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 Jean-René Huguenin

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kenavo
Zen Littéraire


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MessageSujet: Jean-René Huguenin   Ven 17 Aoû 2012 - 16:09



Jean-René Huguenin né le 1er mars 1936 à Paris et mort accidentellement le 22 septembre 1962 est un écrivain français

Il débuta en littérature, dès l'âge de vingt ans, par des articles à la revue La Table ronde et au journal Arts. Parallèlement, il préparait une licence de philosophie et le diplôme de l’Institut de Sciences Politiques, qu’il obtint en 1957. Il se destinait à l’ENA, mais se consacra essentiellement à son œuvre littéraire dès 1958. Il fonda la revue Tel Quel avec des amis, dont Philippe Sollers, Jean-Edern Hallier et Renaud Matignon, mais la quitta très rapidement.
Il multiplia les collaborations avec divers organes de presses après le succès critique exceptionnel de son premier et unique roman, la Côte sauvage, paru en 1960, salué notamment par François Mauriac et Louis Aragon.

Il fut une comète, fulgurante et étrange, dans le paysage littéraire de l’époque. Indépendant, prompt à juger, il eut ses entrées dans tous les cercles sans être d’aucune chapelle. Passionné, il s’éleva contre la médiocrité et la sécheresse de son temps. Il se voulait généreux, il se défendait de craindre la mort tout en entretenant avec elle et la souffrance des rapports complaisants. Il disait sa foi en la jeunesse et apparaissait alors comme le chantre d’un nouveau romantisme.
Il mesurait chaque chose à l’aune de ses ordres et désordres intimes. Ses grands contemporains en littérature, Sartre, Robbe-Grillet, Bataille, Mauriac, et même Roger Nimier avec qui il partageait sans doute beaucoup, jusqu’à une mort semblable à quelques jours d'intervalle, n’avaient pas d’autre importance pour lui que celle qu’il voulait bien leur accorder.

Le langage même ne semble pas avoir pris pour lui valeur d’absolu. Son journal, sa correspondance, ses articles en témoignent. À cet égard, on retiendra l'avis de Mauriac qui affirmait : "les thèmes que Jean-René orchestre avec parfois trop de complaisance et qui reviennent sans fin, nous les accueillons, maintenant qu’il n’est plus là. [...] Dans la lumière de sa mort, ces pages ont pris un aspect différent." C’est l’œuvre d’un jeune homme "qui avait pris d’avance la mesure de sa dépouille".

Il trouva la mort au volant de sa voiture entre Paris et Chartres, le 22 septembre 1962. Il avait 26 ans.

source: wikipedia

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Sénèque
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Ven 17 Aoû 2012 - 16:10


La côte sauvage
Citation :
Quatrième de couverture
Olivier revient dans la maison familiale bretonne après deux années de service militaire. Il retrouve sa plus jeune soeur, Anne, à laquelle il est très attaché depuis l'enfance et qui a décidé de se marier. Il met alors tout en oeuvre pour empêcher cette union, même s'il doit pour cela se fâcher avec Pierre, le futur mari, mais aussi son meilleur ami...

Un récit poignant, à l'émotion maîtrisée, dans lequel la douceur aiguë des paysages de Bretagne contraste avec la brûlure des âmes à vif.

Je pense que je n’ai pas besoin de d’expliquer trop pourquoi je voulais lire ce roman Cool

Le Finistère du Nord est l’arrière-plan de ce roman et naturellement toutes ses descriptions concernant nature et mer ne pouvaient que me plaire. Mais ce sont aussi ces images que l’auteur utilise pour décrire en quelque sorte un « idéal » qui est en train de s’effondre. Voilà qu’il a passé ses vacances, sa jeunesse sur ces plages et dans les landes, toujours en compagnie de sa sœur bien aimée, Anne, mais celle-ci a décidé de se marier, elle va le « quitter ». Dernier été donc dans le château près de la mer, derniers moments ensemble.

Par moments j’ai pensé à l’écriture de Françoise Sagan, cette forme de décrire très près des personnages, tout en étant détaché d’eux, presqu’en vue d’oiseau qu’on va voir dérouler ces quelques semaines de l’été.

Passages très poignants autour du personnage d’Olivier qui a certainement un grand mal pour quitter son enfance.. sa jeunesse. Réactions qu’on pourrait qualifier souvent d’égoïstes, mais il ne veut que retenir le temps qui passe et se retrouver avec Anne en train de jouer leur jeux d’enfants.
Hélas, c’est le moment de « grandir «

Très bon moment de lecture !

Conclusion d'un commentaire que j'ai trouvé sur le Net:
Citation :
Un grand roman sur de multiples thèmes fondamentaux: la peur de quitter l’enfance, l’amour impossible, la peur de la solitude et de la mort, la fascination pour la nature. A lire absolument.

