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 Gao Xingjian [Chine]

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 8:25



Source Café Littéraire:

Citation :
Prix Nobel de littérature 2000. Né en Chine en 1940, il vit aujourd'hui à Paris et nombre de ses œuvres sont censurées dans son pays. Tour à tour activiste politique, victime puis observateur extérieur du régime chinois, il rejette tout autoritarisme et dépeint un individu vainqueur de l'histoire collective.
Gao Xingjian a commencé tout petit à écrire son journal. Pendant la révolution culturelle, il a brûlé de son propre chef une malle pleine de ses textes. Fils d'actrice, il fait du théâtre depuis toujours. Les brouillons de ses œuvres sont d'ailleurs souvent dictés sur un magnétophone. C'est une commande du ministère de la Culture qui le pousse à écrire son premier texte en français. Ses œuvres sont marquées par un mélange de tradition et d'avant-garde. Ainsi, pour son théâtre, il revendique des influences aussi diverses que le théâtre traditionnel chinois, Antonin Artaud, Bertold Brecht et Samuel Beckett. Ses pièces, ses nouvelles et ses romans peuvent aussi bien nous entraîner aux sources de la civilisation chinoise qu'au cœur de l'éros féminin et masculin, ou dans les bonheurs simples du quotidien.
Gao Xingjian croit avant tout à l'importance de la langue dans la littérature. Source de liberté, l'écriture lui permet d'explorer les innombrables possibilités des mots. Il compte parmi les auteurs les plus riches et les plus novateurs de la littérature mondiale actuelle.

Source EVENE:

Citation :
De père banquier et de mère actrice, qui l'encourage dans son art, Gao Xingjian fait des études supérieures de français à Pékin et devient traducteur. Pendant la révolution culturelle, il est envoyé pendant cinq ans en camp de rééducation, et ce n'est qu'en 1979 qu'il peut publier et voyager. En Chine, dans les années quatre-vingt, il s'impose comme l'un des pionniers de l'avant-garde dramatique et littéraire chinoise : il publie des nouvelles, des essais, de nombreuses pièces de théâtres ainsi que quatre romans. A la fois attaché aux traditions de son pays - qui a pourtant censuré certains de ses écrits - et résolument progressiste et libertaire, Gao Xingjian écrit d'une façon très moderne. En 1995, il publie le magistral roman 'La Montagne de l'âme', pour lequel il reçoit le prix Nobel de littérature. Son second grand roman publié en France, 'Le Livre d'un homme seul' , confirme son talent. 'Le Quêteur de la mort' puis 'Une canne à pêche pour mon grand père' suscitent également l'adhésion du public et de la critique. Personnalité déterminée, Gao Xingjian écrit de belles histoires, toujours conformes à ses valeurs.


Dernière édition par le Dim 29 Juil 2007 - 8:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 8:29


Une canne à pêche pour mon grand-père


On pourrait croire que le mois de juillet est le mois de la nouvelle chez moi. En effet, après Berberova, Lurie, Kingsolver, je me suis plongée dans un recueil de nouvelles de Gao Xingjian repéré il y a quelques mois chez Flo (son avis m'avait incitée à noter la référence).
De Gao Xingjian j'avais lu seulement ses deux énormes romans « La montagne de l'âme » (lu à la suite de l'obtention du Prix Nobel de Littérature en 2000) puis « Le livre d'un homme seul ». Aussi, lorsque j'ai appris qu'il avait écrit des nouvelles, la curiosité m'a piquée: allais-je être conquise par un rythme forcément différent de celui d'un très long roman? Allais-je retrouver la magie de l'écriture extrême-orientale?
Très vite, les thèmes des nouvelles m'ont conduite à nouveau sur les souvenirs de mes lectures précédentes de Xingjian: l'enfance, les tragédies vécues par la Chine lors de la Révolution Culturelle, les menus faits de la vie quotidienne qui marquent lorsqu'ils prennent une tournure malheureuse.

