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 Alice Zeniter

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Aeriale
Léoparde domestiquée


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MessageSujet: Alice Zeniter   Lun 13 Mai - 17:48



Bio
Citation :
Alice Zeniter a 26 ans. Normalienne, en thèse d'études théâtrales à la Sorbonne nouvelle, a vécu plusieurs années en Hongrie où elle a entre autres enseigné le français. Elle écrit aussi pour le théâtre (lauréate de l'aide à la création du Centre National de Théâtre en 2010), a collaboré à plusieurs mises en scène de la compagnie Pandora et travaille comme dramaturge et auteur pour la compagnie Kobal't. Deux moins un égal zéro, son premier livre publié à 16 ans lui a valu le Prix littéraire de la ville de Caen. Jusque dans nos bras en 2010, a été récompensé par le Prix littéraire de la Porte dorée et le Prix de la Fondation Laurence Trân.

-Sombre dimanche-



Superbe roman qui débute très fort sur la figure du grand père, vieux bonhomme grincheux, ivrogne à ses heures, vouant une haine féroce à Staline jugé responsable de ses malheurs. Dans sa bicoque de bois, près de la gare de Budapest, cohabite le reste de la troupe. Pal son fils, un taiseux solitaire, qui vit dans son monde et semble différer de la lignée. Sa belle fille Idilko, "forte comme un fût", sur laquelle tous s'appuient, puis Imre, le héros au coeur tendre, fasciné par les deux êtres les plus importants à ses yeux: Sa soeur AgI, et son ami l'intrépide Zsolt.

A partir de là, l'auteure nous entraîne dans une saga familiale extrêmenent touchante et souvent drôle dans sa première partie (les émois de l'enfance puis de l'adolescence du jeune Imre sont très réussies) qui nous révèle en fond l'histoire de la Hongrie, pays meurtri, dévasté par le communisme puis corrompu par l'ouverture de ses frontières. Au travers de leur désillusion et de leurs secrets ce sont tous les manques d'un pays bousculé par les soubresauts et le chaos ambiant dont Zeniter nous parle. Non dits, silences, culpabilités enfouies et mal assumées, ces êtres cabossés par l'Histoire auront peu de choix pour survivre: se taire, courber l'échine, finir rongé par la faute ou la rancoeur tues, parfois même défigurés par le malheur ou emmurés dans leurs espoirs déçus.

Dit comme ça, cela peut paraître excessif ou trop plombant, et pourtant ça ne l'est jamais car l'auteure emporte son lecteur avec une grâce particulière. En alliant le léger et le grave, l'humour à la noirceur, Alice Zeniter réussit son pari: nous faire partager le désarroi de tout un pays ballotté entre l'immobilisme et la corruption, dépourvu d'identité, usé par les épreuves. A l'image de Imre, héritier de cette maison au bord des rails dont il ne parviendra pas à se dépétrer tout seul.

Pour le troisième roman de cette très jeune femme de 26 ans, moi je dis bravo! Sans hésiter, mon préféré de cette sélection Inter parmi les sept autres romans lus jusqu'à présent (il m'en reste trois ) A découvrir vite !!!

Citation :
Je croyais quand j'étais plus jeune qu'en vieillissant on arrivait à la sagesse mais c'est des conneries. On arrive rien qu'à vieillir. On devient un animal qui pleure. J'ai l'impression que je pourrais pleurer toujours. Quand j'essaie de repenser à ma vie, je suis incapable de déterminer si j'étais heureux ou malheureux. Tout ce que je vois c'est que les années ont passé et que les années passées sont des années mortes. Ça me donne envie de pleurer, cette mort partout dès que je veux me souvenir de quelque chose.
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topocl
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Lun 13 Mai - 18:12

La citation me fait bien envie, tu as peut-être raison, finalement content
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Esperluette
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Ven 28 Juin - 10:00

Je finis de taper mes notes et j'en parle bientôt à mon tour! auclavier

Merci Aeriale de ce commentaire enthousiaste.

cheers
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Ven 28 Juin - 22:10

Très beau commentaire Aériale ! Et quelle citation digne de se retrouver en signature.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Sam 29 Juin - 8:41

Ah merci les amis, et contente si Esperluette l'a apprécié...

