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 György Dragomán

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traversay
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MessageSujet: György Dragomán   Sam 13 Juin 2009 - 18:56



György Dragomán ([ˈɟøɾɟ], [ˈdɾɒgoma:n]), né le 10 septembre 1973 à Târgu Mureș, est un écrivain et traducteur roumano-hongrois d'expression hongroise.

Biographie

En 1988, György Dragomán et sa famille quittent la Roumanie et émigrent en Hongrie. Il effectue ses études secondaires à Szombathely, puis de 1992 à 1998, il entre à l'Université Loránd Eötvös (Budapest) afin d'étudier l'anglais et la philosophie, puis s'inscrit au Eötvös József Collegium et au Láthatatlan Collegium. De 1998 à 2001, il reprend le chemin de l'université de la capitale hongroise pour un doctorat de littérature anglaise moderne.

Son premier roman, A pusztítás könyve, est publié en 2002 et, pour cet ouvrage, György Dragomán est le lauréat 2003 du prix Bródy Sándor.

Son deuxième roman, A fehér király paraît en 2005 et reçoit, en Hongrie, les prix Déry Tibor et Sándor Márai. Le livre est traduit dans plus de vingt pays et c'est le 26 mars 2009 que Gallimard en publie, dans sa collection Du monde entier, la traduction française, due à Joëlle Dufeuilly, sous le titre Le Roi blanc.

Parallèlement à son activité de romancier, György Dragomán traduit en hongrois des auteurs britanniques, entre autres, Samuel Beckett (Watt), James Joyce, Ian McEwan, Irvine Welsh (Trainspotting et Acid House).
source: wikipedia




Le Roi Blanc

György Dragoman : le nom est hongrois, mais l'auteur a passé son enfance en Roumanie, en Transylvanie, plus précisément. Le jeune héros de son roman, Le roi blanc, vit également en Roumanie et tout laisse à penser qu'il s'agit d'une sorte d'autobiographie. Le livre est composé d'une petite vingtaine de chapitres, souvent dramatiques, parfois burlesques qui, mis bout à bout, forment un camaïeu de sensations et de souvenirs. Le roman est inégal et fait un grand écart entre La guerre des boutons et Le procès de Kafka (nous sommes dans la Roumanie de années 80). Un manque d'unité dommageable pour le lecteur qui se surprend parfois à regarder sa montre (autrement dit, il s'ennuie). Un auteur à suivre d'un oeil, cependant.
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Marie
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MessageSujet: Re: György Dragomán   Sam 13 Juin 2009 - 20:27

Citation :
Le roi blanc de György Dragoman.
Je raye donc de ma liste..où il était inscrit et attendait sagement son tour! Il y avait une bonne critique sur Télérama.
Traversay, comment choisis-tu tes lectures?

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traversay
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MessageSujet: Re: György Dragomán   Sam 13 Juin 2009 - 23:21

Marie a écrit:
Citation :
Le roi blanc de György Dragoman.
Je raye donc de ma liste..où il était inscrit et attendait sagement son tour! Il y avait une bonne critique sur Télérama.
Traversay, comment choisis-tu tes lectures?

Simple : d'abord, les auteurs dont je veux TOUT lire (longue liste, de Echenoz à Murakami en passant par Modiano, Auster, Lodge, Mendoza, Paasilinna, Dubois, Ghosh etc etc). Ensuite, les critiques glanées dans diverses publications et la flânerie dans les librairies, avec une curiosité particulière pour les littératures étrangères (préférence pour l'Inde, l'Océanie, l'Europe de l'est, la Scandinavie, l'Amérique latine) et si possible de contrées très exotiques (la Malaisie avec Tash Aw, les îles Samoa avec Sia Figiel, la Bolivie avec Juan de Recacochea, le Soudan avec Jamel Mahjoub etc.). Et bien sûr, maintenant, les conseils avisés des parfumés.
Pas simple, en fait, mais découlant d'une certaine logique : pour moi, le livre est avant tout un voyage, qu'il se fasse à Brest avec Tanguy Viel ou au Nigéria avec Sefi Atta. Ah, j'oubliais, tout ceci est d'une subjectivité totale mais je pense savoir humer de loin le livre qui correspondra à mes goûts. Même si je me trompe parfois, comme tout le monde.
PS : j'ai une confiance quasi aveugle dans les Editions Actes Sud et j'y ai découvert moult merveilles.
Voilà, je pourrais développer mais l'essentiel est dit. Sachant que j'ai mon côté snob qui me dicte souvent de ne pas lire les auteurs dits incontournables. J'aime bien contourner en général, au risque de tourner c.. (désolé).
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Marko
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MessageSujet: Re: György Dragomán   Sam 13 Juin 2009 - 23:22

Marie a écrit:
Citation :
Le roi blanc de György Dragoman.
Je raye donc de ma liste..où il était inscrit et attendait sagement son tour! Il y avait une bonne critique sur Télérama.
Traversay, comment choisis-tu tes lectures?

