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| Didier Daeninckx | |
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+10colimasson tom léo Sigismond mimi54 Suny Marie Sophie JLN Babelle Le Bibliomane 14 participants | |
Auteur | Message |
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Marie Zen littéraire
Messages : 9564 Inscription le : 26/02/2007 Localisation : Moorea
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Dim 30 Juin 2013 - 6:27 | |
| Excuse-moi, Sigismond, j'avais raté ce message!Je trouve cette photo très belle,et j'ai bien sûr noté ce livre de nouvelles .
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| | | tom léo Sage de la littérature
Messages : 2698 Inscription le : 06/08/2008 Age : 61 Localisation : Bourgogne
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Mer 3 Sep 2014 - 22:22 | |
| - Babelle a écrit:
- Inncontournable, ce roman de Didier Daeninckx. D'autant qu'il sera suivi de : Le Retour d'Ataï.Trois quarts de siècle plus tard, c'est à l'hôtel Drouot, où a lieu une curieuse mise aux enchères, que l'on retrouve le protagoniste principal, sur les traces d'un frère calédonien disparu en 1878...
... et il s'agit alors de la tête d'Ataï, chef et rebelle canaque, figure historique de la lutte antiimpérialiste et indépendantiste. Personnage qui a vraiment vécu et dont Daeninckx retrace alors l'histoire et "décrit une fin, alors encore imprévisible". Toujours est-il que cette crâne était découvert dans les caves du Musée de l'homme et fût redonné aux autorités canaques cette semaine dernière! Voir des informations plus amples ici: http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20140827.OBS7278/le-crane-du-grand-chef-atai-va-enfin-rentrer-chez-lui.html | |
| | | colimasson Abeille bibliophile
Messages : 16258 Inscription le : 28/06/2010 Age : 33 Localisation : Thonon
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 17 Oct 2014 - 15:56 | |
| C'est l'anniversaire aujourd'hui... Octobre noir (2011) de Daeninckx et Mako, préface de Benjamin Stora Nous pouvons fêter des morts tous les jours… Le 17 octobre 1961, plusieurs milliers de manifestants algériens sont arrêtés à Paris. De nombreux d’entre eux sont blessés et quelques centaines meurent, certains jetés dans la Seine. Ce n’est pas une histoire dont on parle souvent. Didier Daeninckx ne peut pas oublier les émotions vives qu’il a ressenties lorsqu’il était enfant de banlieue et qu’il était témoin, parfois, des affrontements entre immigrés et forces policières. Pourtant, il ne découvre l’histoire de l’octobre 1961 qu’à l’occasion de la rédaction de son livre « Delphine pour mémoire », qu’il compte dédier à l’évènement Charonne qui s’est déroulé dans le métro parisien le 8 février 1962. Puisque, pour comprendre, il faut toujours remonter dans le passé, Didier Daeninckx se consacre ici à raviver la mémoire d’octobre 1961. En empruntant le point de vue des immigrés algériens à travers l’histoire d’une petite famille, il rend légitimité et honneur à leur démarche de protestation pacifique pour conjurer la mauvaise opinion véhiculée à l’époque par des quotidiens nationaux tels que « Le Monde » ou « France soir ». Rien de simpliste pour autant : dans le monde étriqué et sombre des travailleurs algériens et de leurs familles, la rupture générationnelle se consomme déjà face aux promesses de la société de l’entertainment. Comment ne pas oublier d’où on vient ? Une autre raison qui a peut-être motivé l’incompréhension de l’opinion à l’égard de ces manifestants est la vision morcelée des faits. A-t-on véritablement pu oublier le communiqué que Maurice Papon, préfet de police de Paris, avait publié 15 jours plus tôt ? Il publiait : « il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne de 20h30 à 5h30 du matin ». Il est également « très vivement recommandé de circuler isolément, les petits groupes risquant de paraître suspects aux rondes et patrouilles de police. » Enfin, « les débits de boissons tenus et fréquentés par des Français musulmans doivent fermer chaque jour à 19 heures ». Daeninckx et Mako ravivent l’événement du 17 octobre 1961 dans l’obscurité d’un contexte fait de peur et d’humiliation. La préface de Benjamin Stora complète leur point de vue en apportant les informations nécessaires à une compréhension plus globale. Il nuance également les faits en évitant de tomber dans l’écueil inverse –heureusement jamais suggéré- qui consisterait à louer unanimement la démarche de ces immigrés algériens, en l’opposant brutalement à la répression des forces policières françaises. Il rappelle ainsi le contexte politique général du pays, à la veille de la signature des accords d’Evian, et évoque la peur légitime qui a pu s’emparer de la population en voyant des milliers de personnes défiler dans les grandes rues parisiennes. Octobre 1961 ne cherche à juger personne. Daeninckx et Mako justifient le désespoir des immigrés algériens, Benjamin Stora rappelle l’instabilité française, mais tous soulignent le pouvoir destructeur de l’ignorance. - Citation :
- Mes frères, la fédération de France du FLN a décidé d’une manifestation pour protester contre le couvre-feu. C’est pour demain. Il me faut obtenir l’annulation de ce couvre-feu raciste imposé aux algériens de la région parisienne par la préfecture de police. Notre point de ralliement, c’est le boulevard Bonne-Nouvelle, en face du cinéma le Rex. Personne ne doit manquer à l’appel.
