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 Alexandra Lapierre

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tina
Sage de la littérature
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MessageSujet: Alexandra Lapierre   Jeu 5 Juil 2012 - 13:55



Citation :
Alexandra Lapierre a fait des études de lettres à la Sorbonne. Puis, en Californie, elle obtient un diplôme de mise en scène Cum Laudae à l’American Film Institute de Los Angeles, où elle réalise trois moyens métrages. L’Association of American University Women lui remet alors une bourse d’études. À vingt-trois ans, elle obtient un Master of Fine Arts de l’University of Southern California et reçoit le Jack Nicholson Award pour un court métrage intitulé «Le Collectionneur de tableaux».

De retour en France, Alexandra Lapierre poursuit sa thèse sur la femme fatale dans la littérature du XIXe siècle et y découvre le sujet de «La Lionne du boulevard», qui obtient le prix du Premier roman de la Fondation Paribas. Puis elle publie «Un homme fatal» et «L’Absent».

Pour son livre Tout l'honneur des hommes, Dans la Russie des tsars, le destin du fils de l'Imam de Tchétchénie, Alexandra Lapierre a enquêté durant trois ans dans les bibliothèques de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Elle a fouillé les fonds d’archives dans les petites villes de Russie, poursuivi son héros jusque dans les villages de Géorgie et les montagnes du Caucase.

Elle est notamment l’auteur de Fanny Stevenson, la muse de l'écrivain-voyageur Robert Louis Stevenson, « Grand Prix des lectrices de ELLE » ; et d’Artemisia, les aventures de 'lune des femmes peintres au temps du Caravage, qui fut élu " Book of the Week " par la BBC et couronné en Sorbonne par « Le Prix du XVIIe siècle ».

Alexandra Lapierre nous fait visiter une extraordinaire Rome fin de siècle, cruelle et pleine de secrets, dans «Le Salon des petites vertus» puis raconte l’extraordinaire destin de William Petty, le premier archéologue de tous les temps, dans «Le Voleur d’éternité».
source: Babelio

son site



Artemisia.

Gentileschi.

Un livre passionnant, qui constitue une mine d’informations sur la peinture au 17è, en Italie : mécénat, histoire de l’art, création, diplomatie, politique, etc.

Il y a en plus un travail sur les « passions humaines » très bien mené, car l’auteur creuse la psychologie des personnages et se met à leur place.

Ainsi, il y a plusieurs binômes : le rapport père/fille entre Orazio Gentileschi et Artemisia. Il la forme dès l’enfance à peindre et éprouve à la fois de la fierté et de la jalousie à la voir réussir. Les liens sont très violents, tendus et pourtant filiaux.

Il y a le rapport entre Artemisia et son violeur : Agostino Tassi, peintre virtuose du trompe-l’œil et qui a beaucoup d’entregent. Elle consentira une relation suivie avec lui, avant que son père ne dénonce le forfait.

Là aussi, les sentiments sont ambigus, ambivalents. Artemisia est-elle victime, ou aguicheuse, ou courtisane ? Elle qui collectionnera les amants de renom.

AL s’est plongée dans le retentissant procès de 1612 et nous lisons les extraits de lettres, de témoignages et de jugements. Ainsi que les méthodes du moment pour faire avouer : d’abord la confession écrite, puis verbale, et enfin la torture pour confirmer les dires. Ca fait rêver…

On croise d’éminents personnages.

Ainsi, l’arrière-neveu de Michel Ange, Buonarroti Le Jeune, qui perpétue la mémoire de son divin ancêtre, Scipion Borghèse ou Charles Ier d’Angleterre, des fanatiques d’art, prêts à tout pour posséder les chefs d’œuvres qui feront briller leur nom.

Le métier de peintre est un des rares permettant d’accéder à l’intimité des puissants, on n’est pas surpris de voir les grands artistes investis de missions occultes et mener une double vie : par exemple Rubens, à la solde des Espagnols. Le 17è est un temps de guerres religieuses et aristocratiques.

Les villes elles-mêmes deviennent héroïnes du roman.

Artemisia travaille à Rome, Florence, Venise et même Naples où j’ai appris notamment qu’il y avait une vraie « mafia » de peintres : la « Cabale ». 3 peintres qui terrorisaient la région pour empêcher tout concurrent de rafler les grandes commandes. Dedans : Jusepe de Ribera, qui n'est pas un peintre mineur. Pourtant des sanguinaires qui n'hésitaient pas à commanditer des crimes pour évacuer les étrangers. Le Dominiquin et Guido Reni sont partis en courant de cette ville maudite, possédée par des fous du pinceau.

Quelle ambiance explosive dans ce milieu artistique fait de cupidité, de vanité, d'arrivisme et de férocité !

Artemisia y fera pourtant carrière, réussissant à trouver des protecteurs au sein de l’élite locale.

