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 Hermann Hesse [Allemagne]

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coline
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MessageSujet: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 4 Fév 2007 - 13:24



Biographie (source : wikipédia)

Hermann Hesse est né le 2 juillet 1877 à Calw, Royaume de Wurtemberg, Empire allemand. Il est issu d'une famille de missionnaires chrétiens de confession protestante.
Après avoir achevé ses études latines avec succès à Göppingen, Hesse rejoignit en 1891 le séminaire évangélique de Maulbronn (dont il fera le cadre de son roman L'Ornière). Là se révéla en mars 1892 son caractère rebelle : il s'échappa du séminaire et ne fut rattrapé que le lendemain, en pleine nature.

Dès lors commença, sur fond de violents conflits avec ses parents, une odyssée à travers divers établissements et écoles. Hermann Hesse était dans une phase dépressive de son trouble bipolaire, et il exprima dans une lettre du 20 mars 1892 des pensées suicidaires (« Je voudrais partir comme le coucher de soleil »). En mai 1892, âgé de quinze ans, il fit une tentative de suicide. À la suite de cela, Hermann fut placé dans la maison de santé de Stetten im Remstal, et plus tard dans un établissement pour enfants à Bâle. En 1893, il obtint son diplôme probatoire de première année, mais interrompit ses études.
Il commença un apprentissage de libraire, qu'il abandonna après trois jours, puis devint au début de l'été 1894 apprenti mécanicien pendant quatorze mois. Le travail monotone de soudage et de limage renforça chez Hermann Hesse le désir de se tourner à nouveau vers une activité spirituelle. En octobre 1895, il se sentit prêt à entamer un nouvel apprentissage de libraire, à Tübingen, et à s'y consacrer sérieusement. Plus tard, il relata ces péripéties de son enfance dans son roman L'Ornière (« Unterm Rad »).

A partir de 1898, ses revenus de libraire lui assurèrent une indépendance financière. Il publia deux recueils de poèmes, qui furent des échecs commerciaux.
Embauché dans une librairie d'occasion à Bâle, il y fréquenta des érudits amis de ses parents, s'adonna à la lecture des auteurs romantiques allemands et fit de nombreuses promenades, ce qui servit sa quête artistique personnelle, en développant en lui l'aptitude à transcrire littérairement une observation sensorielle, aptitude sans cesse confrontée à une aventure nouvelle. En 1900, Hesse fut libéré du service militaire en raison de sa faible vue. Ses difficultés de vision durèrent toute sa vie, de même que sa névralgie et ses maux de tête.

En 1901, Hesse put réaliser l'un de ses grands rêves en voyageant pour la première fois en Italie. À la même époque, les occasions de publier des poèmes et de petits textes littéraires dans des revues se multiplièrent. Désormais, les salaires de ces publications contribuaient à ses revenus. Très vite, l'éditeur Samuel Fischer s'intéressa à Hesse, et le roman Peter Camenzind, pré-publié en 1903 et publié officiellement en 1904 chez Fischer, marqua la rupture : Hesse pouvait maintenant vivre de sa plume.

La consécration littéraire permit à Hesse d'épouser en 1904 la photographe Maria Bernoulli (1868–1963), de s'installer avec elle à Gaienhofen au bord du lac de Constance, et d'y fonder une famille comptant trois fils, Bruno, Heiner et Martin. Il y écrivit son deuxième roman L'Ornière, paru en 1906. Par la suite, il rédigea surtout des nouvelles et des poèmes.
Son roman suivant, Gertrude (1910), évoque la crise de créativité de Hesse. Il acheva péniblement cette œuvre, et la considéra plus tard comme ratée. Les désaccords se multipliaient aussi dans son ménage, et pour prendre de la distance, Hesse fit en 1911 un long voyage à Ceylan et en Indonésie. Il n'y trouva pas l'inspiration spirituelle et religieuse espérée, cependant ce voyage imprégna fortement ses œuvres ultérieures, à commencer par Carnets indiens (1913). Après le retour de Hesse, la famille déménagea en 1912 à Berne, mais ce déplacement ne résolut pas les problèmes du couple, comme le dépeignit Hesse en 1914 dans son roman Roßhalde.

