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 Jacques Chessex [Suisse]

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Senhal
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Senhal

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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptyVen 23 Nov 2007 - 21:02

A propos du Vampire de Ropraz, écrit rapidement à l'époque pour un site consacré au mythe du vampire (je ne suis pas fière de tout ce qui y figure, m'enfin :-)):

La première oeuvre vampirique remarquable de cette année est sans doute le dernier roman en date de cet ancien prix Goncourt : Jacques Chessex.

Remarquable par la presse, la radio, la télé, pour commencer. Oui, forcément, un Goncourt, un roman racontant d’horrribles faits dans une pornographie de détails gore, des descriptions inflexibles, légistes, des sévices subis par des corps de presque fillettes que la mort faucha trop tôt-pas au goût de tout le monde. On se demande jusqu’à quel point Chessex n’aurait pas quelques fantasmes inavouables. Les medias se le demandent. Mais les media sont des cons.

Heureusement, ce petit roman (à peine plus d’une centaine de pages), mérite d’être remarqué par d’autres que ces rigolos. Nous, inconditionnels du mythe du vampire, par exemple.

C’est donc avec un sentiment partagé que je tendis la somme due à mon libraire pour acquérir ce livre dont, d’une part, on m’avait trop rabattue les oreilles pour que je n’ai pas envie de le bouder un peu, mais à propos duquel j’éprouvais une curiosité quant au traitement du mythe du vampire : parlait-on réellement dans ce roman de vampirisme, ou cela était-il une façon de dire "monstre" pour un être que la bonne morale juge inhumain ? Car ce livre s’annonce d’emblée comme n’appartenant pas au genre fantastique...

En 1903 à Ropraz, dans le Haut Jorat vaudois, la fille du juge de paix, la virginale Rosa, meurt à vingt ans d’une méningite. Dans l’hiver qui souffle, un promeneur trouve le couvercle du cercueil soulevé, le cadavre violé, la main gauche coupée net, le sexe mastiqué, le coeur disparu. Profanation. Horreur. Stupéfaction villageoise, crainte du diable, soupçons de vampirisme, ail et crucifix accrochés aux maisons pourtant protestantes... En avril de la même année, deux autres profanations atroces sont exécutées de manière semblable : à Carrouge, des gamins jouent à la balle avec la tête scalpée de Nadine ; à Ferlens, c’est la blanche Justine qu’on profane. Monte la rumeur, comme une houle : il faut un coupable pour des crimes qui rappellent à chacun la ’crasse primitive’, les vices cachés ; les étreintes contre nature. Favez, un garçon de ferme un peu idiot aux yeux rougis, à l’épaule saillante, aux longues canines, qu’on a surpris à l’étable abusant des génisses, sera le coupable idéal. Il sera jugé et condamné, puis on perd sa trace après 1915. Lire l’Incipit sur le site de l’éditeur.
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Loin de vous proposer une analyse de ce roman sous quelque angle que ce soit, je vous soumets simplement quelques points, quelques pistes :

Le "vampire" est de fait un nécrophile, comme vous pouvez vous en rendre compte dans le résumé. Bon, me dis-je à la premier page, je ne trouverai pas l’ombre d’un vampire. Je me trompais, car c’est de l’ombre surtout, que l’on trouve, des correspondances avec le mythe, du subtil plutôt que du patant.

Par de multiples aspects, le livre renoue, plus précisément avec l’époque Dracula : la parole est retirée au "vampire" [1], ce sont les autres qui parlent de lui, ce sont les autres qui cherchent et se cherchent en lui. Qui cherchent, parce qu’ils ne comprennent pas comment une "telle horreur" [2] est possible. Les psy passent d’ailleurs à côté, le faisant élargir une première fois : ils ne le croient pas coupable, ils ne comprennent pas à quel moment le vampire est né, où se situe la genèse. Comme pour Dracula, le mystère est jeté sur sa naissance en tant que monstre, que vampire. Pourtant, ils connaissent son histoire, les violences sexuelles subies dans son enfance, la misère, le manque d’éducation. C’est pourquoi en lui les habitants du village, au fond, se cherchent, cristallisent en lui leur culpabilité, la conscience qu’ils ont, de vivre dans un hameau consanguin, incestueux, malsain, primaire, obscur, violent, frustré. En lui ils veulent punir cela. On retrouve aussi un peu la population porteuse de superstitions de Dracula. D’autant plus qu’en réalité, jamais il n’est prouvé qu’il est coupable du viol des tombes. Mais ses yeux sont rouges, ses dents aiguës et c’est également ce qui participe à sa condamnation.

