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 John Banville

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Arabella
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MessageSujet: Re: John Banville   Mer 13 Aoû 2008 - 8:28

kenavo a écrit:
tom léo a écrit:
Mon premier Banville, et très convaincant. « Athena » m’attend…
Si tu as apprécié La mer.. je suis presque sûre que d'autres romans de Banville devront te plaire Wink

Ce n'est pas sûr, j'ai aimé La mer et vraiment pas les deux autres livres que j'ai lu de lui, j'ai la sensation que La mer est un peu atypique dans son oevre.

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kenavo
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MessageSujet: Re: John Banville   Mer 13 Aoû 2008 - 17:38

Arabella a écrit:
Ce n'est pas sûr, j'ai aimé La mer et vraiment pas les deux autres livres que j'ai lu de lui, j'ai la sensation que La mer est un peu atypique dans son oevre.
Oui.. en effet.. mais j'espère que Tom va faire une autre expérience Wink

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Sénèque
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sousmarin
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MessageSujet: L’intouchable   Mar 4 Aoû 2009 - 13:26

L’intouchable :

Ma lecture confirme tout ce qui a été dit précédemment ici ; Banville a un bon style mais aucun talent pour « tenir » le lecteur et on finit inévitablement par s’ennuyer.

L’histoire raconte celle d’un espion soviétique au sein des services secrets anglais ; espion proche de la famille royale qui plus est. Une lecture plutôt pénible même si le style accroche l’œil. Les personnages sont toujours trop négatifs pour être intéressants et l’histoire adopte une linéarité qui finit par fatiguer. Ici ou là, par moment, un personnage émerge de la fange (in)humaine pour nous paraître presque noble mais y retombe bien rapidement...

L’auteur prend un plaisir « malin » à être pessimiste, presque nihiliste, et nous ne sommes pas loin de le rejoindre à la fin…par lassitude… Laughing
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kenavo
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 4 Aoû 2009 - 19:02

sousmarin a écrit:
Ma lecture confirme tout ce qui a été dit précédemment ici ; Banville a un bon style mais aucun talent pour « tenir » le lecteur et on finit inévitablement par s’ennuyer.
je ne dirais pas que le talent lui manque.. cela peut aussi être un problème de l'approche des lecteurs - parce que pour ma part, aucun ennuie dans les romans de Banville Very Happy

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Wittgen
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 6 Oct 2009 - 11:40

kenavo a écrit:
Arabella a écrit:
Décidement, John Banville ne fait pas parti de mes écrivains préférés, même si j'avais aimé la mer, j'ai detesté complètement Le livre des aveux, et Eclipse ne m'a pas non plus laissé une très bonne impression.


J’ai cherché ce que j’avais écris après ma lecture de ce roman.

« Chez John Banville j’ai du mal à rester objective, je l’éprouve tout d’abord comme un 'artiste' avant de voir l’auteur en lui. Je trouve qu’il ‘peint’ avec des mots et j’adore son écriture, ses phrases polies, ses observations. L’histoire qu’il utilise comme support pour me transmettre ses mots, ne m’intéresse pas autant que chez d’autres auteurs »



Comme moi lorsque je lis Gracq, ou Claude Simon. Parfois, j'en arrive même à lâcher totalement et subrepticement la narration, le récit, tellement je suis fasciné par la phrase qui se retourne sur elle-même, se prolonge, jusqu'à l'horizon de son point.

Il faut que je lise Banville. Ce que je lis de lui me fait penser que c'est quelqu'un de la trempe de Gracq (je me demandais souvent comment cela se faisait que je n'avais jamais rencontré un "Gracq anglophone" contemporain, et je me disais que c'était soit parce qu'un tel auteur passait mal l'épreuve de la traduction, soit parce qu'il ne la passait pas du tout).
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Wittgen
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 6 Oct 2009 - 11:53

http://www.guardian.co.uk/books/series/writersrooms

Très beau lien du Guardian déniché par Kenavo. C'est beau de voir la matérialité de l'environnement d'écriture.
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darkanny
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 6 Oct 2009 - 11:57

J'avais entamé "la mer" mais j'ai vite abandonné , je m'ennuyais ferme
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kenavo
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 6 Oct 2009 - 13:22

Wittgen a écrit:
Il faut que je lise Banville. Ce que je lis de lui me fait penser que c'est quelqu'un de la trempe de Gracq (je me demandais souvent comment cela se faisait que je n'avais jamais rencontré un "Gracq anglophone" contemporain, et je me disais que c'était soit parce qu'un tel auteur passait mal l'épreuve de la traduction, soit parce qu'il ne la passait pas du tout).
je ne connais pas assez de Gracq pour faire la comparaison..
mais connaissant le 'soucis' qu'ils se font pour poser les bons mots au bon endroit.. je crois que tu pourrais trouver ce qui va te plaire chez Banville Very Happy


