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 Milena Michiko Flasar [Autriche]

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traversay
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MessageSujet: Milena Michiko Flasar [Autriche]   Milena Michiko Flasar [Autriche] Icon_minitimeMar 20 Aoû 2013 - 14:25

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Citation :
Milena Michiko Flašar est née de mère japonaise et de père autrichien à St. Pölten en 1980. Elle a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones. Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil Ich bin, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation. En 2010, a paru la nouvelle Okaasan – Meine unbekannte Mutter, qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre. En 2012 son roman Ich nannte ihn Krawatte a été publiée.
Source : www.citybooks.eu
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traversay
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MessageSujet: Re: Milena Michiko Flasar [Autriche]   Milena Michiko Flasar [Autriche] Icon_minitimeVen 23 Aoû 2013 - 20:52

Milena Michiko Flasar [Autriche] Lacrav10

La cravate
Citation :
Dans un parc, quelque part au Japon, Taguchi Hiro et Ohara Tetsu se sont assis sur un banc. Le plus jeune vient de sortir de la chambre où il vit cloîtré depuis deux ans. L'homme à la cravate a été licencié, mais il est incapable de l'avouer à sa femme. L'ermite moderne et l'employé modèle se regardent en silence, s’apprivoisent, se racontent.
Rencontre de deux solitudes. Sur un banc. Rapprochement progressif de deux êtres en marge, pas pour les mêmes raisons. Le premier, jeune, est un hikikomori, il n'est pas sorti de sa chambre depuis deux ans ; le second, vieux, est un salaryman qui vient d'être licencié. Dans La cravate, symbole de l'appartenance à la société, Milena Michiko Falsar raconte les confidences qu'ils vont s'offrir, timidement puis sans complexes. Il y a forcément des raisons à leur mal être, des morts qui encombrent leur conscience. La romancière austro-japonaise livre un véritable récit nippon, tout en nuances et délicatesse, dans un style poétique simple et élégant. Le fil des deux existences et de leurs traumatismes se déroule de façon douce et implacable. A l'image de cette pression sociale qui caractérise la société japonaise. Un livre ciselé, touchant et secret.

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tom léo
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MessageSujet: La cravate   Milena Michiko Flasar [Autriche] Icon_minitimeDim 26 Juil 2015 - 12:08

La cravate

Originale : Ich nannte ihn Krawatte (Allemand, 2012)

J'étais déjà en train de préparer un fil pour cette auteure quand je me suis aperçu sur le tard qu'il en existait déjà un, commencé par traversay ! Et je ne peux que souscrire à ce qu'il exprimait il y a deux ans de façon remarquablement courte et juste.

Donc, livre en allemand en 114 chapitres ultracourtes d'une demie ou deux pages, et écrit par une femme avec au moins deux origines. Je soupçonne même – avec ce nom de famille qu'elle appartient à travers son père même à la minorité slovène autrichienne ? Mais j'en ai rien trouvé de concret là-dessus.
Elle est chez elle pourtant en situant l'histoire dans le Japon d'aujourd'hui où alors ces « hikikomori » existent vraiment en nombre efrayant : des reclus par echec scolaire, par impossibilité de faire face à des échecs scolaire ou existentiels etc (voir bon article ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hikikomori ). C'est plutôt ce dernier cas qui vaut pour le narrateur. Mais nous l'apprenons seulement peu à peu. Son vis-à-vis plus âgé vit la honte de ne pas pouvoir avouer la perte de l'emploi à la maison. Mais là-aussi, dans les aveux tardifs, il y a une expérience familiale et existentielle où il a vécu une autre forme d'échec. Manquer une présence. Ne plus, ou ne plus vouloir, être partie d'un ensemble, d'un tissu social.

Le narrateur sort, après deux ans de réclusion, s'assoit chaque jour longtemps sur un banc d'un parc. Plus tard arrive le « salaryman », l'employé en chômage. C'est un longue cheminement de la simple présence au même lieu, via une salutation esquissée, des gestes, et puis des premières paroles. Ils s'apprivoisent mutuellement, se « sauvent ». Une belle histoire qui pourrait rappeler certains « wellness-livres » actuels, et qui pourtant n'en a rien – à mon avis. Même si on voudrait retenir certaines phrases simples, universelles et vraies. C'est une lente croissance de liberté qui va mener ailleurs, et ne pas rester cloisonner dans ce « couple » ?!

Mais même si l'histoire doit se situer quelque part, par d'autres cotés c'est une histoire universelle.

Ce livre pourrait parler à certains...
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MessageSujet: Re: Milena Michiko Flasar [Autriche]   Milena Michiko Flasar [Autriche] Icon_minitimeDim 26 Juil 2015 - 12:33

Un sujet qui m'a toujours intéressé que celui des Otaku et des Hikikomori. D'un point de vue occidental ça peut paraître un fourre tout pour qualifier des schizophrénies débutantes ou des troubles de l'humeur, une phobie sociale ou une agoraphobie, un refus des codes sociaux...  Mais dans la culture japonaise cela prend une tonalité plus spécifique. Un mal être social en tout cas à l'évidence mais pas seulement. Le plus étonnant étant le manque d'intervention des familles qui peuvent laisser ces jeunes gens s'enfermer pendant des mois  ou des années sans intervenir.  Je lirai ce roman dont l'approche est intéressante.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Milena Michiko Flasar [Autriche]   Milena Michiko Flasar [Autriche] Icon_minitimeDim 26 Juil 2015 - 21:46

Marko a écrit:
Un sujet qui m'a toujours intéressé que celui des Otaku et des Hikikomori. D'un point de vue occidental ça peut paraître un fourre tout pour qualifier des schizophrénies débutantes ou des troubles de l'humeur, une phobie sociale ou une agoraphobie, un refus des codes sociaux...  Mais dans la culture japonaise cela prend une tonalité plus spécifique. Un mal être social en tout cas à l'évidence mais pas seulement. Le plus étonnant étant le manque d'intervention des familles qui peuvent laisser ces jeunes gens s'enfermer pendant des mois  ou des années sans intervenir.  Je lirai ce roman dont l'approche est intéressante.

L'attitude des parents est ici en second plan, néanmoins c'est sensible qu'à leur façon ils sont entraînés dans un mouvement de séclusion ou de sécrets. C'est leur fils qui devient sujet de honte pour eux, de séparation: ils vont commencer, eux-aussi, à éviter certaines formes de contacts.

Un moment donné Flasar a des idées inéteressantes sur le rôle du "masque" dans la société japonaise...
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