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 Orhan Pamuk [Turquie]

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coline
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MessageSujet: Orhan Pamuk [Turquie]   Dim 4 Fév 2007 - 13:54



Orhan Pamuk, de son vrai nom Ferit Orhan Pamuk, est un écrivain turc, né le 7 juin 1952 à Istanbul. Ses romans ont rencontré un énorme succès dans son pays et dans le monde, où ils se sont vendus à plus de onze millions d'exemplaires, ce qui fait de lui l'écrivain turc le plus vendu dans le monde. Ils sont traduits en plus de 60 langues. L'auteur a remporté trois grands prix littéraires en Turquie, le prix France-Culture en 1995, le prix du meilleur livre étranger du New York Times en 2004, le prix des libraires allemands le 22 juin 2005 et le prix Médicis étranger pour Neige le 7 novembre 2005. Il enseigne l'écriture et la littérature comparée à l'université Columbia. Il a été, avec José Saramago, à l'origine du Parlement européen des écrivains (European Writer's Parliament) qui s'est tenu à Istanbul en novembre 2010.

Le 12 octobre 2006, il a obtenu le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier Turc à recevoir cette distinction.
source: wikipédia

Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)
1988 La Maison du silence,
1995 Le Livre noir, Page 6,
1996 Le Château blanc, Page 1,
1999 La Vie nouvelle, Page 1,
2001 Mon nom est Rouge,
2005 Neige, Pages 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,
2007 Istanbul, souvenirs d'une ville, Page 1, 4, 5,
2011 Le musée de l'innocence, Page 7,
2012 Le Romancier naïf et le Romancier sentimental,
2012 L'Innocence des objets, Page 7,

Citation :
Mise à jour le 10/10/13, page 7

NEIGE

... j'ai adoré!

« Neige » a été récompensé en France du célèbre prix Médicis (Etranger).
(Orhan Pamuk a aussi reçu le prestigieux Prix de la Paix des libraires allemands en octobre 2005. Honoré comme un écrivain qui, plus qu'aucun autre poète contemporain, suit les traces historiques de l'Occident dans l'Orient et celles de l'Orient dans l'Occident".)

« Neige » est un extraordinaire roman à suspense qui joue habilement avec des questions d'ordre politique très contemporaines et surprend par son ton poétique et nostalgique.

C’est un plaidoyer pour la laïcité, une réflexion sur l'identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux. Un tableau de la Turquie d'aujourd'hui entre Orient et Occident.

A l'heure du débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, on peut le lire pour comprendre, de l'intérieur, le présent si douloureux de ce pays déchiré entre lumières et ténèbres. (A noter que Pamuk milite pour l'intégration.)

"J'ai voulu sortir ce que j'avais dans les tripes à propos de l'islam politique." Orhan Pamuk veut comprendre : "Qu'est-ce que cet islam ? Pourquoi y a-t-il tant de ressentiment et de colère à l'égard de l'Occident ?"

Dans « Neige », Orhan Pamuk part d'un fait divers réel, une série de suicides de jeunes femmes, à Tatvan, ville de l'extrême Est et il déplace l'affaire à Kars, une petite ville provinciale endormie d'Anatolie. Pamuk a fait le choix d'investir cette partie reculée - oubliée - de son pays et ce n'est pas anodin. Dans les environs de Kars se trouvent les ruines d'Ani, la « cité aux mille églises », riche capitale de l'Arménie au Moyen Age, ainsi que, majestueux et surplombant la frontière arméno-turque, le mont Ararat - symbole pour les Arméniens de leur pays perdu. Il évoque une ville en pleine effervescence en raison de l'approche d'élections à hauts risques.

Orhan Pamuk a enquêté en détail sur cette région délaissée avant d'écrire. "Pendant trois ans, j'ai fait de nombreux séjours à Kars. J'allais de maison en maison, je parlais avec les gens et j'enregistrais ces rencontres au magnétophone. A la fin, j'étais déprimé par cette tristesse suffocante. Heureusement, il y avait la beauté de la neige."

Kars veut dire neige en turc. Et la neige, qui ne cessera de tomber jusqu'à interdire toute sortie, rendra plus désolant encore le théâtre de ce huis clos où se croisent les membres d'une Turquie divisée et accablée.

