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 Andrus Kivirähk [Estonie]

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zazy
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MessageSujet: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 19:17



Andrus Kivirähk, né le 17 août 1970 à Tallinn en Estonie est un auteur de nouvelles et de livres pour enfants, chroniqueur, dramaturge et scénariste estonien.
Écrivain très prolifique et novateur,est considéré comme l'un des plus fascinants jeunes écrivains estoniens.
Auteur à l'imagination débordante, il cultive avec brio différentes formes d'antiréalisme, depuis le travestissement burlesque et démythificateur de l'histoire nationale (les Mémoires d'Ivan Orav, 1995), jusqu'au roman de sorcellerie comique inspiré par les croyances populaires (Novembre, 2000), en passant par l'humour noir (Kalevipoeg, 1997) et un réalisme magique alliant ironie et sentimentalité (le Papillon, 1999). Il est également auteur de théâtre (la Journée des perroquets, 1998) et de livres pour la jeunesse (Sirli, Siim et les secrets, 1999).
Depuis 1996, Andrus Kivirähk est membre de l’Union des écrivains estoniens.
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zazy
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MessageSujet: Andrus Kivirähk   Dim 6 Jan 2013 - 19:19

L'homme qui savait la langue des serpents
L’homme qui savait la langue des serpents
Andrus Kivirähk
Traduit de l'estonien par Jean-Pierre Minaudier
Editions Attila
430 pages
Janvier 2013


Un livre puissant !


"L'Estonie, l'une des dernières régions païennes d'Europe, a été conquise au début du XIIIe siècle, dans le cadre d'une croisade, par des chevaliers-prêtres allemands, ancêtres des chevaliers teutoniques, arrivés par la mer. Durant tout le moyen-âge, l'élite est demeurée germanophone et très largement ecclésiastique (chevaliers-prêtre célibataires, moines et nonnes).
Dans les mythes nationalistes du XIXe et du XXe siècle, les Estoniens de la préhistoire, c'est-à-dire d'avant l'invasion allemande, vivaient unis, libres et heureux, en accord avec la nature à laquelle ils rendaient un culte. Ils étaient censés être "un peuple de la forêt" par opposition aux occidentaux, peuples d'agriculteurs, et aux cavaliers nomades des steppes orientales." (Note du traducteur)

Après ce préambule du traducteur, attachez vos ceintures, éteignez vos portables et direction le monde de la forêt !!!! Mais comment résumer un tel ouvrage ? Andrus Kivirähk nous a concocté, aux petits élans, une fresque époustouflante, ébouriffante.

Au moyen-âge, en Estonie, les Chevaliers allemands ont christianisé le pays. Depuis, les estoniens, enfin de plus en plus, vivent dans des villages, les chevaliers dans des forts, les moines dans des couvents fortifiés (et les cochons seront bien gardés). Les villageois admirent et vénèrent ceux qui leur ont « apporté » le modernisme et la foi chrétienne. Visualisez un village normal, les hommes chassent, les femmes tissent (ça vous dit quelque chose). Ils ont tous oublié la langue des serpents ! Maintenant imaginez l’incrédulité de Leemet, homme de la forêt, qui n’a qu’à siffler pour que les animaux lui obéissent et courbent l’échine pour se laisser tuer. « Ce qui est humiliant c’est d’avoir tout oublié, comme ces jeunes chevreuils et sangliers qui éclatent comme des vessies en entendant les ordres, ou ces villageois qui se mettent à dix pour attraper un seul animal. C’est la sottise qui est humiliante pas la sagesse. »

Pour parler la langue des serpents, il faut muscler sa langue. Ce dur apprentissage Leemet l’a fait avec son oncle et il sera le dernier homme à la pratiquer. Leemet, à l’instar de ses amis les serpents connaîtra aussi plusieurs mues très douloureuses pour l’amener à la sagesse…. Les passages de notre vie qui nous construisent et que nous connaissons aussi.