On note aussi une mystérieurse "dame blanche" qui vient rendre visite au monstre (au montré, au phénomène), plus vampire que le vampire, venue assouvir sur lui de pervers fantasmes.

Présence d’un asile psychiatrique où les médecins sont assez expérimentateurs, allusion à Dracula encore ?

Et la fin du livre, que je ne saurai interpréter, sinon qu’elle montre à quel point le "vampire de Ropraz" fut soumis au destin général plutôt qu’au sien propre. Il est un témoignage des autres plutôt que de lui-même. En cela peut-être la fin a-t-elle un sens. Et aventureusement, je me dis qu’ici encore il rejoint Dracula, ce titre qui peut être lu comme une épitaphe. Mais là, je ne peux en dire plus sans vous parler du dénouement.

Finalement, à la question de savoir si ce livre parle d’un vampire, je dois dire non, pas à mon sens. Mais est-ce que ce roman utilise et enrichit le mythe vampirique : mais oui ! Et comment ! C’est, j’espère qu’on s’en rendra compte, un futur incontournable de la littérature vampirique, une nouvelle façon d’énoncer le mythe, de le rendre pertinent pour évoquer notre monde rongé par la lumière crue de la science, assoiffé de sensationnel, éclairé par les media qui rendent les actes de violence une anecdote de comtoir nationale, et se sentant coupable. L’engouement médiatique à la curiosité au goût douteux pour ce livre prouve peut-être la justesse de cette mise à jour du mythe.

[1] Quelques décennies après l’avènement du vampire parlant, ça fait du bien de ne plus l’entendre tergiverser à la Louis de la Pointe du Lac, non ?

[2] Mais qu’est-ce qui est horrible finalement ? Les cadavres ne souffrent pas, aux dernières nouvelles... ce qui est horrible est le manque de respect et donc de peur, devant la mort. L’affront de la mort est une caractéristique du vampire, mais aussi sa mise au jour, son spectacle, le vampire fait voir ce qui doit être caché : le cadavre. Le vampire fantastique en étant lui-même un cadavre, le héros de ce livre en les sortant de leur tombe.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptyVen 14 Déc 2007 - 20:24

J'ai enfin lu Le Vampire de Ropraz et je ne suis pas déçue.
Pas grand chose à ajouter à l'excellente critique de Senhal si ce n'est que le thème du roman m'a furieusement fait penser à celui du film M, Le Maudit de Fritz Lang.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 12:42

Ce qui a de bien avec les vacances, c'est que nous avons enfin un peu de temps devant nous pour proposer des impressions un peu plus fouillées que d'habitude Very Happy

Je reviens donc sur ma lecture de Jacques Chesses, Le vampire de Ropraz.

Nous sommes à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois. Et d'emblée nous voilà plongés dans une ambiance sombre et crûe de ce petit village suisse, pays rude et protestant en l'an 1903.

Citation :
"Habitations souvent disséminées dans des déserts cernés d'arbres sombres, villages étroits aux maisons basses. Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l'hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on n'est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat."
Ropraz, c'est aussi la solitude, la pauvreté, la peur, les croyances, fantasmes, la crainte de l'étranger, les prières et les potions pour se protéger du mal.
Citation :
"La misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s'ajoute aux rôderies de la peur et de l'imagination du mal. Solitaire, on surveille la nuit, ébats d'amour de quelques nantis et de leur râlante complice, frôlements du diable, culpabilité vrillée dans quatre siècles de calvinisme imposé. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l'au-delà, d'en haut, de dessous, d'en bas : la menace venue d'ailleurs".
Rosa, la fille du juge de paix, grande fleur fraîche de 20 ans à la peau claire, aux grands yeux et aux longs cheveux châtains, dévouée aux malades et active paroissienne, sera retrouvée morte d'une méningite dans la ferme de son père.
La mort de Rosa émeut tout le pays, nombreux et de loin viendront les hommes, femmes et enfants rendre un dernier hommage à son enterrement.

C'est donc avec effroi et stupéfaction que la village se réveille deux jours plus tard en constatant que la tombe de Rosa a été profanée : le cadavre de la jeune morte a été retrouvé violé, des mutilations diverses marquent ce corps froid, certaines parties ont même été découpées, mangées, mâchées pour ensuite parfois être recrachées.

