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 Don Siegel

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MessageSujet: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 29 Juil 2012 - 20:11

Don Siegel Siegel10

Don siegel

Citation :
Don Siegel, né Donald Siegel le 26 octobre 1912 à Chicago en Illinois et mort le 20 avril 1991 à Nipoma en Californie, est un réalisateur et producteur américain.

Il fut le mentor de Clint Eastwood qui lui dédia son film Impitoyable (1992).

Don Siegel débute sa carrière en 1934 comme monteur pour la firme Warner Brothers et travaille notamment sur le classique Casablanca de Michael Curtiz. En 1945, il réalise deux courts-métrages qui remportent chacun un Oscar du meilleur film documentaire Hitler Lives et du meilleur court-métrage de fiction Star in the Night.

Il dirige son premier long-métrage, le film noir The Verdict en 1946 et quitte la Warner en 1949. Au cours des années suivantes, des films comme Les Révoltés de la cellule 11 (Riot in Cell Block 11, 1954), L'Invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the body snatchers, 1956), son seul film de science-fiction et L'Ennemi public (Baby Face Nelson, 1957) lui permettent d'asseoir sa réputation de solide réalisateur de films d'action.

Pendant les années 1960, il dirige notamment Les Rôdeurs de la plaine (Flaming Star, 1960), western dans lequel joue Elvis Presley, et À bout portant (The Killers, 1964), film noir inspiré d’une nouvelle d'Ernest Hemingway déjà adaptée au cinéma par Robert Siodmak. Le film est tourné pour la télévision, mais jugé trop violent pour être télédiffusé, il est distribué en salles.

En 1968, Don Siegel fait la rencontre de Clint Eastwood avec qui il travaillera sur cinq films et connaitra le succès à la fois commercial et critique; cette série de films comprend le polar Un shérif à New York (Coogan's Bluff, 1968), transposition d'un personnage de western à l'époque contemporaine, un diptyque de westerns, Sierra torride (Two Mules for Sister Sara, 1970), comédie picaresque avec Shirley MacLaine et Les Proies (The Beguiled), film cynique sur fond de guerre de Sécession, à nouveau un polar avec L'Inspecteur Harry (Dirty Harry, 1971), le film le plus célèbre et le plus controversé de sa carrière. En 1976, il tourne le western Le Dernier des géants (The Shootist), seule collaboration personnelle avec John Wayne et chant du cygne de l’acteur, puis travaille avec Clint Eastwood une dernière fois en 1979 pour L'Évadé d'Alcatraz (Escape From Alcatraz, 1979), suspense carcéral. Le réalisateur aura un impact décisif sur la carrière de Clint Eastwood en tant que réalisateur, lui donnant l'impulsion de passer derrière la caméra et apparaissant même comme acteur dans son premier film. En 1982, il réalise son dernier film Jinxed !, pendant le tournage duquel il s’entend mal avec la vedette Bette Midler et est victime d’une crise cardiaque. À sa sortie, le film reçoit un accueil critique défavorable.

Un des rois du film solide et sauvage. Je me souviens du feuilletage d'une encyclopédie du cinéma des années 70 au mieux qui n'en disait pas du bien : violent, encore plus violent, toujours violent. Je me rends compte qu'avant les deux de ce weekend j'en ai quand même vus et revus quelques uns. Et à voir ceux de ce weekend je me dis qu'il mérite son fil à lui même si grâce à traversay on oubliera pas facilement et pas de si tôt les réalisateurs de son calibre. Mais quoi dire pour inciter à s'y pencher de plus près, quoi dire de plus que violence violence, parce que c'est vrai que c'est violent. L'inspecteur Harry, bras rigide de la justice en est un exemple convaincant. On pourrait dire qu'en ces temps troublés ou pas grand chose devient grandiose pour une poignée d'heures ça ne fait pas de mal de voir un artisan solide à l'œuvre. C'est à dire que ça n'aura jamais l'air aussi simple que quand le talent et le savoir faire son discret. On pourrait dire que le travail est bien fini et que pour les lecteurs que nous sommes aussi une atmosphère et une histoire c'est un bon mélange.