Leemet connait sa forêt sur le bout des orteils et nous le suivons avec passion lors de sa rencontre avec les deux derniers, anthropopithèques, Pirre et Rääk. Ces deux-là élèvent des poux et font même de la sélection jusqu’à obtenir un pou gigantesque. Les femmes de la forêt tombent sous le charme des ours qui leur offrent des airelles et autres babioles. Les humains et les animaux savent parler la langue des serpents et vivent en totale harmonie. Les humains élèvent quelques louves pour les traire et en boire le lait. Une vie qui pour Leemet n’est que plaisir, alors que les villageois doivent travailler pour se nourrir et se vêtir. La bataille, paysans versus cueilleurs-chasseurs sera perdue pour ces derniers la « modernité » remporte la victoire par abandons successifs.

Mais, il y a quand même le village et toutes ces jeunes filles qui batifolent. Leemet va les lorgner de temps à autre, surtout une. Il est tenté et le sait. Fuira-t-il, succombera-t-il ? Vous le saurez en lisant ce très bon livre qui m’a fait veiller jusqu’à 5 heures du matin, sans pour autant voir le temps passer.

Ce conte est plus qu’un conte, il est considéré comme un pamphlet dans son pays l’Estonie. Oui, ce livre parle du progrès et des abandons successifs de nos croyances anciennes. Oui, nous sommes tous le moderne de quelqu’un. Pour les anthropopithèques, Leemet est déjà trop moderne. J’ai un peu pensé à un certain village d’irréductibles gaulois !! Pourtant, ces petits villages estoniens ressemblent fort à nos villages, ceux que notre nostalgie rend plus beaux.

Tout n’est pas noir ou blanc, bon ou mauvais dans cette fresque.

Il y a ces contrastes entre le village qui parait clair, aéré et la forêt dense et sombre ; entre les villageois assujettis aux chevaliers allemands alors que le peuple de la forêt semble plus libre.

Par ailleurs, on peut relier Ülgas qui faisant des sacrifices pour calmer les génies de la forêt, du lac….. Jusqu’à un sacrifice humain, à Johannes qui voue une adoration sans borne à Jésus-Christ et aux chevaliers allemands, allant jusqu’à adorer le ventre rond de sa fille engrossée par un de ces chevaliers. « Mais cet enfant que je porte en mon sein, dès sa naissance il sera comme eux, car il a l’un de ces Jésus pour père ! Dans ces veines coule le sang de son père, le sang de Jésus ! Quel succès, quel honneur pour moi ! Il sera chevalier et je suis sûre que dès l’enfance il saura parler allemand comme son papa. Heureusement, il apprendra aussi l’estonien car je suis sa mère –sinon je ne pourrais pas lui parler. Ce serait bien triste ».
« « Il n’y a rien à faire » dit Johannes. « L’homme s’escrime, Dieu décide, Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir, mais la décision finale appartient toujours au Tout-Puissant »
On aurait dit Ülgas et ses génies sur qui il trouvait toujours moyen de rejeter ses erreurs ! Rien de nouveau sous le soleil. Les gens sont toujours en train d’inventer un quelconque croquemitaine pour se décharger sur lui de leurs responsabilités ».

L’adoration du Christ par les villageois, l’adoration des génies par une partie des gens de la forêt. On peut faire un parallèle entre les jeunes convertis, certains jusqu’auboutistes et les fanatiques musulmans : « Super, alors je serai mort en martyr et j’irai tout droit au Royaume des Cieux, et je m’assiérai à la droite du Fils. C’est un grand honneur d’être un martyr, on écrit des livres sur vous et on met votre image dans les églises. Imagine, petit père, que ton fils devienne un martyr ! »

Maintenant Leemet est seul dans la forêt. Peut-être se rappelle t-il les paroles d’un moine : « Même si tu connais la langue des serpents et si ce n’est pas la langue du diable, à quoi elle peut bien te servir au jour d’aujourd’hui ? Avec qui vas-tu la parler ? La jeunesse, c’est à Jésus qu’elle s’intéresse, tout le monde n’a que son nom à la bouche, c’est un succès phénoménal » Andrus Kivirähk parle de la solitude de celui qui a choisi de rester, d‘ailleurs la première phrase de ce livre est : « Il n’y a plus personne dans la forêt ». Il reste et ne comprend pas ceux qui sont partis au village, mais il est trop tard pour Leemet, depuis qu’il a appris et aimé la langue des serpents, il sait ou devine qu’il sera le dernier.

