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 Marina de Van

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Tête de Peluche
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MessageSujet: Marina de Van   Jeu 12 Sep 2013 - 12:45







Marina de Van

Après des études de philosophie, Marina de Van, née en 1971, suit une formation en cinéma, dans le département de réalisation de la Fémis. Elle a depuis réalisé de nombreux courts-métrages et deux longs-métrages : Dans ma peau (2002), avec elle-même dans le rôle principal et Ne te retourne pas (2009).

source : Allia (peut-être pas tout à fait à jour ?)




Stéréoscopie

Citation :
L'actrice et réalisatrice témoigne des différentes addictions auxquelles elle a eu à faire face, sa cure de désintoxication et ses rapports parfois troubles avec les thérapeutes durant son hospitalisation. Une observation clinique de l'addiction et des relations d'asservissement qu'elle engendre.
Au début je ne savais pas du tout qui était Marina de Van et j'ai été un peu surpris par l'ouverture cannoise. Mais ce n'est pas le sujet bien qu'à la lecture je reconnais m'être posé la question de l'a priori de milieu. Toujours est il que Cannes ou Paris : débâcle alcoolique, tentative de raccords sentimentaux, difficile compatibilité avec le travail... l'abrutissement et l'intoxication laissent place à assez de lucidité pour choisir la médicalisation. Entre l'alcool qui s'en va et s'en vient, les médicaments divers et en cocktails évolutifs, la cocaïne occasionnelle et-ou très excessive, ça ressemble à une sorte de voyage entre deux eaux en enfer.

Un état de lucidité anesthésié raconté précisément. On peine à concevoir la violence de toutes ces intoxications. Surtout derrière la bouée de la compréhension relative du dérèglement et des effets des médicaments se déroule une vision  à nue de l'addiction. Le contrôle délégué aux substances est aussi le contrôle imposé ? aux personnes, ses "trois médecins" et plus particulièrement les deux hommes qui suivent les fluctuations d'ordonnances plus ou moins établies. Au fil des crises et des internements et de manière toute aussi violente dans le rapport au temps (qui apparait compressé à l'extrême) c'est l'observation en illusion, ou espoir, de contrôle et la fuite en avant vers l'autre dans un mouvement narcissique et désespéré. Ce qui est donc concevable ou compréhensible.

En filigrane un isolement ressenti assez terrible et l'évidence qu'avec ou sans a priori on ne cherchera pas de jugement ou de conclusion. Ni hype ni people, écriture très régulière. Le contenu est cru, troublant, présentera quelque chose d'irresponsable mais n'est ce pas là ce qui dérange dans le dérapage qui ne peut plus être maîtrisé ?

Je verrais si je trouve de quoi m'expliquer de façon plus synthétique quand je reviendrai avec un ou deux extraits.

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MessageSujet: Re: Marina de Van   Ven 13 Sep 2013 - 21:54

Extrait :

Citation :
   En septembre ou en octobre, une nouvelle hospitalisation, plus longue, intervient. Et j'observe la maturation en moi d'une résolution neuve : celle de renoncer à la drogue et de me consacrer au soin de cette affection neurologique dont j'entérine progressivement la réalité. Une nouvelle molécule est mise en place, le Lamictal. Y a-t-il eu des étapes antérieures à cette mise en place? Chez moi, dans ma cuisine où le plan de travail et les plaques de cuisson non utilisées sont chargées de sacs pharmaceutiques clos, que j'entasse sans plus les ouvrir, et qui tombent en désuétude au gré des changements d'ordonnance, je vois deux boîtes, deux flacons : Tercian, Rivotril - un autre neuroleptique et un autre anti-épileptique, souvent prescrit comme sédatif. Quand ai-je consommé ces traitements? Je crois qu'ils ont dû constituer des ajouts au Zyprexa, ou des traitements de transition. Ils sont antérieurs à l'installation du Lamictal, à ma décision tenue de renoncer à la drogue, à l'affermissement positif d'un nouveau traitement de nuit : un anxiolytique, le Seresta 50, combiné avec un somnifère, le Théralène, à raison de 30 gouttes au coucher.
C'est un des passages les plus brancher ordonnance, tout n'est pas catalogue, il est représentatif de l'écriture, du cheminement, et de l'obsession langagière, d'une mécanique du discours. Mécanique aux effets hypnotiques et mécanique qui génère aussi l'opacité, le doute, la distance à la lecture.

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Marina de Van
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