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 maxime Catellier

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Maxime Catellier   Lun 18 Mar 2013 - 9:01



Maxime Catellier est un poète, essayiste et romancier québécois. Né le 12 mars 1983, il a dirigé le défunt hebdomadaire Ici lors de la période allant de l'automne 2006 au printemps 2009. Il a déjà plusieurs recueils de poésie à son actif et nous pouvons le classer parmi les poètes inspirés par le surréalisme. Je vous livre sa bibliographie ici:

Citation :
Poésie

Bois de mer, L'Oie de Cravan (2010)
Bancs de neige, L'Oie de Cravan (2008)
Préhistoire du monde, Marchand de feuilles (2006)
Après le déluge, Poètes de brousse (2005)
Saint-Rouge, Le Relieur fou (2005)

Romans

Le Corps de La Deneuve, Coups de tête (2010) (ISBN 978-2923603292)

Essais

Effets de neige, Poètes de Brousse (2011)
La Mort du Canada, suivi de "Lettre à Jean Benoît", Poètes de Brousse (2009)

Collectif

Les Derniers Vivants, en collaboration avec Michel Vézina, Alain-Ulysse Tremblay, Laurent Chabin et Benoît Bouthillette, Éditions Coups de tête (2012)
Amour et libertinage, sous la direction de Elsa Pépin et Claudia Larochelle, Les 400 coups (2011)
Les sports, Éditions Rodrigol (2006)

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Catellier

Il a un blogue qu'il nourrit plus ou moins régulièrement de textes depuis 2011. Voici l'adresse :

http://monsieurchristie.blogspot.ca/

_________________
«L'amplitude des contradictions à l'intérieur d'une pensée constitue un critère de grandeur.»
De Gaulle, citant Nietzsche

Dixit celui qui écrivait plus vite que son ombre.


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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: maxime Catellier   Lun 18 Mar 2013 - 9:27

Je viens de terminer la lecture de Bancs de neige, recueil de poésie écrit par Maxime Catellier. Cette lecture succède à Effets de neige que j'ai lu il y a quelques mois et qui constitue une réflexion et interprétation personnelle du surréalisme. Je voyais la présente occasion comme un bon point d'aboutissement pour entrer dans l'univers de Maxime Catellier. Je ne fus pas déçu. Le court recueil de 54 pages (dont 12 dessins) nous permet de voir le projet peaufiné par Catellier. Ainsi, en lisant la table des matières à la fin du livre :

Citation :
À BÂBORD LA DÉRIVE SUR LA ROUTE DES ÉPICES À LA
BELLE ÉTOILE BRILLE COMME LE DÉSIR ET LES PETITS
RETOURS DE VEILLE SANS LENDEMAIN OÙ L'ON JOUE FRANC
JEU EN SOUVENIR DU TEMPS QUI PASSE EN CHANSON SUR
L'AIRE D'ALLÉE D'UNE FATIGUE ENVOLÉE JUSQU'AU PETIT
MATIN APRÈS LE RÊVE SUR PARIS EN PASSANT PAR NEW
YORK LES VILLES SONT UNE FENÊTRE SAUVAGE SUR LES
ATTRACTIONS PROPORTIONNELLES AUX DESTINÉES ET
LA SÉRIE DISTRIBUE LES HARMONIES AUTOUR DU MIDI
SANS SAVOIR QUI ATTENDRE NI QUOI FAIRE EN MARCHANT

Maxime Catellier, Bancs de neige. Avec douze dessins de Marc Leduc, 2008, L'Oie de Cravan, p. 54.

Comme vous l'aurez remarqué, la table ne contient pas d'indications quant aux pages et constitue à elle-même un effort poétique.

Je vous livre en outre quelques poèmes qui ont attiré mon attention. J'ai parcouru l'ensemble de l'oeuvre à deux ou trois reprises :

Citation :
BRILLE COMME

Le papier brûle au vent
mais personne n'aime l'odeur
de la merde ou de l'or.

Une chance qu'on ne lit plus
des histoires de peur,
nos yeux sont fermés
et les femmes découchent le jour.

Une main gratte, la porte
est fermée et c'est fini,
la note pend comme un oeil
accroché à la serrure.


Ibid., p. 15.

Citation :
PROPORTIONNELLES

Le corps penché
si près du sol
se relève.

J'appelais présage
mes instruments sans limites
et la moue heureuse, l'inconfort.

