant les rênes de son pays à ces mêmes nazis ?

Mais on peut poser la question autrement : comment l'Allemagne fédérale, qui dès 1950, permettait l'élection à la présidence d'un Land d'un ancien nazi, comment cette Allemagne n'est pas redevenue nazie ? Et cela pose la question de la pertinence des lois et de l'idée de justice. Si les juristes nazis ont pu transformer la justice au point de rendre légales des lois injustes, alors qu'est-ce que la Loi et qu'est-ce que la Justice ? Et jusqu'à quel point peut-on mesurer l'équité d'un système ?

On peut également avancer l'idée que la lutte contre le communisme a défendu l'Allemagne (mais pas elle seule puisque de nombreux gouvernements pendant la guerre étaient dirigés par des fascistes) de revenir à ces anciennes dérives, en l'obligeant à pactiser avec l'O.T.A.N.

Est également soulevée la question de la recherche de la vérité : cette recherche peut-elle cautionner n'importe quel comportement, même le plus barbare ? A-t-on le droit de torturer pour obtenir la vérité ? Et cette vérité, ces Lois, ces règles sociales qui dirigent notre quotidien font-elles bon ménage avec la démocratie ? Car au final, ce que dénonce Fløgstad, c'est bien l'idée que nos démocraties sont des systèmes parfaits alors qu'ils sont construits sur des règles imparfaites, ou que l'on peut détourner, ou qui n'empêche pas l'élection à des postes clefs de personnages douteux, incompétents ou au passé extrémiste... Les nazis n'ont pas hésité à tordre le cou à la démocratie en transformant, en aménageant ses lois, qu'est-ce qui aujourd'hui retient un gouvernement de faire de même ?

Mais au-delà de sa richesse documentaire, le roman de Fløgstad m'a particulièrement intéressée par son côté philosophique, parce qu'il a bien fallu que les intellectuels allemands justifient leurs actes à travers l'interprétation des philosophies.

Et il s'agit bien en effet de la justification de l'action (on retrouve ici d'ailleurs la problématique de Malraux sur l'action et l'engagement). L'action, ne doit pas être vue en terme de choix entre différentes possibilités mais elle doit s'inscrire dans l'idée d'un 'diriger vers' un cap, un axe, une idée. Le sacrifice que comporte la barbarie des actes nazis, trouve son sens dans l'élévation. Il faut sacrifier les dégénérés, les malades, les démunis, les juifs, les bolchéviques pour assainir la société et les sauver d'eux-mêmes et il faut se sacrifier soi-même (sacrifier sa conscience, sa morale) pour atteindre le but ultime : la pureté du Surhomme des Temps Nouveaux, décrit par Nietzsche.

Accepter en suivant Platon d'euthanasier les simples et les fragiles puisque : Je ne vois pas comment la vie d'un homme peut valoir d'être vécue si son corps est dans un état misérable. Gorgias.

Comprendre d'après Kierkegaard, que toute vie est basée sur des choix fondamentaux qui dépassent le commun des mortels et doivent être considérés dans l'idée d'un résultat futur. Et du coup, considérer tous ceux qui n'adhèrent pas aux idées nazies comme des traîtres et devoir les rééduquer ou les emprisonner ou les deux.

Et suivre Heidegger, dont l'adhésion au NSDAP est l'expression la plus éclatante que ses idées rejoignent cette politique.

