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 Lecture en commun : Albert Camus

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kenavo
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Lun 28 Oct 2013 - 17:16

Aaliz a écrit:
J'aurais vraiment aimé étudier ce texte en classe.
tout à fait

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La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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unmotbleu
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Mar 29 Oct 2013 - 13:07

swallow a écrit:
Quand je pense qu´on a déjà 5 pages de LC sur CAMUS,et nous n´avons toujours pas prononcé ce mot-clef chez lui : sensualité. Toute une promesse de bonheur!
La lecture portant sur tout le mois d´Octobre...d´ici la Toussaint on a encore le temps!
NOCES en est plein.
La chute aussi:
"La sensualité, et elle seule, régnait sur ma vie amoureuse ".(le juge Clamance?).
"J´ai de la peine à l´avouer, j´aurais donné dix entretiens avec Einstein pour un premier rendez-vous avec une jolie figurante". ( là, c´est clair, pas de figurantes dans le monde d´un juge).
"Dans tous les cas, ma sensualité, pour ne parler que d´elle, était si réelle que, même pour une aventure de dix minutes, j´aurais renié père et mère, quitte à le regretter amèrement". ( Clamance).
"Moi, par exemple, qui ne suis pas sentimental, savez-vous ce dont j´ai rêvé: un amour complet de tout le cœur et le corps, jour et nuit, dans une étreinte incessante, jouissant et s´exaltant, et cela cinq années durant, et après quoi la mort. Hélas!"
Et la conclusion:" Nul n´est hypocrite dans ses plaisirs".
Pour nous, avec la peste, c'était difficile de parler sensualité!
On nage en plein marasme.
Peut être serait il plus juste, dans ce cas, de la nommer instinct de survie.
La lecture de Noces me tenterait bien. Même si je la lis seule dans mon coin. ( Vu qu'il reste 3 jours sourire )

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colimasson
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Mer 30 Oct 2013 - 14:47

Pour terminer le mois d'octobre, j'avais envie de me lancer dans La peste... mais j'ai mes lectures de cours qui m'appellent aussi... je ne sais pas si je vais être raisonnable ou non jemetate 

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Jeu 31 Oct 2013 - 10:14

Pour ma part, j'ai un peu délaissé, même si pas tout à fait, la lecture du premier homme. Je me disais qu'il était important de revenir sur ce livre. Ce n'est pas le seul, du reste... Il faudra bien se reprendre!

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swallow
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 8 Nov 2013 - 18:06

Camus me manque terriblement: j´adorerais pouvoir le lire en tant que journaliste dans le Nouvel Obs, par exemple, il nous dirait ce qu´il pense de la montée du racisme, de la guerre civile de Syrie, du terrorisme, des problèmes liés á l´émigration, de l´Europe.
Camus, ce Français né en Afrique, traité de colonialiste par la gauche de son époque, de traitre par ses frères arabes du FNL, voilà l´homme qui me manque pour m´éclairer de façon non manichéenne ni sectaire sur les problèmes d´aujourd´hui. Sa pensée et tout sauf binaire. Il aurait tant de choses à nous dire...
Il est unique et irremplaçable.


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bix229
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 8 Nov 2013 - 18:26

swallow a écrit:
Camus me manque terriblement: j´adorerais pouvoir le lire en tant que journaliste dans le Nouvel Obs, par exemple, il nous dirait ce qu´il pense de la montée du racisme, de la guerre civile de Syrie, des problèmes liés á l´émigration, de l´Europe.
Camus, ce Français né en Afrique, traité de colonialiste par la gauche de son époque, de traitre par ses frères arabes du FNL, voilà l´homme qui me manque pour m´éclairer de façon non manichéenne ni sectaire sur les problèmes d´aujourd´hui. Sa pensée et tout sauf binaire. Il aurait tant de choses à nous dire...
Il est unique et irremplaçable.
Je te comprends, Swallow ! Il n' y a qu' à voir à quel point la plupart des intellectuels se sont tus face
aux attaques racistes et sexistes dont Christiane Taubira a été l' objet..
Comme si le racisme était devenu un fait acceptable et en tout cas toléré.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 8 Nov 2013 - 21:36

Comment s'exprimer sur le sujet? Ici même au Québec, nous traversons la tourmente liée à l'instauration de la Charte des valeurs du Québec édictée par le gouvernement. Plusieurs remises en cause de cette politique sont liées au fait qu'on manquerait de tolérance et d'ouverture à l'égard des immigrant-e-s. Un autre facteur occasionné par ce débat consiste en l'allégation que la minorité visée par la réforme serait de confession musulmane et en arborant des signes religieux. Il en a résulté un tollé et surtout des cris d'orfraie de ceux qui encouragent le maintien de l'enlisement du tissu social.

Pour revenir à cette expression du phénomène du racisme, j'ai plutôt tendance à comparer. Tiger Woods, au golf, et P.K. Subban, au hockey chez le Canadien de Montréal, vivent avec les contrecoups de ce que nous pourrions observer comme effets latents des mentalités qui en ont contre la couleur de la peau. Quoi que nous pourrions en dire, il faut remarquer une recrudescence des faits médiatiques montés en épingle. Je constate surtout une police de la pensée et du politiquement correct. Il en résulte une hypocrisie et une difficulté de débattre sereinement ce qui est en cause.

