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 Frank Norris

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kenavo
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MessageSujet: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 14:03



Benjamin Franklin Norris, écrivain américain (5 mars 1870 - 25 octobre 1902), fut un des pionniers du naturalisme aux États-Unis ainsi qu'une figure emblématique de l'ère progressiste.

Biographie
Frank Norris est né à Chicago (Illinois) en 1870. Son père est un self made man qui a fait fortune dans la bijouterie en gros et sa mère est issue d'une bonne famille. Elle renonce à sa carrière de théâtre pour tenir la maison. À 14 ans, la famille déménage pour San Francisco où elle mène une vie aisée (à quelques pas de Polk street où Norris situe l'intrigue de son roman, Mc Teague). Il entre en contact avec le milieu artistique américain par l'intermédiaire du Bohemian Club, qui comptait parmi ses membres Jack London et Ambrose Bierce. Engagé dans une carrière artistique, il étudie la peinture à Paris pendant deux ans (1887-1889) au cours desquels il découvre les romans d'Émile Zola. Il poursuit ensuite sa scolarité à l'université de Berkeley (1890 - 1894), pendant une année, réputée dissolue, à Harvard. Suite au divorce de ses parents (1894), il reste avec sa mère et doit subvenir à leurs besoins. Il se lance dans le journalisme, correspondant en Afrique du Sud (1895-1896), puis assistant au San Francisco Wave (1896 - 1897). Il travaille ensuite pour McClure, le grand journal des muckrackers, qui dénonce la misère des masses et enquête notamment sur les exactions des Robber Barons. Il est correspondant à Cuba durant la guerre hispano-américaine de 1898. Enfin, il est embauché par l'éditeur Doubleday & Page de New York. Après trois premiers romans qui établissent sa renommée littéraire, Norris réussit à convaincre son éditeur de publier McTeague (Les Rapaces) qu'il a mis six ans à écrire. Malgré le soutien de William Dean Howells, mentor des lettres américaines, le livre fait scandale dans la presse bien-pensante, choquée par cette satire de la société américaine pervertie par le capitalisme et encore plus choquée certainement par les bas instincts révélés dans le livre (le réalisateur Erich Von Stroheim en en fait une adaptation cinématographique en 1924 sous le titre Greed). Norris reprend la plume pour un vaste projet, une trilogie sur les spéculations autour de la production du blé. Toujours à la recherche du vrai, Norris part se documenter en Californie pour le premier volume puis à la bourse de Chicago pour le second. Il meurt brutalement des suites d'une péritonite mal soignée le 25 octobre 1902 laissant inachevée son Épopée du blé.

Œuvre et influence
« La fonction du romancier d’aujourd’hui est de commenter la vie telle qu’il la voit. Il ne peut pas s’en affranchir ; c’est sa raison d’être, la seule chose à laquelle il doit prêter attention. Comme il est nécessaire pour lui d’être au cœur de la vie ! Il ne peut y plonger trop profondément. La politique l’aide, comme les controverses religieuses, les explorations, la science, la théorie nouvelle du socialisme, le dernier développement de la biologie. » Frank Norris, "Les Responsabilités du romancier" (1903)
Ses ouvrages les plus célèbres sont McTeague (1899), The Octopus: A California Story (1901) et The Pit (1903). Ces trois œuvres se réclament du naturalisme tel que l'entendait Zola. Bien que Norris n'ait jamais explicitement défendu le socialisme en tant que système politique, son œuvre laisse apparaître l'influence d'auteurs socialistes et progressistes comme Upton Sinclair. Comme la plupart de ses contemporains, il est profondément impressionné par le darwinisme et la défense qu'en fait le philosophe Thomas Huxley. Ainsi, McTeague illustre sa propre idée, passablement confuse, du darwinisme social autour d'une peinture de l'homme civilisé venant à bout de son animalité latente, peinture influencée par le criminologue Cesare Lombroso, alors que The Octopus décrit l'asservissement économique qu'imposent les grandes compagnies de chemin de fer aux agriculteurs de Californie.

