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 Jean-Christophe Bailly [Philosophie]

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shanidar
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MessageSujet: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 11:38



Jean-Christophe Bailly est né en 1949 à Paris. Il est écrivain, poète et dramaturge ; fondateurs de revue, professeur à l'école nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois. Il pense à travers les dénominations fixes que les idées peuvent être véhiculées d'un modèle à un autre en se servant de leur résonnance plutôt que de leurs antagonismes. Sorte de penseur des équilibres au coeur même de l'abrupt et de l'inconciliable, ses écrits n'avancent pas des principes mais des articulations, des flux, des semblances qui deviennent ressemblances...

quelques essais :

La Comparution (avec Jean-Luc Nancy) (1991)

Panoramiques (2000)

Le Champ mimétique (2005)

Le Versant animal (2007)

L'instant et son ombre (2008)

Le Dépaysement, voyage en France (2011)

et des études sur Duchamp, Piotr Kowalski, Monory, Schwitters, le théâtre, l'architecture, l'urbanisme ou Rimbaud.

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Dernière édition par shanidar le Ven 7 Fév 2014 - 16:42, édité 1 fois
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 12:45

L'instant et son ombre, essai sur la photographie.

Tout commence par l'achat d'une carte postale (ce copeau) qui ouvre toute une réflexion sur l'image, la prise photographique (et déjà avec le mot prise s'engage une réflexion-réflection) et l'ombre car voici l'image :



une meule, prise en 1844, par l'anglais W.H. Fox Talbot. Talbot est le premier photographe a publié un livre de photographies, qu'il intitule Pencil of Nature (traduit par le Crayon de nature). Immédiatement, la carte postale achetée rappelle à Bailly une autre photo d'ombre, une autre photo d'échelle, prise deux fois, l'une à Hiroshima, l'autre à Nagasaki. Le rayonnement lumineux de la bombe a en effet eu pour symptome de photographier l'échelle contre le mur et l'ombre d'un homme, figés sous forme de négatif.



Bailly dans L'instant et son ombre, va tenter de raconter ce que ces deux photos disent de la photographie, ce qu'elles disent de sa genèse, de sa démarche, de son inscription dans l'univers du visuel, mais aussi des étapes qui les séparent. Il va lentement dérouler sa réflexion, avec l'idée sous jacente que le passage de la peinture à la photographie peut également se lire dans le passage du romantisme au réalisme. Convoquant les gravures de Flaxman dont la précision du trait pourrait se rapprocher de la volonté photographique de dire le réel:



ou à l'inverse, les dessins de Seurat et leur flou qui fait passer le dessin de la main vers une évanescence que l'on retrouve souvent dans les premières photographies à cause du (long) temps d'exposition :

.

Talbot raconte sa frustration lors de son voyage de noces de ne pouvoir rendre la nature telle qu'il l'a vue par le dessin. Il se lance alors dans des recherches pour permettre l'impression, la trace, l'image d'un corps sur du papier dans une impression instantanée, sans retouche de la main de l'homme. Il invente alors le dessin photogénique puis le calotype :

pommier et fleur de pommier

Longuement Bailly s'arrête sur l'ombre et le reflet de l'art photographique, la photo produisant une visibilité des objets quasiment féérique, surnaturelle, magique, une sorte de révélation, de surgissement de l'image qui laisse songeur.

Mais aussi il insiste sur la volonté de Talbot de retrouver l'idée d'une écriture, d'une trace (un tracé) dans l'art photographique : l'image est une trace de l'objet, son écriture la plus directe car intouchée. D'ailleurs, photographie veut dire écriture de la lumière. Et il justifie le titre de son livre par ces mots de Talbot :

La plus transitoire des choses, une ombre, l'emblème proverbial de tout ce qui est évanescent et momentané, peut être enchaînée par les sorts de notre 'magie naturelle', et peut être fixée pour toujours dans la position qu'elle semblait ne devoir occuper qu'un instant."

Mais surtout il insiste sur un point : la photographie ne peut exister sans la lumière et donc pas correlation sans son ombre.

