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 Olivier Bleys

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mimi54
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MessageSujet: Olivier Bleys   Jeu 1 Aoû 2013 - 8:26



Olivier Bleys (né en mai 1970) est un écrivain français1.


Olivier Bleys a publié vingt livres : romans, essais, récits de voyage, bandes dessinées, roman graphique, récit d'anticipation, surtout chez Gallimard et chez Albin Michel. L’ensemble de son œuvre est traduit dans une dizaine de langues, et lui a valu de nombreuses récompenses dont un prix de l’Académie française pour Pastel (Gallimard, 2000).

Olivier Bleys possède aussi une expérience approfondie des nouvelles technologies 2. Il a d’abord occupé au sein de sociétés d’édition numérique (Infogrames, Cryo, Index +…) des postes à responsabilité croissante, de chef de projet à directeur éditorial, avant de devenir concepteur multimédia indépendant.

Lecteur permanent pour les éditions Gallimard de 2004 à 2007, il est aussi conférencier, consultant, animateur d'ateliers d'écriture 3.

En dernier lieu, Olivier Bleys revendique un goût affirmé pour l’échange culturel. Dès l’âge de 22 ans, il fonde l’association Jeunes Artistes du Monde qui promeut le voyage artistique. Des séjours à l’étranger sont organisés (Égypte, Ouganda, Mali, Madagascar…), impliquant des créateurs de plusieurs disciplines et nationalités.

En juillet 2010, Olivier Bleys a pris le départ d'un tour du monde à pied, par étapes 4, qu'il poursuit d'année en année. Il effectue à l'occasion des tours de villes à pied, ceux par exemple de Paris en juin 2012 et de Metz en décembre 2012.

(Source: wikiépedia)

Bibliographie:

Roman


   L'île, Jacques Grancher, 1993. (1993:Prix de l'Etudiant écrivain de la Ville de Lyon)
   Le Prince de la fourchette, Arléa, 1995. (1996:Prix Jean Carmet)
   Pastel, Gallimard, 2000. (2007:Grand prix de l'Académie des Arts et des Sciences du Pastel)
   Le Fantôme de la tour Eiffel, Gallimard, 2002. (2002:Prix du roman historique de Blois)
   Le Jardinier d'Assise, Desclée de Brouwer, 2005.
   Semper Augustus, Gallimard, 2007.
   Le Colonel désaccordé, Gallimard, 2009.(2001: Prix Georges Rinck; Prix François Mauriac de l'Académie française;2010:Prix littéraire de la ville de Balma)
   Canisse, Gallimard, 2010.
   Le maitre de café, Albin Michel, 2013 (Grand Prix du roman de la SGDL (Société des Gens de Lettres))
   Concerto pour la main morte,Albin Michel, Août 2013

Essais, divers



   Madagascar : premiers pas au pays d'argile, Fer de Chances, 1999.
   Le Voyage, Desclée de Brouwer, 2002.
   L'Épître à Loti, L'Escampette, 2003.
   L'Enfance de croire, Gallimard, 2004.
   Jules Verne, Nouveau Monde, 2004.
   Les Friches heureuses : du jardinage en utopie, Centre Régional du Livre de Franche-Comté, 2004.
   À l'heure !, Virgile, 2005.
   Le Plafond de verre, Desclée de Brouwer, 2009.
   Voyage en francophonie : une langue autour du monde, Autrement, 2010.


Bandes dessinées, roman graphiques



   Pilori, Elytis, 2010 ; avec le peintre Benjamin Bozonnet
   Chambres noires ; tome I : Esprit, es-tu là ? , Vents d'Ouest, 2010 ; avec le dessinateur Yomgui Dumont
   Chambres noires ; tome II : Chasse à l'âme, Vents d'Ouest, 2011 ; avec le dessinateur Yomgui Dumont
   Chambres noires ; tome III : Requiem en sous-sol, Vents d'Ouest, 2012 ; avec le dessinateur Yomgui Dumont
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kenavo
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Jeu 1 Aoû 2013 - 9:33

commentaire sur le OneShot

Eve Lyne a écrit:
LE FANTOME DE LA TOUR EIFFEL d'Olivier Bleys.

Le chantier de la Tour a défrayé la chronique. Elle n'était pas encore construite qu'elle faisait déjà couler beaucoup d'encre. Une pétition avec de prestigieux noms d'artistes a même été publiée pour en interdire la construction. Tous les corps de métiers s'y intéressaient, l'un y trouvant des bienfaits médicaux, l'autre une position stratégique en temps de guerre, etc.

On visite la morgue, dernier lieu à la mode où l'on s'adonne au spiritisme en comité restreint à la nuit tombante. On se promène à la foire aux pains d'épice, aujourd'hui nommée foire du Trône. Puis on s'attarde à l'Exposition universelle, qui ouvre ses portes lors de l'inauguration de la Tour. On découvre les petits métiers du Paris d'antan, la mode avec les fameuses robes ascensionnistes rendant hommage à la Tour, l'événement incontestable de cette fin du XIXe siècle.