Œuvres
• Moran of the Lady Letty (1898)
• A Man's Woman (1900)
• The Responsibilities of the Novelist (1903) ; recueil d'essai sur le rôle de l'écrivain.
La trilogie San Francisco :
• McTeague (1899) ; roman naturaliste dont l'action se déroule à San Francisco. McTeague, dentiste exerçant sans diplôme, mène une vie médiocre et monotone. Par l'intermédiaire de son ami Marcus, il rencontre Trina et l'épouse. Celle-ci gagne à la loterie et veille soigneusement sur sa petite fortune. Jaloux, Marcus dénonce le dentiste qui cesse son activité. La situation matérielle du couple devient difficile et les relations de McTeague et Trina se détériorent. McTeague finit par assassiner sa femme, puis meurt en tentant de s'échapper par la Vallée de la Mort en même temps que Marcus parti à ses trousses. Ce roman fut adapté en film sous le titre de Greed par Erich von Stroheim en 1924. Il en existe une traduction française chez Phébus sous le titre de "Les Rapaces"(1990). Une traduction révisée paraît aux éditions Agone en 2012.
• Blix (1900)
• Vandover and the Brute (posthume 1914)
La trilogie de l'Épopée du Blé :
• The Octopus: A California Story (1901) ; ce roman décrit la culture du blé en Californie autour du conflit entre les agriculteurs et une compagnie de chemin de fer assurant l'acheminement de ces récoltes vers les marchés de la côte. Norris s'inspira des événements liées à la Southern Pacific Railroad, en particulier la Tragédie de Mussel Slough, au cours de laquelle des agriculteurs acculés à vendre leurs terres par les tarifs de la compagnie de chemin de fer tirèrent sur des membres de la compagnie.
• The Pit (1903) ; ce roman décrit l'essor de la spéculation sur le blé et les autres denrées qui font et défont les fortunes à la Bourse de Chicago (Chicago Board of Trade). Les éditions du Sonneur font paraître une traduction française en 2012 sous le titre "Le Gouffre".
• Le troisième volet, Wolf, ne fut jamais écrit. Il devait montrer le blé américain sauvant de la famine un village d'Europe centrale.
Source : wikipedia

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Sénèque
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kenavo
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 14:03

/
The Pit / Le Gouffre
Citation :
Quatrième de couverture
Au tournant du XXe siècle, Chicago est la première place mondiale d'échanges des matières premières, gigantesque marché où se fait et se défait la prospérité des hommes et des nations. Curtis Jadwin est un financier réputé, l'un des plus riches de Chicago, reconnu pour sa générosité et sa grande prudence dans la gestion de ses affaires. Aspirant à profiter en paix de sa fortune, il saisit pourtant l'occasion d'une dernière spéculation, d'un dernier «coup» sur le marché du blé. Fatale décision, terrible engrenage qui l'oblige à une poursuite sans fin du profit. Avec Le Gouffre, Frank Norris (1870-1902), chantre du réalisme littéraire américain, nous entraîne dans l'une des premières spéculations boursières modernes, qui bouleversa les structures économiques de l'époque. L'auteur dénonce dans ce roman les dangers d'un monde financier où le jeu et l'appât du gain priment sur la raison et la pondération, faisant naître de douloureuses résonances avec l'état de notre monde en ce début de XXIe siècle.

J’ai lu ce roman en anglais, mais j’ai découvert auteur et livre sur le site des Éditions du Sonneur (Bravo pour leur programme ! Et merci pour cette découverte !)
Il ne faut surtout pas avoir peur qu’on doit avoir un degré d’agent de change pour comprendre de quoi il parle dans ce livre ! Certes, une partie de ce livre se déroule dans la Bourse de Chicago et on parle de vente et achat d’actions... mais tout cela devient quand même clair et compréhensible et n’empêche pas le plaisir de lecture. Au contraire, la dernière « bataille » est écrit si prenant que je me croyais au milieu d’un bon polar et l’excitation des personnages du livre devient palpable et gagne le lecteur.