Première page :La répression vue de près : - Citation :
- Encore un crépu qui y est passé… Regarde dans ses fouilles s’il a des papiers…
Oh merde… Il s’appelle Chevalier… Guy Chevalier… C’est un français…
Déjà, on aimerait oublier, passer à autre chose... | |
| | | Exini Zen littéraire
Messages : 3065 Inscription le : 08/10/2011 Age : 51 Localisation : Toulouse
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Dim 19 Oct 2014 - 14:33 | |
| C'est vrai. Peu de personnes en parlent, je ne connaissais pas la date exacte mais je ne pense pas qu'on ai oublié la soirée de massacre où des cadavres d'algériens furent retrouvés dans la Seine. J'avais vu une émission (il y a quelques temps) sur les "évènements" - puisque c'est ainsi qu'on l'appelle - d'Algérie. Benjamin Stora avait parlé de cette manifestation, entre autres. C'est bizarre, j'y pensais il y a quelques heures. La BD est de quand ? Tu l'as eue à la bibliothèque ? | |
| | | colimasson Abeille bibliophile
Messages : 16258 Inscription le : 28/06/2010 Age : 33 Localisation : Thonon
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Mer 22 Oct 2014 - 20:25 | |
| Pour ma part, je n'avais JAMAIS entendu parler de cet épisode (un synonyme d' "événement", tiens ) Cet album date de 2011. Je l'ai eu par l'intermédiaire de la maison d'édition Ad Libris qui est située à Anthy, une communauté de la ville dans laquelle je réside. L'homme qui tient cette maison d'édition est un fidèle client du magasin dans lequel je travaille et on a eu l'occasion de discuter un peu... mais tu dois pouvoir trouver facilement cette bande dessinée, je crois qu'elle a été primée... | |
| | | tom léo Sage de la littérature
Messages : 2698 Inscription le : 06/08/2008 Age : 61 Localisation : Bourgogne
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Mer 22 Oct 2014 - 20:33 | |
| Si j'ai entendu de ce massacre, c'est qu'il en était question aussi lors du procès de Maurice Papon ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon ) dans les années 90. Il avait été impliqué dans les déportations à Bordeaux, étant là-bas à la préfecture. Sinon, je l'aurais peut-être pas appris, alors indirectement, qu'il y avait eu ces événements à Paris... | |
| | | Exini Zen littéraire
Messages : 3065 Inscription le : 08/10/2011 Age : 51 Localisation : Toulouse
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Jeu 23 Oct 2014 - 20:08 | |
| Merci du renseignement ! Je note la BD dans ma LAL. | |
| | | colimasson Abeille bibliophile
Messages : 16258 Inscription le : 28/06/2010 Age : 33 Localisation : Thonon
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Dim 7 Déc 2014 - 19:34 | |