Avant d'aller chercher les messages dans les recoins du forum. Je vais prendre comme bon exemple le dernier que j'ai vu, et que je n'avais pas vu non plus avant.



Don Siegel The-li10

The Lineup

Film policier d'allure classique avec meurtres et trafic de drogue à San Francisco. Très années 50, pas que pour les grosses berlines d'époques, les policiers et méchants tout le monde en costume, quelque chose de statique et un peu figé, rien qui déborde de l'image. Si ce n'est que la séquence d'ouverture ou un taxi prend la fuite donne dans le zigzag, que la séquence finale automobile en vaut amplement des plus jeunes de 50 ans et qu'on retrouve dans les ressorts du film l'opposition du monde normal à celui du crime et des criminels violents et sans état d'âmes : Eli Wallach en pleine forme entre le charmeur et le maniaque fini. Il est l'élément principal d'un duo de tueurs qui collecte de l'héroïne passée à leur insu par des voyageurs. ça ne se passe par forcément bien et l'étau de la police qui reste quand même au second plan se resserre. De facture très classique donc et très efficace le film offre quelque très belles séquences qui dévoilent le décor (plusieurs séquences dans le genre) juste parfaitement et une poursuite finale qui alterne vues extérieurs et collages assez ahurissants quand on voit ce qui se passe de l'autre côté du pare-brise de la voiture des fugitifs on se dit que ça a du remué dans les fauteuils au cinéma !

Et puis dans ce genre d'histoire ce sont souvent les personnages secondaires qui font la différence. Et la part des pauvres bougres et braves gens n'est pas négligeable dans celle-ci.

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Dernière édition par animal le Dim 29 Juil 2012 - 20:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 29 Juil 2012 - 20:12

On reprend celui d'hier :

traversay a écrit:
Don Siegel 9015

Tuez Charley Varrick ! (Charley Varrick, Don Siegel, 1973)
Un polar plutôt peinard, quoique le qualificatif ne convienne qu'en partie à Siegel, toujours prêt pour distiller quelques scènes de violence pure. Celle du début, le hold-up, et de la fin, la poursuite entre une voiture et un biplan, sont particulièrement chaudes. Walter Matthau promène benoîtement son regard d'épagneul triste dans cet univers impitoyable.
Don Siegel Charle10


Don Siegel 1069910

C'est vrai que j'ai vu un film assez moyen avant dans la journée. Et vrai aussi que ça n'est pas le film du siècle mais quel que soit l'angle avec lequel on regarde le film on le regarde, ça fonctionne. Grâce à l'épagneul triste, grâce à cette tranquillité qui est un peu la tranquillité de toute cette vie rodée des intermédiaires du film, qui est celle qu'on sent être celle de Charley Varrick avant ce hold-up. Une sorte de contraire de celle de l'homme de main massif et malsain, même pas l'air de l'ultime brut ou sadique, juste un air de sale type un peu mou. De grosses berlines massives, des décors poussiéreux, des choses simples et quelques plans de nature et de ciel surprenants la sauce prend bien. (et la musique efficace de Lalo Schifrin).

Éternelle histoire de rapport de force défavorable, d'appât du gain et d'espoirs déçus de tranquillité. Un film étonnant par son efficacité boulonnée et son atmosphère large et authentique. De toute façon l'atmosphère est presque plantée avant le genre.