J'ai beaucoup aimé la nouvelle intitulée « Le temple » dans laquelle un couple de jeunes mariés s'en va visiter un ancien temple, celui de la Parfaite Bienveillance, abandonné et presque en ruines. Le temps ns semble pas avoir de prise sur la sérénité du lieu malgré la décrépitude de l'édifice: le soleil, la chaleur, les grillons crissant dans l'herbe, les yeux remplis d'amour d'un homme pour sa jeune épouse. Puis, en filigrane des touches sombres, parmi les touches vives, chatoyantes sous la plume picturale de l'auteur, de la pauvreté des campagnes reculées, de la méfiance de chacun vis à vis de l'étranger, du citadin, les souffrances vécues par les étudiants à la campagne. Les non-dits sont plus percutants que toutes les assertions du monde.
Une autre nouvelle m'a également beaucoup touchée « Une canne à pêche pour mon grand-père ». Les souvenirs d'enfance qui reviennent à la surface et entraînent un jeune père à revenir dans sa ville natale. Il se souvient de la vieille canne à pêche de son grand-père qu'il brisa: il en achète une, moderne, légère, fiable et revient sur les lieux de pêche de son aïeul. Mais la modernité est passée par là, dans cette Chine qui s'y rend à marche forcée, et la ville de son enfance n'est plus: certains quartiers ont disparus, la rue de son enfance est introuvable, le lac n'est plus que sable depuis qu'un barrage a été construit en amont. Le lit de la rivière poissonneuse n'est que cailloux et terre où la main peut rencontrer les restes fossilisés d'un poisson prisonnier du monde minéral. Les souvenirs se mêlent au présent (une finale de Coupe du monde de football opposant l'Argentine à la RFA) laissant une pointe d'amertume qui refuse de dire son nom.

La dernière nouvelle de recueil, « Instantanés », est absolument étonnante: au premier abord, le lecteur a l'impression de lire des clichés pris sur le vif par l'écrivain, des tranches de vie fugaces, esquissées d'un mouvement rapide. Puis, peu à peu, on se rend compte qu'elles se font écho parfois jusqu'à l'absurde. Des historiettes s'enchevêtrent sans cependant s'emmêler et ainsi la lecture frôle le surréalisme. On a l'impression de lire un délicieux « cadavre exquis » digne de l'Oulipo! Surprenant, déroutant et enchanteur: la plume-pinceau de Xingjian est magique car de multiples tableaux gigognes s'ouvrent au regard du lecteur, petites fenêtres de l'imaginaire.
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 8:34

Xingjian est aussi auteur de théâtre:

Source CV theatre-contempoirain.net

Citation :
Romancier, dramaturge, metteur en scène et peintre, GAO Xingjian est né à Ganzhou en Chine en 1940. Il fait des études à l’Institut des langues étrangères de Pékin et devient traducteur de français.
En 1970, pendant la révolution culturelle, il est envoyé durant cinq ans à la campagne. Il rentre à Pékin en 1975 pour reprendre son métier de traducteur et commence à publier, après la révolution culturelle, des essais, des nouvelles et des récits dans des revues littéraires. En Chine, dans les années quatre-vingt, il s’impose comme un des pionniers de l’avant-garde dramatique et littéraire chinoise. Son ouvrage Premier essai sur l’art du roman moderne (1981) suscite un grand débat sur « le modernisme ou le réalisme ». Sa pièce Signal d’alarme (1982) marque le début du théâtre expérimental et fait l’objet d’une grande polémique. L’année suivante Arrêt de bus est interdite par les autorités chinoises. Il devient une cible d’attaques virulentes pendant le mouvement politique contre « la pollution spirituelle ». L’Homme sauvage (1985) fait de nouveau l’objet d’une polémique, tandis que sa première exposition de peinture au Berliner Kunsterhaus Bethanieun est un succès. Les répétitions de L’Autre rive sont suspendues avant qu’elle ne soit montée.