C'est le plancher qui fuit,
c'est le plafond qui grince :
c'est la marche trou-de-mémoire.


Ibid., p. 40.

Citation :
QUI ATTENDRE

Il y a des voix qu'on reconnaît
au timbre hallucinant des années
charriant neuf villes et cinq langues
dans leur besace d'odeurs.

La Mélanésienne, par les bois,
avait couru dans tous les sens
jusqu'à ce que la terre
change de bord.

Au centre de la clairière,
elle était couchée flambante,
un carré de sable mouillé
en bas de son grand sexe fort.

Y a-t-il un sauvage dans la salle?


Ibid., p. 48.

Depuis que j'ai commencé à lire Catellier, j'ai été confirmé dans mon intuition selon laquelle le surréalisme était une contrée dans laquelle je me sentais familier même si je suis assez éclectique dans mes goûts littéraires. En outre, je dois noter ici quelque chose à propos de l'exemplaire de mon recueil. La précédente personne qui l'avait en sa possession était plutôt sceptique quant aux poèmes. Elle notait quelques efforts inégaux. Pour ma part, je ne suis pas aussi sévère dans mon jugement et je tiens compte du projet surréaliste et de la table à la fin du livre.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: maxime Catellier   Ven 22 Mar 2013 - 9:49

Dernièrement, Maxime Catellier s'est mis au roman, tout en alignant quelques essais. Je suspecte qu'il soit surtout poète. En outre, cela vaut la peine de retracer son parcours depuis ses débuts. Au départ, Maxime s'est aligné au sein de l'écurie Poètes de brousse. Il y publia Après le déluge qui contient également Saint-Rouge. Je reviendrai sur quelques extraits. Tout comme bon surréaliste se respecte, Maxime ne lésine pas sur la thématique lubrique.

Je serai plus minimaliste par rapport à la thématique lubrique. C'est davantage les thèmes poétiques et les motifs qui retiennent mon attention :

Citation :
«La phrase en clé»

[...]

corps de marbre intelligible l'arbre vide
rôtir les oiseaux dans ta bouche jolie
des voix crues se concentrent tu couches
tes deux mains froides joues rigides
faussée délambique au dépôt que l'Art
la Soupe
le Sel de la soupe


Maxime Catellier, Après le déluge, 2005, Poètes de brousse, p. 26.


filles du tonnerre alambic de l'âme
rêvez l'amour sous les corps débandés
dormez en boucle centenaire
la misère noire et l'enfant vert
pour la cracher sur perles gisantes
comme delphiques bas de parole
et lézards de cendre à retenir


Ibid., p. 39.


marque de la forme une lame m'entaille
grande fille en noir que la mélancolie baise
au fond des statues le scaphandre des mots crie
qu'ils furent prononcés tout bas dans ta nervure

à ne plus savoir la mare aux loups jetée
les pendus femelles s'agitent aux arbres mi-
losanges longiformes les quenouilles les vulves
tabernacle capsule où les queues s'ébouillantent


Ibid., p. 42.


elle a tout que sais-je où gisent tous
les miroirs détruits tu veux voir
ma lèvre dans la nuit pâteuse
éjaculer sur le sable

corps démon je sacrifie l'apoème
avec du temps perdu les souriceaux d'étable
jonglent plus que moi de l'utile à l'agréable
tant mon rêve ignore l'espace même


Ibid., p. 50


dans ta gorge les constellations passent
les trompes cracheuses se lèvent déjà
des silences d'évier les couleuvres fumeuses
dans le bâillon troué les vipères des parois

chercheuse mais l'or tu as su pour nulle part
que diable ouvre ou je meurs ma crois sombre
un palais désossé par le coeur se termine
sans nerfs sans fémurs sans échine je la trempe


Ibid., p. 51.