Dans ce cas précis, je déplore vivement que nous en arrivons à ce point, de retourner dans les bassesses du racisme. Trop de permissivité règne et le sensationnalisme des médias n'y échappe pas... il me semble qu'il y a toujours moyen de préconiser la sobriété pour traiter d'un sujet aussi sensible dans les consciences, surtout qu'il est alarmant qu'on puisse permettre de tels écarts de pensées. La réaction du Parti socialiste ne m'impressionne pas dans les circonstances et il faut cesser cette «conspiration du silence». Ce n'est pas le temps de laisser tout le terrain identitaire au FN. Entre les racismes et les intégrismes de toutes sortes qui s'alimentent de l'immobilisme social, il faut opposer une fin de non-recevoir et refuser de transiger avec nos principes.

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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Sam 9 Nov 2013 - 11:30

Je connais très mal Faulkner, je n´ai pas encore lu l´adaptation de Camus, faite pour le theâtre du " Requiem pour une nonne".
Mais je réflechis sur la note finale de Camus, à propos de ce trou qu´il ne faudrait surtout pas reboucher:


 
« Le style de Faulkner, avec son souffle saccadé, ses phrases interrompues, reprises et prolongées en répétitions, ses incidences, ses parenthèses et ses cascades de subordonnées, nous fournit un équivalent moderne, et nullement artificiel, de la tirade tragique. C’est un style qui halète, du halètement même de la souffrance. Une spirale, interminablement dévidée, de mots et de phrases conduit celui qui parle aux abîmes des souffrances ensevelies dans le passé, Temple aux délicieux enfers du bordel de Memphis qu’elle voulait oublier, et Nancy à la douleur aveugle, étonnée, ignorante, qui la rendra meurtrière et sainte en même temps. »

« Ce que voit Faulkner, c’est que la souffrance est un trou. Et que la lumière vient de ce trou, oui. »
(Camus, Avant-propos à son adaptation théâtrale de Requiem pour une nonne)
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MessageSujet: Le scandale et l´absurde de la mort d´un enfant.   Mar 12 Nov 2013 - 16:56

Les œuvres de CAMUS sont entrelacées, et je pensais que nous allions pouvoir nous répondre d´une œuvre à l´autre, dans cette lecture en commun de l´auteur. Mais ce ne fut pas si facile!

 Ce n´est pas par hasard si Philippe Forest figure parmi les invités de la Grande Librairie, pour l´hommage à Albert CAMUS ce 7 Novembre.
C´est que le thème du scandale de la souffrance, de la maladie, et la mort d´un enfant fait partie de l´absurde, aussi.
Thème récurrent dans" La Peste", quand la maladie atteint les plus petits, dans "Les Justes" ( la différence entre Kalaiyev et l´autre terroriste, Stepan , c´est que le premier renonce à lancer sa bombe dans la calèche, quand il y découvre la présence des 2 enfants.)
Dans "la Chute" , c´est l´allusion au Massacre des Innocents: "Les enfants de la Judée massacrés... Ces soldats sanglants, ces enfants coupés en deux lui faisaient horreur"
Dans "L´homme révolté" Camus revient à plusieurs reprises aux Frères Karamazov que Dostoievski écrivit immédiatement après la perte de son fils, agé de trois ans.
Et voici ce que dit Camus dans le dernier chapitre de "L´homme révolté" intitulé "Au-delà du Nihilisme":
"L´homme peut maîtriser en lui tout ce qui doit l´être. Il doit réparer dans la création tout ce qui peut l´être. Après quoi, les enfants mourront toujours injustement, même dans la société la plus parfaite".
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MessageSujet: Re: Lecture en commun : Albert Camus   Ven 15 Nov 2013 - 13:05

Merci pour cet angle d'éclaircissement swallow (même si je ne pense pas que la maladie en tant que telle soit vraiment l'objet d'attention de Camus dans La peste, mais j'en reparlerai...)

Justement, dans La peste, j'ai relevé des passages qui répondent à la conversation que nous avions eue par rapport à la relation de Camus et de sa mère. Plus généralement, il s'agit d'un constat résigné des impossibilités communicationnelles entre les hommes :


Citation :
« Ma mère était ainsi, j’aimais en elle le même effacement et c’est elle que j’ai toujours voulu rejoindre. Il y a huit ans, je ne peux pas dire qu’elle soit morte. Elle s’est seulement effacée un peu plus que d’habitude et, quand je me suis retourné, elle n’était plus là. »

Citation :
« Il savait ce que sa mère pensait et qu'elle l'aimait, en ce moment. Mais il savait aussi que ce n'est pas grand-chose que d'aimer un être ou du moins qu'un amour n'est jamais assez fort pour trouver sa propre expression. Ainsi, sa mère et lui s'aimeraient toujours dans le silence. Et elle mourrait à son tour - ou lui - sans que, pendant toute leur vie, ils pussent aller plus loin dans l'aveu de leur tendresse. [...] Mais lui, Rieux, qu'avait-il gagné d'avoir connu la peste et de s'en souvenir, d'avoir connu l'amitié et de s'en souvenir, de connaître la tendresse et de devoir un jour s'en souvenir. Tout ce que l'homme pouvait gagner au jeu de la peste et de la vie, c'était la connaissance et la mémoire. »

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