Pamuk invente le personnage de Ka, un poète-journaliste mélancolique et attachant, revenu à Istanbul pour enterrer sa mère après douze ans d'exil en Allemagne. Son journal l’envoie enquêter à Kars afin de comprendre pourquoi tant de jeunes filles voilées, à Kars, bravent le Coran (qui interdit le suicide) et mettent fin à leurs jours.
Ka découvre toute la détresse de la ville : pauvreté, désarroi des jeunes, contrôle des citoyens par les services secrets.
Il rencontre tous les courants politiques locaux - laïques, militaires, marxistes, islamistes, nationalistes kurdes et turcs. Il est l'objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde. Tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. A travers Ka, double transparent de l'auteur, Orhan Pamuk donne ainsi une voix à chacune de ces composantes de la vie politique turque.
« J'ai tenu à respecter tous les personnages. Je ne voulais pas faire un roman engagé assénant des certitudes sur le bien et le mal. Mes modèles littéraires étaient du côté de Proust et de Nabokov, plutôt que de Zola et de Sartre."

Pamuk se garde bien de signer un roman manichéen. Il n'épargne personne, pas même son héros, ironise sur l'art, se moque même de Ka délirant sous de soudaines inspirations poétiques, montre l'imposture de la presse (le journal local imprime la veille les événements du lendemain), exhibe la détresse politique (les doubles jeux, les assassinats, les tortures...)

Dans ce roman à suspense, l'étau se resserre progressivement sur Ka, qui est aussi venu à Kars pour retrouver Ipek, une ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars.


Au début, Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers son inspiration poétique, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Mais la neige, élément récurrent dans sa narration, coupe Kars du reste du monde, tombe inlassablement, et cache les tragédies. «Plus je découvre Kars, plus je sens que je ne pourrai raconter à personne de l'extérieur ce qui arrive ici. La fragilité de la vie humaine et l'absurdité des souffrances endurées me font pleurer

Un soir la représentation d'une pièce de théâtre dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.


Dernière édition par kenavo le Dim 28 Aoû 2016 - 7:07, édité 6 fois (Raison : mise à jour)
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Jeu 22 Fév 2007 - 10:16

Mon nom est Rouge. Orhan Pamuk
Istanbul, hiver1591. Au fond d'un puits,le crâne fracassé, gît le corps de Monsieur Délicat, miniaturiste à la Cour du Sultan.Qui l'a tué? Et dans quel but? C'est ce que devra découvrir au péril de sa vie l'énigmatique Le Noir, de retour dans la capitale ottomane après douze ans d'absence. Car en cette fin du XVIè siècle,un évènement bouleverse le petit monde des miniaturistes de la Cour. Le bruit court que le sultan Sélim II aurait commandé à l'un de ses peintres un portrait de lui-même réalisé à la manière italienne...

Immédiatement les passions se déchaînent entre les partisans d'une tradition picturale héritée de la miniature persane et respectueuse des préceptes de l'islam et les techniques novatrices importées d'Europe jugées blasphématoires et hérétiques. A travers le prisme de cette querelle, Orhan Pamuk décrit la confrontation entre deux mondes, l'orient et l'occident qui aujourd'hui encore s'opposent sur de multiples points de vue. Ce sont aussi les confrontations entre tradition et modernité, entre liberté d'expression et intégrisme qui sont ici décrites, mais aussi et surtout le profond antagonisme existant entre deux conceptions radicalement opposées de la description du réel, savamment exposées par l'auteur qui donne la parole aux personnages et animaux délicatement représentés sur les miniatures peintes par les artistes de la Cour.

Car dans ce roman ,la narration progresse par le biais de multiples voix qui sont celles de tous les protagonistes,p ersonnages principaux et figurants, allégories et symboles qui prennent tour à tour la parole et entraînent le lecteur dans un tourbillon d'indices et de faux-semblants au service d'une intrigue digne d'un roman policier dont le suspense haletant tient en haleine jusqu'à la dernière page. On y croise toute une galerie de personnages hauts en couleurs : dignitaires de la Cour et mendiants, enfants et vieillards, servantes et entremetteuses, bourreaux et janissaires, amoureux éconduits et veuves éplorées,ainsi qu'un cheval, un arbre,la mort et même le diable.