En 1984, GAO Xingjian quitte Pékin et effectue plusieurs longs voyages dans le bassin du fleuve Yang-Tsé, puis séjourne en France pour écrire La Montagne de l’âme, roman qu’il a commencé en Chine en 1982 et qu’il achève juste après les événements de la place Tian’anmen. En 1989, sa pièce La Fuite provoque l’interdiction totale de toutes ses œuvres en Chine. La police chinoise saisit son appartement de Pékin et il s’installe définitivement en France avec le statut de réfugié politique. La Montagne de l’âme est publiée à Taiwan (Taipei, éditions Lianjing, 1990), puis traduite par l’académicien Goren Malmqvist et publiée en Suède (éditions Forum, 1991). La Fuite traduite par Goren Malmqvist est produite au Kungl Dramatiska Teatern à Stockholm.

En 1992, GAO Xingjian est nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en France. Sa pièce Le Somnambule obtient le prix Communauté française de Belgique (1984). En 1995, La Montagne de l’âme traduite par Noël et Liliane Dutrait, est publiée par les éditions de l’Aube et obtient un très grand succès en France. Deux ans plus tard, il obtient la nationalité française. Son roman Le Livre d’un homme seul est publié par les éditions Lianjing à Taipei. Depuis 1988, ses pièces ont été produites notamment en Suède, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Yougoslavie, en Autriche, en Italie, en Pologne, en Hongrie, en Roumanie, en Australie, en Tunisie, au Japon, au Bénin, à Taïwan et à Hong Kong.

En 2000, GAO Xingjian obtient le prix Nobel de littérature en France et le Premio letterario Feronia en Italie. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur par le président de la République française. En 2001, le titre de docteur honoris causa lui est donné par l’université Sun Yat-sen de Taïwan, The Chinese University of Hong Kong lui attribue The Honorary degree of Doctor of Litterature, l’université d’Aix-Marseille Provence le nomme docteur honoris causa. En 2002, l’American Academy of Achievement lui décerne le Golden Plate Award. Ses talents de plasticien (encre de chine sur papier de riz, surtout en grands formats) sont également très prisés dans le monde de la création graphique contemporaine. Il est régulièrement invité à exposer dans de nombreux pays. Dernièrement, le Palais des Papes d’Avignon, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (Madrid, Espagne) et le Musée des Beaux-Arts de Mons (Belgique) ont présenté une rétrospective de son œuvre.



Bibliographie

Pièces de théâtre

1982 Signal d’alarme

1983 Arrêt de bus

1984 Quatre scènes indépendantes

1985 Monologues

1985 L’Homme sauvage

1986 L’Autre Rive

1987 La Cité des morts

1988 Variations sur les sons lents

1989 La Bible des montagnes et des mers

1989 La Fuite
Editions Lansman, 1992 - 2000

1991 Au bord de la vie
Editions Lansman, 1993 - 2000

1992 Dialoguer/interloquer
Editions Lansman, 1994

1993 Le Somnambule
Editions Lansman, 1995 - 2000

1995 Quatre quatuors pour un week-end
Editions Lansman, 1998 - 1999 - 2000
Mise en scène de l'auteur, Comédie Française, 2003

1997 La Neige en Août

2000 Le Quêteur de la mort
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 8:38

Un entretien dans "Le Monde" ici

Il est aussi peintre ICI
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coline
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 19:28

Voici quelques extraits de son discours lors de la remise du Prix Nobel: pour La Montagne de l'âme.

Gao Xingjian: La raison d’être de la littérature
Conférence Nobel (Le 7 décembre 2000 )

"L’expédition punitive menée contre la culture traditionnelle chinoise a conduit, au nom de la révolution, à l’interdiction publique des livres et à leur destruction par le feu. Depuis cent ans, le nombre des écrivains fusillés, emprisonnés, contraints à l’exil, ou condamnés aux travaux forcés, est incalculable, dans des proportions que l’on ne peut comparer avec aucune des dynasties impériales de toute l’histoire de la Chine ; et, sans même parler de liberté de création, cela a entraîné pour l’écriture littéraire en chinois des difficultés incomparables. "

"Un écrivain qui désirait avoir la liberté de penser, s’il refusait le silence, ne disposait que de la fuite. Et si les écrivains, qui recourent au langage, se taisent trop longtemps, c’est comme s’ils se suicidaient. L’écrivain qui veut échapper au suicide et à la mise à l’index, et s’exprimer avec sa propre voix, ne peut pas ne pas fuir. "

"Si j’ai entrepris l’écriture de mon roman La Montagne de l’Ame précisément à l’époque où mes œuvres, malgré une autocensure, étaient quand même interdites, c’était purement pour épancher ma solitude intérieure, pour moi-même, sans compter être publié un jour. "

"Le fruit du travail d’écriture est si merveilleux, il permet à des individus isolés, même s’ils sont de nationalités ou de générations différentes, de communiquer. L’immédiateté de l’écriture littéraire et de la lecture s’unit ainsi à leur valeur d’éternité."