À la déclaration de la Première Guerre mondiale en 1914, Hesse se présenta comme volontaire à l'ambassade d'Allemagne, car il ne pouvait supporter de rester inactif, pendant que d'autres jeunes écrivains mouraient au front. Il fut néanmoins déclaré inapte au combat et affecté à Berne à l'assistance aux prisonniers de guerre, auprès de l'ambassade d'Allemagne. À cette époque, il était coéditeur de la Deutsche Interniertenzeitung (Journal des internés allemands, 1916-1917), éditeur du Sonntagsbote für die deutschen Kriegsgefangenen (Courrier dominical des prisonniers de guerre allemands, 1916-1919), et responsable de la « Librairie des prisonniers de guerre allemands ».

Le 3 novembre 1914, il publia dans la Neue Zürcher Zeitung l'article « O Freunde, nicht diese Töne » (« Mes frères, cessons nos plaintes ! », premier vers de l’Ode à la joie), dans lequel il appelait les intellectuels allemands à ne pas tomber dans les polémiques nationalistes. Il en résulte ce que Hesse qualifia plus tard de grand tournant de sa vie : pour la première fois, il se retrouva au milieu d'une violente querelle politique, la presse allemande l'attaqua, il reçut des lettres de menace et de vieux amis se désolidarisèrent de lui. Il fut soutenu par son ami Theodor Heuss, mais aussi par l'écrivain français Romain Rolland, à qui Hesse rendit visite en août 1915.

Ces conflits avec le public allemand n'étaient pas encore apaisés, que Hesse subit une suite de coups du sort qui le plongèrent dans une crise existentielle plus profonde encore : la mort de son père le 8 mars 1916, la grave maladie de son fils Martin et la crise de schizophrénie de sa femme. Il dut interrompre son travail d'assistance aux prisonniers et commencer un traitement psychothérapeutique. L'intense travail de psychanalyse qui s'ensuivit, au cours duquel Hesse fit la connaissance de Carl Gustav Jung, déboucha finalement sur un nouveau point culminant de sa créativité : en septembre-octobre 1917, Hesse rédigea en trois semaines d'un travail frénétique son roman Demian. Le livre fut publié après la guerre, en 1919, sous le pseudonyme d'Emil Sinclair.

Lorsque Hesse put reprendre sa vie civile, son couple était désuni. Une grave psychose s'était entre-temps déclarée chez sa femme et, même après sa guérison, Hesse ne put envisager aucun avenir commun avec Maria. La maison de Berne fut vendue, et Hesse emménagea mi-avril dans le Tessin. Il reprit son activité d'écriture et commença aussi à peindre.
En 1922 parut le roman indien Siddhartha, où s'exprime son amour de la culture indienne et des sagesses orientales auxquelles il avait été familiarisé déjà dans la maison de ses parents.
Hesse épousa en 1924 Ruth Wenger, fille de la femme de lettres suisse Lisa Wenger et tante de Meret Oppenheim. Il obtint cette année-là la nationalité suisse.

Les principales œuvres qui suivirent, Le Curiste en 1925 et le Voyage à Nüremberg en 1927, sont des récits autobiographiques teintés d'ironie, dans lesquels s'annonce déjà le plus célèbre roman de Hesse, Le Loup des steppes (1927). Peu après le succès de son roman, la vie du solitaire loup des steppes Hesse prit un nouveau tour par sa relation avec Ninon Dolbin, originaire de Czernowitz en Bukovine, et qui devint plus tard sa troisième femme. Le résultat de cette conversion à la vie de couple fut le roman Narcisse et Goldmund (1930).

En 1931, il commença à composer sa dernière grande œuvre, intitulée Le Jeu des perles de verre. Il publia en 1932 un récit préparatoire, Le Voyage en Orient. Hesse observa avec beaucoup d'inquiétude la prise de pouvoir des nazis en Allemagne. En 1933, Bertolt Brecht et Thomas Mann s'arrêtèrent tous deux chez Hesse dans leurs voyages vers l'exil. Hesse essaya à sa manière de contrer l'évolution de l'Allemagne : il publiait déjà depuis des décennies des comptes rendus de lecture dans la presse allemande, désormais il s'y exprima plus fortement pour les auteurs (juifs ou non) pourchassés par les nazis. À partir du milieu des années 1930, aucun journal allemand ne publia des articles de Hesse. Le refuge spirituel de Hesse contre les querelles politiques et plus tard contre les nouvelles terribles de la Seconde Guerre mondiale était le travail sur son roman Le Jeu des perles de verre, imprimé en 1943 en Suisse. C'est en grande partie pour cette œuvre tardive que lui fut décerné en 1946 le prix Nobel de littérature.