Ce que JC Bailly cherche à faire ce n'est pas démontrer une pensée, prouver, activer une philosophie pré-conçue mais chercher à raconter une histoire, celle d'images et d'hommes faiseurs d'images. D'ailleurs, il ne qualifie pas son livre d'essai mais de récit et c'est bien tout le charme de cette lecture d'être à la fois érudite (s'inscrivant dans les pas de W. Benjamin, de Plotin ou d'Arnaud Claas) mais de nous proposer aussi une déambulation au milieu d'images qui deviennent familières.

Récit donc, d'une meule de foin photographiée dans la campagne anglaise, histoire des traces laissées par les ombres des pionniers de la photographie mais surtout tentative de penser en mouvement un art du fixe, s'interroger sur les mots même de cet art (prise de vue, fixation, cliché...), prendre en compte les articulations des temps, des passages de l'ombre à la lumière, du détail.

Ecriture de l'intuition plus que de la réflexion, c'est dans une langue poétique que le penseur s'exprime, cherchant des résonnances, des échos, puisqu'il ne faut pas voir dans l'art photographique une opposition de l'ombre et de la lumière mais un rapprochement de l'un à l'autre, une nécessité des deux.

Avec, posée en équilibre, la question du temps et de la durée.

Une très enrichissante lecture...




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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 20:56

Merci pour ton commentaire et les photos, Shanidar ! bonjour

J'avais noté ce livre quelque part, je le renote mieux que ça...
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 21:13

Oui, meci ! Voilà un auteur que j' ai injustement méconnu. Je m' en suis rendu compte en écoutant à la radio un commentaire sur Le Dépaysement, voyage en France...
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shanidar
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 21:20

pour compléter la lecture de Bailly, je recommande d'aller à la découverte de Talbot à travers le livre de Sophie Hedtmann consacré au photographe (qui ne fut pas d'ailleurs simplement l'inventeur du procédé positif-négatif en photographie mais fut également l'un des pionniers du déchiffrement des signes cunéiformes)... :



ce livre complète parfaitement la lecture puisqu'il propose une biographie de Talbot, toutes les planches reproduites du Pencil of nature et des commentaires éclairants.

je suppose eXPie que c'est surtout le parallèle (ou l'écho) avec les photographies japonaises qui t'intéressent et même si le texte (sans doute par pudeur) ne s'arrête que rapidement sur l'épisode des deux bombes atomiques, il donne à voir un corpus d'images exhaustifs et des pistes de lectures importantes.

j'ai commencé ce soir Le versant animal, qui repose sur le même principe : un moment de vie, une image, un évènement ouvre sur une réflexion qui invite d'autres auteurs, d'autres penseurs à venir nourrir la réflexion. J'aime beaucoup cette démarche libre et peut-être un peu simpliste mais en tout cas lisible et merveilleusement écrite.

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 21:33

Je connaissais la photo avec l'ombre sous forme de négatif ; c'est effrayant/fascinant... Mais j'aime bien les textes sur la photographie en général (Susan Sontag, notamment, bien sûr).
C'est tellement étrange, la photo, à la fois objectif et subjectif, de façon si différente de la peinture. Et puis il y a le problème du voyeurisme, de la reproductibilité, de la mise en scène, du trucage, etc. On sait qu'une peinture est mise en scène, alors que lorsqu'on apprend qu'une photo que l'on croit prise au vol a été en faite mise en scène, elle nous en semble moins bonne...
Tous ces thèmes, le moment où ils sont apparus (la découverte qu'une photo pouvait mentir, ce que personne ne soupçonnait à une époque), tout ça est fascinant.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 21:46

eXPie a écrit:
Je connaissais la photo avec l'ombre sous forme de négatif ; c'est effrayant/fascinant... Mais j'aime bien les textes sur la photographie en général (Susan Sontag, notamment, bien sûr).
C'est tellement étrange, la photo, à la fois objectif et subjectif, de façon si différente de la peinture. Et puis il y a le problème du voyeurisme, de la reproductibilité, de la mise en scène, du trucage, etc. On sait qu'une peinture est mise en scène, alors que lorsqu'on apprend qu'une photo que l'on croit prise au vol a été en faite mise en scène, elle nous en semble moins bonne...
Tous ces thèmes, le moment où ils sont apparus (la découverte qu'une photo pouvait mentir, ce que personne ne soupçonnait à une époque), tout ça est fascinant.