"Si l’écrivain refuse de se plier aux lois du marché, s’il veut créer sans se trouver dans l’état de fabriquer des produits culturels pour satisfaire au goût de la mode, il ne peut pas ne pas se chercher un autre moyen d’existence. La littérature n’a rien à voir avec les best-sellers et les tableaux des ventes, et les médias font plus de cas de la publicité que des écrivains. La liberté de création n’est ni une faveur ni une chose que l’on peut acheter, elle vient avant tout d’un besoin intérieur de l’écrivain lui-même."

" Messieurs les Académiciens, je vous remercie d’avoir récompensé la littérature avec ce prix Nobel, vous l’avez donné à une littérature qui n’a pas échappé aux souffrances du genre humain, qui n’a pas échappé à l’oppression politique, mais une littérature qui est restée irrémédiablement indépendante, refusant son asservissement. Je vous remercie d’avoir donné ce prix le plus prestigieux à des œuvres éloignées des manipulations du marché, qui n’ont pas attiré l’attention, mais qui méritent d’être lues. En même temps, je remercie l’Académie suédoise de m’avoir permis de me trouver à cette tribune vers laquelle les regards du monde entier sont tournés, de m’avoir écouté, d’avoir laissé un individu fragile faire entendre une voix faible et discordante que l’on n’entend pas d’habitude dans les médias. Je pense cependant qu’il s’agit bien là de l’objectif du prix Nobel de littérature. Merci à vous de m’avoir donné cette occasion. "
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coline
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 19:38

La raison d'être de la littérature a été édité dans son intégralité chez L'Aube Poche.

Dans le même volume, ce discours est suivi d'entetiens entre Gao Xingjian avec Denis Bourgeois. Ces entretiens d'une très grande richesse sont regroupés sous le titre: Au plus près du réel.
J'ai souligné tant de passages dans mon livre qu'il faudrait que je les reprenne pour en extraire quelques uns.
Ces entretiens portent sur la littérature, mais aussi sur l'Art en général...Sur la façon dont Gao Xingjian écrit, peint...Sur la vie...
C'est plein de références aux artistes qu'il admire...
Bref, c'est sans doute inutile de la préciser...c'est passionnant.
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Veterini
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 20:25

J'avais vraiment bien aimé la montagne de l'âme, un homme qui part dans la montagne et recueil les récits traditionels chinois.
Il traverse des villages, rencontre des habitants qui raconte des légendes ou simplement leur vie. Alors que l'on ne voit souvent que la face moderne de la Chine, c'est vraiment un beau livre pour se plonger dans "l'âme" de la culture chinoise.
Il y aussi la rencontre avec une femme mal en point, qui le suit un moment et je ne saurais dire trop pourquoi mais elle m'a assez ému.
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 20:45

Veterini a écrit:
J'avais vraiment bien aimé la montagne de l'âme.

C'est un livre sublime...J'ai eu le tort de ne pas en faire un commentaire juste après lecture, j'ai du mal à en parler maintenant...Je le relirais bien mais...c'est tout de même 670 pages!...
Je suis certaine cependant que je le relirai...
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Dim 29 Juil 2007 - 23:08

Merci coline pour les compléments d'infos sur Xingjian!!! Je les ai lus avec le plus garnd intérêt sunny

Je relirai "La montagne de l'âme" c'est sûr!!!
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Lun 30 Juil 2007 - 0:22

La Montagne de l'âme

" La Montagne de l'âme, il y a tout dedans, de la prose, mais aussi des notes, de vraies notes, une sorte d'interview, vrai lui aussi, il y a même, entre parenthèses, lesremarques que je me suis faites pendant l'interview. J'ai tout mélangé, il y a mêmedes chants populaires que j'ai glanés pendant mon voyage. Il y a aussi des passages philosophiques et d'autres où j'attaque la critique littéraire. C'est une tentative de détruire la distinction des genres. Il y a mêmedes annalesantiques que je cite, de la géographie, quelques parodies d'essais linguistiques. "

(Gao Xingjian dans Au plus près du réel.)
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Lun 30 Juil 2007 - 0:24

Chatperlipopette a écrit:

Je relirai "La montagne de l'âme" c'est sûr!!!