Chicago, La Bourse, vers 1900
Si on considère le titre en entier en anglais : The Pit : a story of Chicago (une histoire de Chicago) on va réaliser qu’il s’agit ici aussi d’un roman qui a cette ville au centre. Et c’est vrai, on y voit cette ville vers 1900, grand, grouillant de gens, commerces, c’est le centre de ce vaste pays et en quelque sorte le cœur, donc il y a plein de choses qui s’y passent.

Chicago, vers 1900

On va faire connaissance d’un groupe de gens qui ont ou vont avoir un lien avec ce Curtis Jadwin et c’est surtout Laura Dearborn qui est au centre de ce roman qui vient de déménager dans la ville. On la retrouve avec sa sœur Page et leur tante lors d’une soirée à l’opéra où elles vont faire la connaissance de Curtis Jadwin.
La « bonne » société et le comportement dans celle-ci est aussi un aspect de ce livre. Parfois on se croit chez Henry James en ce qui concerne les affaires de cœur de Laura. Toute une panoplie de candidats sont à considérer quand il s’agit de se marier et avec qui elle va tomber amoureuse finalement ?

Cela faisait bien longtemps que j’étais fascinée autant par un livre, tous ces aspects divers et la façon de raconter cette histoire m’a saisi complètement !
Bonheur total !



The essential Frank Norris
Petit avis : si vous lisez en anglais et disposez d’une liseuse : regroupé dans un recueil il y les 3 romans importants de lui pour le prix dérisoire de 0,89€, affaire à saisir !

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bix229
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 15:29

Je le lirai... Il n' a pas fait de vieux os, Frank Norris. Tout comme Stephen Crane, son contemporain.
Vous azvez lu The Red badge of courage ?
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Epi
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 15:43

Hmm il me le faut, c'est clair.
Comme si je n'avais pas déjà assez de retard dans mes lectures comme ça, je ne te remercie pas Kena Laughing

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MessageSujet: Re: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 17:21

Moi aussi, il m'intéresse bien. Moi aussi ma PAL ne te remercie pas Kena, mais c'est toujours chouette de découvrir un auteur et son univers.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Jeu 12 Juil 2012 - 21:28

bix229 a écrit:
Je le lirai... Il n' a pas fait de vieux os, Frank Norris.
j'ai vérifié au cours de la lecture plusieurs fois aon age.. non seulement il a écrit bon nombre de livres en si peu d'années.. mais en plus je lui trouve une maturité extra
bix229 a écrit:
Tout comme Stephen Crane, son contemporain.
Vous azvez lu The Red badge of courage ?
la réponse se trouve sur son fil

Epi a écrit:
Hmm il me le faut, c'est clair.
Comme si je n'avais pas déjà assez de retard dans mes lectures comme ça, je ne te remercie pas Kena Laughing
nezumi a écrit:
Moi aussi, il m'intéresse bien. Moi aussi ma PAL ne te remercie pas Kena, mais c'est toujours chouette de découvrir un auteur et son univers.
rire je vais donc attendre votre gratitude pour après la lecture Razz en tout cas je souhaite que d'autres lecteurs vont trouver autant de plaisir dans ce livre que moi.. je vais continuer avec les deux autres qui se trouvent dans ce recueil que j'ai téléchargé Very Happy


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kenavo
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Dim 22 Juil 2012 - 13:10

/
McTeague / Les Rapaces
Citation :
Présentation de l'éditeur
À la fin du XIXe siècle, un ancien chercheur d’or s’établit à San Francisco comme dentiste puis épouse une jolie fille : l’ambition sociale et la passion de l’or causeront leur perte.
Influencé par Zola et le darwinisme social, Norris signe ici une épopée romantique de l’innocence perdue. À l’heure de l’Amérique triomphante, où villes et chemins de fers ont colonisé les territoires vierges, rien n’apparaît impossible à l’homme. Au même moment, le pays subit sa première grande crise économique et sociale. Réaliste et fataliste, moraliste et politique, Les Rapaces donne une vision dantesque de la civilisation capitaliste, où la cupidité se saisit même des plus pauvres et des innocents pour les conduire à la mort.

