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 William Riley Burnett

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MessageSujet: William Riley Burnett   Dim 25 Aoû 2013 - 21:05



William Riley Burnett (1899-1982)

Citation :
Après l'obtention d'un diplôme en journalisme de l'Université d'État de l'Ohio à Columbus, il fait plusieurs petits métiers, dont celui de statisticien pour l'État de l'Ohio, et écrit cinq romans qui ne trouvent pas d'éditeur. Déçu, il part pour Chicago où son travail à la réception d'un hôtel lui permet d'observer le monde des truands et des trafics en tout genre. Il trouve là son inspiration et publie Little Caesar qui remporte un vif succès. Après la réussite de l'adaptation au cinéma réalisé par Mervyn LeRoy qui révèle Edward G. Robinson, il se rend à Hollywood où il travaille sur le scénario ou l'adaptation de près de cinquante films (Scarface). Il est nommé pour l'Oscar du Meilleur scénario en 1943 pour La Sentinelle du Pacifique de John Farrow et au trophée de la Writers Guild of America en 1964 pour La Grande Évasion de John Sturges. Sa carrière de scénariste ne l'empêche pas de continuer à publier des romans comme The Asphalt Jungle en 1949, premier tome d'une trilogie, que John Huston adapte l'année suivante.

Burnett affirmait avoir forgé son style grâce à la lecture assidue d'auteurs français : Honoré de Balzac, Prosper Mérimée, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant.

Il se voit décerné l'Edgar du Grand Maître (Grand Master Award) par le Mystery Writers of America en 1980.

La moitié de ses livres sont traduits en français, surtout dans les collections Série noire et Rivages/Noir.
wikipedia.org

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MessageSujet: Re: William Riley Burnett   Dim 25 Aoû 2013 - 21:49



Quand la ville dort / The Asphalt Jungle

Un truand, « Doc » Riedenschneider, sort de prison avec un très beau plan pour un cambriolage de bijouterie. Association avec un avocat véreux et fauché, un patron de petit bar restaurant, un italien terriblement amoureux de sa femme, et un texan pas vraiment commode et pas vraiment sur le retour. Évidemment il y a aussi une police qui est sur les dents et quelques imprévus.

Majoritairement vu du côté des gangsters mais pas que, on suit l'action et les combines des uns et des autres dans une légère atmosphère de déchéance et de fatigue. La ville est présente, sombre, peu hospitalière. Tout le monde est aux aguets.

Ce qui marque (si on met de côté l'ambiance, le cambriolage et le suspens qui sont très bien passés dans le très bon film qui en a été tiré, et c'est déjà beaucoup) ce sont la façon de voir les personnages. Ou la façon de nous faire voir comme ils verraient derrière leurs apparences à tendance peu recommandables.

C'est que les plus grands, les plus riches, les plus avides, les plus mauvais peut-être sont craintifs, lâches se sentent des complexes d'infériorité et tentent de s'en sortir avec plus ou moins de coups bas. Les "petits" de l'histoire, ceux qui incarnent des types aux activités punies par la loi mais savent globalement se tenir, Gus qui tient son bar-resto, l'italien et Dix le Texan qui veut juste rentrer chez lui sont plus appréciables mais perdus ou se réveillent "trop tard".

Dans ce drame terriblement humain il reste les femmes, pas très heureuses qu'elles soient femme ou maitresse d'avocat, italienne ou désespérément accrochée à un Texan qui a du mal à s'y faire...

Une grande histoire faite de petites faiblesses qui m'a rappelée le Scarface (de M. Leroy) avec la manière de dresser le portrait d'une certaine misère.

Un peu difficile de ne pas repenser au film (et à d'autres qui s'y sont nourri) mais ça ne gêne pas cette lecture à la forte personnalité qui après mes petites incursions au pays du noir amène une façon différente de dérouler le programme avec ses multiples personnages et ses différents points de convergence. Ça mérite le détour.

Et ce Quand la ville dort serait le premier d'une trilogie ?

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MessageSujet: Re: William Riley Burnett   Lun 26 Aoû 2013 - 22:34



extrait ?

Citation :
   Le grand fleuve noir roulait paresseusement entre les hautes berges cimentées, vers le Sud, vers son confluent avec le Mississippi. Il n'y avait pas de clair de lune, mais le ciel était sans nuages et quelques étoiles luisaient comme des éclats de diamants au-dessus des toits qui bordaient la rive d'en face. Le long du quai, presque toutes les maisons étaient noires, mais, ça et là, une fenêtre éclairée se réfléchissait en zigzags dans les eaux noires du fleuve. Un vent humide soufflait. Ça sentait l'eau et la boue.
   Vue l'heure tardive, il y avait encore passablement de circulation sur le large pont à voie triple. Soudain, l'appel d'une sirène se fit entendre sur le quai opposé. Une auto de police les croisa. Elle se dirigeait vers le faubourg de Camden Square.
   Ni Louis ni Dix ne prêtèrent la moindre attention à cette voiture. Bientôt, ils arrivèrent sur l'autre rive, et prirent Blackhawk Boulevard, l'artère principale qui menait au centre.
   A un croisement, ils dépassèrent un petit attroupement. Une voiture de police était arrêtée de guingois au milieu de la chaussée; un gros flic, encouragé par deux agents motocyclistes, questionnait sans douceur un groupe de petits jeunes gens indignés.
   - Oui ! cria l'un d'eux au moment où la Ford passait à leur hauteur, c'est vous qui le dites ! Moi, je ne cherchais de crosse à personne...
   Ni Louis ni Dix ne leur prêtèrent la moindre attention.
   A un autre carrefour, ils tombèrent sur une bagarre entre deux hommes qu'une fille essayait en vain de séparer. Au moment où la Ford arrivait à leur hauteur, un des deux hommes écarta la femme d'un geste violent; perdant l'équilibre, elle tomba lourdement sur le derrière et se mit à hurler. Des passants se précipitèrent vers leur groupe.
   Dix hocha la tête, mais ne dit rien.
   Louis venait de prendre Commerce Street, une petite voie étroite à la sortie du quartier de la Bourse, et maintenant ils roulaient entre les façades obscures des maisons de gros, les immeubles de bureaux, plus modestes, les magasins de plomberie et d'appareillages électriques.
   - J'approche de chez moi, dit Louis, en désignant du doigt l'immeuble du coin. C'est ici que je travaille dans la journée.
   Dix grommela sans répondre. Louis lui lança un coup d'œil rapide, puis lui offrit une cigarette.
   - Tu trouves que ça se présente bien ? demanda Louis, qui se sentait toujours mal à l'aise en face de Dix - mal à l'aise au point que son assurance disparaissait, et qu'il faisait de la conversation uniquement pour dissiper le silence intimidant et hostile que Dix imposait toujours.

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