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 George Oppen [Etats-Unis]

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animal
Tête de Peluche


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MessageSujet: George Oppen [Etats-Unis]    Ven 17 Aoû 2012 - 22:56



George Oppen (1908-1984)

Né dans l'état de New-York il déménage enfant pour la Californie (San Francisco). Il est fondateur avec d'autres poètes américains du groupe des objectivistes qui de façon pas trop dogmatique apportait une appellation pour des tendances ou une volonté convergente. Il vit quelques années avec sa femme Mary en France au début des années 30. Il cesse de publier (et d'écrire ?) de la poésie après son adhésion/engagement au parti communiste américain. Il est soldat pendant la seconde guerre mondiale et sera blessé et seul survivant de sa patrouille. Pour cause de Mc Carthysme ils partent pour le Mexique où il reprend la poésie. Retour aux Etats-Unis au début des 60 et poursuite de la poésie jusque dans sa maladie.

Sa vie et ses expériences sont fortement présentes dans son œuvre.


Lecture des poésies complètes publiées chez Corti :



Biographie un peu plus étoffée et présentation du livre : jose-corti.fr


Lecture faisant suite à une présentation de deux livres par leur traducteurs, soirée relatée : ici

Et que je reprends en spoiler (et ça rafraichit les idées) :

Spoiler:
 

Le volume reprend plusieurs recueils que j'ai lus à des moments différents et en m'arrêtant parfois sur le forum pour conserver une trace :

Citation :
Un poème de George Oppen, lu il y a quelques jours déjà mais j'ai pris le temps de retrouver la version originale :

Part of the Forest

There are lovers who recall that
Moment of moonlight, lit
Instant—

But to be alone is to be lost
Altho the tree, the roots
Are there

It is an oak: the word
Terrifying, spoken to the oak—.

The young men therefore are determined to be
Men. Beer bottle and a closed door
Makes them men.

Or car.—Approach
A town to be negotiated
By the big machine

Slow, for a young
Woman, kids
In hand. She is

A family. Isn’t tenderness, God knows,
This long boned girl—it is a kind of war,
A tower

In the suburb.

Then the road again. The car’s
Companion.

Si l'effet de transformation/complétion du sens par les transitions entre vers est visible, son accompagnement dans le rythme est terriblement smooth malgré les remous... et puis il y a cette photographie ténue de l'objet derrière, les hommes et les femmes, par l'éclairage bref et puissant, net d'une vision. Une part d'irrésolu cependant dans la préoccupation.

Je prends beaucoup de plaisir à lire ces poèmes, lecture avec des pauses mais plusieurs à la fois... je pense quand même que peut-être une version originale....

ou plus complet (je me doutais que ça servirait) :

Citation :
J'ai honte, j'utilise ce fil comme un bloc-note pour ma lecture de George Oppen, voir deux-trois messages plus haut et ce poème : Part of the forest.

J'ai repris la lecture je garde une part de gêne avec la traduction, peut-être plus marquée avec les enchainements de This in Which et Of Being Numerous . Le sentiment d'une mobilité ou fluidité de la langue légèrement entravée ou détournée par le sens trop appuyé d'un mot. ça ressemble à un éternel problème de différence entre les deux langues c'est vrai (avec ou sans Shakespeare, pour mon souvenir de lecture de version bilingue et les extraits divers). (Pourtant dans les transitions réussies j'ai une certaine affection pour la traduction de Moo Pak qui est un mouvement pas mal traduit).

Bref, c'est étrange, et le sens des mots, l'appuie sur le sens par la traduction, je ne sais pas.

Mais je reviens aux effets de la lecture. Entre la ville, la mer, la recherche d'un état de présence (ah si il faut que je pense à cette histoire de brique) il y a avec la lecture un peu trop rapide mais suivie et une fois acquise la part d'humanisme et les tendances sociales une autre forme de modernité qui fait écho à ce que j'ai lu entre autres de Béatrix Beck (oui encore elle) sur l'écriture, la sienne et sa génération (au sens large). Un rapport à l'action.

Béatrix Beck a écrit:
"Puis l'écrivain s'assit avec nous autour d'une grande table et parla d'abondance, disant que le mérite de la littérature de notre temps était d'écrire : Il entra et il tira..." et non plus, à la manière d'auparavant : "Il entra comme... et il tira comme... ", remarque qui s'applique particulièrement bien au style de Malraux lui-même.