Wittgen a écrit:
C'est beau de voir la matérialité de l'environnement d'écriture.
j'aime bien moi aussi.. toujours intéressant de voir comment ils aménagent leur entourage pour trouver l'inspiration Wink


darkanny a écrit:
J'avais entamé "la mer" mais j'ai vite abandonné , je m'ennuyais ferme
ah oui, je pense qu'il n'y a rien entre les deux - soit l'enthousiasme, soit l'ennuie.. heureusement pour moi, je suis assez inconditionnelle en ce qui concerne cet auteur ❤

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domreader
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MessageSujet: Re: John Banville   Mar 6 Oct 2009 - 20:30

Je rejoins assez l'avis de sousmarin et de darkanny conernant Banville. Personnellement je ne comprends pas trop ce qu'on lui trouve de fantastique, le style est plutôt classique sans surprise je dirais...mais je trouve qu'au bout d'un moment on s'ennuie un peu. Je dois faire un effort pour reprendre le livre et m'y replonger. Un peu plat, quoi.

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bulle
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MessageSujet: Re: John Banville   Lun 16 Jan 2012 - 15:56

La mer - John Banville

Un roman qui se lit lentement , tout doucement, sans heurts . (Un peu comme la lecture « Le désert des tartares de Dino Buzzati »
La souffrance du présent, le deuil de sa femme Anna, fait revenir Max vers son passé, de son enfance . On découvre son passage chez ses amis aux Cèdres, les jumeaux Chloé et Myles. La mère de ses derniers qui a fait naître des désirs charnels en ce jeune garçon. La famille Grace .

J'ai aimé cette lecture, ce retour vers le passé , cet enfance passé aux cèdres, ses piques-niques , comme si on y était.


Citation :
Je descends Station Road. Une si grande part de la vie était figée à l’époque, quand on était gamins, ou a ce qu’il semble aujourd’hui : c’était un temps figé dans l’attente; un état de veille. Dans notre monde pas encore façonné, on attendant en jaugeant l’avenir, comme le garçon et moi-même nous étions jaugés, pareils à des soldats sur le terrain, à l’affût de ce qui va se produire.
Citation :
Citation :
Au-dessus du Strand Café, les charnières rongées par le sel du panneau vantant les cigarettes, Navy Cut, avec un marin barbu entouré d’une bouée de sauvetage ou d’un cercle de cordages – c’était bien ça? – craquaient sous la brise marine, écho du portail des Cèdres sur lequel, à ma connaissance, le jeune garçon continuait à se balancer. Dans mes rêves, ils craquent, ce portail du présent et ce panneau d’antan, jusqu’à ce jour, jusqu’à cette nuit. Je m’engageai dans Strand Road. Maisons, boutiques, deux hôtels – le Golf, le Beach - , une église en granite, l’épicerie-buvette-débit-de-timbres de Myler, puis le terrain- le Terrain- avec les bungalows en bois, dont l’un était notre résidence de vacances, à mon père, ma mère et moi.
Citation :
C’est ainsi que chacun se ramifie et se disperse dans l’esprit d’autrui. C’est éphémère, bien sûr, ce n’est pas l’immortalité. Nous portons les morts en nous jusqu’à ce que nous mourrions aussi, et, après, c’est nous qui sommes portés quelques temps, puis ceux qui nous ont portés tombent à leur tour et ainsi de suite jusqu’à d’inimaginables générations. Je me souviens d’Anna, notre fille Claire se souviendra d’Anna et de moi, puis Claire s’en ira et resteront ceux qui se souviendront d’elle, mais pas de nous, et ce sera là notre fin ultime. Certes, il demeurera quelque chose de nous, une photographie de plus en plus fanée, une mèche de cheveux, quelques empreintes digitales, une pincée d’atomes dans l’atmosphère de la pièce où nous aurions rendus notre dernier soupir, pourtant rien de tout cela ne sera nous, ce que nous sommes, ce que nous étions, ce ne sera que poussières de morts.

On fait aussi la connaissance du colonel , est-ce un vrai colonel? ce que max se demande. Et Rose qui est en charge des cèdres après toutes ses années.