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topocl
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Ven 17 Aoû 2012 - 17:47

J'en garde un souvenir envoutant, mélancolique très particulier
Mais ma lecture est très ancienne, un peu l'époque où je lisais les Yves Navarre, alors, je ne vais peut-être pas y retourner par prudence!dentsblanches
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Constance
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Sam 15 Juin 2013 - 15:42

Quoique cette expression soit abusivement galvaudée par les médias, qualifier "La côte sauvage" de chef d'oeuvre me semble tout à fait approprié.
Voilà un roman qui a répondu à mes exigences par la qualité de son écriture concise, incisive, nimbée de la poésie sensuelle du vague à l'âme.
L'histoire aurait pu être banale, si Huguenin n'avait su la rendre envoûtante par sa manière de suggérer le mystère des liens unissant  les êtres.
Anne et Olivier ont-il vécu l'inceste ? leur père s'est-il suicidé ou a-t-il assassiné ? Olivier aurait-il été tout autre sans ce drame familial, érigé en secret ? pourquoi leur soeur Berthe est-elle devenue alcoolique avec le sentiment d'avoir raté sa vie ? la force mentale de Pierre réside-t-elle vraiment dans son indifférence à tout, comme le prétend Olivier ?
Dès les premières pages, par petites touches, en une écriture tout en tension, Huguenin instaure un climat menaçant jusqu'à la tragédie finale, qu'il laissera à l'imagination du lecteur.  
Par l'universalité des thèmes abordés que sont la perte de l’enfance, les amours troubles de l'adolescence, la crainte de l'abandon, la peur de la solitude, de la mort, l'attachement exalté à la nature, Huguenin touche juste, là où nous pensions avoir oublié les flottements euphoriques et douloureux de l'adolescence.  


Citation :
Au loin, par deux fois, la bouée du Creach hurla. Rien ne bougeait sur la lande, que les formes floues de quelques moutons. Olivier resta plusieurs minutes immobile, face au vent, les mains enfoncées dans les poches de son suroît jaune. La tête un peu rejetée en arrière, seul au-dessus des arènes de la mer, il regardait charger les vagues.
De nouveau il entendit la bouée - deux coups prolongés qui ne ressemblaient pas à une plainte, mais au hurlement inexpressif d’un sourd-muet ou d’un idiot. Les autres aussi, sur d’autres rochers, l’entendaient. Nicolas tournait vers la bouée son mufle endolori, criant « voilà, j’arrive », Ariane et les jumeaux riaient tandis qu’un peu plus loin François, sa moustache rousse au vent, deux flammes rousses furetant dans ses yeux de rat, entourait l’épaule de sa femme comme pour la protéger du bruit.
À quoi bon les rejoindre ? Qui l’attendait ? Il était seul. Simplement, la présence des autres, leurs questions et leurs cris lui dissimulaient parfois sa solitude, formaient entre elle et lui comme un écran dont il éprouvait à cet instant la transparence et l’irréalité. Une force douloureuse le traversa, il pivota lentement sur lui-même - les rochers déchiquetés, noirâtres, le phare lointain, la lande noyée, les moutons, les rochers - et il lui sembla faire d’un seul regard le tour de toute la terre. « Personne n’existe », murmura-t-il. Un chien noir, le museau rasant le sol, suivait une odeur dans la lande ; il disparut quelques secondes derrière un rocher isolé, pareil à un moine en prière. Lorsque Olivier se retourna, une traînée de soleil traversa les nuages et répandit sur les flots une lumière blême. Il eut faim, sans savoir de quoi, il lui sembla grandir, devenir lumineux lui-même, le vent coulait dans ses veines et il sentait battre son cœur … Mourir était impossible. Il ne souhaitait rien, il n’avait rien à perdre, il était libre.
Le soleil s’éteignit. (p.55/56)




Citation :

Un matin, brusquement, les batteuses se mirent à chanter.
Et ce fut l'autre versant de l'été, le jour où Pierre découvrit, sur le rebord de la fenêtre, une abeille morte.
Rien n'avait changé sur la plage, l'air était toujours chaud, l'eau était toujours tiède, il ne manquait pas un joueur de volley-ball, les familles gisaient sous les parasols rouges; la menace était impalpable, impossible à localiser - cette brume à l'horizon peut-être, que l'on ne pouvait déjà plus appeler une brume de chaleur et qui n'était pas encore une brume de septembre, légère, tiède, tendue, et derrière elle se retirait la lumière ... Ou encore une imperceptible altération des visages - un front songeur, un sourire mélancolique, et parfois une phrase au hasard, "il serait temps de faire les cartes postales", ou même "nous rentrons la semaine prochaine". Alors l'évidence éclatait : les fougères brunissaient, les hortensias se fanaient, les jours déclinaient plus vite, les abeilles mouraient - c'était l'autre versant de l'été. (p.61)