| La Main rouge (2013) de Didier Daeninckx & Mako, postface par Pascal Blanchard Lorsque sa femme meurt dans les attentats du World Trade Center en 2001, Martin Dequinquert se dit que le hasard n’existe pas. Puisqu’il n’a plus rien à perdre et puisqu’il semble devoir survivre à toutes les attaques terroristes qui emportent ses proches au passage, il retourne en Europe pour enquêter sur la mort de son père, survenue en Belgique dans les années 60 suite à la réception d’un colis piégé. L’enquête sera moins simple que prévue : Martin Dequinquert n’avait pas envisagé la complexité machiavélique qui sous-tend l’organisation de ce qu’on appela pendant longtemps la « Main Rouge » et qui désignait au mieux un groupuscule occulte anti-FLN animé par des intentions qui nous resteront à jamais inconnues mais que l’on peut imaginer nobles, au pire une vaste duperie mise au point par les services secrets français pour faire porter à d’autres la réalité des exécutions, enlèvements, détournements et destructions de matériels dont la France a été à l’origine dès les années 1954, au début de la guerre d’Algérie. Dans les années qui suivirent et jusqu’en 1953, la campagne de désinformation fut telle qu’on ne réussit jamais à prouver totalement l’implication des services secrets français dans ce réseau. La culture populaire est venue mettre son grain de sel dans cette affaire déjà complexe pour parachever la fusion du cauchemar et de la réalité. La confusion et la peur sont visibles dans l’enquête menée par Martin. Bringuebalé de Belgique en Tunisie, il poursuit des personnages emmurés dans leur silence. La vérité est l’ennemi la plus terrifiante du repos et Martin découvre peu à peu les agissements peu recommandables de la République des Droits de l’Homme aux lendemains du 11 septembre, alors que les sociétés occidentales « civilisées » revendiquent leur diplomatie face aux méthodes extrêmes de groupuscules supposés issus du Proche-Orient. Ceci constitue une autre histoire qui ne sera pas abordée dans cet album. Il faudrait se débarrasser de toutes les scories intellectuelles et morales et échapper à la désinformation tenace pour aborder correctement ce problème : la Main Rouge n’est qu’un exemple de complexité parmi tant d’autres. La postface de Pascal Blanchard est nécessaire à la compréhension de l’intrigue qui, à trop vouloir souligner le caractère chaotique et occulte de la Main Rouge, finit par perdre son lecteur en chemin. Les témoins se succèdent, acteurs déshumanisés d’un phénomène qui ne le fut pas moins. Il faut être déjà initié aux subtilités de l’histoire de la Main Rouge pour apprécier et comprendre cette histoire qui ne cherche pas à séduire. - Citation :
- Après Schlütter, donc, ils s’en sont pris aux cargos… Le Emma, coulé au large de Gibraltar avec des tonnes d’armes. Et toute une série d’autres : Le Bruja Roja, le Typhoon, coulés dans le port de Tanger. Pour couvrir toutes ces opérations et éviter les complications diplomatiques, Grossin a créé le mythe de « la Main Rouge ». Chaque dynamitage, chaque assassinat était revendiqué par cette mystérieuse organisation. Et pour lui donner plus de consistance, les services secrets payaient de faux reportages à de vrais journalistes. De vrais écrivains rédigeaient des livres scénarisés par le S.D.E.C.E, le contre-espionnage.