Cette critique me donnerait plutôt envie au contraire...

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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silou
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MessageSujet: Re: György Dragomán   Dim 24 Juin 2012 - 12:13

Le roi blanc

Si l'auteur n'indique pas précisément l'époque ni le lieu où se déroule le roman, on comprend vite que nous sommes dans les années quatre-vingts en Roumanie et, d'après les noms des principaux personnages, dans une région majoritairement occupée par des hongrois.

Le narrateur, Dzsata, est un garçon qui va avoir douze ans, son père opposant au régime a été arrêté peu avant pour avoir signé une pétition.

Pour vous faire découvrir ce livre j'ai choisi quelques extraits d'un article de Sabine Audrerie (texte complet ici) qui présenteront mieux que moi ce beau roman :

" Le livre se présente comme une succession d’histoires. Mille choses passent par le regard de Dzsata, dont il pressent tantôt la violence et le scandale, tantôt la beauté et la grâce purifiantes: il y a les paris avec les copains et les bagarres avec les caïds du quartier; les files d’attente à la supérette, le rationnement et la folie des clients les jours de livraison; les matchs de foot aux enjeux bien peu sportifs ; la sortie scolaire au cinéma pour visionner un film documentaire sur le plan quinquennal ; les bêtises et les punitions musclées des professeurs, et mêmes les guerres avec les bandes rivales… Et il y a ce grand-père taiseux que l’on doit appeler «camarade secrétaire».


On comprend à la lecture des récits poignants de Dzsata que l'apprentissage de la dictature se fait dès la maternelle, à coups de vexations et d'intimidations, et que c'est alors que germe en chacun résignation, adhésion ou esprit de résistance.


Son histoire est autant en creux le portrait de l'absent, ce père idéalisé, que celui magnifique d'une mère élevant seule son fils, pour laquelle le jeune narrateur éprouve amour et admiration immenses.

Le Roi blanc est un roman à la fois noir et plein de lumière, dense et léger, comme sautillant entre tragédie et tendresse.
György Dragoman impressionne par son talent à créer une atmosphère si singulière, à surprendre par le rire ou l’émotion et à faire exister ses personnages dans une empathie jamais larmoyante. "



Présentation du Courrier des Balkans ici et de Télérama ici

J'ai beaucoup aimé toutes ces "petites" histoires, Traversay a dit avoir "regardé sa montre", j'ai trouvé seulement l'un des récits un peu long, les autres se lisent rapidement.
Difficile pour moi de le comparer à La guerre des boutons" compte tenu de la force du contexte politique.
C'est une lecture que je ne peux que conseiller.
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Arabella
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MessageSujet: Re: György Dragomán   Mar 24 Juil 2012 - 19:15

Le roi blanc


Le narrateur est un garçon de 11 ans, dont le père est arrêté pour avoir signé une pétition. Nous sommes en Roumanie dans les années 80, dans une région qui semble majoritairement peuplé d'Hongrois. Le livre se compose d'instantanés de la vie de Dzsata, en partant du moment de l'arrestation, moment charnière dans sa vie. Mais même si cet évènement change énormément les choses, Dzsata est un enfant, et vit dans le monde de l'enfance, de l'école, des batailles entre garçons, d'envie de gâteau, d'amours contradictoires... Mais voilà, il vit dans un moment donné à un endroit donné, et le système politique, la tyrannie et le mensonge dans lesquels vit la population affecte aussi la vie des enfants et leurs jeux. La violence, l'injustice se retrouvent à tous les niveaux, dans le comportement des professeurs, qui profitent de leur pouvoir sur les élèves, et les brutalisent, leur demandent de tricher pour ne pas contrarier des plus puissants plus haut. Dans la violence des jeux des enfants, parce que les plus forts savent être impunis, et prennent exemple sur ce qu'ils voient autour d'eux. Dans la façon dont les plus faibles acceptent d'être rudoyés et terrorisés, puisque c'est le fonctionnement normal dans la société dans laquelle ils vivent. J'ai trouvé ce procédé original, montrer le fonctionnement de cette société totalitaire par le prisme de l'univers de l'enfance. En même temps cela reste subtil, puisque l'univers des enfants est tellement différent de l'univers des adultes, un certain nombre de choses y est par essence incompréhensible, illogique, et un enfant sais qu'il ne peut pas forcément poser trop de questions, ou que les réponses ne lui paraîtront de toute manière pas satisfaisantes.

Un beau livre, même si j'ai trouvé le passage final un peu trop pathétique, mais je pense qu'il était difficile de trouver un dénouement à ce récit qui n'en est pas complètement un.

Si Marie passe par ici, je pense qu'elle devrait tenter cette lecture.

_________________
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