Avec ce roman, on ne change non seulement de ville, mais aussi de classe sociale.
Tandis que dans Le Gouffre on se retrouvait avec des gens qui n’avaient pas besoin de se faire trop de soucis concernant l’argent et dont les intérêts se trouvaient dans la lecture, l’art et l’opéra, dans Les Rapaces on fait connaissance avec des gens qui doivent travailler pour gagner leur pain et qui n’ont pas les loisirs de s’occuper d’autre chose que de leur petit monde.

Autant que je suis prête à remarquer que souvent les traductions des titres des livres sont souvent étranges et peu compréhensible, cette fois-ci c’est très bien trouvé, presque mieux que l’original !

En quelque sorte tous les personnages principaux de ce livre sont rapaces, d’une forme ou d’une autre et contrairement aux deux chiens, séparés d’une clôture, qui habitent dans le voisinage et semblent se haïr autant qu’on peut craindre qu’ils vont se livrer un combat mortel lorsqu’ils vont se faire face un jour, se laissent en paix le jour que ce moment se présente, les personnes n’y arrivent pas.

J’ai bien aimé retrouver l’écriture de Frank Norris qui a encore une fois fait le plus de ce livre, mais je dois avouer que je me retrouve beaucoup dans l’avis de Laurent Martinet (commentaire posté en entier à la fin de mon commentaire) : il force un peu trop sur tous les caractères des différents personnages, surtout l’histoire du juif est à mon avis non seulement sursouscrite mais surtout absolument superflu dans le contexte du livre.

Mais je retiens l’auteur pour d’autres lectures !


San Francisco, vers 1900

Un chef d’œuvre d’après France Culture, à écouter: ici

L'express web:
Citation :
La belle, la brute et le truand
Les Rapaces, de l’américain Frank Norris (1899), est un western influencé par le naturalisme de Zola.
La brute, c’est McTeague, mineur, dentiste sans diplôme, et de nouveau mineur. Le truand, c’est son ami Marcus Schouler, gauchiste, briseur de grève, puis cowboy. La belle, c’est la jeune et naïve Trina Sieppe, cousine et fiancée de Marcus, qui épouse McTeague pour leur malheur à tous.
1899. Frank Norris, jeune journaliste américain, se fait une haute idée de son métier. C’est un “muckraker”, un justicier qui veut défendre les classes populaires. Le roman qu’il publie cette année-là, McTeague, (Les Rapaces, en VF, réédité par Agone) doit dire, mieux qu’un article de journal, l’âpreté de la vie moderne. A l’orée du vingtième siècle, dans un San Francisco bucolique où l’on s’en va manger des palourdes par delà le Bay Bridge, Frank Norris, influencé par la lecture de Zola qu’il a découvert lors d’un voyage en France, met en place les mécanismes qui vont broyer ses innocents personnages.
Mais autant les intentions sont nobles, autant la démonstration est pesante. McTeague, force de la nature, est comparé plusieurs fois à un taureau, ses poings une bonne dizaine de fois à des maillets. La petite tribu des Sieppe, Suisses allemands mal intégrés, est ridicule à souhait. Chacun est caricaturé pour servir la thèse selon laquelle l’argent corrompt jusqu’au fond des coeurs. Ne manque même pas le personnage du Juif aux doigts crochus, Shylock que l’or rend fou.
Erich von Stroheim adapte le roman de Norris en 1924, sous le titre Greed, [l’avidité], pour en faire un chef d’œuvre du cinéma muet. Ce qui confortera Jean-Luc Godard dans sa théorie selon laquelle on ne peut faire de bons films qu’avec de mauvais livres.
Reste le plaisir de redécouvrir comment les États-Unis se sont nourris de l’Europe, de ses immigrants et de ses livres, avant de les métamorphoser. Quant au dénouement sanglant et spectaculaire, au fond de la vallée de la mort, il a tout l’attrait d’un western de série B. Avec une touche de Zola.
Laurent Martinet