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| | | Exini Zen littéraire
Messages : 3065 Inscription le : 08/10/2011 Age : 51 Localisation : Toulouse
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 28 Aoû 2015 - 8:53 | |
| " Caché dans la maison des fous" Impossible de résumer le début d'un synopsis d'un roman-chroniques. Denise GLASER, juive et résistante, suivie plus tard par Paul ELUARD et son épouse Nusch viennent trouver refuge, en 1943, dans l'asile de Saint-Alban-sur-Limagnole (Lozère). Cet établissement est dirigé par Lucien BONNAFÉ, assisté de François TOSQUELLES, réfugié politique espagnol suite au putsch franquiste. Tous deux résistants, ils joueront aussi un rôle essentiel dans l'évolution des techniques thérapeutiques de cet hôpital. A partir de là, sur 103 pages, Daeninckx évoque à merveille, en vrac et sans lourdeur didactique : l' "extermination douce" des aliénés sous le régime de Vichy, les différentes formes de résistance au quotidien, l'histoire (via l'asile de Saint-Alban) et l'évolution des méthodes thérapeutiques dans les hôpitaux psychiatriques, le putsch franquiste et l'internement en France des réfugiés républicains, le surréalisme, la reconnaissance de l'art brut par le milieu artistique... Vous trouverez peut-être d'autres thèmes effleurés par Daeninckx selon vos propres affinités avec certains sujets ? A lire sans modération ! J'avais retenu une dizaine d'extraits, mais je vais me limiter... Sur des feuillets, tombés d'un bouquin, que Denise lit... - Spoiler:
"Ce qui caractérise la psychanalyse, c'est qu'il faut l'inventer. L'individu ne se rappelle de rien. Alors on l'autorise à déconner. On lui dit "Déconne, déconne mon petit ! ça s'appelle associer. Ici personne ne te juge, tu peux déconner à ton aise". Moi, la psychanalyse, je l'appelle la déconniatrie. Mais pendant que le patient déconne, qu'est-ce que je fais ? Dans le silence ou en intervenant - mais surtout dans le silence - je déconne à mon tour. Il me dit des mots, des phrases. J'écoute les inflexions, les articulations, où il met l'accent, où il laisse tomber l'accent... Comme dans la poésie. J'ai toujours eu une théorie : un psychiatre, pour être un bon psychiatre, doit être un étranger ou faire semblant d'être étranger. Ainsi, ce n'est pas une coquetterie de ma part de parler si mal le français. Il faut que le malade - ou le type normal - fasse un certain effort pour me comprendre. Il est donc obligé de traduire et il prend à mon égard une position active."
Sur la technique de la fabrication des veufs... - Spoiler:
- L'imprimeur était affilié au groupe Franc-Tireur, et c'est maintenant l'un des responsables départementaux des Mouvements unis de la Résistance. Sa spécialité, c'est la fabrication des veufs... Eluard avait failli s'étouffer en tirant sur sa cigarette. - Tu plaisantes ? - Pas le moins du monde ! L'année dernière, Pétain a signé un accord avec le Reich qui prévoit le rapatriement de tous les prisonniers français veufs et père d'au moins trois enfants. Il fallait donc fabriquer des veufs et des enfants ! Amarger, c'est le nom de notre imprimeur, s'y est attelé. Faux actes de mariage, faux actes de naissance, faux actes de décès, le tout agrafé aux dossiers officiels de rapatriement avec leurs alignements de faux tampons et de fausses signatures... Le plus difficile consistait à prévenir les prisonniers, dans leurs stalags, qui ne comprenaient pas ce qui leur arrivait. Imagine un peu la tête d'un célibataire endurci qui apprend coup sur coup que sa femme vient de mourir et qu'il se retrouve avec trois mioches sur les bras !
François Tosquelles, réfugié espagnol ayant combattu contre le putsch franquiste, républicain, marxiste et libertaire, très en verve... - Spoiler:
- Je n'ai rien contre le fait qu'on soit catholique ou communiste ! Je suis contre ceux qui se disent communistes et qui se comportent en fait comme des radicaux-socialistes ou des fonctionnaires du Parti... Eluard, Bonnafé, c'est encore différent... Ils éprouvent un sentiment de culpabilité à mon égard à cause du lâchage de l'Espagne républicaine par la France. Si les ouvriers français avaient appuyé la République, s'ils avaient transformé le mouvement du Front Populaire en mouvement révolutionnaire et non en revendication de départ en congés payés, l'histoire de l'Europe en aurait été toute différente. C'est pour ça que tout le monde veut m'aider, ça les soulage : "Mon pauvre Tosquelles, qu'est-ce que vous avez souffert... Il ne faut pas déprimer parce que vous avez perdu la guerre..." Je touche les dividendes de la culpabilité collective vis-à-vis de la révolution espagnole.
Et enfin, une que j'adore (même si dans le livre, elle est sans grande importance, elle prend un tout autre sens pour moi) : - Spoiler:
- J'ai toujours aimé jouer avec les images, il n'y a jamais de perdant... Sinon, j'aime bien le tarot surtout si j'en invente les règles... Le psychiatre catalan l'avait applaudi. - C'est toute la différence entre le jeu et les enjeux !