(J'attends ton commentaire avec impatience)

Je précise qu'elle a finalement remporté le Prix du Livre Inter, qu'elle a amplement mérité cheers
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topocl
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Sam 29 Juin - 8:53

Il a aussi eu le Prix des lecteurs de l'express et le Prix closerie des lilas. C'est écrit sur ses pubs. (Mais si elle en a trop, ça finira par faire fuir certains)
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Aeriale
Léoparde domestiquée


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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Sam 29 Juin - 9:02

Bon alors, oubliez qu'elle a eu des prix et écoutez moi...
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Esperluette
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Sam 29 Juin - 13:23

topocl a écrit:
Il a aussi eu le Prix des lecteurs de l'express et le Prix closerie des lilas. C'est écrit sur ses pubs. (Mais si elle en a trop, ça finira par faire fuir certains)

Y est-elle pour quelque chose?
Je trouve que c'est plutôt agréable de se voir récompenser quand on a bien travaillé.

Simple avis, qui n'engage que moi.

Aeriale a écrit:
Bon alors, oubliez qu'elle a eu des prix et écoutez moi...

Prix ou pas, moi, j'ai d'abord été séduite par sa voix, sa fraîcheur et l'énergie enthousiaste qu'elle dégageait lorsque je l'ai entendue sur les ondes.
aime 

Je fignole un peu mes notes alors!
(Du coup, je dois me replonger dans le livre)

Razz 

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Esperluette
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Sam 29 Juin - 17:26

Allez, zou, je me lance sinon, je vais encore traîner....

L’enthousiasme perle dans la voix d’Alice Zeniter lorsqu’elle évoque l’histoire de Sombre dimanche sur les ondes. Quelle ne fut pas ma surprise, alors en découvrant  l’incipit qui s’ouvre sur cette chanson :

« Sombre dimanche
Les bras chargés de fleurs blanches
Un dimanche matin, poursuivant mes chimères,
La charrette de ma tristesse est revenue sans toi … »


beuglée par l’aïeul de la Famille Mandy.

La mélancolie va rythmer ainsi la petite bicoque de bois dans laquelle Imre tente de comprendre les secrets qui brisent ses parents, bercé par

« La voix d’Agi (qui) ne forçait personne, elle couvrait à peine les bruits de la maison que les trains agitaient. Les murs tremblaient toujours un peu, les planches disjointes gémissaient. On entendait aussi le bruit lourd de la jambe du grand-père, la jambe morte juste après la grand-mère, qui pilonnait le sol avec régularité. Imre aimait passer des heures à ne se concentrer que sur le filet de voix de sa sœur. Il regardait ses dents et écoutait les chansons ténues en se promettant de l’épouser un jour et de l’emmener avec lui dans sa future demeure princière. »


Cette présence rassurante tranche avec l’univers de non-dits dans lequel évolue la famille, qui affuble tous les héritiers mâles du même prénom, Imre. Entre un père taiseux et un grand-père alcoolique, le jeune garçon tente de grandir dans l’ombre de son ami Zsolt, et finit par s’émanciper en travaillant dans un sex-shop où il fantasme

« (…) (sur une) blonde étudiante (…). Elle portait des lunettes en écailles et une blouse blanche grande ouverte. Elle regardait vers le haut, comme si elle cherchait quelqu’un des yeux au-delà de l’appareil photo. (…)
Imre plaça la silhouette à côté des vidéos.  Quand un client lui demandait un film, il répondait :

- Demandez à ma collègue.
Généralement le client se contentait d’un sourire poli mais Imre riait franchement, persuadé que l’étudiante tchèque appréciait la plaisanterie. Il commentait l’attitude du client une fois que celui-ci avait quitté la boutique.

