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 Valeria Luiselli [Mexique]

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kenavo
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MessageSujet: Valeria Luiselli [Mexique]   Dim 7 Avr 2013 - 16:26



Née à Mexico en 1983, Valeria Luiselli écrit pour des journaux mexicains et américains (New York Times et Reforma). Son premier ouvrage, Papeles falsos, recueil d’essais et de récits publié en 2010 et inédit en français, lui a valu une reconnaissance immédiate. Elle est probablement l’écrivain le plus prometteur des lettres mexicaines contemporaines.
En 2013, Actes Sud a publié son premier roman Des êtres sans gravité.
source: Editeur


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Sénèque
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kenavo
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MessageSujet: Re: Valeria Luiselli [Mexique]   Dim 7 Avr 2013 - 16:27


Des êtres sans gravité
Citation :
Présentation de l’éditeur
Une jeune femme occupe, à Mexico, une bâtisse délabrée et pleine de recoins avec son mari architecte et deux enfants en bas âge. Entre les blattes de Madagascar, les T-Rex en plastique démantibulés et les chaussettes dépareillées, elle écrit. Des textes courts car elle manque d’air. Et un roman silencieux pour ne pas réveiller les enfants.
Elle écrit sur le fantôme de sa jeunesse, sur l’éditrice insouciante et libre qu’elle était quand elle vivait à New York, portait des minijupes et un manteau rouge, s’enivrait de poésie, fréquentait des hommes excentriques. Écumant les bibliothèques de la ville, elle y avait découvert l’oeuvre d’un obscur poète mexicain habitant à Harlem à la fin des années 1920 : Gilberto Owen. Sous la plume de la narratrice (celle d’aujourd’hui et celle d’alors) se dessinent le poète qu’il a été et la vie qu’elle lui façonne : un artiste fervent qui côtoyait García Lorca, applaudissait Duke Ellington dans les bars enfumés de Manhattan et traduisait Emily Dickinson, enveloppé dans un peignoir de soie – ou un homme radicalement seul, introverti et abandonné de tous...
Ombres du passé, présences insaisissables qui se croisent et s’épient dans un monde en suspension, le métro de New York : ses accélérations vertigineuses, ses replis obscurs, un lieu hors du temps et de l’espace qui attire les êtres sans gravité.
Une suave mélancolie, un humour exquis, une écriture agile et lumineuse pour une interrogation extravagante et grave : combien de vies et combien de morts dans une seule existence ?

Quel livre étrange, qui est naturellement arrivé entre mes mains à cause de la couverture… et de la promesse d’une biographie romancée !
Ce que j’ai trouvé me laisse un peu perplexe. Non pas que je veux mettre en doute le talent de cette jeune auteure, je pense que je n’étais tout simplement pas à 100% réceptive de ses approches pour « combattre ses fantômes ».

En alternant des « chapitres » (plutôt courts textes, parfois seulement 2 lignes, parfois 20, parfois une page) qui se consacrent de sa vie d’antan à New York et celle de sa vie actuelle à Mexico, cette narratrice a tendance de cacher plus que de dévoiler !

C’est étonnant quel petit détail manque parfois qu’on accroche ou pas, en tout cas, elle m’avait perdu en tant que lectrice à moitié du livre. Le côté américain de cette jeune femme qui mène une vie assez ‘bohémienne’ m’aurait intéressé plus, mais les retours au présent avec sa vie de ménagère entre mari et enfants m’a en quelque sorte ennuyé, et le moment qu’elle fait découvrir vraiment un peu plus de Gilberto Owen, j’avais déjà perdu l’intérêt.
Dommage… mais je ne dirais pas non de faire un autre essai avec elle…



Après Gilbert Sorrentino

Actes Sud a encore une fois recours dans l’œuvre de Kenton Nelson pour une couverture d’un de leur livre… très bon choix Very Happy

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Sénèque
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traversay
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MessageSujet: Re: Valeria Luiselli [Mexique]   Lun 17 Juin 2013 - 21:56

Des êtres sans gravité

Où s’arrête la fiction et où commence la vérité ? Ou bien l’inverse. Une problématique vieille comme la littérature dont les auteurs aiment s’approprier toutes les subtilités, mise en abyme comprise. Dans le genre, la jeune romancière mexicaine Valeria Luiselli est particulièrement douée. Dans Des êtres sans gravité, ses intrigues sont excessivement poreuses, de plus en plus à mesure que le livre avance. Une ménagère à Mexico qui écrit un roman sur son existence quelques années plus tôt à New York. Travaillant pour un éditeur, elle découvre le poète mexicain Owen qui a vécu la bohème d’une vie américaine au côté de Garcia Lorca, entre autres . Elle comble les vides et lui invente un quotidien et des pensées intimes. Et puis, c’est le poète lui-même qui prend le relais et raconte … Bref, ça a l’air compliqué mais la souplesse de l’écriture de Valeria Luiselli rend l’entreprise plus qu’agréable à condition de se laisser aller et de dériver sans se poser (trop) de questions. Un talent prometteur que cette jeune romancière !
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