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 Ba Jin ou Pa Kin [Chine]

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GrandGousierGuerin
Sage de la littérature
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MessageSujet: Ba Jin ou Pa Kin [Chine]   Dim 3 Mar 2013 - 18:55


Ba Jin (chinois 巴金, EFEO Pa Kin, ou Li Fei-kan 李芾甘), né le 25 novembre 1904 à Chengdu, province du Sichuan et mort le 17 octobre 2005 à Shanghai, est le nom de plume de l'écrivain chinois Li Yaotang (李尧棠)
Fils d'un propriétaire foncier et fonctionnaire gouvernemental (mandarin), Ba Jin se montre très tôt hostile aux rites, formalisme et châtiment. Il suit d’abord une formation secondaire dans une école rattachée à l’université du sud-ouest de sa ville natale. Dès 1919, il se dit « anarcho-communiste » et devient membre du groupe La société de l’Équité. Grand lecteur de Kropotkine et d’Emma Goldman, il noue des liens avec l’anarchiste Zheng Peigang connu sous le pseudonyme de Ke Lao.

Entre 1920 et 1924, il collabore à La Voix du peuple (anarchiste). Il signe peut-être son 1er article anarchiste en 1921, à l'âge de 17 ans, dans La Quinzaine (Banyue) de Chengdu. Il écrit également dans la revue Les masses en alerte (Jingqun). À partir de 1922, il est le principal responsable de la revue La voix des gens du peuple et adopte le pseudonyme Peigan.

En 1924, il quitte Chengdu (qu’il ne reverra qu’en 1942) pour intégrer l'École des langues étrangères de Nankin. Il est très doué pour les langues, y compris l’espéranto (il s'engage dans le mouvement espérantiste à partir de 1924) qui lui permet de découvrir de multiples auteurs libertaires. Il devient ami de l’activiste étudiant Hu Feng et participe au mouvement étudiant de Nankin. Il se déplace aussi beaucoup à Pékin, Shanghaï (où il mènera une activité syndicale active) et Canton (où il écrit dans La Cloche du peuple). Il traduit des articles libertaires et écrit une brochure sur la tragédie de Haymarket (sans doute sa première grande traduction).

En 1926, il se rend en France dans le cadre d'un programme mi-travail mi-étude pour approfondir ses connaissances en langues étrangères. La littérature mise à part, ses intérêts se centrent sur l’anarchisme et le mouvement populiste en Russie, d’où son pseudonyme – première syllabe de l’appellation chinoise de Bakounine et dernière de Kropotkine, deux anarchistes russes. De retour en Chine en 1928, Ba Jin se concentre sur son activité littéraire et apporte son concours aux principaux magazines, mais se fait surtout remarquer par la rédaction d’une vingtaine de romans entre 1928 et 1945.

En 1944 il épouse Xiao Shan, dont la contribution au niveau littéraire consiste en plusieurs traductions, et qui meurt lors de la Révolution culturelle. Le couple donne naissance à un garçon et une fille.

Malgré une position neutre du point de vue politique, le gouvernement l’invite à devenir membre du conseil de culture et d’éducation en 1950 après la fondation de la République populaire de Chine. En 1953 il est élu vice-président de l'association des écrivains. Alors que son œuvre n’est pas nécessairement conforme aux critères du régime, la campagne des Cent Fleurs ne se fait ressentir pour lui, que par la perte de son poste de rédacteur en chef du magazine Littérature Populaire.

Par la suite, en revanche, on lui témoigne de la reconnaissance, entre autres, par son élection au poste de vice-président de l’association des cercles de littérature et création artistique et à celui de rédacteur en chef d’un mensuel littéraire à Shanghai.

Pour Ba Jin, la Révolution culturelle prit une toute autre tournure – classification comme contre-révolutionnaire en 1967, réduction en cendres de ses œuvres, privation de droit politique, interdiction d’activités littéraires et des agressions, également portées contre les membres de sa famille, puis réhabilitation en 1977. Élu membre du comité permanent de l’Assemblée nationale, ainsi que, de nouveau, vice-président de l'association des cercles littéraires et de création artistique en 1978, président du PEN club de Chine en 1980 et président de l’association des écrivains chinois en 1981. Il fut vice-président de la Ligue chinoise d’espéranto dans les années 1980.

Merci Wikipedia !