Don Siegel Tuez-c10

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 29 Juil 2012 - 20:22

et on va piocher dans la montagne de traversay et les autres :

traversay a écrit:
Don Siegel 1043

Ca commence à Vera Cruz (The big steal, Don Siegel, 1949).
De la Série B comme on l'aime, pétaradante, ironique, rapide... Avec un Mexique d'opérette pour décor, quelques bagarres musclées, une poursuite en voiture d'anthologie et, last but not least, un Mitchum aussi nonchalant que viril.

marko a écrit:
J'ai regardé hier soir Les Proies de Don Siegel que je ne connaissais pas et c'était excellent. Clint Eastwood débarquant dans une pension de jeunes filles durant la guerre de Sécession pour un huis clos très troublant et un peu pervers. Où la violence n'est pas nécessairement du côté où on le pense... Il y a un climat très particulier qui peut faire penser à Bergman ou Bunuel. A voir!!
Don Siegel Les-pr10 Don Siegel 18875910

traversay a écrit:
Don Siegel 8756

Les proies (The Beguiled, Don Siegel, 1971)
Pendant le guerre de Sécession, un soldat Yankee blessé trouve refuge dans un pensionnat sudiste de jeunes filles. Comme un coq dans un poulailler, va t-il faire oublier sa posture d'ennemi et les séduire toutes ? C'est bien plus compliqué que cela et, au fil des minutes, le film va se transformer en drame quasi gothique, dans un climat délétère et pervers. Un très bon Siegel, où Clint Eastwood, remarquable, conquiert enfin ses galons de grand acteur. Juste avant de passer lui-même à la mise en scène, la même année.

Don Siegel Les_proies_1

traversay a écrit:
Don Siegel Poster11

Count the Hours (Don Siegel, 1953)
Un coupable qui ne l'est pas ; un avocat réticent mais tenace ; un tueur psychopathe flanqué d'une blonde incendiaire. Et B....., où est donc l'arme du crime ? Une série B au scénario plat comme une limande maintenu en vie par un Don Siegel méritant. Qui n'avait pas encore rencontré Clint Eastwood.

Don Siegel Count-10



traversay a écrit:
Don Siegel 6088510

Contre une poignée de diamants (The black windmill, Don Siegel, 1974)
Delphine Seyrig en passionaria de l'IRA, ce n'est pas tous les jours. Michael Caine en espion dans tous des états, c'est déjà plus commun, mais il le fait si bien. Un thriller assez basique de Siegel, bourré d'invraisemblances, acquitté pour cause de sentiment bienveillant du dimanche soir.
Don Siegel Contre10

traversay a écrit:
A bout portant (The killers, Don Siegel, 1964).
Le film impressionna à sa sortie pour sa violence extrême. Reste aujourd'hui une série B nerveuse mais sans le charme des films noirs (c'est un vague remake des Tueurs de Siodmak). L'interprétation est de tout première ordre : Cassavetes, Dickinson, Marvin et... un certain Ronald Reagan, dont ce fut le dernier rôle.

Don Siegel 2364

bix229 a écrit:
J' ai beaucoup apprécié ce film, dont le début est effectivement saissant
de violence froide...

C' était une nouvelle adaptation d' une nouvelle de Hemingway.

traversay a écrit:
Don Siegel Empty

Police sur la ville (Madigan, Don Siegel, 1968)
Un bon polar urbain, ultra réaliste, à la Siegel. Peu d'action, en fin de compte, mais un habile suspense qui suit en parallèle deux hommes dissemblables : le flic de base, nerveux et toujours à la limite (un Dirty Harry avant la lettre) et le Préfet de police, incorruptible et froid comme une limande. Sauf que l'un et l'autre ont des personnalités plus nuancées qu'il y parait. Siegel mêle adroitement vie privée des flics et enquête pure, et se paie le luxe de ne faire se rencontrer Widmark et Fonda (tous les deux remarquables) que 5 petites minutes. Net, précis et sans bavures.

