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 Rabee Jaber [Liban]

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mimi54
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MessageSujet: Rabee Jaber [Liban]   Jeu 20 Juin 2013 - 9:01



Romancier et journaliste libanais Rabee Jaber est né à Beyrouth en 1972. Il a été rédacteur en chef de l'Afaq, le supplément culturel hebdomadaire du journal Al-Hayat, depuis 2001. Son premier roman, Master of Darkness, a remporté le Prix du Choix de la Critique en 1992. Depuis, il a écrit 16 romans, dont L'Odyssée du grenadin (publié en allemand en 2005), Berytus: Une ville sous la terre (publié en français par Gallimard en 2009), Amerika, qui a été sélectionné pour l'IPAF en 2010, et les Druzes de Belgrade qui a remporté le prix en 2012.


Ouvrages:


* Master of Darkness (1992)
* L'Odyssée du grenadin (non traduit en français)
* Berytus:Une ville sous terre ( Gallimard,avril 2009)
* Les Druzes de Belgrade (Prix international pour la fiction arabe, 2012)

* Amerika (Gallimard, mai 2013)
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mimi54
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Ven 21 Juin 2013 - 22:29


Amerika, Rabee Jaber
Gallimard (Avril 2013)
528 pages

4ème de couverture :

Citation :
En 1913, la jeune couturière Marta Haddad quitte Beyrouth pour rejoindre son mari Khalil, parti travailler aux États-Unis peu de temps après leur mariage. La traversée est une épreuve, tout comme le séjour en quarantaine à Ellis Island, mais Marta a confiance en l'avenir et en cette terre d’accueil. Le choc est pourtant immense quand elle découvre que son mari vit avec une Américaine en Louisiane et qu'il ne l’attend déjà plus… Marta se ressaisit, devient d’abord vendeuse itinérante avant d’ouvrir un magasin à Philadelphie. Khalil perd la vie au milieu des troupes américaines pendant la Première Guerre mondiale, elle peut donc se remarier et épouse Ali Jaber, lui aussi d’origine syrienne. Mais la crise de 1929 frappe de plein fouet, et pour échapper à la misère Marta n’a d’autre choix que de s’installer sur des terres agricoles achetées avant la crise en Californie, avec Ali et leurs quatre enfants. Un nouveau départ - un de plus, dans la vie de Marta, héroïne attachante de cette vaste fresque de l’immigration que constitue Amerika.


Comme beaucoup avant elle, Marta arrive sans le sou sur le sol américain dans l’espoir d’un avenir meilleur, et de retrouver son mari parti quelque temps avant elle. Elle retrouvera son mari mais pas forcément de la meilleure façon qui soit. Quant à son avenir, c’est à elle seule qu’elle le devra.
Marta vient de Syrie ; elle a le caractère endurci, et la volonté chevillée au corps. Les coups durs, les crises et les chagrins ne manquent pas, mais elle fait front, travaille, s’intègre, vacille sans jamais chuter. Jusqu’à son dernier souffle sa vie ne sera qu’effort, résistance et confiance absolue en l’avenir.

Dans ce très beau roman, Rabee Jaber brosse le portrait simple et sincère d’une femme attachante, et, s’attache à retracer le parcours migratoire aux USA . Ce rêve américain fait de sueur et de larmes, mais émaillé de superbes moments de solidarité.

Le narrateur se fait discret ; et c’est par petite touche que le « je » guide le lecteur vers l’identité de ce narrateur, ou vers un conteur tout droit sorti des légendes arabes. Qui sait ?
Le procédé allège considérablement une construction linéaire qui, autrement, aurait pu lasser. Les chapitres sont courts, et donnent de fait du rythme et de l’énergie à cette histoire prenante et très plaisante à lire. C’est avec regret que l’on quitte cette famille, et surtout cette femme courage.
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traversay
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Lun 5 Aoû 2013 - 10:11