C'est le jeune Armand Boissier, jeune ingénieur venu de Saint-Flour et engagé sur le chantier d'Eiffel, qui nous accompagne dans des péripéties rocambolesques, pleines de rebondissements. Amoureux d'une comédienne, celle-ci disparaît subitement. Éperdu d'amour, il tente de lui parler lors de séances de spiritisme où Salomé, engagée par un architecte américain qui cherche par tous moyens à saboter la Tour, use de ses dons de ventriloque pour la faire revivre.

La fin est tirée par les cheveux. Le milieu de roman comporte des longueurs importantes, sans grand intérêt avec le sujet principal. J'ai tout de même passé un bon moment, apprenant beaucoup sur cette épopée. L'écriture est par ailleurs très agréable, avec des expressions qui font mouche.

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
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mimi54
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Jeu 1 Aoû 2013 - 9:39

Quelle mémoire tu as , Kéna
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kenavo
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Jeu 1 Aoû 2013 - 9:45

mimi54 a écrit:
Quelle mémoire tu as , Kéna
dans ce cas, c'est parce que je connaissais cet auteur de mes propres lectures et du coup, je savais qu'on en avait déjà parlé... mais en principe c'est l'index qui m'aide Wink

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mimi54
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Mer 21 Aoû 2013 - 5:36

Concerto pour la main morte


Concerto pour la main morte, Olivier Bleys
Albin Michel, Août 2013
240 pages

4ème de couverture :

Citation :
A Mourava, village perdu de Sibérie centrale, le temps n’ a pas vraiment d’ importance. L’hiver approche, la neige commence à tomber. Quelques postes de télévision rattachent les hommes à la réalité du XXIe siècle. Mais personne ne les regardent, leur préférant l’alcool qui fait chanter et aide à oublier. Le seul à refuser les verres de vodka, c’est Vladimir Golovkine, homme des bois et éboueur, qui rêve de prendre un bateau pour Krasnoïarsk, la grande ville en amont du fleuve. Mais il n’a pas d’argent pour s’acheter un billet. Un jour débarque du bateau Colin Cherbaux, accompagné de son piano. Interprète raté, sa main droite refuse de lui obéir dès lors qu’il entame l’exécution du concerto n°2 en do mineur de Rachmaninov, une composition reconnue pour sa difficulté. Une amitié se noue entre les deux hommes. Vladimir, en bon géant, finit par conduire Colin chez Oleg, un ancien astronaute devenu ermite, guérisseur à ses heures et qui pratique l’hypnose...
« Les artistes en Russie ont des rêves sublimes, ses ivrognes, des rêves minables. Qu’importe, ils rêvent tous. »

Curieux roman que celui-ci dont les chapitres sont numérotés en en sens inverse. Passée la surprise, l’idée d’avoir entre les mains une histoire originale  pour étreint fortement, vous fascine, et finalement vous emporte au beau milieu de la Taîga pour un voyage fascinant entre réalité et mythe.
J’ai aimé ce temps passé entre ces trois hommes semblant venir d’ailleurs, en particulier pour  Vladimir et Oleg pour lesquels les lieus sont si familiers, si étranges, et si attachant.

Quel mystère, ce Colin, dont l’exécution du concerto de Rachmaninov le paralyse. Vous connaissez ce chef-d’œuvre ? Moi, oui, je pourrais presque le fredonner par cœur tant il beau, et me bouleverse ; il est si  difficile et si exigeant. Et pour qui s’intéresse un peu à Rachmaninov, ce concerto-là n’arrive pas par hasard dans la vie du compositeur. Et ce n’est peut-être pas un hasard non plus si Colin a tant de difficultés pour parvenir à le jouer….

De cette amitié entre Colin et Vladimir, va déboucher une rencontre qui doit garder tout son mystère pour ne pas gâcher le plaisir de lecture de celles et ceux, qui comme moi auront envie d’aller se perdre dans la forêt sibérienne, d’ouvrir la porte à l’irrationnel, et,  de se laisser bercer par la poésie musicale du dernier des romantiques,  

Il se dégage de l’écriture d’Olivier Beys beaucoup de charme, d’humour teinté de tristesse, une musicalité  qui vous entraine loin, et hors du temps.

« Vous aimez la musique ? S’intéressa Colin.
Ceux qui peuvent s’en passer, à mon avis, ne sont pas dignes de notre espèce. Je prétends que les oreilles humaines sont faites pour écouter de la musique, que c’est là leur vraie destination. On les gâche si on les emploie à écouter les bruits du monde…
»
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traversay
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Jeu 12 Sep 2013 - 11:34