Orhan Pamuk a écrit un roman baroque et foisonnant qui immerge le lecteur dans la société ottomane du XVIè siècle,un univers subtil et cruel, sombre et chatoyant, poétique et sensuel. Un Maître Livre.
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Lou
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MessageSujet: Le château blanc - Pamuk   Sam 3 Mar 2007 - 14:10

Merci pour ces textes très intéressants sur Pamuk (en plus j'ai "Neige" en attente dans ma PAL depuis mon anniversaire).
J'ai écrit en janvier une note sur "Le château blanc", dont voici l'essentiel (http://myloubook.hautetfort.com/archive/2007/01/16/cher-sigmund%E2%80%A6.html):

Prix Nobel de littérature depuis peu, Pamuk a attiré mon attention à juste un titre avec ce beau roman serti d’une couverture fleurant bon les contrées lointaines et les déserts mélancoliques. Autobiographie d’un Italien capturé par les Turcs et devenu esclave, ce récit se déroule sous le règne de Mehmet IV, au XVIIe. Le héros y relate ses aventures à la cour et sa participation à de gigantesques projets faisant appel aux connaissances scientifiques les plus abouties à l’époque, mais aussi au génie de deux hommes suffisamment fous pour chercher à changer le cours des choses par leurs inventions et leurs réflexions sur la condition humaine.

Parce qu’il semblait transcender les cultures, Le château blanc m’a tout de suite séduite. En réalité, le récit se déroule uniquement en Turquie et la culture italienne n’occupe qu’une place mineure dans le récit. Peu importe. Le style est agréable, l’histoire se lit avec plaisir et, malgré quelques longueurs et redondances, ce roman est un beau conte prêt à faire rêver les Modernes que nous sommes.

Mais gare à vous si vous poussez la porte du château les yeux fermés. Soyez au guet, attentifs à chaque bruit, à chaque remarque et surtout, à chaque non-dit. D’emblée, le narrateur inquiet pour son lecteur le met en garde : il lui annonce que le présent livre est en réalité la transcription d’un véritable récit retrouvé récemment dans les archives nationales. Certes, il s’agit bien de la prétendue autobiographie d’un Italien devenu esclave à Istanbul. Mais les incohérences ne manquent pas dans son récit. Il décrit par exemple la peste alors que celle-ci n’est évoquée dans nul autre document historique de l’époque. Prenons donc ce manuscrit avec précaution et n’accordons pas trop d’importance à ce que nous raconte cet énergumène enclin à la fabulation.

Nous voilà maintenant plongés dans le récit douteux d’une vie exceptionnelle… mais voilà que le doute surgit à nouveau. Le nouveau maître de notre héros lui ressemble trait pour trait et ne semble pas s’en émouvoir, ni même y prêter attention. Coïncidence ? Non, car dans une relation faite de passion et de haine, les deux personnages vont subir l’influence de l’autre, la rejeter, l’ignorer, la dénoncer, la rechercher pour la rejeter à nouveau… l’un devient l’autre ou l’un a toujours été l’autre, le doute subsiste jusqu’à la fin du récit. C’est alors que maître et esclave changent de rôle. Le maître s’enfuit en Italie et rejoint la fiancée de l’esclave, qui lui se fait passer pour le maître, premier astrologue à la cour. Vérité ou mensonge ?

Le récit s’achève alors que l’ancien esclave évoque la venue d’un personnage persuadé que le maître devenu esclave en fuite est bien l’Italien pour qui il se fait passer. Cet homme lit alors les mémoires que nous venons de parcourir. Et le voilà pris d’un doute, il refuse, puis admet l’échange… connaissons-nous alors la véritable identité du narrateur ? Sans aucun doute ! Oui, mais… c’est alors que l’homme s’exclame et cherche compulsivement un passage déjà lu. Incohérence ? Et nous voilà, pauvres lecteurs, abandonnés lâchement sur ce dernier sursaut, en proie au doute et franchement ravis de cette fin qui compense largement les quelques longueurs du récit…
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Sam 3 Mar 2007 - 14:25

On aime Orhan Pamuk sur Parfum de Livres... :)

Des nouvelles de l'écrivain:

Orhan Pamuk, Prix Nobel de littérature, annule une tournée en Allemagne
Article publié le 02 Février 2007
Source : LE MONDE

Extrait : LE ROMANCIER turc Orhan Pamuk, Prix Nobel 2006 de littérature, a annulé un voyage prévu à partir de vendredi en Allemagne, a indiqué, mercredi 31 janvier, son éditeur allemand Hanser. « Le voyage de M. Pamuk a été reporté à une date indéterminée », a affirmé Christina Knecht du service de presse de l'éditeur munichois, refusant de confirmer une information du quotidien Kölner Stadt Anzeiger de mercredi selon laquelle le voyage du romancier a été annulé pour des raisons de sécurité. Un porte-parole du ministère de l'intérieur a indiqué à Berlin qu'il ne disposait pour l'heure d'aucun élément concret provenant de ses services sur une éventuelle menace pesant contre l'écrivain turc en Allemagne.

La peur gagne les intellectuels turcs, menacés par les nationalistes

Article publié le 09 Février 2007
Par Sophie Shihab
Source : LE MONDE

Extrait : Ohran Pamuk, Prix Nobel de littérature 2006, a quitté la Turquie pour les Etats-Unis. Après l'assassinat de Hrant Dink, le 19 janvier, le chef des renseignements de la police d'Istanbul a été limogé. C'est en catimini, coiffé d'une casquette de base-ball, que le Prix Nobel de littérature 2006, Orhan Pamuk, a quitté la Turquie, le 1er février à destination des Etats-Unis, a rapporté le quotidien suisse Le Temps. Un départ ressemblant à une fuite, deux semaines après l'assassinat du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, et trahissant la peur qui gagne les intellectuels turcs engagés.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Sam 3 Mar 2007 - 18:00

"Mon nom est rouge" fait partie de mon challenge lecture!
Merci pour tous ces billets qui ne font que conforter ma future lecture!
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Sam 3 Mar 2007 - 18:44

Le commentaire de Lou sur "Le Chateau Blanc" m'incite à en entreprendre la lecture dés que possible (il est sur ma PAL depuis trop longtemps ); il me tarde de m'y mettre.
Merci Lou pour ce talentueux commentaire.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Ven 13 Avr 2007 - 22:48

J'ai lu et surtout dévoré Mon nom est Rouge pendant les vacances.
Je vous livre mes impressions de lecture:

Istanbul, en plein hiver, il neige, il fait froid, un meurtre est perpétré en pleine nuit, près d'un puits. Le sang, rouge, coule, la tête est fracassée, le corps jeté dans le puits...le cadavre, encore chaud, commence à parler, à expliquer au lecteur pourquoi on l'a assassiné. Istanbul, l'hiver, la neige, c'est l'année 1591, la fin du XVIéme siècle, dans cette ancienne Bizance, vieille et vénérable Constantinople, pont millénaire entre l'Occident et l'Orient.
Viennent rapidement en mémoire, un autre meurte, un autre lieu, une autre cité, une autre époque....le Moyen-Age et les abbayes perdues dans les montagnes, un moine franciscain décidé à connaître la vérité....  « Le nom de la rose » d'Eco résonne, tinte, comme un écho littéraire dans les rues sombres, froides et enneigées d'Istanbul, l'Ottomane.
Pourquoi cet étrange écho? L'érudition de Pamuk est à l'image de celle d'Eco. Pamuk entraîne son lecteur dans l'univers secret des miniaturistes ottomans, dans le secret des traditions, des gestes mille et une fois répétés au fil des siècles sans égarement dans la nouveauté. Les livres enluminés et illuminés par ces miniatures somptueuses et colorées enivre le récit des exploits héroïques des sultans mythiques.