Dernière édition par Constance le Sam 15 Juin 2013 - 18:09, édité 1 fois
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Sam 15 Juin 2013 - 16:37

Que d'éloges ! Un petit passage par ma LAL me permettra de juger par moi-même.
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Dim 23 Juin 2013 - 16:34

GrandGousierGuerin a écrit:
Que d'éloges ! Un petit passage par ma LAL me permettra de juger par moi-même.
Lorsque nous avons été passionnés par un ouvrage, nous avons tous tendance à être dithyrambiques. sourire
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Constance
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Lun 24 Juin 2013 - 13:50

Huguenin ayant vécu l'exode de 1940 à l'âge cinq ans, la puissance évocatrice de cet extrait témoigne de la part autobiographique de son roman :


Citation :

"Ils avaient léché la terre des fossés, ils avaient couru, rampé, ils s'étaient cachés, ils avaient supplié des hommes qui tremblaient, frappé à des portes qu'on leur fermait au nez, il avait vu sa mère crier, demander conseil, secours, demander grâce, on leur avait fait payer des verres d'eau, on avait lâché des chiens sur eux - on les avait parfois secourus, des paysans qui leur offrait des bols de lait, de la soupe, leur grange, une vieille dame qui les faisait monter dans limousine, conduite par un chauffeur arrogant, "Dis merci. Dis merci. Vois comme les gens sont bons".
Honte, lâcheté déshonneur, ces sentiments - ou plutôt ces sensations qu'il ignorait encore, s'incrustaient dans sa chair surprise, et il prenait leur violence inconnue pour les effets d'une maladie secrète couvant dans son ventre, creusant ses joues et rongeant son regard fiévreux, pâli, toujours dérobé. "Dis merci, Olivier. Dis merci."  
[...]  
De ces jours sanglants, nauséeux, burlesques, il ne souffrit que beaucoup plus tard, une fois qu'ils eurent pris dans sa mémoire leur consistance intangible. Le remords le plus obsédant est celui des fautes inconscientes, des fautes que nous commettons sans précaution, sans nous soucier de les justifier pour le jour où leur souvenir nous en demandera compte - le remords d'avoir été dupes.(p.94-95-96)"]
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Ven 17 Jan 2014 - 16:52

La côte sauvage  

Cela aurait pu être un bien bel été. Ces jeunes gens sur les plages , les sorties entre copains, la maison de vacances, la fête foraine, les promenades au bord de la mer, Anne qui va épouser Pierre, le meilleur ami de son frère Olivier… La Bretagne en somme.

Citation :
Il aperçut entre ses cils un des supplices quotidiens des plages bretonnes : le petit garçon que l'on a obligé à se baigner et qui reste maintenant inerte, les yeux décolorés et hagards, une mèche dégoulinante en gouttes glacées sur son front, et tenant à la main une tartine de beurre salé saupoudrée de sable, qu’il mastique sans cesser de claquer des dents.

Oui mais il aurait fallu qu'Olivier soit moins torturé,

Citation :
-Je ne vous savais pas si dangereux.
-Le plus drôle, c'est que je ne suis pas dangereux. Je fais peur… On n'ose pas me frapper ; je ne sais pas pourquoi…
-C'est peut-être, dit Nicolas d'une voix caressante, parce qu'on voit déjà vos blessures.

Que l’amitié de Pierre et Olivier soit plus simple,

Citation :
Ce regard, cette présence jamais distraite, avait parfois fatigué Pierre ; contraint, dès qu’Olivier était là (et il y était là chaque jour, au moins au Lycée), de regarder partout, d'écouter tout, de chercher avec lui à tout connaître, entraîné sans repos dans de nouvelles fantaisies, quelques découvertes métaphysiques, des promenades ou des livres  - Nerval et Valéry, ou Fabre d’Olivet - Pierre ne pouvait jamais s'ennuyer à son gré. Il lui fallait vivre de force.

Et qu’ Olivier n’aime pas Anne d'amour.

Il aurait aussi fallu que ce ne soit pas le dernier été, celui où l'on passe à l'âge adulte, où le mariage fait peur, où le travail nouveau prend des allures terrorisantes, où les départs sont définitifs et inacceptables. Le dernier été où l'on peut encore « retenir son enfance » où on jouait à la cachette, se caressait en toute impunité, mais où il faut bien avancer, et « le futur fascine, c'est déjà un peu mourir ».