Tout ce que tu dis sur la fascination de la photo, je le ressens aussi, son caractère objectif/subjectif. Le mystère des négatifs et de ceux qui développaient les photos eux memes. Le regard du photographe et le regard sur les photos. L' émotion qu' on éprouve en regardant des vielles photos ou meme pas si vieilles. Je crois que le numérique a supprimé un peu de mystère, d' émotion et de fascination...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 8 Oct 2012 - 22:01

Merci pour ce fil et ce commentaire, très intéressant, je note bien sûr Very Happy

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shanidar
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Mer 10 Oct 2012 - 10:43

Le versant animal

publié en 2007, ce livre se compose de très courts chapitres, n'excédant jamais les trois ou quatre pages et qui pourrait sembler bien maigre au premier abord (à peine 150 pages) ou qui pourrait ressembler à un simple exercice de beau style, car il écrit bien Bailly. Mais après avoir lu quelques chapitres, force est de constater que sous l'expérience de l'effleurement jaillit une pensée riche, importante, majestueuse à l'image du déploiement des ailes d'un aigle ou des étirements coutumiers d'un chat.

En se servant toujours des mots et des pensées d'autres auteurs (Descartes, Derrida, Heidegger mais aussi Rilke, Kafka ou Moritz), en cherchant dans l'iconographie classique ou contemporaine des images à mettre en relation avec les mots (ici Le Caravage, Seurat, Uccello ou Gilles Aillaud mais aussi Jim Jarmush), Bailly dessine une réflexion dense sur notre relation à l'animal.

Partant comme pour son récit sur la photographie d'un moment particulier de sa vie : un cerf débouchant sur une route et que Bailly suit un instant, retrouvant l'excitation du pisteur, partageant 'quelque chose' de la fébrilité et de l'intimité de la bête, Bailly cherche à dire ce qui fait le lien entre l'homme et l'animal, ce qui les raconte, ce qui les rend à la fois complices et étrangers. S'appuyant longuement sur la VIIIème Elégie de Rilke, Bailly concentre d'abord sa réflexion sur le regard, sur le regard de l'animal tourné vers nous, ce regard qui est une ouverture. Ce regard qui regarde sans regarder et voit plus loin que ce qu'il regarde. Qui n'a jamais été transpercé par le regard d'un animal allant au-delà de lui-même ? Et de ce regard-là, Bailly tire l'idée d'une 'pensivité' de l'animal, la bête se faisant flèche de pensée par la magie de ce regard dont on ne sait rien, mais dont on devine la profondeur.

Pensivité de l'animal qui rejoint le besoin de contemplation de l'homme, les deux manières d'être se trouvant très proches l'une de l'autre, inventant une relation particulière, matérialisant un lien, une concordance.

Bailly démontre alors que le 'pauvres en monde' d'Heidegger parlant des animaux achoppe au contact de cette vérité rilkienne des yeux ouverts de la créature et que le monde animal est aussi riche en représentations (Bildung) et en présence au monde que peut l'être le monde des humains. Et pourtant, Bailly ne verse pas dans l'anthropomorphisme, au contraire, ce qu'il dit : ce n'est pas parce que l'homme ne peut pas voir ce que l'animal regarde que l'animal ne voit pas, est tout le contraire de l'anthropomorphisme, mais cette idée renvoie à un mystère, une impossible captation de l'animal, de sa pensée, de ses rêves qui pour le poète est source d'intensité.

Tout comme dans L'instant et son ombre qui s'achevait par les photographies d'Hiroshima, Bailly achève son essai par le rappel de deux réalités qui bouleversent notre relation à l'animal : l'extinction des espèces sauvages dûe aux actions humaines (avec cette question : le monde que nous voulons doit-il être un monde dans lequel les animaux seraient parqués pour pouvoir vivre encore ?) et la tragédie de Tchernobyl, qui se referme sur l'image d'un monde totalement privé d'animaux (ces 'pauvres en monde' heideggerien).

et cette phrase pour finir : Toute politique qui ne prend de cela (la disparition des espèces) aucun compte (c'est-à-dire la quasi-totalité des politiques) est une politique criminelle.