Commence alors, une enquête passionnante, haletante au gré des voix des différents protagonistes et des divers suspects. Chaque voix apporte un élément nouveau à la trame policère qui se tisse au fil des pages. Chaque voix lève un peu le voile sur la querelle esthétique du moment: le point de vue de l'artiste, un des points d'orgue de l'affrontement idéologique entre l'Orient et l'Occident. En effet, en Europe, notamment à Venise, on peint ce que l'on voit alors que la tradition musulmane exige que l'artiste peigne ce que voit Dieu. Ainsi, les miniaturistes d'Istanbul, peignent-ils l'Idée du cheval, du guerrier, de l'arbre, des amants etc, et non la réalité. Ils se mettent « en haut du minaret » tandis que les peintres vénitiens (à l'image romanesque de Sébastiano, cité dans le récit, une seule fois) se mettent « au niveau de la rue », créant la perspective.....en Orient rien ne doit être plus grand que Dieu aussi la peinture ne l'utilise-t-elle pas. Le Noir, calligraphe revenu d'une longue absence de 12 années, ancien élève de Mon Oncle, artiste attentif à la peinture occidentale, a une conversation intéressante au sujet de l'art des miniatures avec un maître, Maître Osman.
Trois questions existentielles: le style et la signature, le Temps du peintre et le Temps de Dieu, la cécité. La cécité devient un don du ciel pour un miniaturiste: « La cécité, c'est à dire le silence. Si tu mets ensemble la première question posée avec la seconde, on obtient le point aveugle. C'est à dire, à l'endroit le plus profond du tableau, quand on voit Dieu apparaître dans toute son obscurité. » (p 115-116)
Se dessine alors ce pont virtuel entre l'Orient et l'Occident, ce pont oscillant entre fascination et répulsion, entre attirance et rejet. L'envie d'apprendre les arcanes de la peinture occidentale se dispute au sentiment d'infériorité du à la prise de conscience du manque de technique pour parvenir à l'imiter: la peinture des miniaturistes ne possède pas les nuances infinies des couleurs ni l'art du portrait et ni la perspective. Aussi, tant que la technique n'est pas maîtrisable et ni maîtrisée, les productions ne peuvent-elles être que risibles voire ridicules et humilier l'empire Ottoman aux yeux de l'Occident. La nécessité de tuer dans l'oeuf cette velléité est la raison du sang répandu....comme juguler le rire qui déchoît l'Homme devant Dieu est la raison du sang versé dans l'abbaye perdue dans les montagnes.
L'écho des prêches extrémistes traverse le Temps pour se répandre dans l'Istanbul d'aujourd'hui. Pamuk dénonce les brutalités obscurantistes qui veulent étouffer les nouvelles aspirations des artistes, les libertés espérées devant le carcan des traditions. Traditions qui mènent à la sclérose de l'imagination, de l'imaginaire créateur. Brutalités qui ont eu court, quels que soient les lieux, les époques et les religions, et qui ont, hélas, toujours court.

Dans l'atmosphère grave, sérieuse, empreinte d'idéologie et de dogme antagonistes, une étrange et bizarre allusion anachronique au roman « Autant en emporte le vent » saute aux yeux du lecteur, tel un diablotin de sa boîte. Une respiration burlesque et incongrue dans la querelle des Anciens et des Modernes? Un pied de nez aux donneurs de leçons? Un humour ravageur et d'une mordante ironie....
« Les gens aspirent au bonheur dans la vie, plutôt qu'à des sourires béats sur de belles images. Les peintres ne l'ignorent pas, et savent que c'est là leur limite. Qu'ils ne font que mettre à la place du bonheur dans la vie celui de la contemplation. Dans l'espoir que, peut-être, il puisse mettre par écrit cette histoire impossible à mettre en images, je l'ai racontée à Orhan. » (p 736). On ne peut peindre le bonheur (ou le malheur)....mais peut-on alors l'écrire?

« Mon nom est Rouge », un roman fascinant, foisonnant par son érudition et orchestrant avec brio les voix des personnages du récit.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Ven 13 Avr 2007 - 22:51

Maintenant il me tarde de lire "Le château blanc" et "neige"!
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Mar 24 Avr 2007 - 8:43

MON NOM EST ROUGE d’Orhan PAMUK
Ed Gallimard/568p
Trad (turc) : Gilles Authier



Hiver 1591 à Istanbul, un homme est assassiné et jeté au fond d’un puits. A partir de là commence une longue histoire où découvrir l’assassin n’est peut-être pas le plus important.