Andrus Kivirähk manie l’ironie, met dans la bouche des interlocuteurs un vocabulaire très moderne, décrit le christianisme comme un phénomène de mode, l’émasculation pour avoir la voix des castras et entrer dans les chorales comme le nec plus ultra : « Bien sûr que c’est le Christ. C’est l’idole des jeunes et mon idole à moi aussi ». Certaines scènes frôlent le fantastique, d’autres sont cruellement réelles.

Dans sa postface, Jean-Pierre Minaudier, le traducteur, apporte un éclairage plus précis sur ce livre et sur l’Estonie, pays balte que je ne connais pas du tout, de l’ogre russe, de l’envie de modernité viscérale des estoniens, pour oublier le communisme ?

Une fresque superbe qui, une fois lue, trotte dans la tête, alors on « refait le livre » comme d’autres « refont le match » et d’autres ouvertures arrivent. Je pourrais en parler jusqu’au bout de la nuit ! J’ai l’impression que cette chronique part dans tous les sens.

Vraiment un coup de poing dans le cœur. J’avais écouté avec plaisir l’entretien avec Frédéric Martin des Editions Attila qui parlait si passionnément de ce livre et je l’avais noté.

Un seul conseil : lisez ce livre et ne confondez pas langue des serpents et langue de vipère !!!

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shanidar
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 20:13

voici un auteur dont je n'avais jamais entendu le nom auparavant et qui grâce à ta présentation, zazy, se retrouve immédiatement noté, j'aime beaucoup l'idée de pouvoir être dans plusieurs endroits à la fois et raconter des histoires de différentes manières. Ton commentaire laisse penser qu'il s'agit d'un auteur à l'intelligence vive et à la culture solide, sans oublier l'art de la narration. Voilà qui me parait vraiment très tentant !!

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zazy
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 20:29

shanidar a écrit:
voici un auteur dont je n'avais jamais entendu le nom auparavant et qui grâce à ta présentation, zazy, se retrouve immédiatement noté, j'aime beaucoup l'idée de pouvoir être dans plusieurs endroits à la fois et raconter des histoires de différentes manières. Ton commentaire laisse penser qu'il s'agit d'un auteur à l'intelligence vive et à la culture solide, sans oublier l'art de la narration. Voilà qui me parait vraiment très tentant !!
et beaucoup d'ironie, il doit sortir mi-janvier
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traversay
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 23:22

Noté et re-noté, zazy !
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Marko
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 23:48

Miammmm. En plus j'adore ce pays et la couverture du livre est très bien Very Happy

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Dim 6 Jan 2013 - 23:50

Marko a écrit:
Miammmm. En plus j'adore ce pays et la couverture du livre est très bien Very Happy
c'est vrai. C'est vraiment un livre superbe, comme je les aime
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Mer 16 Jan 2013 - 13:48

Ca part très fort, en tous cas, zazy. Merci de m'avoir fait découvrir ce livre sur un pays que j'ai vraiment beaucoup aimé lors de mon séjour peu d'années après l'indépendance. Et au passage, bravo pour ton blog. La diversité et la passion des parfumés se retrouvent dans leurs blogs même si, comme tout le monde, j'ai peu de temps pour y traîner mes guètres.
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Mer 16 Jan 2013 - 14:58

traversay a écrit:
Ca part très fort, en tous cas, zazy. Merci de m'avoir fait découvrir ce livre sur un pays que j'ai vraiment beaucoup aimé lors de mon séjour peu d'années après l'indépendance. Et au passage, bravo pour ton blog. La diversité et la passion des parfumés se retrouvent dans leurs blogs même si, comme tout le monde, j'ai peu de temps pour y traîner mes guètres.
Merci beaucoup Traversay aime j'en suis tout émue (vrai de vrai)
C'est un livre tellement formidable. Il y a du Rabelais dedans !!!
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Ven 18 Jan 2013 - 14:04

zazy a écrit:
L'homme qui savait la langue des serpents

"L'Estonie, l'une des dernières régions païennes d'Europe, a été conquise au début du XIIIe siècle, dans le cadre d'une croisade, par des chevaliers-prêtres allemands, ancêtres des chevaliers teutoniques, arrivés par la mer. Durant tout le moyen-âge, l'élite est demeurée germanophone et très largement ecclésiastique (chevaliers-prêtre célibataires, moines et nonnes).
Dans les mythes nationalistes du XIXe et du XXe siècle, les Estoniens de la préhistoire, c'est-à-dire d'avant l'invasion allemande, vivaient unis, libres et heureux, en accord avec la nature à laquelle ils rendaient un culte. Ils étaient censés être "un peuple de la forêt" par opposition aux occidentaux, peuples d'agriculteurs, et aux cavaliers nomades des steppes orientales." (Note du traducteur)