J’ai largement retrouvé dans ce livre la puissance ressentie face à ses œuvres. Elle est virile !
Masculine !

Un sacré tempérament sanguin que cette femme qui ne ploie pas. Qui est seule bien souvent et n’a que ses couleurs et son corps plantureux comme armes. Mais quelles armes !

De son vivant, elle devient un mythe.

Femme peintre, talentueuse, actrice d’un procès à scandale, bourreau ou victime ? De quoi piquer l’attention d’esthètes épris de grandeur, d’atypie et de nouveauté.

Tout cela, AL a su nous le faire vivre.

Pour les amoureux de la période, c’est vraiment à lire.
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Aaliz
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MessageSujet: Re: Alexandra Lapierre   Ven 31 Jan 2014 - 18:18



Je te vois reine des quatre parties du monde

Dans ce très beau roman historique, Alexandra Lapierre nous emmène voguer vers les îles du Pacifique et nous fait rencontrer Isabel Barreto la première femme espagnole à avoir commander à plusieurs navires.
Elle permet surtout de sortir de l’oubli ces explorateurs espagnols qui, partant des côtes péruviennes et chiliennes, ont exploré et découvert aux XVI-XVIIème siècles, bien avant leurs plus illustres successeurs Cook ou encore Bougainville, les îles Marquises et les îles Salomon.

Alexandra Lapierre nous fait revivre l’incroyable vie et l’incroyable aventure qu’ont vécue Dona Isabel et ses deux époux, tous deux navigateurs et explorateurs.
Les sources étant partiales, l’auteur a choisi de nous brosser un portrait assez neutre de cette femme exceptionnelle mais au caractère bien trempé. Ni sympathique ni antipathique, le personnage reste, sous la plume d’Alexandra Lapierre, un être humain avec ses qualités et ses défauts que l’on admire et que l’on déteste à la fois.

Le travail de recherche extrêmement documenté redonne vie à un décor oublié, retrace la vie des colons et des indigènes du Pérou, des comptoirs marchands du Pacifique, ainsi que les conditions de vie extrêmes à bord des navires de commerce et d’exploration et les difficultés du contact avec les populations des îles.

La narration se fait selon plusieurs procédés dont j’ai trouvé certains maladroits et superficiels notamment au tout début lorsque la sœur d’Isabel se raconte la vie de sa sœur à elle-même. Heureusement, l’auteur change rapidement de procédé narratif et on s’immerge d’autant plus facilement dans cette fabuleuse histoire. L’intrigue est d’ailleurs très bien amenée et commence dans un couvent péruvien que l’auteur a elle-même visité lors de ses recherches. Elle parvient à ménager le suspense et c’est non sans émotion que j’ai tourné la dernière page.

Alexandra Lapierre prend aussi la peine de nous expliquer sa démarche et de nous fournir des cartes et toute une liste de sources documentaires.

Roman historique et d’aventure très réussi, Je te vois reine des quatre parties du monde est un roman à découvrir que je vous conseille fortement.

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MessageSujet: Re: Alexandra Lapierre   Ven 31 Jan 2014 - 18:28

Je l'avais repéré, mais ne connaissant pas l'auteur je craignais qu'il n'ait les défauts de certains romans historiques : un style soit trop plat soit trop romance à l'eau de rose, et de trop grandes libertés prises avec la réalité.

C'est difficile de trouver des romans historiques alliant une documentation solide à ce qu'il faut de romanesque pour tenir le lecteur en haleine.
Ma médiathèque a aussi, en plus de celui-ci, deux titres qui me tentent bien également : L'excessive et Le voleur d'éternité. Je sens que je vais emprunter l'un des trois à ma prochaine sortie !
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Aaliz
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MessageSujet: Re: Alexandra Lapierre   Ven 31 Jan 2014 - 18:35

J'ai les mêmes appréhensions que toi dès que j'ai un roman historique entre les mains. J'ai longtemps hésité avant de choisir celui-ci mais après avoir lu des critiques qui louaient son respect de l'Histoire et sa solide documentation, je me suis lancée.
Au niveau du style, ce n'est pas non plus exceptionnel mais ça reste bien écrit et agréable à lire. Pas de romance qui tombe du côté nunuche, le seul défaut que j'ai repéré c'est que l'auteur fait de son héroïne une femme superbe qui fait tourner la tête de tous les messieurs qu'elle croise et elle insiste un peu trop lourdement là-dessus.
Mais en-dehors de ça, j'ai passé un très bon moment et quand en plus j'apprends des choses alors c'est le bonheur.
En tout cas, je relirai cet auteur sans hésiter.

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Marie
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MessageSujet: Re: Alexandra Lapierre   Sam 1 Fév 2014 - 1:44

Noté, j'aime beaucoup Alexandra Lapierre, dont j'ai lu Artemisia, Les grandes aventurières et surtout une excellente biographie de Fanny Stevenson.

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