Des images, des couleurs, des personnages, l’art, la confrontation orient occident sur la conception de la peinture, l’amour, la politique, l’intrigue policière tout est présent dans ce roman dont le système narratif très surprenant nous balade dans l’Istanbul du 16ème siècle et le moment charnière de son histoire où l’art de la représentation picturale va disparaître sous la pression religieuse. Un livre d’une richesse prodigieuse dans le contenu et le propos. C’est passionnant de bout en bout, même quand le voile sur le mystérieux assassin est levé car il se révèle alors plus complexe qu’on ne le pensait. Voilà un grand livre qui vous emmène loin très loin dans votre imaginaire. Chaque chapitre est une enluminure qui illustre un aspect du récit. A découvrir pour rêver, s’instruire et partir à la découverte de cet art perdu qu’était la peinture figurative orientale.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Mer 15 Aoû 2007 - 19:49

"Le château blanc"

Avec « Le Château blanc », Orhan Pamuk nous entraîne dans la Turquie du XVIIe siècle. Le narrateur est un italien qui, lors d'un combat maritime dans la Mer Adriatique est capturé par la flotte Turque et est réduit en eclavage.
Féru d'astronomie et de mathématiques, il sera remarqué par le Pacha qui le détient et devra même s'improviser médecin pour soigner celui-ci. Refusant obstinément de se convertir à l'Islam, il sera à deux doigts d'être éxécuté mais finalement sera offert à un hodja, un savant.
Le Maître – car c'est ainsi que le narrateur le désignera tout au long du récit – accuse une ressemblance troublante avec son esclave.
Va alors commencer pour les deux hommes une période de cohabitation qui durera de nombreuses années.
Au service du Sultan Mehmet IV, le Maître et l'esclave vont travailler ensemble à la création de spectacles pyrotechniques, à la création d'une horloge , à l'éradication d'une épidémie de peste et enfin à la création d'une effrayante machine de guerre destinée à assurer la suprématie de l'Empire Ottoman sur la chrétienté européenne.
Mais c'est surtout à une quête de l'identité que les deux hommes vont se livrer au cours des années qu'ils auront à partager. Entretenant des rapports oscillant entre haine et amitié, le Maître et son esclave vont tenter de répondre avec la plus grande exactitude à cette question fondamentale : « Pourquoi suis-je ce que je suis? »

Cette quête de la quiddité va les entraîner bien plus loin que de ce que l'on pourrait attendre d'un simple débat philosophique. Ils vont ainsi se livrer à un étrange ballet dans lequel l'un prendra parfois la place de l'autre, s'appropriera ses souvenirs, ses manières d'être et ses pensées. Cette identification de l'un à l'autre les conduira parfois aux portes de la folie et de la dissolution de leur propre personnalité. Leur stupéfiante ressemblance physique va également accentuer ce phénomène à un tel point que les dignitaires du Sérail, le Sultan, et le lecteur lui-même, auront le plus grand mal à discerner qui est le Maître et qui est son esclave.
C'est lors de l'attaque d'un château blanc, forteresse tenue par les Polonais, que le Maître se voit contraint de reconnaître son échec : sa redoutable machine de guerre s'avère incapable de mettre en déroute l'armée ennemie et s'effondre dans la boue.
Craignant la disgrâce, voire une mort honteuse pour prix de son échec, le Maître décide de fuir et de se faire passer pour l'esclave. Fort des souvenirs de son « double », souvenirs qu'il a mémorisé à la perfection, il projette de rejoindre l'Italie et d'endosser la personnalité de l'esclave italien.

Mais qui est réellement celui qui prend la fuite lors de cette nuit de terreur ? Est-ce le Maître ? Est-ce l'esclave ? Et qui est le narrateur, retiré à Guebzé et égrenant ses souvenirs ? Est-il celui qui fut dans sa jeunesse capturé par le flotte Turque ? Et qui est ce voyageur venu d'Occident sur les conseils d'un italien ayant fui sa condition d'esclave et revenu en son pays afin de narrer dans ses Mémoires les souvenirs de sa captivité au coeur de l'Empire Ottoman ?

Le lecteur ébahi apprendra la vérité dans les toutes dernières lignes du récit et ne pourra que rester stupéfait devant le talent déployé par Orhan Pamuk dans le but de nous égarer et de nous dissimuler ce qui, à posteriori, apparaîtra comme une évidence. On ne pourra que s'avouer avoir été égaré, pris au piège par Pamuk et l'on se prend à souhaiter, une fois le livre refermé, le reprendre du début afin de rechercher l'indice, la phrase ou le non-dit ayant échappé à notre attention et détenant la clef du mystère.