Amerika

America, America : c'est sans doute Elia Kazan, dans un film mémorable, qui a le mieux décrit l'exil et l'adaptation difficile à une nouvelle vie, de l'Empire ottoman aux Etats-Unis du début du XXe siècle. L'air de déjà vu s'estompe pourtant très vite dans le roman du libanais Rabee Jaber, au titre quasi similaire : Amerika. Marta, son héroïne, est comme un symbole de toute une communauté, syrienne ou libanaise, comme on voudra, qui, loin des racines, tisse une solidarité sans faille entre ses membres, transplantés. La vie de cette femme est un roman, forcément, mais contre son gré, ballotée de manière collatérale par les convulsions de l'Histoire : première guerre mondiale, grippe espagnole, crise de 29. Jaber a écrit une fresque intime, une saga américaine qui possède du souffle et de l'intensité, sans se départir d'une humilité touchante à l'image de Marta, petit soldat de l'existence dont les armes sont la ténacité et le courage. Le livre permet de découvrir ces "kachâcha", colporteurs levantins qui sillonnaient l'Amérique de long en large, apportant aux ménagères tissus et accessoires divers. S'il est centré sur la destinée de Marta, le romancier, en bon conteur oriental, digresse sans cesse et commente parfois son propre récit, comme s'il se joignait au lecteur, simple témoin d'une histoire qui se déroule sous nos yeux. Rabee Jaber s'échappe souvent de la simple chronologie pour évoquer la cacophonie des destins. Comme son écriture est limpide, on le suit avec bonheur, amoureux comme lui de cette femme dont la fragilité apparente cache une indépendance et une volonté invincibles.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Jeu 30 Juin 2016 - 9:21

Les Druzes de Belgrade

Hanna Yaacoub est un jeune vendeur d'œufs, chrétien, époux et père d'une petite fille encore bébé. Un matin, il se lève et ne revient pas. Il a été emporté sur un vaisseau, le genou disloqué, la mâchoire fracassée, avec les exilés Druzes. Il remplace l'un des frères d'une grande fratrie et il devra les suivre dans les prisons ottomanes de Serbie, d'Herzégovine, de Bulgarie puis se perdre au Monténégro avant d'entamer un long périple.

Etrange récit que celui de Jaber. Beau. Intense. Violent et en même temps plein de douceur, cette douceur qui semble accompagnée les gestes, les travaux et les maux des Druzes.

L'auteur n'explique rien de l'exil (ou presque), on saura juste que les Druzes en faisant la guerre aux Chrétiens se sont attirés les foudres des Sultans de l'empire ottoman. On ne saura rien sur la religion druze, sur les aspects plus ou moins mystique ou théologique, sur les rites ni sur le culte de ces hommes (ils étaient 70 au début). Ce n'est pas ce qui intéresse Jaber, ce n'est pas ce qui compte dans le conte qu'il nous relate. Il construit son récit sur les ellipses qu'il y laisse, sorte de grande fresque sans historique, qui ne gêne en rien le plaisir du lecteur, au contraire cette absence de dates, de faits reconnus, donne une un côté universel à cette histoire. Ce qui occupe Jaber, c'est la place des hommes les uns vis-à-vis des autres, la solidarité qui s'instaure dans le groupe, la sagesse qui en découle et petit à petit l'adoption de Hanna, le Chrétien, dont personne ne veut voir la douleur hormis Qassem qui le sauvera à plusieurs reprises. Bien sûr, en creux, Jaber parle de l'absurdité de cet exil infini, de l'inhumanité des Sultans et de l'étrange mansuétude, de l'étonnant sens de la fatalité de ces Druzes. Incapables de se rebeller, de se quereller, de se déchirer, ils vivent ensemble comme des frères, ils travaillent bien, ils travaillent même mieux que la plupart des autres prisonniers alors qu'ils sont détenus dans des conditions épouvantables (plongés dans le noir absolu pendant des jours, la fosse d'aisances pleine, la nourriture parcimonieuse, l'eau inexistante…), ils sont d'un stoïcisme captivant, d'une sérénité et d'un calme impressionnants.

Et pourtant ces hommes (en dehors d'Hanna) sont des guerriers, des soldats, des gens d'armes ayant commis des actes barbares (on parle de l'égorgements de femmes et d'enfants, même si personne ne veut reconnaître sa présence sur les lieux du carnage…) ; ces hommes qui sont venus déposer leurs armes en échange de la protection de leurs familles, ces hommes exilés qui gémissent à peine, se lamentent si peu sur leur sort de proscrit. Leur soumission est un acte d'honneur, la marque du respect pour le vainqueur, la reconnaissance du plus fort. Même dans leur exil, ils gardent une noblesse d'âme surprenante qui laissent deviner (alors même que le dieu des Druzes n'est jamais évoqué par l'auteur) une appartenance à une confrérie forte, à une entité qui apaise et qui guide vers la Paix, la Reconnaissance et malgré tant de souffrances vers une sorte d'apaisement.

