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 Perrine Leblanc

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Perrine Leblanc   Mer 10 Juil 2013 - 13:22



Plus près de nous, Perrine Leblanc (1980-...) a écrit un roman, L'homme blanc. Diplômée en littérature et travaillant dans le milieu de l'édition, Perrine voit ensuite son roman publié en France (le même que L'homme blanc) sous le titre Kolia (chez Gallimard). Depuis, Perrine a fait paraître une édition format poche chez Boréal Compact et une traduction en anglais devrait paraître à l'automne 2013.

Avec ce seul roman, Perrine est déjà lauréate du prix du gouverneur-général (2011). Elle fut assez primée pour ce livre. C'est difficile de faire un fil avec un seul livre, mais il faut surveiller Perrine, c'est inévitable.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Perrine Leblanc   Mar 19 Aoû 2014 - 10:50

Perrine Leblanc revient à la charge avec Malabourg. J'ai profité de l'occasion pour lire L'homme blanc (Kolia en Europe) en prévision du deuxième roman tant attendu.

Pour dire une impression qui transpire de la première lecture de ce roman, Perrine Leblanc est quelque peu influencée par la plume de Gaétan Soucy. Dans une autre vie, elle a déjà été la compagne de ce dernier, qui était beaucoup plus vieux que Perrine.

Sans que je sache trop le définir, j'ai la vague impression que le roman est centré dans l'univers montréalais. Kolia a beau visiter l'univers des bagnes russes et des cirques, j'ai tout au plus un aperçu de l'univers dostoïevskien et chaplinesque. Toutefois, il faut bien admettre que Perrine écrit bien.

Le roman est constitué de plusieurs parties qui s'emboîtent à la manière d'une poupée russe qui se décompose. C'est le propre des écrivains de se livrer à la confection de nombreux fragments à l'intérieur d'un univers littéraire qui prône de plus en plus par minimalisme.

D'ailleurs, c'est Jean-Simon Desrochers qui nous avait recommandé la lecture de L'homme blanc de Perrine Leblanc, du moins y avait fait allusion dans un de ses cours. Je crois mieux déceler le pourquoi de l'introduction de cette référence. Néanmoins, je devrai bien finir par y revenir car L'homme blanc sera un autre de ces classiques littéraires québécois.

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shanidar
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MessageSujet: Re: Perrine Leblanc   Mar 19 Aoû 2014 - 12:14

bizarre d'avoir transformé le titre de son premier roman !?! je note pour la référence à la Russie !

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pia
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MessageSujet: Re: Perrine Leblanc   Mar 19 Aoû 2014 - 20:10

J´avais écouté une emission où elle était invitée. Mais je ne suis pas sûre. Il y une histoire de meurtres de jeunes filles? Malabourg étant le coin où se passe l'histoire? Ou je me trompe. J'espère que ne ne dévoile pas tout.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Perrine Leblanc   Mer 20 Aoû 2014 - 8:22

Shanidar, Kolia est le surnom du personnage principal de L'homme blanc. J'imagine que la maison d'édition française voulait donner un soupçon d'exotisme.

Pia, Malabourg est une village fictif en Gaspésie. Je te dirais de ne pas être trop freinée par la première impression avec Perrine. Avec elle, nous touchons à quelque chose de tangible. Pour ce qui est de l'histoire du meurtre des jeunes filles, faut vivre avec...

Ils en parlent dans cet article : http://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201403/28/01-4752203-perrine-leblanc-un-parfum-damerique.php. Voici un aperçu :

Chantal Guy, La Presse a écrit:
Ce côté charnel tient au sujet, bien sûr - Alexis deviendra parfumeur -, mais aussi à des circonstances extérieures. «J'étais très amoureuse quand j'ai écrit Malabourg, dit-elle. C'est fou comme la phrase peut être influencée par ce qu'on vit. J'ai trouvé ça fascinant de voir que le souffle de l'écriture était aussi étroitement lié à ce que je vivais, plus que le sujet. Quand j'ai écrit L'homme blanc, j'étais vraiment sous l'influence de Jean Echenoz. Je me suis beaucoup plus censurée, alors que pour Malabourg, j'ai carrément ouvert les vannes. Il y a une liberté dans Malabourg qu'il n'y avait pas dans L'homme blanc. J'ai peut-être trouvé ma manière.»

Echenoz et Quignard sont deux modèles qu'elle cite souvent. Elle partage avec eux le même souci maniaque du détail, le même amour de l'ellipse. «J'étais vidée quand j'ai terminé ce roman. Je ne voulais pas refaire L'homme blanc, je voulais faire quelque chose de meilleur.» Perrine Leblanc, qui a longtemps travaillé dans le milieu de l'édition, est du genre à être sans pitié pour ses manuscrits, et ses propres exigences sont sa seule pression, bien plus que celle d'être publiée dans la mythique collection «Blanche» de Gallimard, ce qui lui vaut quelques jalousies.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Perrine Leblanc   Jeu 25 Sep 2014 - 9:38

J'ai terminé la lecture de Malabourg il y a quelques temps. Perrine Leblanc écrit bien et maîtrise très bien les codes littéraires en vigueur. Elle navigue tout aussi bien dans les eaux de la maison d'édition Le Quartanier que dans le circuit européen, je le conçois bien. La lecture de L'homme blanc ayant précédé ma lecture de Malabourg, je peux dire que j'étais assez familier avec la patte littéraire de Perrine. Elle dit s'être «lachée lousse» dans Malabourg. Pour ma part, je demeure sceptique et souris face à cet effort de promotion littéraire. Perrine a bien voulu donner une trace distinctive de ce second roman dans sa quête.

Dans l'ensemble, je dois dire que l'effort est louable. Perrine a pas mal pédalé pour en arriver là. Je trouve tout de même qu'il y a un «air du temps» qui court en bruit de fond. Il faut tout de même dire que cette rumeur peut parfois être salutaire. J'étais tout de même mitigé devant le placage littéraire de l'épisode du Printemps érable. Perrine se promène de Malabourg en passant par Québec, Montréal et New York si je me souviens bien... autant dire que le leitmotiv de Montréal revient.

J'ai lu les deux romans plutôt à la va-vite en m'appuyant sur certains développements pour jauger la patte littéraire de Perrine Leblanc. Dans l'ensemble, Perrine joue son va-tout. Elle demeure tout de même guettée par la guigne du second roman et de la tentation des oeuvres québécoises écourtées, ie. Gaétan Soucy, Guillaume Vigneault, Hubert Aquin, Nelly Arcan et compagnie. Perrine peut très bien entreprendre le début d'une carrière d'écrivaine assez féconde. Elle devra toutefois prendre garde aux écueils qui peuvent entraîner une panne d'écriture. Elle devra peut-être sortir de son cadre de référence montréalais par nécessité.

Perrine écrit très bien. Elle appartient tout de même à la pépinière du Quartanier et il y a plusieurs foyers du milieu d'édition à Montréal qui font fleurir une relève des plus prometteuses. L'important, c'est d'inscrire une oeuvre dans la durée et de dépasser les effets de mode. Je sais, ce faisant, que je trace un portrait assez ambitieux face à la relève québécoise. Je ne suis pas particulièrement inquiet face à des écrivains du talent de Perrine Leblanc, Samuel Archibald et Jean-Simon Desrochers, mais il en faut des écrivains.

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