Dernière édition par Exini le Dim 30 Aoû 2015 - 18:47, édité 2 fois | |
| | | topocl Abeille bibliophile
Messages : 11706 Inscription le : 12/02/2011
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 28 Aoû 2015 - 9:04 | |
| Je n'ai pas lu le bouquin (mais je vais y remédier), mais extermination douce, ça me parait un bel euphémisme. Je suppose que c'est ce que veulent dire tes guillemets.Il y a eu outre ce que tu dis une réelle famine organisée. | |
| | | Exini Zen littéraire
Messages : 3065 Inscription le : 08/10/2011 Age : 51 Localisation : Toulouse
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 28 Aoû 2015 - 12:26 | |
| C'est en tout cas ce rationnement à l'extrême que j'ai pensé être cette destruction "passive". Mais ne t'attend pas à une longue explication, juste quelques paragraphes par ci, par là (c'est pour ça que j'ai utilisé le terme "évoquer"), mais qui rendent bien compte de la volonté d'affamer les aliénés. | |
| | | topocl Abeille bibliophile
Messages : 11706 Inscription le : 12/02/2011
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 28 Aoû 2015 - 17:18 | |
| La référence sur la question semble être L'hécatombe des fous d'Isabelle von Bueltzingsloewen. J'essaierai d'y jeter un oeil un de ces jours. | |
| | | Bédoulène Abeille bibliophile
Messages : 17270 Inscription le : 06/07/2007 Age : 79 Localisation : Provence
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Ven 28 Aoû 2015 - 21:29 | |
| merci Exini, des extraits intéressants qui amènent à la lecture de ce livre ! | |
| | | colimasson Abeille bibliophile
Messages : 16258 Inscription le : 28/06/2010 Age : 33 Localisation : Thonon
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Lun 31 Aoû 2015 - 21:41 | |
| Je note ce livre, merci Exini. | |
| | | animal Tête de Peluche
Messages : 31548 Inscription le : 12/05/2007 Age : 43 Localisation : Tours
| Sujet: Re: Didier Daeninckx Mar 1 Déc 2015 - 22:33 | |
| (c'est pour faire "époque" et illustrer une des voitures du livre)Meurtres pour mémoirePour le début du livre vous pouvez remonter de quelques messages et découvrir les manifestations et leurs répressions d'Octobre 1961. Presque une fausse piste du point de vue de cette histoire puisque les personnages qui partent se joindre à ces manifestations nous ne les retrouverons pas. Pas plus que la victime annexe, un jeune professeur d'histoire abattu de sang froid. On retrouvera son fils cependant, mais pas non plus pour très longtemps car lui aussi... par contre l'inspecteur Cadin on le garde. Et c'est avec lui qu'on refait en sens inverse un chemin semé d'embûches à travers quelques pages sombres de l'histoire et de l'administration française. Il y en a presque trop de la seconde guerre mondiale (de Toulouse à Drancy) aux années 80 en faisant un pont par dessus l'Algérie mais en France mais il est difficile de ne pas se prendre au jeu (si on peut dire), un peu trop aussi, peut-être, dans le didactisme engagé mais... mais il faut reconnaître que ça donne de quoi penser en prenant soin d'être concret. La balade parisienne serait un côté obscur ou brut du modianisme. A part ça le cahier des charges habituel du policier est respecté, type solitaire, amourette de circonstances un rien forcée, adjoint sympathique accro aux jeux électroniques mais néanmoins efficace, belle galerie en arrière plan... et références cinéphiles et documentaires. Pas de gros coup de cœur à cette lecture, bien qu'en deux jours j'ai eu l'impression de faire durer le plaisir tellement ça se lit facilement, mais j'y reviendrais sans doute à l'occasion pour voir ce qu'il raconte d'autre (en plus de bien parler de Marco Ferreri dans les bonus de DVD). Quelque chose me dit qu'il y a de bons morceaux et de bons moments à venir dans tout ça. | |
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| Sujet: Re: Didier Daeninckx | |
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| | | | Didier Daeninckx | |
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