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 Patrick de Witt

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zazy
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MessageSujet: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeSam 24 Nov 2012 - 22:58


Patrick de Witt 6565

Né en 1975 à Sidney, British Columbia, Canada, Patrick deWitt vit avec sa famille à Bainbridge Island, dans l’Etatd de Washington. Ablutions est son premier roman et sera publié par Harcourt, début 2009. Des textes Patrick DeWitt sont apparus dans The Stranger, Mean, et The Minus Times. Un extrait d’Ablutions: Notes for a Novel, est paru dans une anthologie intitulée Userlands (Little House on the Bowery/Akashic Books), ce qui lui a valu d’être salué, dans les colonnes du The Seattle Weekly comme "le croisement hypnotique entre Lorrie Moore and Denis Johnson." Il a également publié un court livre de textes, Help Yourself Help Yourself (Teenage Teardrops Press), que le romancier Dennis Cooper a décrit comme « quelque chose d’authentiquement nouveau, qui m’a procuré une expérience bouveversante et vivifiante telle que je n’en avais pas éprouvée depuis longtemps ». Patrick deWitt vient d’achever son deuxième roman, Winter Woman, et il est actuellement en train de travailler à un recueil de nouvelles.
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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeSam 24 Nov 2012 - 23:02

Patrick de Witt 6a0120a940a45b970b017c31d14258970b-500wi
Les frères Sisters
Patrick de Witt
Traduit par Philippe Aronson
Editions Acte Sud
Septembre 2012
ISBN : 9782330009847




4ème de couverture :
Oregon, 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d'égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du "Commodore", leur employeur, aux jours d'un chercheur d'or du nom de Hermann Kermit Warm. Tandis que Charlie galope sans états d'âme - mais non sans eau-de-vie - vers le crime, Eli ne cesse de s'interroger sur les inconvénients de la fraternité et sur la pertinence de la funeste activité à laquelle lui et Charlie s'adonnent au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d'individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l'Amérique de la Ruée vers l'or.
Dans ce roman jubilatoire où l'humour noir le dispute à une subtile excentricité, Patrick de Witt rend un hommage décalé aux classiques du western tout en invitant le lecteur à en explorer les ténèbres, sous l'inoubliable houlette de deux frères moins liés par le sang et la violence que par l'indéfectible amour qu'en silence ils se portent.

=============

j’ai lu ce western, pas spaghetti pour un rond de chapeau. Mais est-ce vraiment un western ? Assurément puisqu’il y a des tueurs à gages (les frères Sisters), des putains de poids, des chercheurs d’or, des indiens, des chevaux, de l’alcool…. Mais, mais, mais, il tient plus du conte philosophique.
La trame est très conforme au genre, l’auteur ne s’étale pas sur la beauté des paysages ce qui ne gêne en rien les pérégrinations des brothers Sisters. J’oubliais, ce sont eux les tueurs à gages, embauchés par le Commodore pour liquider ceux qui osent se mettre devant son chemin. Hermann Kermit Warm (quel drôle de nom), qui a refusé de lui donner la formule chimique pour faciliter la recherche de l’or dans les rivières, est leur prochain « client ».
Le chemin jusqu’à la rivière lumineuse est long et propice à des rencontres inattendues, quoique, dans un western il en est souvent ainsi. Le dentiste-arracheur-de-dents philosophe « Vous êtes mon troisième patient en trois semaines. Il semblerait que l’hygiène buccale ne fasse pas partie des priorités dans cette partie du monde. » (Oh ! les cow-boys, allez vous laver les dents). La vieille sorcière « Elle avait de longs poils gris qui tremblotaient sur son menton, et sa bouche à la mâchoire pendante c’était que chicots noirâtres », la petite fille méchante des intermèdes, tout un poème !…..
Tels Laurel et Hardy, ils sont inséparables, Charlie le méchant et Eli le bon. Tout comme eux, ils ne font que se disputer, ergoter, mais lorsque l’un est malade, l’autre est là.
C’est Eli qui raconte leur histoire et il remarque beaucoup de choses. OK, il est tueur à gages, mais croyez-moi, il n’aime pas du tout son travail, s’excuse (des fois) aime à penser qu’il est amoureux. Son langage châtié jure à côté de la violence ambiante.
La violence est très présente, les mots sont là, crus, mais la plume ironique et comique genre humour noir de Patrick de Witt fait tout passer, même l’énucléation de Tub. L’ivresse n’est jamais très loin, attention, la vraie, la réelle, pas l’ivresse des sommets. La richesse ? Ils la verront toujours s’approcher et, lorsqu’ils pensent la tenir, hop, une pirouette, un évènement (jamais heureux) et tout est à refaire.
Les grandes randonnées équestres ou pédestres sont sources de réflexions, voire de philosophie de comptoir cheval. Nos Sisters, surtout Eli, réfléchissent, discutent, fourailles sur leur fraternité, sur l’intérêt du crime…. Les souvenirs viennent au débotté ; lorsque Charly a tué son père devenu fou, battant sa mère « Père a cassé la fenêtre d’un coup de poing puis il l’a frappés sur le bras avec le manche de la hache. Je crois qu’il est devenu four. Il avait déjà frôlé la folie auparavant, mais quand je suis revenu à la maison pour aider Mère, j’ai eu le sentiment qu’il était complètement dément. Il ne m’a pas reconnu lorsque je suis entré avec mon fusil ». Ils acceptent leur sort avec fatalisme

Un western ? Une grande histoire d’amour fraternel, un conte phlosophique. La fin est étonnante genre retour dans le giron maternel, comme une seconde naissance ou un changement de cap.