Après ce préambule du traducteur, attachez vos ceintures, éteignez vos portables et direction le monde de la forêt !!!! Mais comment résumer un tel ouvrage ? Andrus Kivirähk nous a concocté, aux petits élans, une fresque époustouflante, ébouriffante.


Ebouriffant aussi est le commentaire de zazy qui rend un bel hommage à ce livre unique en son genre. Au point que je demande si je lirai cette année un roman qui me donnera autant de plaisir !

Une fable, une satire, un pamphlet, une allégorie, une fantaisie, une épopée ... Oui, L'homme qui savait la langue des serpents est tout cela à la fois et bien davantage encore. Une oeuvre fantastico-réaliste dont le style moderne se télescope avec la chronique de temps anciens plus ou moins fantasmés, prétexte pour parler de l'Estonie d'aujourd'hui et bien plus largement de notre civilisation. Ce roman est indescriptible, il faut le lire pour le croire. On a beau lui accoler des références : Rabelais, Voltaire, Rousseau, La Fontaine tous revus et corrigés par les Monty Python (normal pour la langue des serpents), il reste unique dans son genre. "Il n'y a plus personne dans la forêt" : c'est la première phrase du roman, elle recèle un grand fond de tristesse et exprime la solitude du héros narrateur. Qui va nous conter avec force détails, comment on en est arrivé là, comment meurt une civilisation, comment les traditions se perdent. Mais attention, point de nostalgie chez Kivirähk, pour une époque qui n'était pas un âge d'or, loin de là, avec notamment ses croyances stupides qui font écho à la religion devenue l'opium du peuple et que brocarde l'auteur avec une férocité inouïe. L'homme qui savait la langue des serpents est d'une incroyable richesse avec un sous-texte permanent et des allusions que seuls les natifs d'Estonie peuvent comprendre. Sans parler des jeux de langage qui perdent de leur saveur avec la traduction même si celle-ci, signée Jean-Pierre Minaudier, est remarquable tout comme sa postface, très éclairante pour comprendre ce que ce livre dit de l'histoire de l'Estonie et des rapports que ses habitants entretiennent avec elle. Vous aimez les rôtis d'élans ? Les ours dragueurs ? Les australopithèques qui élèvent des poux géants ? Les salamandres endormies ? Oui ? Vous aimerez ce livre ! Non ? Vous l'adorerez quand même ! Paru en 2007 en Estonie, L'homme qui savait la langue des serpents n'est que l'un des nombreux ouvrages d'Andrus Kivirähk. On compte beaucoup sur les Editions Attila pour nous faire découvrir d'autres merveilles de cet étonnant écrivain balte.
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Ven 18 Jan 2013 - 15:10

Traversay, ce livre m'emplit encore !
Voici un entretien avec l'auteur Andrus Kivirähk
ici
Cela approfondit la lecture et donne quelques précisions quant à notre regard
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Ven 18 Jan 2013 - 15:28

Merci beaucoup, je n'ai écouté que le début mais c'est passionnant.
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Ven 18 Jan 2013 - 17:08

Au début, j'écoutais tout, puis j'allais directement à la traduction
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Lun 25 Mar 2013 - 21:36

Lisez ce roman, ceci est un ordre ! Des sanctions seront prises contre les réfractaires

enthousiaste
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MessageSujet: Re: Andrus Kivirähk [Estonie]   Lun 25 Mar 2013 - 21:40

traversay a écrit:
Lisez ce roman, ceci est un ordre ! Des sanctions seront prises contre les réfractaires

enthousiaste

Alors pas la peine de tergiverser, donne ta sanction de suite,comme ça on est quitte..... car ce livre, n'est pas pour moi jypeurien
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