Deadwood.

Deadwood c'est un nouveau camp qui se monte "à la vas-y comme je te pousse" par tous ceux attirés par l'or, le commerce, l'envie de commencer une nouvelle vie... Évidemment s'y retrouvent toutes sortes de gens, qui ont, je pense, tous en commun de vouloir oublié un bout de leur passé.
Deadwood c'est l'Amérique de l'Ouest avant que ce soit les Etats-Unis, c'est la construction de ce grand Continent, avec ce que ça implique de sang, de boue, de crimes, de mensonges, de manipulation d'argent, de politique, de sexe, d'amour... etc...
Les couleurs sont vraiment extra, des tonalités boueuses, grises, avec cet incontournable lueur jaunâtre des bougies, des lampes, et du soleil parfois.
C'est l'atmosphère rude, vulgaire, brute de gens alcoolisés du matin au soir, luttant contre la maladie et la solitude (sont tous vachement seuls).
C'est cet univers foisonnant et bordélique où tous se mélangent, se croisent : de la putain à la bourgeoise en passant par le révérend et le docteur, sans oublier les chinois et le journaliste, le tenancier et le commerçant, et évidemment : le chercheur d'or.
Finalement (dans la saison 1, j'ai pas encore vu le reste) on les voit pratiquement jamais chercher de l'or. Ce qui intéresse c'est bien la construction de cette communauté, les relations humaines, la hiérarchisation obligatoire, la politisation forcée (ils sont en territoire indien, Deadwood n'est pas encore une ville légale... l'histoire de la conquête des territoires pour l'argent).
Les acteurs sont extra!
(Pis c'est Walter Hill qui l'a lancée cette série!)

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Shielded from unexpected fury
Frightened survivor in my world too shy to see
Softly I spoke, softly I'm dying
Crushed by your power, by my wilingness to bleed