ça se recoupe (au moins en ce moment dans ce qui me sert de tête) avec l'épuisement du monde (là je décroche du rapprochement avec Béatrix Beck pour partir ailleurs), une sorte d'état fini du monde physique, au moins géographique. Plus de grandes découvertes, l'absence d'une forme de possibilité de nouveauté remplacée par autre chose de plus mécanique et mercantile, peut-être. Et en même temps c'est la lumière et des sortes de directions, d'intentions... et là je pense aux souvenirs de Nicolas de Staël ou Jacques Villon avec les couleurs particulières si vives. Presque une autre forme de retour sur l'existant, mais presque, forcément.

l'avantage d'un bonhomme comme Oppen c'est que le constat tenté est explicite.

mais ce n'est pas tout ça, extrait :

I cannot even now
Altogether disengage myself
From those men

With whom I stood in emplacements, in mess tents,
In hospitals and sheds and hid in the gullies
Of blasted roads in a ruined country,

Among them many men
More capable than I—

Muykut and a sergeant
Named Healy,
That lieutenant also—

How forget that? How talk
Distantly of ‘The People’

Who are that force
Within the walls
Of cities

Wherein their cars

Echo like history
Down walled avenues
In which one cannot speak.
Je ne peux même à présent
Me désolidariser tout à fait
De ces hommes

Avec qui j'ai vécu dans les tourelles, sous les tentes
Dans les hôpitaux, les hangars, planqué dans les ravines
De routes éventrées, au milieu d'un pays en ruine

Tant d'hommes parmi eux
Plus compétents que moi -

Muykut et un sergent
Nommé Healy
Ce lieutenant aussi -

Comment oublier ça ? Et parler
Froidement du "Peuple" ?

Qui est le peuple ? qui est
La force vive dans l'enceinte
Des villes

Où les voitures

Résonnent comme l'histoire
Le long d'avenues emmurées
Dans lesquelles nul ne peut parler.

Et cette brique :

There can be a brick
In a brick wall
They eye picks

So quiet of a Sunday
Here is the brick, it was waiting
Here when you were born

Mary-Anne.


la traduction :
Spoiler:
 

Les traductions sont donc du volume publié chez Corti.

(Tapoter les citations et relire plus lentement ravive la frustration).

Alors une fois refermé tout ça sur quelques marque-pages et explications du traducteur ?

Je vais essayer d'oublier la forme pour savoir quelles images me reviennent. D'abord sa femme, sa fille, l'eau, la mer, les villes, les routes et automobiles, la nature, et la guerre. Une bonne part de mélancolie contemplative au présent, présent car l'instantané qui apparait surtout au début comme du domaine du visuel est autant un instantané d'esprit et parfois c'est comme une idée ou une sensation qui se dessine. Visions de vie simple qui se démarque non sans se retourner d'un monde mécanique ou de cette image d'amérique prospère voire trop modestement prospère qui laisse à ses larges marges des images tristes, désorientées.

Dans les derniers poèmes lus j'ai eu du mal à ne pas systématiquement forcer ma lecture par des coupures après le premier mot du vers suivant (enjambement ?) d'autant que le dernier mot est souvent pivot et se moule très bien dans deux phrases qui se suivent. Possible effet de langue et de traduction (il faudra que je cherche un des derniers poèmes en vo).

La lecture s'étant faite sur plusieurs mois avec de longues pauses et une attention ou une réceptivité variable, je n'avais qu'un vague souvenir des enjeux comme ressentis pendant la présentation des deux traducteurs (il n'y en a qu'un pour Oppen). ça restait confusément et ça s'amenuise éventuellement avec l'évolution vers des poèmes moins matérialistes (ou matérialisés pour moins connoter). La communauté formelle de l'écriture se révèle plus concrètement dans ce mouvement, la recherche de précision, la recherche de rythme, la sauvegarde d'un suspens vers un sens ou une image trop définie... un des sentiments d'après lecture, le plus important c'est possible est celui-ci de l'élan de l'expression vers.

ça s'est trop effacé pour que je puisse en dire beaucoup plus sur cette lecture hybride. Instructive au sens où elle a enrichit ma vision d'un pan de monde et d'histoire (culturelle et sociale) et parlante à moi pour la démarche et le sens et l'objet de cette expression de forme particulière et choisie.