mimi54 a écrit:
Concerto pour la main morte


Concerto pour la main morte, Olivier Bleys
Un roman russe. Ou sibérien plutôt. Avec de généreuses rasades de vodka ou d'alcool distillé "maison" pour faire oublier aux autochtones qu'ils habitent un village plus perdu que Pétaouchnokov. A priori, Olivier Bleys, dans Concerto pour la main morte, joue sur du velours. Il introduit dans cet univers désolé un corps très étranger, un pianiste français, lequel ne peut que provoquer d'immenses secousses dans un lieu où les racontars sont, avec l'éventuelle rencontre inopinée d'un ours, le seul remède à un ennui carabiné, qualificatif également valable pour la cuite que certains se coltinent jour après jour. Le schéma du roman peut sembler classique, il est cependant transcendé par le talent de Bleys pour portraiturer des personnages fissurés qui poursuivent un rêve, un espoir ou une chimère avec une obstination qui force l'admiration. L'auteur a de l'affection pour ses sombres héros : un musicien peu doué mais lucide, un éboueur qui tente de se recycler, un ancien astronaute devenu ermite et hypnotiseur. Et il nous les fait aimer, décrivant avec ironie et jubilation, dans une langue extrêmement travaillée dans son apparente simplicité leurs relations tendres sous une écorce revêche. On se sent bien dans ce coin perdu de la taïga, on se fait de nouveaux amis et on lève volontiers son verre de vodka à l'amitié, à la musique et aux rêves, inatteignables ou pas, et à l'aventure qu'est la vie quand elle ressemble à une fable, brute et délicate à la fois.
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zazy
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Jeu 28 Nov 2013 - 22:54

Concerto pour la main morte

Première surprise en ouvrant le livre, il débute par le paragraphe 6, étonnant non ! Et cela ira décrescendo pour se terminer avec le chapitre 1. Est-ce parce qu’une autre histoire pourrait débuter, ou la fin de quelque chose que je ne dévoilerai pas ?

« Le petit village se nommait Mourava, ce qui traduit de l’ancien russe donne à peu près « la jeune herbe » ». Ici habitent quelques familles vivant de chasse, de pêche et de vodka. Les hommes n’ont pas de sang dans les veines, mais de la vodka qu’ils distillent eux-mêmes avec on ne sait trop quels ingrédients, mais qui s’avère très efficace.
Vladimir Golovkine détonne dans ce milieu. Il essaie tant bien que mal, de nettoyer le village, mais comme le tonneau des Danaïdes, c’est mission impossible. « Un homme qui nettoyait au lieu de boire ne pouvait qu’éveiller les soupçons de ses congénères. On ne l’aurait pas jugé plus sévèrement de broder des chemises ou d’enfiler des jupes ».
Ce n’est pas Sergueï qui dira le contraire, lui qui est toujours plein comme une barrique de rhum vodka « Du matin au soir, on voyait le dénommé Sergueï, toujours vêtu d’un uniforme gris râpé aux coudes, somnoler sur la troisième marche de son logis, hors d’atteinte des cochons dont les groins velus fouaillaient la boue sous l’escalier. »

Au débarcadère, alors que Volodia cherche à tout prix à embarquer, descend un voyageur ; Un français dont on ne sait ce qu’il vient chercher ici. Un français avec un piano ! oui, vous avez bien lu. Colin Cherbeaux se retrouve locataire chez Vladimir Golovkine (c’est sûrement la maison la plus propre du village). La contraste est rude pour Kolincherbo (c’est ainsi que le nomme Volodia) « Du coin de l’œil, Colin inspecta la couverture crasseuse jetée sur le matelas, genre de capote militaire en feutre gris, ravaudée partout, dont les plis bourdonnaient de mouches ».
Colin Cherbeaux est arrivé en ce lieu perdu pour essayer de guérir, d’oublier, sa main qui se paralyse toujours au même endroit lorsqu’il interprète le concerto n°2 de Rakhaminov. « Le pianiste eut une grimace. Avec sa main gauche encore valide, il souleva la droite, réduite à l’état de marotte incapable, qu’il présenta au Sibérien comme un animal tend sa patte meurtrie par le piège ».
Ces deux-là vont s’apprivoiser sous les regards envieux des autres villageois. Oleg, ex-futur cosmonaute, autre personnage qui interviendra dans la vie de Kolincherbo est un concentré d’humanité doublé d’un amoureux des livres.
A mi-chemin du conte, de la farce, ce roman est un vrai enchantement. Enchantement des paysages enneigés, enchantement du texte. Olivier Bleys force un peu le trait sur les habitants de ce hameau, j’ai souri plus d’une fois, il y a de la poésie, de la farce, de l’humeur, de l’absurde, tout cela servi par un très beau texte.

Une belle pépite d’émotions, de rêve, de charme et d’émotions. Un des bons romans de cette rentrée 2013.
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Ven 29 Nov 2013 - 16:36

@Zazy : merci du rappel ! Voilà un sujet qui me parle par la diversité des thèmes évoqués et recherchés ....
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zazy
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MessageSujet: Re: Olivier Bleys   Ven 29 Nov 2013 - 17:22

GrandGousierGuerin a écrit:
@Zazy : merci du rappel ! Voilà un sujet qui me parle par la diversité des thèmes évoqués et recherchés ....
De rien, le plaisir fut pour moi
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