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 Ron Rash

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topocl
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 27 Juin 2014 - 15:48

Une terre d'ombre



Ca part plutôt d'une bonne idée.
1918, une petite ville de Caroline du Sud pétrie d'ostracisme et de superstitions (un vallon maudit, une jeune fille traitée comme une sorcière parce qu'elle a une  tache de naissance). La fin de la guerre est proche, et l'ambiance est à la haine des boches, à l'adulation des soldats/héros, au mépris de ceux qui ont choisi de ne pas se battre.
Sur ce tissu historique assez original, un inconnu mystérieux et une histoire d'amour.

Seulement, les gentils sont vraiment gentils, les méchants sont vraiment méchants, les amoureux très amoureux. Les  dialogues sont nombreux et assez faiblichons. Ron Rash fait le choix de dévoiler une partie du mystère mais pas tout, ce qui est assez bancal. Et on trouve quelques idées du genre: qu'importent dix ans de malheur si l'on à dix minutes de bonheur.

L'énumération de ces défauts donne sans doute une image exagérément mauvaise du livre, qui se laisse lire sans déplaisir profond, où on retrouve de belles descriptions de nature,  c'est simplement un roman moyen.
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 27 Juin 2014 - 17:20

une lecture tiède quoi !

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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MartineR
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 22 Mai 2015 - 11:09

Citation :
Seulement, les gentils sont vraiment gentils, les méchants sont vraiment méchants, les amoureux très amoureux. "

Oui un certain manichéisme mais aussi de belles descriptions de la nature dans les Appalaches.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur; une lecture assez agréable mais pas un grand livre Very Happy

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topocl
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 22 Mai 2015 - 11:26

Donc nous semblons assez d’accord sourire !
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MartineR
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 22 Mai 2015 - 14:34

topocl a écrit:
Donc nous semblons assez d’accord  sourire !

Au groupe de lecteurs nous avons quelques uns qui le présentent comme un incontournable........... Surprised  pas moi; je préfère Russel Banks
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Agnès
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Sam 29 Aoû 2015 - 18:31

Parce que c'est d'actualité, un extrait de Le monde à l'endroit (je l'ai bientôt fini) :

Citation :
Travis partit travailler, et peu de temps après, Leonard emprunta à son tour la 25 pour descendre à Marshall. Les cornouillers avaient commencé à prendre des couleurs d'automne, mouchetures brun-roux sous le dais vert. Les cornouillers étaient toujours les premiers à attester la distance grandissante entre le soleil et la terre. Dans une semaine les tulipiers jauniraient, suivis par les liquidambars qui vireraient au cramoisi. Ensuite tout le vert disparaissait des montagnes, à l'exception des sapins et des pins tenaces sur les hautes crêtes, et aussi du pied-de-loup qui formait des croûtes sur la peau brune des sous-bois. Les ombres du matin se transformaient aussi - plus épaisses, plus marquées. Pesant plus lourdement sur le sol quand arrive le froid, prétendait sa mère, comme si les ombres avaient une réalité physique.

Quand il était petit, la mère de Leonard s'était souvent assise dehors sur les marches de leur ferme, restant parfois une demi-heure les yeux fixés sur les montagnes qui s'élevaient au-delà de leur pré. C'est si joli que ça m'emporte loin de moi, lui avait-elle expliqué un jour d'une voix douce, avec l'air de lui confier un secret. Une bible ou la messe ne suffisaient pas toujours, lui avait-elle avoué. Voilà pourquoi avant tout il faut un monde, avait-elle ajouté. Dans les jours qui avaient suivi le départ d'Emily et de Kera, Leonard avait tenté de voir le monde comme l'avait vu sa mère. Il avait pris sa voiture pour aller au bord de la Calumet River, l'unique endroit où il y avait assez d'arbres pour dissimuler un paysage semblant avoir été aplani par un rouleau à pâtisserie géant. Il s'était assis sur la berge et avait scruté les peupliers et les bouleaux, les aulnes noirs et les hamamélis blottis sous les arbres plus grands, l'eau lente et brune, en s'efforçant de trouver la même paix intérieure que sa mère, des années auparavant, sur les marches de la galerie.

*****

Leonard sirota sa bière en écoutant la nuit. Le vacarme des grillons et des cigales, un feu croisé, semblait plus intense, presque frénétique, comme s'ils s'avertissaient les uns les autres des soirs prochains où leurs voix seraient réduites au silence. Ce qui ne saurait tarder, songea Leonard. Bientôt, aussi, moins de chants d'oiseaux. Les engoulevents et les petites buses s'envoleraient les premiers vers le sud, puis les passereaux et les moineaux. Les vipères cuivrées se glisseraient entre des pierres et sous des escarpements pour s'y terrer, environ une semaine plus tard les crotales des bois que certains appellent des dos de satin feraient de même, s'enroulant en nœuds de chair et de crochets pareils à des méduses. Tout deviendrait sombre et amoindri, comme si les montagnes avaient étendu leurs épaulements et repoussé la plus grande part du monde environnant au fur et à mesure qu'elles s'armaient pour l'hiver.
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topocl
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Sam 7 Mai 2016 - 9:51

Le chant de la Tamassee





Ruth, 12 ans, s'est noyée dans la tumultueuse rivière Tamassee. Il faudrait installer un barrage mobile pour récupérer son corps et apaiser ses parents. Mais la région est un site écologiquement protégé. Sur fond de Pentecotisme fervent, partisans de li'ntérêt individuel et de l'intérêt collectif s'opposent. C'est une journaliste photographe qui raconte, de retour dans cette région où elle est née, et qui va cruellement remuer un passé douloureux et vivre une histoire d'amour compliquée.

Ca fait beaucoup et au lieu de donner de la profondeur au propos, cela fait pas mal de thèmes plus effleurés qu'approfondis. Dommage, il y avait là un excellent support dramatique,  une belle cause, un amour profond de la nature, et des descriptions magnifiques d'une région magique, mais je suis un peu restée sur ma faim.
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MartineR
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MessageSujet: Re: Ron Rash   Ven 23 Sep 2016 - 13:15

Dans ce roman écrit en 2004, mais paru en France en 2016, traite des rapports forts dans cette région des Appalaches pour la sauvegarde de la rivière mais aussi d'un mode de vie simple, voire fruste!



Une écriture sensible comme toujours chez cet auteur qui ne prend pas (apparemment) fait & cause pour les différents protagonistes.

Un assez bon roman mais pas plus
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simla
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MessageSujet: Le chant de la Tamassee   Dim 4 Déc 2016 - 8:36

J'ai été déçue. Pas mal, sans plus. Un peu trop dégoulinant de bons sentiments à mon goût jypeurien

J'ai déjà remarqué que lorsqu'un homme essaie de se glisser dans la peau d'une femme comme c'est le cas ici ,car l'auteur s'identifie à Maggie, la jeune journaliste photographe qui raconte l'histoire, ça sonne faux.

Enfin, c'est un avis perso.
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Ron Rash
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