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 Grégoire de Tours

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Arabella
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MessageSujet: Grégoire de Tours   Dim 28 Avr 2013 - 22:45

Grégoire de Tours (539-594)




Présentation de Wikipédia

Il est issu, par son père Florent (Florentius), d'une famille aristocratique averne : son père et son grand-père Georgius (ou Georgins) avaient été sénateurs, et son oncle paternel Gallus ou saint Gal 1er évêque de Clermont. Par sa mère, il est apparenté aux évêques de Lyon, Sacerdos et saint Nizier d’une part, et aux évêques de Langres, Grégoire et Tetricus d'autre part. C'est d'ailleurs de Grégoire de Langres qu'il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu. Leur prestige venant de deux faits, d’une part l’appartenance à l’aristocratie auvergnate en raison des sénateurs que compte sa famille (4, coté paternel et maternel confondu) d’autre part par leur engagement dans l’Église. En effet c’est une des premières familles à s’être converti au christianisme et Grégoire peut compter un martyr et 6 évêques dans sa famille. Deux d’entre eux joueront même un grand rôle dans son éducation et son accession au siège épiscopal.

Cette famille prestigieuse illustre évidemment l'intégration d'une ancienne aristocratie sénatoriale romaine, dans le nouvel ordre social et politique barbare. Grégoire est donc d'origine gallo-romaine et non barbare, ce qui lui donne une certaine noblesse du sang.

Ainsi il peut se prévaloir d’être, d’une famille prestigieuse. Noble selon les définitions de l’époque, et donc logiquement, héritier de qualités spécifiques qui lui donnent des capacités particulières à commander. Cela lui donnera une certaine légitimité dans son futur épiscopat et face aux affaires politiques qu’il traitera.

Son père meurt jeune. Élevé par sa mère près de Cavaillon, puis successivement par son oncle Gal et par l'archidiacre Avit à Clermont, Grégoire achève son éducation auprès de son oncle Nizier, à Lyon où il est envoyé en 563. Durant sa jeunesse, il est sujet à divers maux : un pèlerinage sur le tombeau de Saint Martin à Tours (en 562 ou 563) l'aurait, d'après la légende, guéri de l'un d'entre eux.

Peu après, il est ordonné diacre et réside à la basilique Saint-Julien de Brioude. Il y vit jusqu'à son élection comme évêque de Tours, en 573, probablement à l'instigation de la reine Brunehaut et du roi d'Austrasie, Sigebert 1er.

Succédant à son cousin maternel Eufronius de Tours dans cette dignité, Grégoire prend alors en charge l'un des plus importants sièges épiscopaux de Gaule. Durant son épiscopat, il est gêné par les querelles des souverains francs, qu'il n'hésite pas à fustiger. Il tient notamment tête au roi Chilpéric 1er, puis à la reine Frédégonde qu'il accuse d'être responsable du meurtre de l'évêque Prétextat. Celui-ci avait marié Mérovée fils et opposant de Chilpéric à sa tante Brunehaut, veuve de Sigebert, remettant ainsi la famille de Sigebert en mesure de régner. Pour cela Prétextat sera traduit en justice devant ses Pairs accusé de complot par Chilpéric. Selon Grégoire, il fut le seul à ne pas être intimidé par les manœuvres de Chilpéric et s’engagera en faveur de Prétextat. Il s’attire alors une forte inimité du roi et sa femme Frédégonde, et pour le faire changer d’avis le couple essaiera de l’intimider, de le soudoyer sans succès. Au final Prétextat se trahira seul par ses propos et sera exilé.

Il s'éteint à Tours en 594. Il est vénéré dans cette ville et dans celle de Clermont.

Une Vie de Saint Grégoire a été rédigée au Xe siècle par l'abbé Odon de Cluny

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Arabella
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MessageSujet: Re: Grégoire de Tours   Dim 28 Avr 2013 - 22:49

L’Histoire des Rois Francs


L’ouvrage que j’ai eu l’occasion de lire est une vision abrégée de la grande œuvre de Grégoire, elle a été amputée de sa première partie, censée racontée l’histoire du monde depuis la création par Dieu jusqu’à la mort de Saint Martin (premier livre) et du dixième livre, contenant la liste des évêques de Tours, ainsi qu’un message de l’auteur aux générations futures. J’ai donc uniquement lu les 8 livres centraux, qui racontent l’histoire des Francs, depuis leurs origines un tant soit peu mythiques, jusqu’à l’époque de Grégoire.

Nous suivons donc les Francs, plus ou moins véridiques, jusqu’à l’entrée en scène de Childéric et de son fils Clovis, et leur conquête de la Gaule ainsi que de quelques territoires voisins. Puis les guerres de succession entre ses fils, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un seul en lice, Clotaire. Mais suite à sa mort, le royaume est de nouveau partagé entre ses fils à lui. C’est l’époque à laquelle vécu Grégoire, et c’est celle qui est la plus détaillée. Nous suivons donc entre autres, Gontran, Sigebert, Chilpéric 1er. Sans oublier les femmes, Frédégonde et Brunehaut en tête, ainsi que bien sûr les enfants.

Pour résumer quelque chose d’irrésumable, les Borgia et les personnages du Trône de fer, sont des enfants de chœur comparés aux Mérovingiens. L’occupation préférée des Francs, dès que vient la belle saison est d’aller faire la guerre chez leurs parents ou voisins. Le loisir royal par excellence est de faire assassiner les membres de sa famille, avant qu’ils ne vous assassinent. Entre temps dévaster quelque peu le pays, brûler quelques églises. Les serments ne sont faits que pour ne pas être respectés. Les membres de l’entourage royal, n’ont qu’un seul objectif, profiter d’une faiblesse du roi, par exemple du à son jeune âge, pour essayer de s’approprier le pouvoir.

Il est parfois un peu difficile de ne pas se perdre dans cette histoire pleine de bruit et de fureur, dont les personnages sont nombreux, et disparaissent parfois très rapidement, victimes la plupart du temps de leurs proches. Cela donne une vision de l’époque guerre flatteuse, et je ne crois pas que vivre à cette époque puisse faire envie à quelqu’un après cette lecture. Une époque pendant laquelle la guerre était une sorte d’état permanent et normal.

Grégoire est un témoin privilégié de son temps, aux premières loges pour savoir et décrire ce qui se passe. Evidemment que cette façon de dire l’histoire a un côté anecdotique, l’évêque s’intéresse à des événements, donne dans le spectaculaire, le pittoresque (le vase de Soissons, la promesse de la conversion de Clovis à la bataille de Tolbiac…). Et il est de parti pris probablement, en chargeant Chilpéric et Frédégonde.

Mais tel quel c’est un témoignage incomparable d’une époque, une façon de comprendre, d’appréhender la sensibilité de l’époque. Et il n’écrit pas mal du tout Grégoire. Cela se suit donc avec un certain intérêt. Même bien sûr si c’est à compléter avec d’autres textes, des approches de l’histoire plus contemporaines.

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