à bon entendeur !

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Mer 10 Oct 2012 - 11:02

un extrait.
juste avant Bailly parle de la robustesse, de la compacité du Penseur de Rodin et il enchaîne pour donner un exemple de cette 'pensivité' qu'il prête à l'animal comme à l'homme :

L'image qui me vient, et il faut ici qu'elle soit contemporaine de Rodin, c'est celle des dimanches de Seurat, à la Grande Jatte ou à Asnières, où l'on voit selon moi à l'oeuvre de tout autres penseurs, des penseurs qui ne sont peut-être que des flâneurs au repos, qui s'ennuient peut-être, qui sont prêts à suivre le vol d'une libellule, le passage d'une barque, une fumée qui s'en va au lointain. Mais pourtant c'est là d'abord, dans des trilles isolés, sporadiques, dans des esquisses d'accords futurs que naît la pensée, ou tout au moins cette pensée pensive qui peut-être n'est qu'un matériau pour la pensée pensante mais sans laquelle e tout cas il me semble que nous ne pourrions vivre.



A quel point cette pensée mineure - cette pensée qui vient quand on dit qu'on ne pense 'à rien', s'approche ou peut s'approcher d'une pente que les animaux (en vérité certains d'entre eux plus que d'autres) ont l'air de suivre, on ne le mesurera pas en forçant par des exercices les limites de 'l'intelligence animale'. Ce qui est en jeu ici, ce n'est pas l'imitation, par les animaux, de processus mentaux humains, mais c'est une ressemblance étale dont les regards justement sont l'écho - un peu comme si en deçà des particularités développées par les espèces et les individus existait une sorte de nappe phréatique du sensible, une sorte de réserve lointaine, indivise, incertaine, où chacun puiserait mais dont la plupart des hommes ont appris à se couper totalement, si totalement qu'ils n'imaginent même plus qu'elle puisse exister et ne la reconnaissent pas quand pourtant elle leur adresse des signes.

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Mer 10 Oct 2012 - 11:18

et pour finir : je découvre avec étonnement les oiseaux à berceaux de Guinée et d'Australie, qui confectionnent une sorte de nid avec des branchages, qu'ils agrémentent de plumes, coquillages et autres petites graines afin d'attirer les femelles et de pouvoir convoler...


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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Mer 10 Oct 2012 - 12:04

ça me ferait presque hésiter. je tenterai ptet le dépaysement après tout (sorti en poche d'ailleurs je crois bien)...

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 29 Avr 2013 - 21:13

J'ai feuilleté ! mais j'ai reposé. Je ne le sens pas vraiment. Lu quelques lignes consacrées à la Loue, ça aurait pu être presque n'importe où les mots associés donnaient l'impression d'avoir pu être les mêmes... Ptet un jour par curiosité forcée ?

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 29 Avr 2013 - 21:21

animal a écrit:
J'ai feuilleté ! mais j'ai reposé. Je ne le sens pas vraiment. Lu quelques lignes consacrées à la Loue, ça aurait pu être presque n'importe où les mots associés donnaient l'impression d'avoir pu être les mêmes... Ptet un jour par curiosité forcée ?

je crois que bix l'a acheté et ce sera sans doute mon prochain Bailly. J'aime beaucoup son approche simple (trop ?) au regard de questions essentielles et sa manière de partir d'exemples sensibles pour fonder une pensée faite d'empreinte, de réminiscences et d'empathie. Mais c'est peut-être justement cette simplicité (démagogique) qui te retient, animal ?

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Bailly [Philosophie]   Lun 29 Avr 2013 - 21:31

je ne sais pas si c'est de la simplicité... ça me fait le même ordre d'impression que le bonhomme que j'avais écouté présenter son livre sur Helene Schjerfbeck, que les sujets sont des prétextes et que ça risque d'aboutir à quelque chose d'un peu factice (au moins des contresens) sous couvert de sensibilité ou d'approche alternative (plus ou moins) d'une réflexion (faut voir).

Alors que les mêmes choses pourraient être énoncées de but en blanc sans que ça change tant que ça le résultat ?

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