- Eh bien, lui c’était un timide. Il n’a même pas osé te regarder.
Ou alors :

- Je crois que tu as une touche, Anastazie.

C’était le prénom de l’étudiante, du moins celui qu’on lui donnait dans les interviews.

Adam Karoly regardait d’un œil sceptique  la relation de son employé avec une figurine en carton. Il trouvait la silhouette encombrante et inutile. Pour lui, Imre jouait tout simplement à la poupée. Mais il n’osait pas le lui interdire. Après tout, beaucoup de clients du Diamond aimaient eux aussi jouer à la poupée. »

Voilà comment Alice Zinter varie le regard qu’elle pose sur son jeune héros qui, à défaut de tisser des relations amoureuses avec une jeune femme en chair et en os, tente de plaisanter avec les clients en panne de conquêtes.


Les chapitres se suivent dans une habile déconstruction chronologique, retraçant la vie chaotique des Mandy dans une Hongrie qui évolue au fil des ans.

Pour connaître la suite, je vous invite à entrer dans cette langue entremêlée de refrains bouleversants, de petits sourires attendrissants,  de rêves d’émancipation qui côtoient la réalité de cette famille dont les membres prisonniers de leurs pensées ont bien du mal à communiquer entre eux. Cependant, le lecteur s’attache au vieillard qui ratisse son jardin en chantant inlassablement

« Les larmes sont ma seule boisson »


comme s’il voulait gratter toute la tristesse de son cœur.


C’est cette petite voix qui m’a séduite, montrant les personnages, englués dans une sorte de fatalisme statique, semblent regarder leur vie passer comme s’ils se contentaient de rester sur le quai par peur de monter dans le train pourtant à portée de leur jardin. Empêtrés dans leurs contradictions, terriblement humains, Alice Zeniter nous offre un chant dégradé de nuances colorées de nostalgie sur fond de drame historique avec une aisance tragi-comique qui m’a séduite.

A vous!

Wink 
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Dim 30 Juin - 15:03

Merci pour ton résumé Esperluette, j'espère qu'il en convaincra d' autres!

Esperluette a écrit:
C’est cette petite voix qui m’a séduite, montrant les personnages, englués dans une sorte de fatalisme statique, semblent regarder leur vie passer comme s’ils se contentaient de rester sur le quai par peur de monter dans le train pourtant à portée de leur jardin. Empêtrés dans leurs contradictions, terriblement humains, Alice Zeniter nous offre un chant dégradé de nuances colorées de nostalgie sur fond de drame historique avec une aisance tragi-comique qui m’a séduite.

C'est aussi le mélange d'humour et de gravité qui m'a emportée. Beaucoup de pudeur et de retenue, mais une voix très humaine qui s'accommode des contradictions de chacun. Des ratés et des regrets, des petits bonheurs camouflés, ce qui fait l'ensemble d'une vie sur un fond historique malmené. Il a tout ce bouquin!
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Esperluette
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Dim 30 Juin - 16:24

Aeriale a écrit:
Merci pour ton résumé Esperluette, j'espère qu'il en convaincra d' autres!

Esperluette a écrit:
C’est cette petite voix qui m’a séduite, montrant les personnages, englués dans une sorte de fatalisme statique, semblent regarder leur vie passer comme s’ils se contentaient de rester sur le quai par peur de monter dans le train pourtant à portée de leur jardin. Empêtrés dans leurs contradictions, terriblement humains, Alice Zeniter nous offre un chant dégradé de nuances colorées de nostalgie sur fond de drame historique avec une aisance tragi-comique qui m’a séduite.

C'est aussi le mélange d'humour et de gravité qui m'a emportée. Beaucoup de pudeur et de retenue, mais une voix très humaine qui s'accommode des contradictions de chacun. Des ratés et des regrets, des petits bonheurs camouflés, ce qui fait l'ensemble d'une vie sur un fond historique malmené. Il a tout ce bouquin!

