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 Philippe Claudel

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monilet
Sage de la littérature


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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Mar 25 Sep 2007 - 21:33

Je préfère ne pas lire le commentaire. J'ai demandé à ma bibliothèque de me le réserver. Fan de Claudel.
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 30 Sep 2007 - 16:18

J'ai lu ( pour le français l'année dernière ) Les petites mécaniques, c'est un livre qui m'a vachement surprise au début, c'est des histoires très variés, et un style d'écriture un peu spécial à mon gout. J'ai pas vraiment accroché mais pour sa culture personnelle, je pense qu'il faut le lire, car c'est un écrivain qui a tout de même beaucoup de talent.
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Mer 3 Oct 2007 - 17:29

Le rapport de Brodeck m'a tellement fait de l'oeil que j'ai fini par y succomber... en attendant de le savourer (c'est que les parfumés sont très culinaires pour le moment Wink), je vous livre un entretien avec l'auteur paru dans le journal La libre Belgique.

Citation :
Après "Les Ames grises", qui obtint le Renaudot en 2003 et avait pour toile de fond la Première Guerre, c'est la Seconde qui semble avoir inspiré ce roman saisissant...

Brodeck, "revenu d'où on ne revient pas", s'intéresse à ce qui dérange. Une nuit, j'ai rêvé d'une... phrase qui est, mot pour mot, celle par laquelle commence le livre : "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien." Elle fut le déclencheur d'un roman qui se préparait sans doute en moi depuis plus de vingt ans. Je voulais parler du principe du génocide. Qu'une part de l'humanité veuille en exterminer une autre est un comportement qui n'en finit pas de m'interpeller : qu'il s'agisse de la Shoah, du Cambodge, du Rwanda, c'est l'horreur sans nom. Je voulais évoquer le principe de collectif, d'altérité, aborder le grand problème de la mémoire et de l'oubli. Brodeck est dans un trop-plein de mémoire. C'est un livre qui évite le pardon.

Le succès des "Ames grises" a-t-il sensiblement changé votre vie ?

Le succès a quelque chose d'irréel : on a l'impression que c'est un malentendu heureux, et qu'il va vite s'arrêter. Mais pour moi, ce qui compte, c'est faire. C'est écrire. Pour "Les Ames grises", pendant un an, j'ai été en tournée dans toute la France. Le livre ayant été traduit dans une trentaine de langues, pendant deux ans on m'a invité en Australie, aux Etats-Unis, en Suède, au Japon, en Corée, etc. J'ai tenu à ce que ma femme et notre enfant m'accompagnent. C'est ainsi qu'à neuf ans et demi à peine, ma fille a déjà fait le tour du monde.

Vous êtes cinéaste, aussi...

Je viens de réaliser mon premier long métrage, dont j'ai écrit le scénario et les dialogues : "Il y a longtemps que je t'aime" montre deux soeurs que la vie a séparées. Les actrices en sont Kristin Scott Thomas et Elsa Sylberstein. Le film sortira début 2008.
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Mer 3 Oct 2007 - 17:32

Merci sentinelle sunny
La lecture de "Le rapport de Brodeck" est extraordinaire: quand on y plonge le nez, on n'a pas envie de lâcher le roman!
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Ven 5 Oct 2007 - 19:21

Je crois que je ne vais pas tarder à le commencer, mais d'abord je termine Zoli de McCann Wink

Trouvé sur internet : une interview de l'auteur sur le site "Lire est un plaisir".
Bonne écoute !
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Sophie
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 8:06

J'ai des amis qui arrivent dimanche soir avec normalement un exemplaire dédicacé (oui Mesdames et Messieurs!) du Rapport de Brodeck. singe
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 10:34

Sophie a écrit:
J'ai des amis qui arrivent dimanche soir avec normalement un exemplaire dédicacé (oui Mesdames et Messieurs!) du Rapport de Brodeck. singe
La chance!
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 11:22