Il s'agit plus d'un premier pas.

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Ven 17 Aoû 2012 - 23:04

ouf ! les césures dans le premier poème que tu cites font la révolte ! très intéressant ! avec du souffle, de la respiration juste quand il faut : A tower / In the suburb. Et lisible pour quelqu'un de peu familier avec la langue anglaise ! je vais regarder ce que je trouve en médiathèque...

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Ven 17 Aoû 2012 - 23:08

si tu ne trouves pas je pourrai te passer le bouquin vert. la prochaine étape c'est Paul Blackburn.

(il y en a des plus chamboulés, sans excès, dans la mise en page).

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Ven 17 Aoû 2012 - 23:14

après vérification le recueil des poésies complètes (vertes) est à la médiathèque ! à moi d'y penser à la rentrée !

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Mer 22 Aoû 2012 - 22:27

vous m'excuserez encore une fois, je prépare pour plus tard. Ce qui suit est donc un des poèmes marqués pendant la lecture pour le retrouver en version originale. L'avantage de la recopie c'est que le temps de relecture est différent, en plus de la différence de langue et c'est donc après coup que je saisis mieux l'articulation de cette affaire... et que je relis mieux sa traduction. Traduction de ce poème qui est un exercice que j'envisage pour ce weekend ou un moment d'inconscience en laissant s'effacer celle lue, parce que ça m'intéresse de voir ce que ça bien pouvoir faire à ma lecture (mais je sens que je vais souffrir).

Pour en revenir au poème et son articulation c'est à dire que je décroche de la liaison des vers pour flotter entre deux eaux avec au dessus de moi le mouvement de l'ensemble qui n'a pas l'air sans parenté avec la fluidité (est-ce tout ?) de cette autre langue.

La différence de sensation est importante, pas inévitablement enchainée à la langue d'ailleurs je crois, il y a une finalité plus vive qui apparait avec une plus grande complétude.

le "____________" sert à reproduire un espace à rallonge qui serait mangé par le système du forum.


Citation :
The Lighthouses

(for L Z in time of the breaking of nations)

if you want to say no say
no if you want to say yes say yes
in loyalty

to all fathers or joy
of escape

from all my fathers I want to say

yes and say
yes the turning
lights

of oceans in which to say what one knows and to
limit oneself to this

knowledge is

loneliness turning and turning

lights

of safety for the coasts

are danger rock-pierced
fatalities far out ______ far out the structures

of cause

and consequence silver as
the minnows'

flash miraculous

as the seed sprouting
green at my feet among a distant

people therefore run away
into everything the gift

the treasure is

flight my
heritage neither Roman

nor Barbarian now the walls are

falling the turn the cadence the verse

and the music essential

clarity plain glass ray
of darkness ray of light


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Dernière édition par animal le Dim 26 Aoû 2012 - 16:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Sam 25 Aoû 2012 - 23:29

Je savais bien que j'aurai du mal. et le résultat est assez différent de la traduction que j'ai lue. il me semble à chaud avoir opté pour une articulation plus explicite du propos... ce qui m'a amené et m'amène encore après au sens. Faut voir. la suite demain en étant plus frais avec la traduction du traducteur peut-être, surtout si certain(e)s sont prêts à secouer le sujet. ça m'intéresse. sujet du sens et de la lecture. on ne peut pas exclure l'erreur.

toujours est il qu'après ce petit effort j'apprécie toujours ce poème et même un peu plus.

Citation :
Les Phares

(à L Z du temps de la rupture des nations)

si tu veux dire non dis
non si tu veux dire oui dis oui
en loyauté

à tous les pères ou dans la joie
de l'évasion

de tous mes pères je veux dire

oui et dire
oui le mouvement
des lumières

des océans pour dire ce qu'on sait et
s'en contenter

le savoir est

solitude tournant et tournant

les lumières

du salut car les côtes

sont danger criblé de rochers
écueils éloignés _____________ loin des structures

de la cause

et des conséquences argentées comme
du vairon

l'éclat merveilleux

comme la graine qui germe
verte à mes pieds parmi un lointain

peuple donc fugitif
en chaque chose le don

le trésor est

fuite mon
héritage ni Romain

ni Barbare
maintenant les murs se

défont la tournure la cadence le vers

et la musique essentielle

clarté verre transparent rayon
d'obscurité rayon de lumière

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Dim 26 Aoû 2012 - 17:20

pour faire moins mal aux yeux, utilisons un tableau pour regrouper la vo, les pitreries d'animal et la traduction d'Y. di Manno qui se trouve dans le volume vert de chez Corti...