Ce roman, est un très beau livre, d'une grande qualité stylistique et narrative, mais d'une tristesse parfois insupportable, insurmontable, à se demander s'il ne vaut pas mieux être mort que vivre ainsi. Il est d'une rare et belle intensité. Il donne à voir (et presque à toucher) les chairs martyrisées, les silences pesants, les violences sous-jacentes, celles que l'on subit et celles que l'on inflige. Sur la corde raide, Hanna est un personnage bouleversant, sentimental, faible, qui ne doit sa survie qu'à l'aide de ses ennemis. Cette fraternité qui naît par delà les engagements et les rivalités, illustre de manière éclatante et terriblement vive la qualité d'hommes bons dont parle Jaber.

Merci infiniment, silou, d'avoir attiré mon attention sur ce roman, dont j'ai bien du mal à me détacher et qui sans jamais être sentencieux ou moralisateur nous rappelle que nous sommes tous des frères et que la solidarité (cette vertu si prisée dans le monde musulman) peut sauver de tous les effondrements.

Un livre bouleversant.

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shanidar
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Jeu 30 Juin 2016 - 9:36

Un extrait :

Citation :
On lui attacha les mains. On serra ses liens si fort qu'il sentit le sang sourdre de ses poignets. En un instant, son bonnet s'imprégna de sueur. Agenouillé, il chancelait. La douleur lui déchirait les membres. Lorsqu'il vit une moue de dégoût se dessiner sur certains visages fermés qui l'entouraient, il compris que le liquide brûlant qu'il avait soudain senti entre ses cuisses n'était pas de la sueur. Pris de vertige, flottant dans un épais brouillard, il demeura un moment prisonnier d'un étrange silence, puis le feu se déchaîna dans ses reins, si bien qu'il pensa avoir reçu un coup sans s'en apercevoir. Il vit ensuite un homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus se pencher sur lui en disant quelque chose. Au début, il ne comprit pas. Puis soudain, voyant l'homme s'éloigner, il retrouva ses esprits et sa lucidité. Il n'aurait pas d'autre opportunité, seul cet homme pouvait le sauver : le consul de France. Hanna releva la tête, tendit le cou et hurla comme quelqu'un qui se noie :

- Je suis Hanna Yaacoub, chrétien de Beyrouth, j'habite le long des murs de la cathédrale Saint-Elie !

Le consul était déjà loin mais il entendit le cri, il tourna la tête pour regarder par-dessus son épaule et demanda à l'interprète de lui traduire les paroles du prisonnier, ce qu'il fit dans un français impeccable et sans la moindre hésitation :

- Il a dit : "J'ai tué Hanna Yaacoub, chrétien de Beyrouth, qui habite le long des murs de la cathédrale Saint-Elie."

Le visage du consul s'empourpra de colère. L'officier s'approcha :

- Si Monsieur le désire, nous lui coupons la langue.

Le consul répondit en retroussant les lèvres :

- Non, nous ne sommes pas des barbares, mais faites taire cet assassin.

L'officier arracha son fusil à l'un des soldats, le brandit dans les airs comme une hache et fracassa la crosse de bois sur la mâchoire du prisonnier.

Il tenait le fusil par le canon d'acier et, avant de le rendre, secoua l'arme pour voir à quel point elle s'était disloquée, puis s'essuya la main sur le dos du soldat.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Jeu 30 Juin 2016 - 13:09

quel extrait ! la mauvaise traduction était volontaire ? ce qui ajouterait au supplice

"Leur soumission est un acte d'honneur, la marque du respect pour le vainqueur, la reconnaissance du plus fort"

les prisonniers se sont-ils battus avec honneur ? ne le méritent-ils pas, le reçoivent-ils ?

me faudra le lire ce livre

merci pour ton commentaire fouillé comme d'habitude

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shanidar
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Jeu 30 Juin 2016 - 17:33

On peut en effet facilement envisager que l'interprète a fait exprès de se tromper...

Les Druzes (en tout cas ceux du récit de Jaber) semblent s'être battus avec les honneurs, mais il est fait très peu de place à leur passé et à leurs engagements. Par la suite, les relations avec les différents Pachas et autres Sultans de la Sublime Porte sont marqués par le sceau du respect même si les prisonniers subissent un sort peu enviable.