«Saint-Rouge»

[...]

je te vois tu rôdes encore dans la ville
portée par les effluves du pétrole
de guerres d'enfants de viande
fumée aux cris des voitures piégées
tout change rien ne bouge et
pourtant montréal est toujours la
même désirée jusqu'au point de
fuite sa langue écartelée et bâtarde


Ibid., p. 66.


même les sourires se changent en
rivières dans les visages de ceux qui
les portent quand je pense au tien
qui a déjà sauvé tant de mots transis
je m'acharne à te retrouver au coin
de Marie-Anne et Drolet alors que tu
cherchais toi aussi des fantômes
à aimer derrière les fenêtres closes


Ibid., p. 67.


ils seront fair-play me diront Louis
ce n'est tout de même pas Nelligan il
n'est qu'un arc à percer des outres increvables
ils sont sourds de vivre bison blanc d'or
puis je reprendrai ma phrase sans fin sur
toi la ferai plus belle et plus lisse une
peau de rombière en apnée un sexe de
femme que la ronde des langues fatigue


Ibid., p. 69.


il est trop tôt pour tout dire un peu tard
même pour la tension freinée de ta langue
et ta liberté ancienne d'avant le temps
d'écrire le pouls des vers en gestes
le soleil ne se lèvera plus depuis que tu
lui as dit d'aller se faire foutre avec tous
ses copains tu lui as dit de te laisser boire
comme un saint-rouge dans la nuit noire


Ibid., p. 72.

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MessageSujet: Re: maxime Catellier   Ven 22 Mar 2013 - 10:46

J'ai vite repris la lecture de Maxime Catellier. Bois de mer est un de ses recueils les plus accomplis sans conteste. Tout à fait surréaliste dans son application, Maxime a affiné son style à travers les années. Je vous épargnerai cette fois-ci la table à la fin du livre en forme de poème. Si Catellier vous intéresse, vous savez quoi faire même s'il n'existe pas beaucoup en Europe peut-être... :)

Citation :
«Si grise»

Elle avait imaginé une fin
heureuse et légère
au massacre des innocents.

Son pouls nimbait, cireuse,
sa peau lavée
de tout soupçon.

Elle avait des yeux d'enfance
où le noir dispute au vert
ses parts de tristesse
dans un gâteau soufflé
à l'amertume des chansons
pour s'occuper l'esprit,
par amour du sein griffé
en essayant de le retenir.

Mon verre se faisait jeune.


Maxime Catellier, Bois de mer, 2010, L'Oie de Cravan, p. 13.



«Rejoindre son amante»

Elle s'était réveillée avant lui
et passait de temps en temps
l'embrasser dans son rêve
en ce matin poreux.

Il jouait son futur
sur une faute d'orthographe,
joueur par dépit
au carnaval des seconds rôles,
et secouait sa tête blanchie
par le plâtre du plafond
d'un appartement coupé en deux
sur le sens de la hauteur.

Un revolver ferait l'affaire
pour jeûner au réveil.


Ibid., p. 20.



«Pour demander asile»

La voix de Nina,
haletante, éperdue dans la fièvre
et la nausée, onde alluviale
qui précède le déluge sans
emporter
les pierres, la voix de Nina
les lance devant.

La croisée des chemins,
inondée de sang ou de neige,
ne sera plus très loin
quand nous arriverons au fleuve
après le désert des années.

Il y aura la voix de Nina
comme un oiseau noir
qui chante ses ailes brisées
par une nuit sans lune,
ensoleillée.

Sur l'autre rive,
de vrais arbrafruits
n'auront plus de chanson.


Ibid., p. 23.



«Dévalisé»

L'oiseau bleu
quitte la piste d'atterrissage
sans moi,
misérable miraculé
du retour au pays.

Et mes valises,
lourdes comme un son
limpide dans l'air,
reprennent le chemin d'arrivée
que des aiguilles en retard
aiguisent sur l'heure.

Dans un verre d'eau
rempli de vin,
la goutte du Sacré-Coeur
déborde.


Ibid., p. 35.



«En deux»

Au sud,
en bas de la côte,
les murs sont minces
comme aucun nord.

J'ai entendu la nuit dernière
un chat griffer ma main
mais au réveil, rien
ne m'avait rendu maître
du monde à nouveau,
j'avais toujours l'ouïe dure
comme un livre fermé.

Face à la scène,
le chat crachait dans l'herbe
les marges fripées
de l'insomnie.


Ibid., p. 43.

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MessageSujet: Re: maxime Catellier   Mar 26 Mar 2013 - 10:48

Hier, j'ai lu dans une nuit passablement productive. J'aborde ici Préhistoire du monde. Sans le juger de manière formelle, je dirais que ce recueil est le moins bon de Catellier. Nous y retrouvons un style brouillon par endroits. il y a certes quelques bons poèmes, mais la plume semble se chercher dans ce recueil. Peut-être que c'est un biais de lecture : j'ai lu les derniers recueils de Catellier que je juge meilleurs. Je dirais même qu'à la rigueur, son premier recueil publié chez Poètes de brousse, Après le déluge était même mieux parachevé.