Quant à Hannah Arendt, Paul Damaskus se fait une joie de démolir son principe de banalité du Mal, déclarant en gros : nous savions ce que nous faisions, nous étions conscients des actes odieux que nous commettions mais nous les commettions pour construire un monde meilleur et en étant sûrs que ces sacrifices nous purifiaient puisqu'ils devaient aboutir aux Temps Nouveaux…


Le roman est construit autour de trois personnages principaux : deux personnages ayant vécu la guerre 39-45 : Otto Nebelung et Paul von Damaskus et un dernier personnage Alf Magnus Mayen : fils adoptif d'un norvégien qui a fait fortune pendant la guerre et d'une mère légitime, ancienne espionne, actrice et désormais alcoolique, le père légitime étant un ancien SS… Alf Mayen intègre la police secrète norvégienne dans les années 80 avec le secret espoir de se racheter du passé de ses ascendants, avec la volonté d'effacer leurs erreurs. Hélas ! Il va découvrir en 2007, lors d'une réunion secrète des services européens et américains d'espionnage que tout son travail au renseignement n'a servi qu'à continuer les tueries. En effet, on apprend (et je découvre avec stupeur) que comme pour les coups d'états au Chili ou en Iran, ceux qui tiraient les ficelles des actions terroristes des années 80 en Italie, Allemagne, France, Belgique sont ces mêmes services secrets( CIA comprise) pour qui travaille Mayen. Afin de salir la réputation des partis communistes, afin d'anéantir l'élan d'affection créé par ces partis dans les années 80, des espions occidentaux ont noyauté les Brigades rouges et autres regroupements terroristes pour les discrédités aux yeux des populations… Les rêves de rachat de Mayen s'effondrent…

Un livre très dense, très riche, parfois compliqué à suivre, souvent figé dans un discours très politisé ; mais un livre qui pose beaucoup de questions sur les Lois, la démocratie, et l'héritage des pères. Avec l'idée sous-jacente que rien aujourd'hui ne nous protège des dérives d'hier, que le pire est toujours possible et que même ceux qui s'engagent ne savent pas toujours pour qui ils oeuvrent...

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shanidar
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 27 Sep 2012 - 13:32

une citation pour illustrer l'humour noir dont parle traversay :

Depuis sa retraite, il avait vécu avec Frau Fanny, puis seul, dans cette petite maison en rondins enchanteresse, de style dragon scandinave avec un design inspiré des maîtres finlandais modernes. L'architecte était le sensible Autrichien Walter Dejaco, qui avait une longue expérience, à la fois comme SS-Obersturmführer, dessinateur de crématoriums au cabinet principal d'Erfurt, et comme chef de chantier à Auschwitz.

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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Mer 22 Mai 2013 - 11:31

Je viens de m'essayer à Des hommes ordinaires
Echec total. Ce roman demande des compétences historiques et politiques qui ne sont pas les miennes et y met une froideur absolument glaciale, une absence totale d'empathie, qui ont achevé de m'égarer..
Je vois parfaitement en quoi il est intéressant (je ne l'avais pas choisi sans raison), érudit et intelligent (voire trop intelligent), mais c'est un livre qui demande un effort que je ne suis pas apte à fournir.
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Mer 22 Mai 2013 - 19:14

topocl a écrit:
Je viens de m'essayer à Des hommes ordinaires
Echec total. Ce roman demande des compétences historiques et politiques qui ne sont pas les miennes et y met une froideur absolument glaciale, une absence totale d'empathie, qui ont achevé de m'égarer..
Je vois parfaitement en quoi il est intéressant (je ne l'avais pas choisi sans raison), érudit et intelligent (voire trop intelligent), mais c'est un livre qui demande un effort que je ne suis pas apte à fournir.
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J'avoue avoir presque tout oublier de ce livre... Sans doute à cause de sa densité et de cette froideur dont tu parles, topocl.

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Maline
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 23 Mai 2013 - 0:23

Vous me donnez très envie de lire " Des hommes ordinaires ", pourtant j'ai connu de ces énergumènes alors ai-je vraiment besoin de les retrouver en fiction scratch
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topocl
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MessageSujet: Re: Kjartan Fløgstad [Norvège]   Jeu 23 Mai 2013 - 7:38

Je suis bien contente que mon commentaire négatif, participe au moins un peu à ton envie de lecture, maline, et je te vois très bien le lire. C'est un livre qui se mérite et je suppose que les efforts sont récompensés à la fin.
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Kjartan Fløgstad [Norvège]
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