Après la Seconde Guerre mondiale, la créativité de Hesse déclina : il écrivit encore des nouvelles et des poèmes, mais plus aucun roman. Il était par ailleurs sollicité par un flot intarissable de lettres, ce qui était le prix de sa gloire renouvelée auprès d'une nouvelle génération de lecteurs allemands, qui cherchaient aide et conseil auprès du « vieux sage » de Montagnola. Hermann Hesse mourut le 9 août 1962.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

Romans
1900 Lauscher (Écrits et poèmes laissés par Hermann Lauscher),
1904 Peter Camenzind, Page 2,
1906 L'Ornière,
1910 Gertrude,
1914 Rosshalde,
1915 Knulp, Page 8,
1919 Demian, Pages 2, 6,
1919 Le retour de Zarathoustra,
1920 Le dernier été de Klingsor,
1922 Siddhartha, Pages  1, 2,  4, 6, 7,
1925 Le Curiste, Pages  1, 6,
1927 Le Loup des steppes, Pages 2, 3, 4, 7,  
1927 Voyage à Nuremberg,
1930 Narcisse et Goldmund, Pages  1, 4,  5,
1932 Le Voyage en Orient,
1943 Le Jeu des perles de verre, Pages  2, 5,
Mon Enfance (autobiographie),

Nouvelles et textes divers
Berthold, nouvelles,
Brèves nouvelles de mon jardin, Page 2,
Carnets indiens,
Description d'un paysage,
Éloge de la vieillesse,
Feuillets d'album,
Fiançailles, nouvelles,
Guerre et paix - Considérations politiques,
Histoires d'amour,
Histoires médiévales,
La Bibliothèque universelle,
La Conversion de Casanova,
La Leçon interrompue,
L'Art de l'oisiveté Page 2,
Le loup, Page 6,
Le mendiant, Page 7,
Lecture-minute,
L'Enfance d'un magicien,
Les Contes merveilleux,
Les Frères du soleil, Page 6,
Lettres (1900-1962), Page  2,
L'homme qui voulait changer le monde, Page 7,
Magie du livre,
Musique,
Robert Aghion, Page 7,
Si la guerre durait encore deux ans, Page 7,
Souvenirs d'un Européen,
Tessin,
Une ville touristique du Midi, Page 7,
Voyages en Italie,

Poèmes
Chêne amputé, Page 3,
Wolken, Page 3,

Citation :
mise à jour le 13/01/2014, page 8



Brèves nouvelles de mon jardin

Hermann Hesse, l’un des plus grands écrivains de langue allemande de ce siècle, Prix Nobel de littérature en 1946, a vécu près de la nature toute sa vie. Il fut un jardinier passionné et un grand marcheur; son jardin et ses promenades lui ont inspiré de très belles pages : éclosion de la végétation au printemps, vol d'un papillon, la clarté d'un matin de gelée blanche...
Dans ce livre, vingt deux de ses textes jusque-là inédits en français et des repères biographiques sur leur auteur.
Pour l'apprécier il faut tout autant aimer le jardin, la nature et la belle littérature

En attendant le printemps... Very Happy
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sousmarin
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MessageSujet: Livre étrange   Dim 8 Avr 2007 - 13:41

Le curiste

Un livre qui laisse une impression étrange…
Il décrit le séjour de l’auteur à Baden pour une cure censée soigner sa sciatique.
En fait, il s’agit plutôt d’un voyage intérieur et de l’influence de l’environnement sur ce même voyage.
Très bien écrit, sans auto complaisance, nous interrogeant sur le fond malgré son apparente futilité, l’auteur manie conjointement humour et tragédie suivant sa théorie de la double voix que je laisse découvrir aux futurs lecteurs de ce livre… Very Happy

Tout cela montrant l’ambiguïté de l’homme malgré la banalité de la situation…cette banalité appuie la démonstration de l’auteur mais restreint la soif d’imaginaire du lecteur.
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kali
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Ven 24 Aoû 2007 - 22:11

Siddhartha

Citation :

Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha. Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée.