Avec « Le château blanc », Oran Pamuk nous livre un récit en forme d'énigme, de la même veine que « Mon nom est Rouge », une réflexion sur la quête de la quiddité et de l'altérité, une variation sur le thème du Double, mais aussi et surtout une parabole sur l'extraordinaire et troublant pouvoir d'évocation que détient la littérature.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Ven 7 Sep 2007 - 8:41

La vie nouvelle

«Un jour, j'ai lu un livre, et toute ma vie en a été changée
Ainsi commence La vie nouvelle.. et pour tout amateur de lecture, un début de roman comme celui-là est empli de promesses.

Osman, le narrateur, a vingt-deux ans et fait des études d'ingénieur à Istanbul. Un jour, il aperçoit le fameux livre qui va bouleverser son existence entre les mains d'une belle étudiante en architecture, Djanan. Le jour même, il achète l'ouvrage chez un bouquiniste.

L’effet de sa lecture est magistral :
«Je devinai les ombres d'une vie que j'avais encore à connaître et à adopter (...) je me sentais si peu préparé pour tout ce qui allait m'arriver, si désarmé qu'au bout d'un moment je détournai les yeux, comme pour me protéger de la force qui jaillissait des pages

Le livre promettait à ses lecteurs la vie nouvelle. C’était comme un vertige, une aspiration à laquelle Osman ne savait plus résister. Alors il se lance dans un voyage initiatique, guidé par le livre et par Dajnan qu’il aime comme un fou…Djanan qui n’aime que Mehmet, le jeune étudiant qui, grâce au livre, a atteint la connaissance.

Pour atteindre la connaissance à leur tour, et retrouver Mehmet qui a mystérieusement disparu, les deux jeunes gens abandonnent tout et entreprennent un voyage initiatique, une errance qui les mène aux quatre coins de la Turquie, à bord de cars déglingués.

"Je me dis : ne crains rien, n'aie pas peur, continue ! Ce monde-là, celui du livre, est le monde réel. Et pourtant, j'avais peur… Pourquoi ? Parce que j'avais entendu parler des malheurs accablant des gens comme moi qui avaient eu leur vie bouleversée par la lecture d'un seul livre."

Jusque-là, j’ai trouvé le récit intéressant et ensuite, je me suis laissée balader sans excitation sur leurs traces dans une aventure étrange, dominée par la mort. Une aventure qui ne m’a pas passionnée, voire même m'a agacée, tant elle était énigmatique et confuse...
Entre vie et mort, entre passé et avenir, entre rêve et réalité…J’aurais pu aimer, c’est un univers qui d’habitude n’est pas pour me déplaire, mais là je me suis sentie perdue dans un récit qui s’enlise…


Heureusement, Mon nom est rouge m'attend encore...
Pour vous avoir lus, je pense qu'il ne me décevra pas comme La vie nouvelle...moi qui avait tant aimé Neige...

NB :
-Né à Istanbul en 1952, Pamuk a reçu une formation d'architecte.
- Publié en 1995 à Istabul, ce roman a été un best-seller en Turquie. (Il a été traduit du turc par Münevver Andaç qui disparut peu après avoir achevé ce livre en 1998.)
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kenavo
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Jeu 6 Déc 2007 - 8:44

ISTANBUL

Avec ce livre, vous ouvrez plusieurs livres différents en même temps.



Tout d'abord Orhan Pamuk raconte ses mémoires d'enfants (accompagnés de photos de famille qui donnent une touche très personnelle à ce livre) et puisque son enfance, et sa jeunesse - et en fait toute sa vie - s'est déroulée à Istanbul, ce livre devient le livre de cette ville qu'il ne limite après quelques pages non pas seulement à ses propres expériences.

Conrad, Nabokov, Naipul - there are writers known for having managed to migrate between languages, cultures, countries, continents, even civilizations. Their imaginations were fed by exile, nourishment drawn not through roots but through rootlessness; mine however requires that I stay in the same city, on the same street, in the same house, gazing at the same view. Istanbul's fates is my fate: I am attached for this city because it has made me who I am.
(Excusez-moi - je n'ai ce livre qu'en anglais - sinon j'aurais voulu citer volontiers en français....)