Don Siegel Madigan2-wwib


j'aime beaucoup cette tournure : acquitté pour cause de sentiment bienveillant du dimanche soir. mdr2



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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 19 Aoû 2012 - 21:52

Don Siegel Lespro10

Les proies / The Beguiled (1971)

Pendant la guerre de Sécession, dans le Sud, un soldat du Nord blessé est recueilli et soigné par les habitantes d'un pensionnat de jeunes filles. Alors que les patrouilles passent et que le doute plane sur l'issu du conflit notre bonhomme et ces jeunes, très jeunes et moins jeunes femmes cohabitent. Comment s'y prendre pour ne pas être livré à l'ennemi ? Un beau prétexte en tout cas pour un film pas vraiment exubérant et très sombre qui mêlent le mensonge et les rapports de force et de séduction. Les séduire toutes ne peut pas marcher longtemps. Films aux victimes multiples, une fin qui fait très "naissance du mensonge". Un petit tableau sur un mur, quelques fantasmes... Fable morale linéaire mais non simpliste, jamais de faux semblant sur les prétentions des uns et des autres, les doutes qui auraient pu subsister sont levés par une voix off ou un flash back qui raconte une version très différente de ce qui sort de la bouche du personnage.

On peut faire simple en faisant pas mal. Et les acteurs, actrices surtout, donnent une cohésion solide à l'ensemble.

C'est pas mal du tout (mais à déconseiller en cas de moral dans les chaussettes).

Don Siegel 21120_10

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 19 Aoû 2012 - 22:07

animal a écrit:
On peut faire simple en faisant pas mal. Et les acteurs, actrices surtout, donnent une cohésion solide à l'ensemble.

C'est pas mal du tout (mais à déconseiller en cas de moral dans les chaussettes).

Oui, c'est un bon film.
Don Siegel est vraiment un réalisateur intéressant. Il n'a pas fait que des chefs-d'oeuvres, très loin de là, mais il savait prendre des risques et faire avec les moyens du bord (souvent, des budgets maigres).
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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 14 Oct 2012 - 13:30

Don Siegel 24614910

Coogan's Bluff / Un shérif à New-York (1968)

Clint Eastwood traque l'indien et séduit la femme dans son Arizona sauvage. Seulement ses manières agacent son supérieur qui l'envoie récupérer un petit truand toxicomane à New-York. Il ne tarde donc pas à débarquer avec bottes et chapeau dans la grande ville... dans laquelle il agace ses supérieurs, séduit les femmes et ne dévie pas vraiment de son personnage.

Forcément le film joue sur le contraste et sur la rigidité de cet autre bras armé de la justice et sur le charisme plus ou moins imbuvable du bonhomme. Étrangement il n'y a pas un mort dans ce film qui se regarde comme une bonne série B, ressemble beaucoup à une comédie sans y être tout à fait, et conserve une image brune, humide, trouble et assez violente de la ville. Autre bizarrerie le film place la ville et la violence comme en périphérie.

Le film serait donc normal s'il n'était pas aussi tordu et peu raisonnable entre son cowboy, son agent de réinsertion toute crocky-love et la jeune toxico séduite elle aussi. Comédie pas claire sur fond de ratages et de chasse à l'homme.

Un ovni devenu classique dans son genre.

Don Siegel 13347810 - Don Siegel 00181a10 - Don Siegel Bluff110

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptySam 26 Jan 2013 - 15:21

Don Siegel Z2520m10

Hell is for heroes / L'enfer est pour les héros (1962)

En France un petit groupe de soldats américains, aguerris, décontractés et sympathiques attend de rentrer chez lui. Arrive un type a l'air teigneux, Reese, incarné par Steve Mc Queen, qui n'a pas l'air d'avoir envie de se mélanger. On comprend et apprend qu'il a beaucoup d'expérience et qu'il est très teigneux. On sent aussi la rancœur, l'amertume, le dépit, la rage chez ce type qui a tout du héros et du dur à cuire sur sa tête mais qui n'a pas l'air d'aimer ça.