Quand je pense qu'il passait mardi soir à Brest et que nous l'avons raté... Sad
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 18:10

Tout cela parce chatperlipopette avait une réunion parents/enseignants sourire Il y a des jours où vivre avec une instit ce n'est pas vraiment le top laugh
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Sophie
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 19:56

OUPS, j'ai créé un conflit chez les Chatp'liomane? laugh
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Steven
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Sam 6 Oct 2007 - 20:53

Je viens de lire tous les messages sur cet auteur... C'est drôle car la couverture de ce roman avait accroché mon regard l'autre mercredi dans une librairie. Vous donnez tous énormément envie de le lire.
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 7 Oct 2007 - 17:13

mon ressenti de lecture du "Rapport de Brodeck"



« Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. »

Le roman de Philippe Claudel commence par ces trois phrases lapidaires qui mettent immédiatement le lecteur dans l'ambiance du récit.
Nous sommes dans un petit village perdu, au milieu de vallons, dans un pays, une région indéterminée....dans un lieu universel. Les hommes n'y sont ni pires ni meilleurs qu'ailleurs en cette période d'après-guerre. Un étranger arrive, un jour, en compagnie de son cheval et de son âne, et s'installe dans l'unique auberge du village, pour une durée indéterminée. Ce voyageur solitaire est étrange, original: des vêtements d'un autre temps, des manières affables parfois efféminées, une grâce certaine, un goût prononcé pour le thé, le dessin et les promenades dans la campagne. Il sourit beaucoup et parle peu ce qui agace peu à peu les hommes du village. Un soir, suite à l'exposition de dessins et aquarelles de l'étranger, l'irréparable est commis. Les notables chargent Brodeck, sans lui donner vraiment le choix, de raconter ce qui s'est passé.
Brodeck s'attelle consciencieusement à la tâche et très vite, le rapport donne naissance à un récit parallèle: celui de la vie de Brodeck, depuis son arrivée dans ce village isolé jusqu'à cette nuit funeste. Il est venu, avec Fédorine, d'une région ravagée par la guerre (sans doute des pogroms) qui lui a pris ses parents. Fédorine l'a reccueilli puis s'est installée avec lui dans ce village. Brodeck est noir de cheveu et de teint, Fédorine parle « l'ancienne langue », il grandit sans souci, il aime l'école et y a d'excellents résultats qui lui valent l'estime de l'instituteur et l'envoient suivre des études à « la Capitale ». Il y rencontre des étudiants pauvres comme lui et Emelia, celle qui deviendra sa femme. Il y a des émeutes sanglantes qui mettent à sac un quartier commerçant où les échoppes sont tenues par ceux qui parlent, comme Fédorine « l'ancienne langue ». Les temps sombres et cruels s'annoncent dans le sang et la cruauté: Brodeck emmène Emelia au village, naturel refuge. Les bruits de la guerre arrivent estompés au village si bien qu'elle semble bien éloignée, presque étrangère jusqu'au jour où arrive une colonne de soldats, des « Fratergekeime », qui investit le village, sans heurts jusqu'à ce que, lors de la réquisition des armes à feu, un villageois se rebiffe, se fasse arrêter, juger puis exécuter sur la place publique. Vient le moment où le capitaine demande s'il n'y aurait pas des « Fremdër » dans le village auquel cas l'épuration doit être faite rapidement. Le conseil des notables se réunit et désigne Brodeck et un autre étranger. Commence pour Brodeck la longue descente en enfer de la vie de camp, ce camp où les prisonniers deviennent des fantômes, des jouets, des numéros, des âmes errantes. Brodeck, pour survivre, devient « le chien Brodeck » qui sera méprisé par l'ensemble des prisonniers. Un jour, Brodeck revient au village, survivant d'une horreur indicible, miroir dérangeant d'un acte vil et honteux pour les notables et les villageois. La vie reprend son cours, tranquille jusqu'à l'arrivée du voyageur solitaire, « l'Anderer ».