Voir d’autres critiques et des extraits: ici



Greed d'Erich Von Stroheim (1924)

Citation :
Les Rapaces, c’est aussi un grand classique du cinéma, l’un des films les plus longs du monde. En 1924, Erich von Stroheim réalise une adaptation du roman de Norris sous le titre Greed (Cupidité). Monstre sacré du cinéma muet, personnalité anticonformiste, von Stroheim ne trouve pas sa place dans l’univers policé d’Hollywood. Ses films malmènent la société américaine, en exhibent la cruauté, dissèquent les pulsions animales auxquelles les êtres humains finissent toujours par céder. À cette mauvaise réputation s’en ajoute une autre : par souci de « tourner vrai », le réalisateur réclame des investissements faramineux et impose des conditions de tournage inhumaines – telles que, pour la scène finale de Greed, plus d’un mois au milieu de la Vallée de la mort. Des presque neuf heures de bobines livrées par von Stroheim, les studios vont tirer deux heures de projection, souvent au mépris du déroulement romanesque.


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Sénèque
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Dim 22 Juil 2012 - 15:41

Oui, je me souviens avoir vu le film d' Eric Von Stroheim, un film brillant et cruel...et qui avait connu un succès de scandale. Ce fut souvent le cas pour les films de Stroheim qui finit par renoncer à la mise en scène pour devenir acteur...
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Arabella
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Dim 22 Juil 2012 - 17:52

Von Stroheim n'a pas renoncé à la mise en scène par choix. Il a été empêché de tourner, personne ne voulant plus produire ses films. Jugés trop chers, pas assez rentables. Il ne lui restait plus que le métier d'acteur. Et personnellement je rêve de tous les films qu'il aurait pu faire.

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MessageSujet: Re: Frank Norris   Sam 11 Aoû 2012 - 10:27

Les rapaces

Voilà un roman qui s’annonçait fort bien, roman social d’une société qui exclue les petites et les accule à la dépravation, dans un San Francisco du XIXème siècle, dont les quartiers petits bourgeois nous sont fort agréablement décrits. Malheureusement je ne peux que reprendre les arguments de Laurent Martinet cité par Kenavo.

.
Citation :
Mais autant les intentions sont nobles, autant la démonstration est pesante (…). Chacun est caricaturé pour servir la thèse selon laquelle l’argent corrompt jusqu’au fond des coeurs. Ne manque même pas le personnage du Juif aux doigts crochus, Shylock que l’or rend fou.

En outre le livre ne peut être sauvé par le style. En effet Michel Le Bris cite F. Norris dans sa préface :

Citation :
Je hais le « bien écrit », la rhétorique, « l’anglais élégant » et toutes ces foutaises. Qu’avons-nous à faire du beau style ! Racontez votre histoire et au diable le style ! Ce n’est pas de l’art, que nous voulons : c’est la VIE !

Pourquoi pas ? Le problème c’est que ça peut donner par exemple :

Citation :
-Vous êtes bien matinale aujourd’hui, miss Baker, cria Trina.
-Non, pas spécialement, répondit l’autre. Je suis toujours debout à six heures et demie, mais je sors rarement si tôt. J’avais besoin de lentilles et d’un joli chou pour un potage, et si on ne va pas au marché de bonne heure, les restaurants ont pris ce qu’il y a de meilleur.
-Ah, vous êtes déjà allée au marché ?
-Oh !Mais oui ! J’ai acheté du poisson – une sole, regardez !
Elle tira de son papier la sole en question
-Oh, qu’elle est jolie ! s’écria Trina.

Bon, ça se laisse lire, mais y’a mieux ! J’ai du mal à comprendre que Le Bris parle de « livre essentiel », même pour l’époque.




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kenavo
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MessageSujet: Re: Frank Norris   Sam 11 Aoû 2012 - 17:52

topocl a écrit:
Bon, ça se laisse lire, mais y’a mieux !
oui, p.ex. son roman Le Gouffre Wink

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