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé son recueil de nouvelles La Pagode de la longévité
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Ba Jin ou Pa Kin [Chine]   Dim 3 Mar 2013 - 19:11

Pa Kin : La Pagode de la Longévité (1934-36)

Les quatre nouvelles réunies dans La pagode de la longévité (Changsheng ta) ont été écrites par Pa Kin entre 1934 et 1936.
La pagode de la longévité retrace l'histoire d'un empereur qui cherchait désespérément un remède d'immortalité. Des savants, après moult tentatives infructueuses, lui proposèrent de lui construire un temple qui lui donnerait la vie éternelle : la pagode de la longévité. Dès lors, tous les paysans de l'empire furent mobilisés pour la réalisation de cette entreprise. Comme le temps pressait car la santé de l'empereur déclinait de jour en jour, la main d'œuvre était constamment sous pression : les ouvriers fatigués mouraient à la tâche ou étaient achevés. Quand la construction de la pagode fut terminée, l'empereur monta au dernier étage du temple pour contempler sa puissance…et la pagode de la longévité s'écroula sur le champ. Les pierres de l'édifice, affaiblies par le sang de la main d'œuvre épuisée, s'effritaient depuis longtemps de douleur. Le corps de l'empereur était enseveli sous les pierres qui avaient servi à la construction du temple de l'immortalité.
Cette histoire continue en quelque sorte dans Le secret de la pagode. L'enfant, à qui le père racontait le conte de la pagode de la longévité, fait un cauchemar : il se trouve dans cet édifice, tiraillé entre un empereur fou et un père qui l'investit d'une mission dangereuse.
La perle magique narre la métamorphose d'un enfant en dragon à cause d'une perle magique. Là encore, le père joue un rôle ambigu : l'enfant avale la perle magique afin que les soldats, qui détiennent son père en otage, repartent bredouille.
Quant à L'arbre qui savait parler, ce conte, comme son titre l'indique, nous plonge dans un univers où les arbres se mettent à parler grâce aux larmes des personnes qui tombent sur leurs racines. Ils consolent et conseillent les jeunes gens désespérés par les mauvais traitements de l'empereur.

Source : zeni.free.fr

Aurez-vous la même sensation d'entendre un délicat et doux son d'écoulement d'eau au loin à la lecture de ces nouvelles ?
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eXPie
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MessageSujet: Re: Ba Jin ou Pa Kin [Chine]   Dim 3 Mar 2013 - 19:48

Ah oui, je compte en lire depuis longtemps, je vais tenter ce recueil !

Ba Jin était presque le candidat officiel Chinois au Nobel.
Que de retournements de fortunes dans sa vie !
Je me souviens que l'annonce de son décès avait été en quelque sorte un soulagement : il était atteint de la maladie de Parkinson à un point tel qu'il ne pouvait plus parler ni marcher... Ses dernières années ont été très dures.
Pas question de hâter une fin de vie, pour le coup : il était redevenu un écrivain "officiel".
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ArenSor
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MessageSujet: Re: Ba Jin ou Pa Kin [Chine]   Jeu 23 Avr 2015 - 20:05

La maison de Ba Jin (Pa Kin) entourée de son jardin est un charmant endroit de l'ancienne concession française de Shanghai. L'intérieur dont je ne vous montrerai pas de photos, interdites, a été conservé intact avec les différents lieux où a travaillé l'écrivain, garnis, bien évidemment, de nombreuses bibliothèques. Cette visite m'a donné l'envie de lire des ouvrages de Pa Kin que je ne connais jusqu'à présent que de nom.



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MessageSujet: Re: Ba Jin ou Pa Kin [Chine]   Jeu 23 Avr 2015 - 20:56

Tu as de la chance d'avoir ainsi voyagé, Arensor ! Le Shanghaï des années 20 fait l'objet de nombreux livres, c'était une époque étonnante.

De Pa Kin, je te conseille Famille, que j'ai beaucoup aimé. L'histoire se passe dans les années 20, et décrit les bouleversements induits par la modernité toute neuve dans une famille chinoise traditionnelle.
Une description absolument passionnante des codes complexes et ancestraux qui régissaient la vie de ces familles, qui nous montre à quel point le carcan qui pesait sur les jeunes générations, régissant activités permises, mariages et honneurs, était lourd à porter.
L'on comprend mieux ensuite l'engouement suscité par les idées nouvelles prônant le changement, et l'enthousiasme pour le communisme naissant.
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