Oui, Aeriale, c'est ce sentiment qui reste.
Alice Zeniter réussit à mêler l'histoire tout en pudeur et non-dits d'une famille sur fond d'Histoire Hongroise avec retenue et distance. Le lecteur suit le parcours d'Imre qui tente "vaille que coûte" de quitter le nid familial proche de la gare.
Ce livre aborde le manque de communication entre proches, la peur d'agir parfois qui cloue au sol.

J'ai vraiment apprécié cet élan pour décrire les contradictions qui rendent les personnages si proches de nous.
L'écrivain évoque par petites touches les barrières sociales entre les individus notamment entre Imre et son Zsolt, par exemple.

Je n'ai pas tout évoqué, loin de là!
Wink
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Heyoka
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Mar 16 Juil - 10:08

Un grand merci à toi, Esperluette, pour cette sublime découverte. aime 


Aeriale a écrit:
A partir de là, l'auteure nous entraîne dans une saga familiale extrêmenent touchante et souvent drôle dans sa première partie (les émois de l'enfance puis de l'adolescence du jeune Imre sont très réussies) qui nous révèle en fond l'histoire de la Hongrie, pays meurtri, dévasté par le communisme puis corrompu par l'ouverture de ses frontières. Au travers de leur désillusion et de leurs secrets ce sont tous les manques d'un pays bousculé par les soubresauts et le chaos ambiant dont Zeniter nous parle.
Que puis-je dire de plus ? Tu rends tellement bien honneur à cette pépite Aeriale. Sombre dimanche est un parfait exemple du voyage dans le temps et dans l'ailleurs que nous offrent les livres et les auteurs. Alice Zeniter m'a embarquée dans un voyage mélancolique de plusieurs générations au cœur de la Hongrie, à travers les yeux du jeune Imre. On y découvre des vies sclérosées, emmurées dans le silence et les non-dits. Beaucoup de pudeur dans les sentiments, des sentiments que chacun garde pour soi, enfouis. J'ai eu la sensation de toucher du doigt les raisons du mutisme de ma grand-mère, originaire d'un pays voisin.


Aeriale a écrit:
Dit comme ça, cela peut paraître excessif ou trop plombant, et pourtant ça ne l'est jamais car l'auteure emporte son lecteur avec une grâce particulière.
Une grâce portée par les rêves et les désillusions de chacun. Tu fais bien de le souligner, on ressent des émotions fortes, du rire aux larmes, sans pour autant tomber dans le pathos. Moi aussi je dis : BRAVO !



" Elle était née à la fin du conflit, tout comme Pàl, et elle avait compris très tôt que ne pas avoir vécu la guerre constituait une frontière inamovible entre sa génération et celle de ses parents, celle du grand-père. Ils n'habiteraient jamais le même monde, ils n'auraient jamais les mêmes yeux. Alors pourquoi poser des questions ? "

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Harelde
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Mar 16 Juil - 11:11

Heyoka a écrit:
(...) Sombre dimanche (...)
Je le note !
bonjour 

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Mar 16 Juil - 17:26

Heyokia a écrit:
Une grâce portée par les rêves et les désillusions de chacun. Tu fais bien de le souligner, on ressent des émotions fortes, du rire aux larmes, sans pour autant tomber dans le pathos. Moi aussi je dis : BRAVO !
Et une de plus, une! Je vous le dis que ce roman est un petit bijou...

Grand merci pour ton commentaire Heyokia, je crois que cette fois ci ça va le faire Very Happy
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Heyoka
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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Mer 17 Juil - 8:07

Ah Harelde ! Je suis contente de susciter une lecture pour ce livre.

Aeriale, c'est vrai qu'on a envie de le protéger et de le promouvoir ce livre.

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MessageSujet: Re: Alice Zeniter   Aujourd'hui à 1:50

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Alice Zeniter
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