Citation :
Et il les regardait s'éloigner, s'éloigner, si loin de lui, et il restait appuyé à la barrière, déchiré par cette illusion de légèreté que donnent les êtres qui nous quittent.

Ces jeunes gens qui refusent d'être heureux simplement, car leurs « désirs sont au-dessus de leurs moyens » voient partir, avec leur enfance, leur  pureté et leur liberté Ils vont et viennent dans un ballet fascinant de plaisirs faciles et de questionnements douloureux. Une sensibilité à fleur de peau, une sensualité en éveil. Ils errent entre un cadre rigide que leur ont transmis leurs parents (on se dit vous et on se serre la main entre fiancés), un désir d'absolu, et une vie qu'il devinent forcément décevante. Meurtris et introspectifs, dans ce petit cocon qu’est pour eux la Bretagne, ils vivent des heures déchirantes pour eux, bouleversantes pour le lecteur.

La description des paysages où ils déambulent, se cherchent et  se déchirent n'est pas étrangère au charme à la fois désuet et moderne de ce roman tout en finesse, tout en attention pour des âmes exaltées et insatisfaites. Mais il ne faut pas oublier les intérieurs des maisons, qui sont des paysages à eux seuls, et les lumières, la lumière du ciel de Bretagne, l'éclairage angoissant d'un phare, le soleil qui filtre entre les persiennes et zèbre la peau des personnages.

Nous avons tous été, dans une certaine mesure, ces adolescents en attente, gais mais tristes, tout à  la fois profondément fascinés et révulsés par l'âge adulte. Ce roman, aux passions aussi sauvages que subtiles, déclenche en nous une étrange mélancolie.
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Ven 17 Jan 2014 - 18:08

ton commentaire me fait penser Au blé en herbe de Colette... roman d'apprentissage et de vacances au bord de mer, avec l'ennui que cela engendre et l'excitation de découvrir le désir et la chair...

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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Ven 17 Jan 2014 - 19:00

merci pour ton commentaire Topocl, contente que tu as tenté une relecture
ce livre m'a laissé un très bon souvenir et je suis déjà certaine que je vais le relire aussi un de ces jours
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Constance
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Sam 18 Jan 2014 - 12:21

Merci pour ton commentaire, Topocl. C'est un plaisir que de voir remonter le fil de Huguenin. A l'époque de ma lecture, j'avais été frappée par la manière subtile dont il traitait en filigrane le thème des secrets de famille.
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Sam 18 Jan 2014 - 13:00

Constance a écrit:
A l'époque de ma lecture, j'avais été frappée par la manière subtile dont il traitait en filigrane le thème des secrets de famille.

Oui, j'ai à tord négligé cet aspect. Ce sont bien eux qui font de ces "enfants" ce qu'ils sont, des écorchés.
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Mar 14 Juil 2015 - 16:12

Jean René Huguenin : Je Rends Heureux

Je suis étonnée que vous ne parliez pas de son Journal qui est pour moi sa véritable merveille (même si j'ai aimé la délicatesse et la sensualité de la Côte Sauvage).



"Jean-René Huguenin commence une nouvelle vie. À la veille de ses vingt ans, il décide d'écrire un chef-d'oeuvre. Ou rien. Ambitieux et plein d'orgueil, Huguenin se jette tout entier dans l'écriture. Ce journal, pensé comme une oeuvre littéraire à part entière, raconte les espoirs et les déceptions d'un écrivain en devenir, révolté par une époque jugée désespérément vide. "

Vous pourrez avoir le plaisir de lire toutes les circonvolutions, réflexions, travaux sur le livre de la Côte Sauvage qu'il écrit en même temps que son journal. Il est acerbe, critique, brillant, vivant, parfois trop orgueilleux, fondamentalement révolté. Quand j'ai le cafard, je reprends le journal et j'ai une force de vivre (une fierté même) immense qui me revient. Il n'y a plus d'obstacles. C'est une pépite littéraire, à chaque paragraphe, l'on s'arrête pour savourer une phrase.

"Il faut se laisser aller à la lutte. L'abandon se conquiert, le naturel se conquiert. Donnez-moi la Grâce, je me charge du reste."
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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Mar 14 Juil 2015 - 16:22

Je ne connais pas encore Huguenin, sinon de nom. Mais à vous lire, cela ne devrait pas tarder !

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MessageSujet: Re: Jean-René Huguenin   Mar 14 Juil 2015 - 19:59

Dolores Haze a écrit:
Quand j'ai le cafard, je reprends le journal et j'ai une force de vivre (une fierté même) immense qui me revient. Il n'y a plus d'obstacles. C'est une pépite littéraire, à chaque paragraphe, l'on s'arrête pour savourer une phrase.


Et bien ça donne envie!

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