Je reviendrai terminer mon commentaire.
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Maline
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MessageSujet: Infinis   Dim 19 Fév 2012 - 16:14

Infinis de John Banville


L’écrivain est un dieu pour ses protagonistes ; il leur fait faire ce que bon lui semble ? Alors pourquoi ne pas avoir recours aux divinités grecques pour commenter la vie terrestre. En occurrence dans « Infinis » John Banville demande à Hermès, « le fils de Zeus et de Maïa, la femme des cavernes » de commenter les évènements d’un jour dans la vie de la famille d’Adam Godley, plus exactement le jour où l’illustre mathématicien, spécialiste de l’infini et des univers parallèles, meurt après un infarctus. Hermès s’adresse volontiers au lecteur :
Citation :
« Je comprends votre scepticisme. Pourquoi diable les dieux voudraient-ils revenir parmi les hommes par les temps qui courent? La vérité, c’est que nous ne sommes jamais partis : vous avez seulement cessé de nous amuser mais nous conservons la lancinante nostalgie de ce monde que nous avons fabriqué. »
Autour du mathématicien s’organise une cérémonie des adieux à laquelle participent sa femme Ursula, sa fille Petra – une jeune fille obsédé par les maladies – et son fils Adam avec son épouse Helen, une belle actrice qui joue … dans L’Amphitryon de Heinrich von Kleist. Complètent le tableau une servante, un vieux chien, un beau ambitieux de devenir le biographe du mourant et un invité surprise nommé Benny Grace mais qu’Hermès reconnaît vite comme le dieu Pan. Qui manque ? Zeus, bien sûr, le papa d’Hermès qui convoite Helen et prend passagèrement la forme de son mari qu’Hermès a su chasser de bon matin du lit conjugal tout en retenant la course du soleil. Et ainsi de suite …

A se demander si les commentaires cyniques d’Hermès, à cheval entre la chronique familiale et la peinture de mœurs, est une figure de style de l’écrivain où les dernières réflexions d’un cerveau alerte dans le corps paralysé d’un mourant.

J’ai lu avec plaisir ce conte moderne, écrit dans un style limpide où l’humour fait passer les détails d’un univers parallèle qui n’est pas expliqué autrement et où les voitures fonctionnent à l’eau salée p.ex. « Infinis » est aussi une bonne révision du mythe d’Amphitryon et nettement plus lisible que les inénarrables romans policiers écrits par John Banville sous le nom de plume de Benjamin Black.
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tina
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MessageSujet: Re: John Banville   Mer 6 Nov 2013 - 14:51

Le mer



Je n'en peux plus de ce truc fade... J'ai tenté, j'ai bien lu des commentaires dithyrambiques, mais rien à faire, je m'ennuie.
On parle "d'écriture ciselée".
Ben j'ai pas vu où.

confused 
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kenavo
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MessageSujet: Re: John Banville   Mer 6 Nov 2013 - 15:34

tina a écrit:
Ben j'ai pas vu où.
dommage... si on le trouve, c'est un très beau livre Wink

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coline
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MessageSujet: Re: John Banville   Mer 6 Nov 2013 - 23:45

tina a écrit:
Le mer

Je n'en peux plus de ce truc fade... J'ai tenté, j'ai bien lu des commentaires dithyrambiques, mais rien à faire, je m'ennuie.
On parle "d'écriture ciselée".
Ben j'ai pas vu où.

confused 
Ah...quelqu'un qui a eu le même ressenti que moi à cette lecture!

A l'époque de cette lecture:
coline a écrit:
Ne lisez pas ce commentaire si vous avez prévu de lire La mer.

Je suis arrivée péniblement à la page 190 (il y en a 247)...Je capitule!...C'est beaucoup plus que ce que j'accorde généralement à un livre auquel je n'accroche pas...J'aurais voulu arriver au bout...A partir de la page 150, je me suis mise en lecture rapide, en diagonale...Je n'y arrive pas...J'ai envie de balancer ce livre par le balcon...

La mer...où comment ennuyer le lecteur en écrivant pompeusement des souvenirs sans intérêt, peuplés de non-événements et de personnages insignifiants (et qui n'ont rien à dire) ... en saupoudrant le tout d'artificielles références à Bonnard... ou au Black's Medical Dictionnary pour expliquer sur une page et demie l'origine des "papules rouges" qui vont donner "un nez bulbeux" au narrateur...en plus des mauvaises odeurs qui lui reviennent et dont il fait sans cesse profiter le lecteur au fil des souvenirs (Beurk ...)

Bon...Je provoque un peu...J'exagère un peu...Et j'espère qu'il y aura plein d'autres lecteurs pour me contredire sur ce commentaire...sourire
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