Je suis à peu près sûre que tu aimeras ce très beau roman, Bédou.

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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Ven 1 Juil 2016 - 7:37

j'en ai un autre Amerika, mais je me procurerai celui-ci !

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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Dim 10 Juil 2016 - 11:12

Les Druzes de Belgrade

Je serai moins enthousiaste que Shanidar. L'aspect historique est passionnant, ces hallucinantes pérégrinations des Druzes emprisonnés au coeur des Balkans, puis le retour des hordes de pèlerins. Rabee Jaber a une grande capacité à mener les foules de figurants dans des tableaux fourmillants de détails, de mouvements, d'odeurs. Aucune concession n’est faite à l'inculture du lecteur qui doit se débrouiller, et si cela a gêné mon besoin de maîtrise des situations (j'aurais bien aimé une petite carte représentant le périple des voyageurs) , cela fait aussi que le récit s'apparente vite à un conte intemporel.

j'ai cependant été gênée par le caractère hagiographique du récit : ces hommes pleins de droiture, de sens de l'honneur et du travail, toujours courageux et allant de l'avant, ont quand même, avant que ne commence le roman, massacré des chrétiens à la pelle, et ça, Rabee Jaber ne s'y intéresse guère. Quant à l'aventure individuelle, elle est assez négligée: nombreux destins sont abandonnés en cours de route, et les personnages sont totalement désincarnés, le seul trait de personnalité identifiable du héros, Hanna, étant sa propension aux larmes.
Résultat mitigé pour moi, donc.
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Dim 10 Juil 2016 - 17:46

avis assez différent de celui de Shanidar ! si je fais la lecture ce sera plus tard, mais j'ai Amerika (déjà dit je crois)

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shanidar
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Lun 11 Juil 2016 - 10:12

Je suis absolument d'accord avec les réticences de topocl, mais elles n'ont pas du tout entravé ma lecture, au contraire j'ai trouvé que l'accent mis uniquement sur le destin des Druzes en déportation, en en faisant des sorte d'icônes (des martyrs) rendaient hommage à ces hommes de l'ombre sans malgré tout passer sous silence ce qu'ils sont (des soldats). De la même manière que Jaber n'évoque jamais la pratique religieuse de ses hommes, il ne 'pollue' pas son récit par des questions morales, ce qui l'intéresse c'est le destin d'Hanna et ses larmes incommensurables, -mais je comprends que cette position puisse être inconfortable.

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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Lun 11 Juil 2016 - 12:03

Oui, que cela ne limite pas ceux qui auraient envie d'essayer!
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Avadoro
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Sam 13 Aoû 2016 - 0:55

Les Druzes de Belgrade

J'ai apprécié la découverte de ce contexte historique de la seconde moitié du XIXème siècle, grâce auquel Rabee Jaber construit un récit très évocateur. La description de Beyrouth offre une porte d'entrée saisissante vers un environnement foisonnant et tourmenté, où les individus sont dépassés par des enjeux et intérêts qui les dépassent. Le périple démesuré, sacrificiel du vendeur d'oeufs chrétien Hanna Yacoub est le reflet de cette perception d'un chaos, et le chemin qui conduit les Druzes vers les Balkans montre à chaque instant une instabilité politique et confessionnelle.

J'ai trouvé par contre que le roman perdait de son intensité au fil des pages, car Rabee Jaber ne parvient pas toujours à renouveler une trame romanesque alors que le dispositif narratif apparait trop linéaire. En insistant sur des ambiances et des sensations, il délaisse ses personnages et la représentation d'une violence devient abstraite.
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topocl
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MessageSujet: Re: Rabee Jaber [Liban]   Sam 13 Aoû 2016 - 10:01

Avadoro a écrit:
Les Druzes de Belgrade



J'ai trouvé par contre que le roman perdait de son intensité au fil des pages, car Rabee Jaber ne parvient pas toujours à renouveler une trame romanesque alors que le dispositif narratif apparait trop linéaire. En insistant sur des ambiances et des sensations, il délaisse ses personnages et la représentation d'une violence devient abstraite.

Ah! ouf, je ne suis pas la seule à émettre des réserves. (j'aime tellement peu de livres en ce moment, que j'ai peur de passer à côté de bonnes choses simplement du fait de ma "mauvaise humeur")
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