Ces soldats ne rentrent pas chez eux mais repartent au front. Là se développe le petit film de guerre en petit comité, très resserré et y allant somme toute mollo sur l'humour malgré une recrue inattendue. Ils sont une demi douzaine qui va connaitre d'autres victimes. Hiérarchie, héroïsme, mort, peur. Fin pessimiste. Des morceaux de ciel entre deux blockhaus.

Un héros en miettes, en état de choc. De façon abrupte et très noire Don Siegel livre son film de guerre très resserré et solide dans la veine film de guerre humaniste. A sa manière pénétrante qui relègue le discours au second plan. Il n'y a pas de bon et de mauvais ou de progressiste avec lequel parler dans ce film juste une fatalité de la violence et le sentiment d'une implacable erreur.

Le film m'avait déjà fait une forte impression la première fois. Il n'a pas besoin de grand chose ce réalisateur !

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyDim 19 Mai 2013 - 20:05

Don Siegel Edge-o10

Le secret du grand canyon (Edge of Eternity, Don Siegel, 1959)
Sans doute le pire thriller que Siegel ait pu tourner. Cette oeuvrette au scénario rachitique, à l'interprétation molle du genou (Cornel Wilde, bof), à la mise en scène lymphatique s'anime quelque peu avec un duel final en téléphérique au-dessus du grand canyon. Mais les effets de transparence rendent la scène tellement ridicule. Une série B, sans saveur, et puis c'est tout.

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyLun 16 Sep 2013 - 11:33

Don Siegel 220px-11
The Lineup (1958)
Qu'on le considère comme un film noir tardif ou comme une série B boostée à l'adrénaline, The Lineup est à ranger parmi les meilleures réalisations de Don Siegel. Le scénario suit en parallèle les agissements d'un tueur chargé de récupérer à San Francisco les colis d'héroïne passées par des "mules" innocentes et l'enquête des flics. Les assassinats de sang froid y sont d'une violence graphique puissante avec un psychopathe terrifiant joué par un Eli Wallach époustouflant. Bien avant Dirty Harry, un Siegel d'anthologie.

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyLun 16 Sep 2013 - 12:56

ah ! c'est clair que ça fait du bien un film comme ça de temps en temps singe

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyLun 16 Sep 2013 - 14:28

animal a écrit:
ah ! c'est clair que ça fait du bien un film comme ça de temps en temps singe
Yes. D'autant qu'il y a une belle collection de films noirs de la Columbia actuellement programmés sur TCM. Very Happy 
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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyLun 16 Sep 2013 - 19:29

le veinard. jemetate 

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyLun 14 Oct 2013 - 10:51

Don Siegel Siegel10
L'invasion des profanateurs de sépultures

Le seul film de SF tourné par Siegel, nous dit animal dans sa présentation. Datant de 1956, le scénario est bourré d'incohérences mais ce n'est vraiment pas très grave. L'histoire raconte comment des extra-terrestres s'emparent des corps d'humains pour les coloniser et leur retirer tout affect. Qui fait partie du complot ? Qui est colonisé ? C'est ce que le docteur Bennell (l'excellent Kevin Mc Carthy) va devoir découvrir, tout en tissant une liaison avec la belle (et un tantinet gourde) Beckie (Dana Wynter).
Le suspens fonctionne parfaitement. Il arrive même un moment dans la folle course-poursuite des deux amants que l'on retienne sa respiration...
L'affaire est donc rondement menée et même si ce film est loin d'être un chef d'œuvre, il se regarde avec plaisir.
J'ajoute qu'ici la violence est bien plus psychologique que physique. Sans doute un film à voir par les passionnés du genre SF...

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyJeu 8 Mai 2014 - 19:56

Don Siegel Riot-i10

Riot in Cell Block 11 (1954)

Croisement de genres pour ce film de prison un peu particulier. Sur un modèle de film noir/police des années 50 avec un début journalistique et des phases de "procédure de travail", il narre une révolte de prisonniers dans une prison. Si on en croit l'introduction ces révoltes étaient nombreuses à cette période, demandes de meilleurs conditions, moins de violence, du travail...