il y a d'inévitables problèmes pour essayer de coller à la structure d'origine : inversion entre les noms et les adjectifs ou participes entre autres. le reste et c'est le point qui tracasse c'est le choix entre conserver des mots unitaires, exemple ? ci-dessous avec le silver/argenté/argent. je crois que ça conserve une plus grande capacité de "pivot" aux mots (et leur place est d'autant plus importante) dans la lecture mais au détriment éventuel de la fluidité d'une part et d'autre part d'une certaine manière du sens parce qu'il est possible que la langue d'origine en ayant l'air parfois plus simple que la nôtre n'en soit pas moins précise. Même chose avec ma préférence pour des traductions vers du français peu compliqué.

et j'insiste encore sur le fait que ce petit jeu/exercice de traduction m'a contraint à préciser le sens de ma lecture, moins laisser de choses en suspens. A force de relire je ne sais pas l'importance d'un "pour dire" ou "où dire" (pas pareil du tout) ou du poids des associations dans le passage "are danger rock-pierced fatalities far ou". Et c'est un préciser qui n'est pas une simple formulation en français d'une description ou d'un arrangement dont le sens ne laisse pas de doute à l'origine. Quelque part c'est plus d'hésitations quant à une lecture égarée.


The Lighthouses

(for L Z in time of the breaking of nations)

if you want to say no say
no if you want to say yes say yes
in loyalty

to all fathers or joy
of escape

from all my fathers I want to say

yes and say
yes the turning
lights

of oceans in which to say what one knows and to
limit oneself to this

knowledge is

loneliness turning and turning

lights

of safety for the coasts

are danger rock-pierced
fatalities far out ______ far out the structures

of cause

and consequence silver as
the minnows'

flash miraculous

as the seed sprouting
green at my feet among a distant

people therefore run away
into everything the gift

the treasure is

flight my
heritage neither Roman

nor Barbarian now the walls are

falling the turn the cadence the verse

and the music essential

clarity plain glass ray
of darkness ray of light

Les Phares

(à L Z du temps de la rupture des nations)

si tu veux dire non dis
non si tu veux dire oui dis oui
en loyauté

à tous les pères ou dans la joie
de l'évasion

de tous mes pères je veux dire

oui et dire
oui le mouvement
des lumières

des océans pour dire ce qu'on sait et
s'en contenter

le savoir est

solitude tournant et tournant

les lumières

du salut car les côtes

sont danger criblé de rochers
écueils éloignés _____________ loin des structures

de la cause

et des conséquences argentées comme
du vairon

l'éclat merveilleux

comme la graine qui germe
verte à mes pieds parmi un lointain

peuple donc fugitif
en chaque chose le don

le trésor est

fuite mon
héritage ni Romain

ni Barbare
maintenant les murs se

défont la tournure la cadence le vers

et la musique essentielle

clarté verre transparent rayon
d'obscurité rayon de lumière

Les Phares

(pour L Z du temps de la rupture des nations)

si tu veux dire non dis
non si tu veux dire oui dis oui
loyalement

à tous les ancêtres ou dans l'allégresse
de la fuite

de tous mes ancêtres je veux dire

oui et dis
oui les rais
de lumière balayant

les océans où dire ce que l'on sait et se
limiter à ce

savoir confine

à la solitude lumières balayant

sans fin

par précaution les côtes car elles

sont dangereuses hérissées de rochers
mortelles au loin _____________ au loin les structures

de la cause

et de la conséquence l'argent tel
l'éclat

du vairon miraculeux

comme la graine qui germe
verte à mes pieds au sein d'un peuple

lointain et par-là même enfui
en toute chose le don

le trésor c'est

la fuite mon
héritage ni romain

ni barbare
les murs à présent

s'effondrent le tour la cadence le vers

et la musique essentielle

clarté verre uni rai
ténébreux rai de lumière

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MessageSujet: Re: George Oppen [Etats-Unis]    Aujourd'hui à 18:11

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