Et moi j'ai envie de lire sans tarder Une canne à pêche pour mon grand-père. Wink Je l'ai noté dans mon petit carnet...
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Lun 30 Juil 2007 - 0:39



" Un mot est déjà une notion, il est déjà délimité, son sens est reconnu par tous. Tandis qu'une image existe par elle-même, elle n'a pas besoin de passer par la signification commune. C'est pourquoi je trouve que ce sont deux domaines qu'il faut aborder différemment. L'image pure n'a pas de signification. Elle parle directement par des traits, des lignes, des couleurs, de la lumière, des mouvements. On ne peut pas dire que tel trait a telle signification, ça n'a aucun sens. Tandis que la langue travaille uniquement à partir de la signification des mots. Ce n'est pas direct. La vue d'un tableau, c'est direct, la lecture d'un livre, ça ne l'est pas.
Quand je me mets à peindre, je dois chasser toute idée, même si j'en ai une très bonne de composition, je dois la chasser. Avant, je peux faire beaucoup de projets, mais quand je me mets à peindre il faut chasser tout ce que j'ai conçu. Je me mets devant la toile et j'attends. Il y a un jaillement sous le pinceau, c'est le moment heureux de la création en peinture. quand je me mets à peindre, je n'écoute que de la musique pour avoir un esprit très calme, une sorte de purification, je suis tranquille et bien concentré."


(Gao Xingjian dans Au plus près du réel)
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Sam 11 Oct 2008 - 13:50

Je suis en train de lire Le livre d'un homme seul qui est complètement hypnotisant. Je suis plongé dans un superbe voyage pendant un certain temps (prendre l'expression avec des pincettes vu le contexte du livre). aime
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Mer 15 Oct 2008 - 9:52

Le livre d'un homme seul

Après une semaine, j'ai fini ce pavé qui m'a énormément plu dans son ensemble. J'ai beaucoup apprécié la manière d'écrire de l'auteur en utilisant soit le "il", soit le "tu" pour parler de lui (tantôt quand "il" vivait les événements tragiques de la Révolution culturelle chinoise, tantôt quand "tu" y as échappé et que "tu" nous racontes ta vie actuelle). Cela crée une grande proximité qui n'en finit pas de nous impliquer dans son histoire.
En fait il s'agit du parallèle constant entre un "soi" qui est resté en Chine, et le "soi" qui en est ressorti vivant, meurtri, mais libre.
On a donc d'un côté les anecdotes dramatiques qui m'ont fait incroyablement penser à 1984. A un point que je n'aurais pas imaginé. Avec un contrôle de la pensée constant, étouffant...
Et de l'autre les amourettes "thérapeutiques" du narrateur qui trouve une grande part de sa liberté au sein des femmes... Ces passages de légèreté érotique ne sont jamais exempts d'une certaine tristesse, comme si l'ombre était toujours menaçante...

Bref, je n'ai pas trop envie de m'étendre davantage, laissant le soin de la découverte personnelle. Mais, comme s'il était nécessaire de le faire, jetez-vous sur ce roman d'une sensibilité, d'une précision et d'une richesse incroyable.
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MessageSujet: Re: Gao Xingjian [Chine]   Mer 15 Oct 2008 - 11:38

coline a écrit:
Chatperlipopette a écrit:

Je relirai "La montagne de l'âme" c'est sûr!!!

Et moi j'ai envie de lire sans tarder Une canne à pêche pour mon grand-père. Wink Je l'ai noté dans mon petit carnet...

C'est bien quand les fils remontent...Cela nous fait des piqûres de rappel... content
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