Puis c'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani.

Les richesses qu'il acquiert en font un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire. Il s'en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C'est là que s'accomplit l'ultime phase du cycle de son évolution.

Ce roman est un très beau livre sur la pensée orientale ; comme je n’y connais rien, j’allais dire « sur le bouddhisme », mais non, puisque Siddhartha, bien qu’il admire le Bouddha, ne veut pas suivre sa doctrine.

De toutes façons, Siddharta ne veut pas suivre grand’chose. Il pense que la sagesse ne peut s’acquérir par le biais d’un quelconque enseignement, c’est à chaque homme de trouver seul sa voie vers la sagesse.

D’un côté, ça me gêne un peu, parce qu’on peut voir dans cette pensée un refus de ce qui fonde la « culture » (par opposition à la « nature »), une négation du savoir acquis autrement que par le contact avec la nature. Ce n’est pas non plus très altruiste.

De l’autre, c’est beau, parce que ce détachement de tout, c’est la vraie liberté. C’est vivre en toute honnêteté, en respectant ses propres principes. Qui peut en dire autant ? Qui peut quitter non seulement sa vie matérielle mais aussi tout attachement (aux gens, au savoir etc.) ?
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Ven 24 Aoû 2007 - 22:12

Narcisse et Goldmund


Citation :
C'est dans l'Allemagne du Moyen-Âge qu'Hermann Hesse, prix nobel de Littérature, a situé l'histoire du moine Narcisse et de Goldmund, enfant très doué qu'on lui a confié et auquel il s'attache. Il sent que sa vocation n'est pas le cloître et l'aide à choisir sa voie. C'est alors pour Goldmund la vie errante, les aventures galantes ; il se décide, par sagesse, à devenir sculpteur : l'art sera une façon de chercher le beau.

Comme dans "Siddharta", le style employé est un peu suranné, avec quelques tournures surfaites (Goldmund voit Narcisse quelques instants et lui trouve immédiatement l'esprit remarquable...).
Outre cette ressemblance de style, j'ai retrouvé ici la quête des valeurs qui semble être chère à Hesse. Quelles sont les valeurs qui comptent vraiment? Qu'est-ce que le beau? Qu'est-ce que le juste?

Narcisse et Goldmund sont tous les deux dans cette quête. Narcisse a trouvé sa voie de recherche : les études savantes, les concepts abstraits. Goldmund veut lui aussi toucher l'essence des choses, mais à travers l'art. Leur mode de vie aussi fait partie de cette quête : Narcisse avec la méditation, Goldmund avec une vie proche de la nature et libérée de toute contrainte sociale. Le combat nature /culture ?

Goldmund est une sorte de vagabond médiéval doublé d'un Casanova teuton. C'est une belle vie qu'il mène, car elle est la mise en pratique de ce en quoi il croit. Il n'a ainsi pas de regret, d'obstacle, de renoncement.
Narcisse est attachant par son rôle de guide, pour aider Goldmund à se connaître et à "trouver sa voie". On retrouve avec Goldmund le principe du parcours initiatique, comme dans Siddharta.

J'ai bien aimé aussi le personnage de l'abbé Daniel, très touchant, la bienveillance incarnée.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Sam 25 Aoû 2007 - 20:49

Je n'aurais pas vu dans Narcisse et Goldmund une opposition Nature/ Culture ( tu l'emplois dans le sens Rousseauiste je suppose). Disons que j'aurais vu une complémentarité et un cliché presque romantique sur l'union entre l'esprit et la nature.
Ce qui je pense correspond plus avec la tradition allemande et l'écriture d'Herman Hesse.