Et tout au long du livre il prend le lecteur avec lui - tout d'abord en racontant une histoire, un événement de sa jeunesse, de celui d'un membre de sa famille - et il y a sûrement une maison, une rue, une part de la ville dans cette histoire - et il y fonce pour décrire la ville elle-même (accompagné à ce moment avec des photos de la ville).

Il nous raconte les débuts de cette ville, son histoire, des personnes qui sont passés par là, des particularités de la ville et de ses habitants - et tout à coup elle n'est plus une ville du pays Turquie qu'on a tendance à mettre dans sa tête en ligne directe avec toutes les informations qu'on reçoit lors des nouvelles, mais c'est un assemblage de gens, couleurs, senteurs... tout ce qu'Orhan Pamuk nous fait vivre avec lui dans sa ville natale.
Et puisqu'il est amoureux de sa ville, on le devient un tout petit peu avec lui lors de cette lecture.

J'aime bien la couverture de l'édition anglais - Istanbul sous la neige avec des voitures look années 50.. ce qui donne un peu la nostalgie - et c'est en fait avec une citation pareille que Pamuk commence son livre:

'The beauty of a landscape resides in its melancholy' Ahmed Rasim


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Alfred Teckel
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Jeu 6 Déc 2007 - 10:21

Neige




Ka est poète. Et journaliste. Partir à Kars, ville du fin fond de la Turquie, où des jeunes filles voilées se suicident, relève d’une démarche de journaliste bien sûr. Et de poète. Il part y enquêter sur ces faits divers, sur la politique, dans une ville déchirée entre islamistes et ataturkistes. Et aussi, il en a la certitude, il part trouver l’amour d’une femme, qu’il ramènera avec lui à Francfort.

Voilà le sujet, « en gros » de ce roman monumental d’Orhan Pamuk. S’ensuivent plus de 600 pages, denses et remarquablement écrites (et traduites), nous narrant les quelques journées de Ka sur place, entre réunions islamistes, propos de jeunes filles et jeunes garçons désorientés, thé pris dans ces maisons de thé typiquement turques, les çayhane et quelques propos sur les arméniens et la diversité culturelle. De plain-pied dans la politique de son pays, tiraillé entre laïcs, islamistes, Europe, Moyen-Orient, Pamuk n’écrit pourtant pas un livre politique. Il décrit, dresse un portrait de ce pays-pivot, en proie à de sérieux malaises. A chacun ensuite d’en tirer les conclusions qu’il jugera bon de tirer.

Ce livre est remarquable par sa portée « politique » au sens noble du terme, mais également par son écriture : labyrinthique mais toujours claire pourtant, foisonnant de détails sans jamais tomber dans l’ennui, d’une finesse psychologique particulièrement aigue sans toutefois se départir d’un constant souffle romanesque… Ce livre est un chef-d’œuvre.



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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Sam 8 Déc 2007 - 15:31

J'irais pas jusqu'a dire que mon "mon nom est rouge" m'avait déçut, mais j'avais espéré mieux. Donc c'est un peu hésitant que j'avais pris "Neige"

Mais du coup je comprend mieux, pourquoi le prix Nobel. Je ne sais pas si je le qualifirait de monumental, l'histoire étant assez proche d'un polar kafkaien (Ka = K ?) . En tout cas, ce coté polar/étude sociologique, est vraiment réussi entre les fanatiques islamiques et les fascites laïcs on a une représentation assez corrosive d'un coin perdu du fin fond de la Turquie. Quand à la forme, avec cette durée d'une semaine, y a un forcément un crescendo de suspence et d'évenements raconté avec brio.

Par contre, je déteste les phrase de narrateur omniscient genre :"Mais le pire arriverait avant la fin de la semaine." Et là y en à.
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MessageSujet: Re: Orhan Pamuk [Turquie]   Jeu 24 Avr 2008 - 14:51

Je ne puis qu'approuver les différents éloges ci-dessus sur "Mon nom est rouge ".
Quelle somme de connaissances ne découvrons-nous pas sur ce monde artistique ancien. Effectivement c'est une enluminure précieuse, tout en petites touches historiques et artistiques.
A découvrir absolument.
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Orhan Pamuk [Turquie]
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