Nous rencontrons cette prison à la distribution du repas et au début de la nuit. Dans le bloc 11 les cellules sont individuels et certains détenus sont reconnus dangereux. Dans le bloc 4 il n'y a pas assez de place et une sorte de dortoir est aménagé. Patrouillent des gardes non armés.

Dans le bloc 11 grâce à un très simple stratagème l'un deux est pris en otage puis ses collègues. Plus tard d'autres blocs se joignent à la révolte. Prise d'otages, tractations, maintien d'un semblant de cohésion dans les rangs des insurgés...

A leur tête un type violent mais intelligent accompagnés d'un type très violent et psychopathe, à côté d'eux Le Colonel plus réservé mais apte à maintenir l'unité et à organiser la récolte des doléances. En face le directeur triste de la prison, des journalistes, un homme politique.

Question d'époque mais certainement pas que, si la violence criminelle gratuite n'a jamais l'air si loin (du côté des détenus comme des gardiens), il n'y en n'a (presque) pas à l'écran. La tension est néanmoins à son comble et l'attention portée sur l'enjeu direct du film : ce monde à part (oublié) et des conditions qui ne vont pas et dont tout le monde fait les frais. Gros suspens et film social en fin de compte, et sans angélisme qu'il soit humain ou bureaucratique.

Quelques scènes très très bien foutues pour mettre dans l'ambiance avec de petites et perturbantes cassures de rythme dans le générique et la musique... qui ont peut-être influencé Peckinpah qui a travaillé sur ce film ? 

Ce qui nous amène à :

Citation :
Il a été embauché en tant que troisième assistant directeur de casting par Don Siegel. Apparemment, le directeur était réticent à autoriser les réalisateurs à filmer à l'intérieur de la prison de Folsom, jusqu'à ce qu'on lui présente Peckinpah. Le directeur connaissait sa famille de Fresno et devint immédiatement coopératif. Le lieu de travail de Siegel et son utilisation de vrais prisonniers comme figurants, ont fait une impression durable sur la carrière de Peckinpah.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Révoltés_de_la_cellule_11

Filmé sur place, et les figurants sont des gardiens et des détenus ! Tour de force supplémentaire qui s'explique ou se récompense par une mise en lumière assez limpide et par l'exemple d'un sombre dysfonctionnement. La balance du manque de moyen et de l'emploi de la force contrebalancée par ce discours qui revient entre l'intérieur et l'extérieur, une étrange mixité sociale effleurée (les personnages ne sont quasiment pas détaillés) et le rappel de l'histoire (de nombreux vétérans dans les cellules).

A l'image du bon/beau rôle joué par le directeur désespéré du manque d'écoute de moyens depuis des années et du très très léger espoir dans l'impasse pourtant criante de la fin du film ?

Et nouvel exemple de l'étonnement que peut provoquer la découverte (petit à petit) du cinéma américain de ces années !

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MessageSujet: Re: Don Siegel   Don Siegel EmptyMer 18 Mar 2015 - 22:28

Don Siegel Madiga10

Madigan / Police sur la ville (1968)

Un duo de flic rentre dedans qui perd ses flingues pendant une interpellation. Un gradé glacial plus droit dans ses bottes tu meurs. D'un côté l'enquête pour remettre vite (72h) la main sur le truand dangereux, de l'autre des vies de couple différentes, qui marchent plus ou moins.

Pas le genre de film à privilégier les scènes à sensation mais le parallèle des deux types usés à leur manière, Widmark en homme de terrain souple mais intègre et Fonda glacial au possible, fermé sur lui même permet de faire évoluer en suivant le rythme de l'enquête de très floues mais palpables notions du "juste" ou de correct sur le fond de monde urbain esquinté propre au film noir.

Un film sérieux avec deux grands bonshommes sérieux du cinéma américain ?

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