Ce roman est d'une force inouïe: Claudel réussit à ne jamais mentionner le mot « Allemands », à ne jamais situer les lieux et les époques. Il raconte les grandeurs et les lâchetés de la seconde guerre mondiale, les annexions des territoires si proches, culturellement et géographiquement, de l'Allemagne: le village est-il sudète, autrichien ou alsacien?
Il en fait une histoire universelle, celle des hommes qui est parfois sordide, celle du bouc émissaire, celle des Rex flammae, papillons acceptant d'autres papillons et qui les abandonnent en pâture aux prédateurs pour se protéger...parabole de ce qui s'est passé sous le nazisme.
Qui est « l'Anderer »? Un fantôme? Un ange vengeur? Le masque de la culpabilité tellement insoutenable à regarder qu'il faut aller jusqu'au meurtre pour tenter d'oublier l'infamie? Le diable venant prendre son dû: les âmes qui se sont damnées en envoyant Brodeck dans un camp?
Le tour de force de Claudel est de ne pas accuser ni vilipender: Brodeck n'accuse pas, ne juge que rarement...il ne s'étonne plus de rien car il a vu les profondeurs noires que l'âme humaine recèle. Il vit, au prix de l'humiliation « Chien Brodeck », mais il vit, il est là, témoin de l'indicible horreur. La scène de la remise du Rapport est d'une cruelle beauté: la purification par le feu peut-elle être la voie vers l'oubli et le recommencement à zéro? Les idées que l'on écrit dans sa tête ne sont-elles pas plus vivaces que celles que l'on couche sur le papier? Le souvenir peut-il survivre sans être écrit, au risque de devenir légende, conte à faire peur?

Les dernières phrases du roman sont douloureuses et belles: « Je m'appelle Brodeck, et je n'y suis pour rien. Brodeck, c'est mon nom. Brodeck. De grâce, souvenez-vous. Brodeck. »
Un livre qui remue, qui secoue, qui pend aux tripes, au coeur, un livre qui poursuit longtemps le lecteur, un livre qui pose d'insoutenables questions et amène à regarder sans concession une facette sordide de l'être humain.

Un extrait:

« Les hommes sont bizarres. Ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu'ils ont fait. Il faut qu'ils s'en débarassent. Alors, ils viennent me voir car ils savent que je suis le seul à pouvoir les soulager, et ils me disent tout. Je suis l'égoût, Brodeck. Je ne suis pas le prêtre, je suis 'homme-égoût. Celui dans le cerveau duquel on peut déverser toutes les sanies, toutes les ordures, pour se soulager, pour s'alléger. Et ensuite, ils repartent comme si de rien n'était. Tout neufs. Bien propres. Prêts à recommencer. Sachant que l'égoût s'est refermé sur ce qu'ils lui ont confié. Qu'il n'en parlera jamais, à personne. Ils peuvent dormir tranquilles, et moi pendant ce temps, Brodeck, moi je déborde, je déborde sous le trop-plein, je n'en peux plus, mais je tiens, j'essaie de tenir. Je mourrai avec tous ces dépôts d'horreur en moi. » (p 173)

« Je n'ai pas toujours bu, Brodeck, tu le sais bien. Avant la guerre, l'eau était mon quotidien, et je savais Dieu tout à côté de moi. La guerre...Peut-être les peuples ont-ils besoin de ces cauchemars. Ils saccagent ce qu'ils ont mis des siècles à construire. On détruit ce qu'hier on louait. On autorise ce que l'on interdisait. On favorise ce que jadis on condamnait. La guerre, c'est une grande main qui balaie le monde. C'est le lieu où triomphe le médiocre, le criminel reçoit l'auréole du saint, on se prosterne devant lui, on l'acclame, on l'adule. Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d'une si lugubre monotonie pour qu'ils désirent ainsi le massacre et la ruine? Je les ai vus bondir au bord du gouffre, cheminer sur son arête et regarder avec fascination l'horreur du vide dans lequel s'agitaient les plus viles passions. Détruire! Souiller! Violer! Egorger! Si tu les avais vus... » (p 174)
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 7 Oct 2007 - 17:17

Je viens d'écouter la première partie de l'interview de Claudel offerte en lien par sentinelle....c'est super intéressant, merci encore cheers
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Dim 7 Oct 2007 - 18:07

De rien Chap' Wink

Il est vrai qu'il est tout aussi agréable de lire Philippe Claudel que de l'écouter sunny
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Jeu 11 Oct 2007 - 11:22

"La petite fille de Monsieur Linh"



« C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.

Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. »




C'est ainsi que commence l'exil de Monsieur Linh. Dans sa valise, en plus de quelques vieux vêtements, se trouve un sac de toile renfermant une poignée de terre de son pays ainsi qu'une ancienne photo ternie le représentant dans sa jeunesse, posant en compagnie de sa femme aujourd'hui défunte.

Mais le trésor le plus précieux que détient Monsieur Linh, c'est le bébé qu'il porte dans ses bras, sa petite-fille. Il l'a trouvée un soir, miraculeusement indemne, au bord du cratère où gisaient les cadavres de son fils et de sa belle-fille.

N'ayant plus que cet enfant pour toute famille, Monsieur Linh a décidé de quitter son pays en guerre afin d'assurer à sa petite-fille un avenir où lui seraient épargnées les menaces perpétuelles dues au conflit armé qui fait rage depuis tant d'années.

Il a donc marché jusqu'à la mer, avec sa valise et son bébé dans ses bras. Comme tant d'autres, il a pris un bateau pour ailleurs, vers un pays inconnu qui pourra les accueillir, lui et sa petite-fille.



Il arrivera quelque part, après un long voyage, dans une grande ville occidentale où il sera pris en charge par les services de l'immigration qui le placeront dans un foyer.

Perdu dans un pays dont il ne connaît ni la langue ni les usages, Monsieur Linh va s'occuper avec une tendresse et une dévotion infinies du nourrisson dont il a la charge.



Contraint de sortir de son isolement afin d'aérer le bébé, Monsieur Linh va franchir les portes du foyer et faire quelques pas à l'extérieur pour tenter d'apprivoiser les méandres de cette ville inconnue qui l'a accueillie en son sein.

Il va peu à peu s'enhardir, allonger ses promenades et faire la rencontre d'un autre solitaire, Monsieur Bark, avec qui il va tisser progressivement des liens d'amitié. Les deux hommes ne parlent pas la même langue mais c'est avec le langage du coeur qu'ils sauront se faire comprendre l'un de l'autre.



C'est ainsi que va commencer une histoire d'amitié exceptionnelle entre deux personnages qui à priori n'ont rien en commun. Mais toutes les belles histoires ont un revers et Monsieur Linh va devoir affronter l'indifférence et l'incompréhension de ses contemporains. Serrant sa petite-fille dans ses bras, il va devoir lutter pour obtenir le droit au bonheur, à la paix et à la liberté.



Pétri d'une humanité poignante,« La petite fille de Monsieur Linh » est un conte magnifique et bouleversant. Philippe Claudel, avec ce roman, révèle une fois encore son immense talent à nous dévoiler des pans de l'humanité dans ce qu'elle a de plus profond et de plus émouvant. Il nous offre ici un conte universel sur l'exil, la solitude et les traumatismes que la guerre peut occasionner sur des âmes innocentes. En contrepoint, il nous livre un grand message d'espoir sur la complicité qui peut naître, par un simple regard ou par un geste désintéressé, entre des individus que séparent leurs cultures et leurs langues respectives.



Ouvrir un livre de Philippe Claudel, le lire, puis l'achever et le méditer, c'est faire un pas supplémentaire dans notre connaissance de l'âme humaine, c'est accepter, c'est refuser, c'est sourire et c'est pleurer. C'est devenir plus humain.


Dernière édition par le Jeu 11 Oct 2007 - 11:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Philippe Claudel   Aujourd'hui à 0:56

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