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 Jacques Ferron

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Jacques Ferron   Jacques Ferron Icon_minitimeLun 8 Juil 2013 - 5:16

Jacques Ferron Jacque10

Jacques Ferron (1921-1985) fut en quelque sorte l'écrivain qui revendiquait le droit d'aînesse chez les écrivains québécois de la Révolution tranquille. Fondateur du Parti Rhinocéros, un parti politique dénonçant l'absurdité des jeux partisans, Jacques Ferron aura surtout cherché à démystifier le combat national. S'interposant même comme négociateur au cours de la crise d'Octobre 1970, ne nous laissons pas méprendre par cette facette engagée : Jacques Ferron fut avant tout écrivain et médecin de sa condition. Il nous a laissé l'une des oeuvres les plus considérables au sein du patrimoine québécois. Il écrivit surtout des romans, du théâtre et des contes.

Je vous laisse sur la bibliographie de son oeuvre :

Citation :
- L'ogre, 1949
- La barbe de François Hertel suivi de Le licou, 1951
- Le dodu ou le prix du bonheur, 1956
- Tante Élise ou le prix de l'amour, 1956
- Le cheval de Don Juan, 1957
- Les grands soleils, 1958
- Contes du pays incertain, 1962
- Cotnoir, 1962
- La tête du roi, 1963
- Cazou ou le prix de la virginité, 1963
- Contes anglais et autres, 1964
- La sortie, dans Écrits du Canada français, no. 19, 1965
- La nuit, 1965
- Papa Boss, 1966
- Contes, édition intégrale : Contes anglais, Contes du pays incertain, Contes inédits, 1968
- La charrette, 1968
- Théâtre I. Les grands soleils, Tante Élise, Le Don Juan chrétien, 1968
- Le coeur d'une mère, dans Écrits du Canada français, no. 25, 1969
- Historiettes, 1969
- Le ciel de Québec, 1969
- L'amélanchier, 1970
- Le salut de l'Irlande, 1970
- Les roses sauvages, 1971
- La chaise du maréchal ferrant, 1972
- Le Saint-Élias, 1972
- Les confitures de coings et autres textes, 1972
- Du fond de mon arrière-cuisine, 1973
- Théâtre II. Le dodu ou le prix du bonheur, La mort de Monsieur Borduas, Le permis du dramaturge, La tête du roi, L'impromptu des deux chiens, 1975
- Escarmouches. La longue passe. Deux tomes, 1975
- Gaspé-Mattempa, 1980
- Rosaire, précédé de L'exécution de Maski, 1981
- Le choix de Jacques Ferron dans l'oeuvre de Jacques Ferron, 1985
- Les lettres aux journaux, 1985
- La conférence inachevée. Le pas de Gamelin et autres récits, 1987
- Le désarroi. Correspondance [collaboration avec Julien Bigras], 1988
- Une amitié bien particulière. Lettres de Jacques Ferron à John Grube, 1990
- Le contentieux de l'Acadie, 1991
- Les pièces radiophoniques. J'ai déserté Saint-Jean-de-Dieu, Les cartes de crédit, Les yeux, La ligue des bienfaiteurs de l'humanité, 1993
- Ferron inédit. Maski, Turcot, fils d'Homère, La berline et les trois grimoires, Correspondance de Jacques Ferron avec Clément Marchand, Lettres de Jacques Ferron à Ray Ellenwood, Entretiens avec Jacques Ferron, dans Ginette Michaud et Patrick Poirier [dir.], L'autre Ferron, 1995
- «Nous ferons nos comptes plus tard» Correspondance 1962-1983 [collaboration avec André Major], 2004

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«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

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MessageSujet: Re: Jacques Ferron   Jacques Ferron Icon_minitimeLun 8 Juil 2013 - 7:42

Quant à la stature du personnage Ferron au cours de l'histoire, citons le témoignage d'André Major :

Citation :
Si Ferron m'intimidait, ce n'était pas seulement parce qu'il était mon aîné - il avait quarante ans et moi vingt quand nos échanges épistolaires ont débuté - , c'était aussi que j'étais un débutant ne sachant trop où était sa voie après deux plaquettes de poèmes et que je m'adressais à un prosateur dont la maîtrise m'inspirait du respect. Je devais sans doute pressentir que cette maîtrise stylistique découlait d'une connaissance et d'une vision approfondies de la vie, [...]

D'autre part, Jacques Ferron restait modeste à propos de son oeuvre :

Jacques Ferron et André Major, «Nous ferons nos comptes plus tard». Correspondance (1962-1983), 2004, Lanctôt, p. 108. a écrit:
Cher André Major,

Votre proposition est gentille et je vous en sais gré, mais je ne peux l'accepter. J'ai toujours de la répugnance à revenir sur ce que j'avais écrit, cherchant certes à me faire publier, mais négligeant de corriger mes épreuves. De plus, il me semble qu'une oeuvre qui, pour diverse qu'elle soit, n'en est pas moins mineure, doit sombrer. C'est ainsi qu'elle peut jouer un rôle nourricier et sustenter les oeuvres majeures.

Je ne tiens donc pas à me repêcher ni à jouer aux revenants. Si j'étais mort, je ne dis pas.

Avec gratitude, cher André Major, et mon amitié,

Jacques Ferron

Jacques Ferron s'est adressé à André Major en ces termes quelques vingt ans suivant les premières lettres de leur correspondance. Il y avait un profond respect mutuel, et Jacques Ferron ne voulait pas se faire présomptueux de sa place au sein de l'histoire.

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