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 Dominique Lin

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zazy
Sage de la littérature
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MessageSujet: Dominique Lin   Mar 21 Mai 2013 - 22:25



blogue de l'auteur

Né à Paris en 1956, je vis dans le sud de la France depuis mon adolescence.
Conseil en communication depuis 1985, J'ai beaucoup écrit pour les autres dans le cadre de mon activité professionnelle.

Aujourd'hui, je me consacre entièrement à l'écriture : romans, ateliers, aide à l'édition, rencontres d'auteurs et conférences sont autant de vecteurs propices pour partager, transmettre mes compétences, mais aussi mon amour des mots.

Je vous emmène là où on ne m'attend pas, là où les vagues de l'évidence ne viennent pas déverser leurs clichés. Mes romans en sont un bon exemple : une aventure à Cuba, un cri d'amour pour les Cévennes et le troisième dans lequel j'ai enlevé tout cadre pour me concentrer sur l'essentiel. Le prochain roman à paraître, toujours aux éditions Elan Sud, part encore dans d'autres directions, comme pour décrire un monde sous différentes facettes, tout en restant centré sur un seul sujet : l'être humain.

Editions Elan Sud pour trouver sa bibliographie
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zazy
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MessageSujet: Re: Dominique Lin   Mar 21 Mai 2013 - 22:26



Passerelles
Passerelles
Dominique Lin
Editions Elan Sud
Collection Regards
1er trimestre 2013
ISBN : 9782911137297

4ème de couverture :
Prendre le temps de se poser, comprendre le hasard qui sculpte notre histoire bien avant notre naissance.
« On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, être né quelque part c'est toujours un hasard. » Chantés par Maxime Le Forestier, ces mots résonnent tout au long de ce roman. Léon va voir défiler les composantes de sa vie, assis sur un banc, en face de chez lui.
Dans ma région bourbonnaise, il était un écrivain-paysan (c’est ainsi qu’il se décrivait) Emile Guillaumin, auteur de « La vie d’un simple ». Et bien, c’est une parfaite description pour ce livre.
Un soir, en revenant chez lui après sa journée de travail, Léon se sent attiré vers un banc, pas envie de rentrer de suite. Il succombe et s’installe sur ce banc, juste en face de chez lui « Mais ce soir-là, en arrivant devant la maison parle trottoir d’en face, Léon s’arrêta. Le banc qu’il voyait de sa fenêtre depuis des années semblait l’attendre, l’inviter à s’asseoir. Il ne prêta pas tout de suite attention à cette idée. Tout le poussait à rentrer chez lui, à suivre le cours normal de sa journée et pourtant, sans qu’il eût rien décidé, il s’assit. Le monde lui sembla distant, tout se figea, sauf ses pensées qui s’veillèrent. »
Les souvenirs affluent et le talent de Dominique Lin est de nous les restituer sans que ce soit redondant. Nous partageons les silences de Léon, ses souvenirs, ses pensées au fur et à mesure que le banc s’enfonce dans la nuit, que les téléviseurs, ces petites tâches lumineuses, s’éteignent les uns après les autres. « Assis sur ce banc, j’ai la sensation que mes pensées, tapies depuis des années, se libèrent telles ces feuilles poussées par le vent, que le réverbère n’est là depuis des années, lui aussi, que pour les mettre en lumière. Que ne me suis-je assis là avant ? »

Je me suis assise à côté de Léon, j’ai appuyé sur le bouton « arrêt » et je me suis délectée des mots, des phrases, de la poésie de Dominique Lin. Léon nous offre ses réflexions sur le monde, sur notre société actuelle où l’argent et la réussite sociale priment. La télévision omniprésente : « pas un foyer où les gens ensemble à se partager, manger, lire ou partager un moment sans ce déversoir universel d’immondices culturelles propre à rétrécir le champ de réflexion de l’esprit humain, transformé en décharge à ciel ouvert. » Toutes les questions qu’il se pose, nous nous les sommes posées à un moment ou un autre. Pas de grandes déclarations, mais des phrases ciselées sans être précieuses, des phrases qui font mouche et que l’on se délecte de relire ; un livre qui se découvre au fil des pages ; un livre profond ; un livre que j’ai aimé ; un auteur que je découvre et dont je lirai d’autres ouvrages.
Une lecture que je vous recommande et je remercie Suzanne, stagiaire chez Libfly de me l’avoir envoyé. Cerise sur le gâteau, Dominique Lin m’a gentiment dédicacé ce livre. Oui, vos mots sont vraiment une passerelle entre vous l’auteur et nous les lecteurs. Merci pour cette belle lecture. Oui j’aime ces livres à contretemps où l’on n’a pas envie de voir arriver la dernière page ; que l’on ferme le soir avec bonheur tout en goûtant à l’avance l’immense plaisir de le retrouver le lendemain.


Quelques extraits :

"J'aimerais partir pour cette ville que je n'ai jamais quittée, mais que je ne vois plus. Ma rue est aussi vaste que l'océan, mon quartier est un continent. La maison de ma mère est bien celle où j'habite, j'y suis voyageur en transit."
« On devient vieux quand on a oublié l’enfant qu’on a été. »
« Nul ne peut ignorer qu’il est en vie et que le temps imparti va s’arrêter quand ce sera l’heure. »
« Comment font les gens pour être surpris, dire qu’ils ne s’y attendaient pas quand ils apprennent le décès d’un proche ou d’un personnage connu ? Comme s’ils ne savaient pas que nous y allons tous. »

« Aucune importante, les rails sont là pour être quittés. »
« Si nos vieux d’aujourd’hui regrettent leur temps passé comme le regrettaient déjà ceux de mon enfance, ce n’est pas parce qu’il était meilleurs, comme ils se complaisent à le dire, mais parce qu’il est le leur. »
« Indignez-vous ! avait écrit un homme dont chacun s’appliquait à dire qu’il était sage. Mais après ce cri dont le seul symbole contenait du sens, qu’avait-il fait ? Les millions de lecteurs bien intentionnés, qu’avaient-ils faits, eux aussi ? Le soufflé était retombé, le livre gisait désormais sur quelque étagère de bibliothèque, entre Hemingway et Hugo… autant se taire. »
« Sa vie si discrète prenait un sens ; il n’avait rien accompli de grandiose, il n’avait pas eu son quart d’heure de gloire, mais il acceptait qui il était. »
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