Un excellent livre que je vous recommande par ces journées tristounettes de fin d’automne. Le visuel est très présent, je le verrai bien devenir un film, les personnages secondaires y seraient parfaits.

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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeLun 10 Déc 2012 - 7:35

zazy, ça fait bien longtemps que j'hésite à me l'offrir ce livre, je l'ai mis dans ma liste au père Noël, car ton commentaire finit de me convaincre. On a vraiment l'impression d'un roman hors normes, qui ne respecte pas les conventions habituelles pas plus que ses protagonistes. Ca me plait.

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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeDim 23 Fév 2014 - 13:20

Patrick de Witt Freres10
Les frères Sisters.

Deux types, deux frères, des tueurs à gage pour un obscur Commodore.
L'un est un tueur brutal, sans compromis, sans question, dans l'action.
L'autre, le narrateur, est plus sensible, dès le début, il est mélancolique, pas sûr de lui, veut changer de vie, cherche l'amour, un sens à sa vie.

Ils sont en route vers Sacramento, une longue route, pendant laquelle ils devront tuer quelques personnes, trouveront un petit tas de dollars, boiront de l'eau de vie, s'amouracheront (Eli, le tendre) d'une femme, se disputeront.

Un roman où on sent bien l'atmosphère "western", les chevauchées lentes d'un point à un autre, les petites villes aux bars miteux, et au bordel crasseux, la poussière, le soleil, le brut, le sec, la méfiance perpétuelle, le danger, l'archaïsme et les découvertes, la naissance d'un pays.

Les personnages sont plutôt bien dessinés, comme tout est vu par les yeux d'Eli, ça reste souvent superficiel, mais marquant. Et on suit avec un plaisir simple ces deux frères.

Quelques pointes d'humour donnent le sourire.
Des passages attendrissants.

Mais.
Ça n'ira pas plus loin. Un livre qui s'oubliera très vite, je pense.
Et des incohérences, des changements "psychologiques" auxquels j'ai eu du mal à croire. Tous les personnages du roman sont trop succinctement abordés pour avoir une véritable épaisseur, et lorsqu'on réfléchit deux secondes, ils deviennent carrément pas cohérents (le frère bourru qui devient tranquille et patient. Le scientifique qui ne s'inquiète pas des effets secondaires de ses découvertes...).

Bref.
Ça se lit.
Ça ne fait pas bien de mal.
Mais ça ne donne pas spécialement envie d'aller plus loin dans la découverte de cet auteur.

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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeJeu 27 Fév 2014 - 10:24

Ablutions
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Drôle de roman ou plutôt de roman en devenir qu’ Ablutions. Il se présente comme une série de notes ou de courts chapitres qui auraient été faites par un barman de Los Angeles en vue d’en tirer un ou plusieurs romans. Chaque chapitre est un portrait d’un des habitué du bar ou une anecdote le concernant. Il faut avoir le cœur et le moral bien accrochés pour supporter ce livre jusqu’au bout, car De Witt ne nous épargne rien de leur descente aux enfers, de l’alcoolisme qui ronge les esprits et les corps jusqu’à leur décrépitude absolue. Il décrit le petit camé occasionnel, le dealer, la prostituée, la nymphomane, ceux que leur femme terrorisent ou vice versa, les mineurs paumés, les chômeurs et les presque clodos. Le barman lui-même fait partie de ces épaves puisqu’il s’imbibe et avale toutes sortes de drogues, nuit après nuit, il en décrit bien les effets physiques de la dépendance et les effets sociaux, puisqu’il devient presque une épave lui-même avant d’essayer de réagir.

Difficile de dire si j’ai aimé ce livre étrange, mais j’ai été accrochée jusqu’à la fin même si parfois il donne la nausée tant il est sordide. C’est sans doute ses accents de vérité qui m’ont retenue car il a des relents autobiographiques incontestables.

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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeJeu 27 Fév 2014 - 11:00

Moi qui pensais que je ne lirais pas forcément un autre livre de cet auteur, ça me donne un petit peu envie ce que tu dis de Ablutions...

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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeJeu 27 Fév 2014 - 11:16

Domreader, est ce que les petits bouts renvoient les uns aux autres ou sont simplement côte à côte? Et est ce qu'il y a quand même une dynamique dans le livre?
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MessageSujet: Re: Patrick de Witt   Patrick de Witt Icon_minitimeJeu 27 Fév 2014 - 18:48

topocl a écrit:
Domreader, est ce que les petits bouts renvoient les uns aux autres ou sont simplement côte à côte? Et est ce qu'il y a quand même une dynamique dans le livre?

Je vais te faire une réponse de normand (sans vouloir offenser aucun normand !) oui et non. Il y a quand même un fil conducteur puisque l'auteur des notes raconte sa propre déchéance en intercalant son histoire entre les divers portraits. Et puis on retrouve certains des personnages qui évoluent ou sont le sujets d'autres anecdotes au fil du livre, qui est court, je le précise.

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