Je préciserais, que c'est un de mes Romans préférés de Hesse avec le Loup des Steppes et son errance dualiste.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Sam 25 Aoû 2007 - 21:17

L'union esprit/nature, oui, je suis d'accord avec toi, mais alors l'esprit que l'on se forge par soi-même et non pas par le biais de lectures ou autres... si mes souvenirs sont bons (j'oublie vite, surtout quand je n'ai plus le livre à portée de main!).
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Sam 25 Aoû 2007 - 21:46

Je dirais que c'est l'esprit au sens classique du terme plutôt. Et la complémentarité de sa formation avec la vision et l'apprentissage de la nature.
je crois que dans ce roman Hesse place les deux formes à un stade d'union entre Narcisse et Goldmund. Il en est d'ailleurs lui même un exemple.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Sam 25 Aoû 2007 - 23:51

et c'est quoi, l'esprit au sens classique?
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 0:33

Citation :
De toutes façons, Siddharta ne veut pas suivre grand’chose. Il pense que la sagesse ne peut s’acquérir par le biais d’un quelconque enseignement, c’est à chaque homme de trouver seul sa voie vers la sagesse.

D’un côté, ça me gêne un peu, parce qu’on peut voir dans cette pensée un refus de ce qui fonde la « culture » (par opposition à la « nature »), une négation du savoir acquis autrement que par le contact avec la nature. Ce n’est pas non plus très altruiste.

ça m'intéresse beaucoup ce que tu dis là (le reste aussi mais faut choisir !), je tenterai demain d'expliciter un peu pourquoi (au risque de raconter des bêtises d'ailleurs), est-ce que sur le deuxième paragraphe, tu peux donner un exemple... une tournure, un quelque chose ?

(j'ai l'impression en plus de mélanger avec ton ressenti du deuxième livre)

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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 0:36

Ca implique que je relise une partie du livre alors, puisque cette critique date de février et que j'ai une mémoire de poisson rouge laugh Je vais voir si je trouve quelque passage significatif mais je crois qu'il s'agissait surtout d'une impression générale, diffuse tout au long du livre.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 13:01

ne te retournes pas les méninges, une impression c'est déjà pas mal cyclops

point de vue d'animal, dans le bouddhisme la vérité doit être vécue, on peut être guidé, orienté mais la réalisation est (forcément) une expérience personnelle. on ne peut donc pas "se contenter" (avec les guillemets !) de... d'apprendre.

(là vous vous dites : ben oui, forcément. on nous dit quelque chose, on y réfléchit, on assimile, on mélange avec nous.)

il y a cependant un principe important de "transmission" qui est d'abord une reconnaissance et un peu plus après, je crois qu'il y a bien un sens, quelque chose à faire (pour les autres). (ce qui implique une forme d'idée de culture)

Confusément mon interrogation doit porter sur l'importance éventuelle de l'individualité dans ta perception d'une opposition nature (détachement ?), culture (attachement ?).

... cat

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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 13:45

Alors, effectivement, Siddhartha ne devient pas Siddhartha du jour au lendemain, il devient d'abord ascète auprès des Samanas, puis rencontre le Bouddha sans pour autant être convaincu par ses idées et son mode de vie. Il suit ensuite son propre chemin, dans la forêt, sans plus faire partie d'aucun "groupe". En cela, il suit ce que tu appelles sa propre expérience, mais j'ai eu l'impression (fausse peut-être!) qu'il agissait ainsi pour que son mode de vie concorde avec son mode de pensée, sans que le bien-être de quiconque autre que lui entre en jeu. C'est pour lui, et il ne cherche pas à convaincre les autres, ni d'agir comme lui ni de quoi que ce soit d'autre.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 21:28

Esprit au sens classique serait une forme d'adéquation entre les réflexions de tous types.

L'atteindre serait une forme d'ataraxie...

En sommes Narcisse et Goldmund forme à eux deux un esprit universel et ataraxique, un esprit, une réflexion qui vie pour elle même.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Dim 26 Aoû 2007 - 22:58

Je vois que tu pousses la réflexion plus loin que moi Wink
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   Ven 31 Aoû 2007 - 22:08

En fait si vous lisez attentivement, il fait même une véritable dichotomie entre les deux pôles que sont Narcisse et Goldmund. Tout au début il oppose les deux êtres, et Narcisse va faire éclore la différence de Goldmund.

Goldmund vit dans le rêve (donc les idées, l'inconscient, l'art...) et Narcisse dans le monde des idées, des pensées, de la science.

Les deux se complètent dans une amitié fusionnelle, que l'on peut comparer à une forme ultime de l'esprit.

Peut être j'extrapole cela dit.
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MessageSujet: Re: Hermann Hesse [Allemagne]   

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