La chasse aux vampires est déclarée, les peurs ancestrales remontent à la surface, le coupable doit payer ses crimes. D'autant plus que d'autres actes similaires suivront. Il faudra bien un bouc émissaire pour venir à bout de cette hystérie collective et apaiser ce peuple, déjà si peu gâté par la vie rude dans le Haut-Jorat vaudois.


Jacques Chessex s'inspire d'un fait divers qui a frappé la région où il vit en ce début du XXe siècle. J'ai aimé son écriture aride sans concessions aucunes, l'atmosphère rendue de ce petite village suisse, la stigmatisation des uns nécessaire pour conforter la vie des autres.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 14:31

Voilà encore un livre bien tentant, décidement à chaque passage sur le forum je note un titre, mon carnet de livres à lire est en train d'exploser, mais comment se refuser une lecture qui se réfere à M. le Maudit.... confused

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La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder. (Oscar Wilde)
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 15:59

Nous en sommes tous là arabelle Very Happy
Pour te consoler un peu, ce roman se lit très vite car très court (un peu plus de 100 pages).
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Alfred Teckel
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:30

Voix discordante. Le nommé Alfred Teckel. A lu une fois un livre dudit Chessex. A détesté. Fin de transmission. L'intéressé ne se souvient même plus du titre, c'est dire si ça l'a marqué...
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:34

Message bien reçu. Fin de transmission itou Wink

Heureusement que nous n'avons pas tous les mêmes goûts Alfred, c'est ce qui fait la richesse d'un forum Cool

Allez, un ptit effort quand même... c'était quel titre ?

Quoi que, je connais très mal l'auteur, Le vampire de Ropraz est son seul roman que j'ai lu jusqu'à présent. Mais pas le dernier, c'est certain.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:37

Honnêtement je ne sais plus... Je crois que c'était 'L'ogre", mais je n'en suis pas sûr. Autant que la brume de mon esprit veuille bien me le faire voir, je crois qu'il s'agissait d'une histoire de nymphette, de sous-Lolita.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:42

De sous-lolita ? Déjà que je n'aimais pas trop Lolita de Nabokov... disons que ce thème m'inspire nettement moins que celui des vampires, c'est ce qui m'a amenée à Chessex.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:46

sentinelle a écrit:
De sous-lolita ? Déjà que je n'aimais pas trop Lolita de Nabokov... disons que ce thème m'inspire nettement moins que celui des vampires, c'est ce qui m'a amenée à Chessex.
Very Happy C'est vraiment bien de se retrouver avec beaucoup de goûts différents - bien que je m'avais déjà noté le nom de cet auteur - quand Alfred Teckel a mentionné les lolitas je me suis tout de suite mis à la recherche de ce titre (que je n'ai pas encore trouvé colere ) - les lolitas m'inspirent plus que les vampires Very Happy

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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:49

En y réfléchissant bien, on pourrait même trouver des points communs entre les deux thèmes : les lolitas vampirisent bien ces vieux messieurs après tout innocent
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:50

kenavo a écrit:
sentinelle a écrit:
De sous-lolita ? Déjà que je n'aimais pas trop Lolita de Nabokov... disons que ce thème m'inspire nettement moins que celui des vampires, c'est ce qui m'a amenée à Chessex.
Very Happy C'est vraiment bien de se retrouver avec beaucoup de goûts différents - bien que je m'avais déjà noté le nom de cet auteur - quand Alfred Teckel a mentionné les lolitas je me suis tout de suite mis à la recherche de ce titre (que je n'ai pas encore trouvé colere ) - les lolitas m'inspirent plus que les vampires Very Happy
Ne compte pas trop sur Alfred pour te mettre sur la piste Razz
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 16:53

Après recherches, le titre du machin est "l'ardent royaume".
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 17:01

Ah ben tu vois, en cherchant bien, tu as trouvé enthousiaste
Jamais entendu parlé de ce livre jypeurien
Kenavo, je compte sur toi pour nous en faire un compte-rendu digne de ce nom Cool
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex [Suisse]   Jacques Chessex [Suisse] - Page 2 EmptySam 29 Déc 2007 - 17:07

sentinelle a écrit:
En y réfléchissant bien, on pourrait même trouver des points communs entre les deux thèmes : les lolitas vampirisent bien ces vieux messieurs après tout innocent
rire

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