Je reviens à la charge avec quelques extraits de Préhistoire du monde :

Citation :
«Technè»

un cratère élabore en silence une image
sillon d'arme parfaite à l'envers de la veine
instrument de la roue découpant la doublure
bijou mort que la page arrangeait sous l'écran

un par un je comptais l'incertaine lenteur
des leviers presque en vain s'agissait-il de fondre
de grands hameçons blancs sur du verre à coller?


Maxime Catellier, Préhistoire du monde suivi de : Inferno, 2006, Marchand de feuilles, p. 20.

Citation :
Les foules montent comme la mer ressuscitée dans les
bribes et nos mains restent assises pour retrouver les sym-
boles faits de mines sévères dont la plupart ne sont que
perles sans rues cherchant un masque à sanctifier car il
n'y a plus que des rentiers majeurs pour disséquer les
mortes et parler de l'invention de la fin du monde.


Ibid., p. 54.

Citation :
«Nourse»

Aterrestre animale dévoreuse de temps
sur tes hanches devine où s'en vont mes idées
je suis pétri en toi comme écho devinant
le prochain rire et l'heure où mes joies sont fixées

sans ta vie qui bat dans le feu ressuscitant
saint Lazare au coeur des salles de pas brûlés
je suis un chat perdu pendant l'hiver où tant
de tes marteaux d'amour sont venus m'attraper

ta lèvre invincible et pure et source de vie
impluvium à calmer le nuage engloutit
cette louve à griffer dont le cri vers l'Étoile

donne à boire aux clochards de mon corps en toi bus
sa chasse organisant ton flanc qui se dévoile
Vers la mort dans l'amour où nous sommes invaincus


Ibid., p. 60.

Citation :
À Mimi Parent

Des torts virés en fortunes,
en dalles tectoniques, presque partout la même fenêtre
quand je ne regarde pas à travers la luciole blanche :
m'essaierai-je à la retenir de mes longs bras de pluie,
ce corridor après le spectre qui pleure sous l'erre et
profane à des réponses déjà traduites par les phrases lièvres,
phrases de loutres funambules en se cassant sur elle le monde
brise et brise comme une matière sans È comme une amphore
qui passe au fond de la mer le plus clair de son chant.

En mer
4 juin 2005


Ibid., p. 66.

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MessageSujet: maxime Catellier   Mer 10 Juil 2013 - 10:04

Perdue de Maxime Catellier est un recueil de poésie de 99 pages que nous pouvons situer dans sa période de maturité. Il demeure jeune, éternel vagabond et compagnon de beuverie, mais Maxime Catellier est bon dans ce qu'il fait.

Je note un coup de coeur :

Maxime Catellier, Perdue, 2013, L'Oie de Cravan, p. 12. a écrit:
«Morne-au-vin»

J'ai encore rêvé que
Montréal était New York
à cause de toi Thelonius;
les taudis de San Juan Hill
s'étendaient à l'ouest
du boulevard de l'Acadie,
et il n'était pas possible d'y accéder
que par un entrepôt délabré
où de vieux vins vieillisaient
en nous attendant.

Il était inscrit sur les tonneaux :
Monk's Reserve.

À un moment, nous pouvons délimiter une section, «Cartes postales». J'y ai repêché :

Ibid., p. 30. a écrit:
«P.P.P.S.»

Saisir au hasard des rues
silhouettes et visages
tient du haut vol
depuis qu'on marchande sa vie
contre une poignée de petites morts.

Ces hommes qui traînent leur malheur
sur les seuils de la ville,
ces femmes qui passent en courant
presque, ces femmes qui dansent
comme si elles étaient obligées,
ces femmes belles en attendant
au point de jour le rendez-vous
fixé la veille par des hommes
qui n'ont pas de mémoire
et ne se réveillent qu'au moment
de dormir...

Le recueil est assez accompli, contient quatre parties et évoque le Printemps érable au Québec dans la dernière partie. Tout juste avant, Maxime Catellier écrit une poésie brève qui donne des extraits comme celui-là :

Ibid., p. 86. a écrit:
À présent tu dors
quelque part dans la nuit
et je n'ai toujours pas
fini de te dire
à quel point ton âme
est comme ma jeunesse
perdue.

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