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 Erik Egnell

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zazy
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MessageSujet: Erik Egnell   Erik Egnell EmptyVen 14 Déc 2012 - 21:53


Erik Egnell AVT_Eric-Egnell_3787

Erik Egnell, né en 1939 à Paris, X 57, sorti dans le corps des commissaires-contrôleurs des assurances, sous-lieutenant en Algérie (1960), ENA 65 (promotion Stendhal), administrateur civil au ministère de l’Economie et des Finances, entre d’abord à la Direction générale des douanes et droits indirects, puis est affecté en 1967 au Service de l’expansion économique à l’étranger dépendant de la DREE (Direction des relations économiques extérieures). Il a été attaché puis conseiller commercial, en poste successivement à Moscou (URSS) 1967-1970, Paris (financement des exportations) 1971-1974, Toronto (Ontario, Canada) 1974-1977, Bagdad (Irak) 1978-1980, Londres (RU) 1981-1983, Ottawa (Canada) 1983-1987, Lille (directeur régional du commerce extérieur) 1987-1992, Vienne (Autriche) 1992-1996, Dakar (Sénégal, avec responsabilité du Mali) 1996-2000, Dublin (Irlande) 2000-2004. Après sa retraite, il a fondé en 2006 les éditions Cyrano.
Il a publié notamment :

URSS : l’entreprise face à l’Etat (Seuil, 1974, en collaboration avec Michel Peissik),
Napoléon et la Dordogne (Pilote 24, 2006),
Le Guerrier et le Philosophe, ou Quand Monluc et Montaigne gardaient l’Aquitaine à la France (Cyrano, 2009),
Une année à Coppet (De Fallois, 2012).

Il a aussi écrit pour le théâtre La tragédie de Maximilien et de Charlotte (ORTF, 1970), Place de la Concorde, ou Vie et mort d’un régime politique (Cyrano, 2006), Chameau, dodo, ou Un polytechnicien amoureux de Napoléon (Cyrano, 2008).
Il partage aujourd’hui son temps entre Eglise-Neuve-d’Issac (près de Bergerac, Dordogne) et Paris.
Source Editions Cyrano
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MessageSujet: Re: Erik Egnell   Erik Egnell EmptyVen 14 Déc 2012 - 21:56

Un été à Coppet

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Un été à Coppet
Erik Egnell
Editions de Fallois
Février 2012
217 pages
ISBN : 9782877067881

Dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois, Libfly organise une lecture commune des livres en lice pour le Prix du Roman Historique. Ce livre va poursuivre sa route vers d’autres lecteurs.


Chère Baronne,

Pardonnez mon outrecuidance, mais je viens de lire le courrier que vous destiniez à votre « dear duchess » publiée par Erik Egnell et cela créé des liens….
« Vous ne sauriez imaginer, «dear duchess», avec quel ravissement j'ai retrouvé Coppet. » dites-vous et je vous comprends. Pourtant, ce fut un peu votre prison, Napoléon er vous y assignât à résidence après que vous ayez publié, « De l'Allemagne ».

Vous attendez vos amis, Messieurs de Chateauvieux, Sismondi, Pictet… ainsi que votre chère fille et son mari, le Duc de Broglie. Vous avez décidé d’interpréter la pièce de Voltaire, « la Mort de César ». Bien sûr, les répétitions se feront à Coppet.

Des visiteurs prestigieux passeront par votre château et enrichiront vos soirées, entre autre, Lord Byron et le frère de-qui-vous-savez : Joseph Bonaparte.

Vous discutez politique et bien sûr de Napoléon 1er qui n’est pas trop aimé chez vous, croyez que j’en comprends les raisons. Le Duc de Broglie très pragmatique « Vous avez raison Monsieur, je n’ai pas aimé Napoléon, mais je lui dois justice.
-Vous l’avez servi en tout cas, et bien servi comme nous savons tous.
- Le servir, c’était servir plus que lui. Je me suis efforcé, dans mon humble sphère, de ménager les vaincus en faisant entendre raison aux vainqueurs. Ce n’était pas toujours commode. J’ai fait ce que j’ai pu.
-A le servir, il ne fallait ni compter les efforts ni mesurer les sacrifices ! »


Ces conversations vous amenèrent à modifier vos sentiments, vos vues sur ce despote. « Et, si prisonnière de rêves d’un autre temps, j’étais tout simplement passée à côté de mon époque, une époque au contraire parfaitement comprise et dominée par Lui » « Mais je ne mourrais pas dans cette imbécilité où j’avais vécu jusqu’à ce jour ! La vérité m’éclairait enfin.

Arrive Monsieur Guyot qui révèle la terreur qui règne à Paris : « On imagine mal de climat qui règne en France aujourd’hui. C’est une autre forme de terreur. Il n’y a plus la guillotine, mais on tue les gens impunément dans la rue ou chez eux. A Nîmes où je suis né, où habite ma mère, le général Lagarde a été frappé par des forcenés. Ils avaient assassiné son collègue Ramel dans son lit à Toulouse. Les tribunaux se gardent bien de punir les coupables ou n’infligent que des peines légères. Les royalistes sont ivres de leur pouvoir. Ils ont soif de vengeance. Ils accaparent les postes d’autorité. On assiste partout à l’éviction des fonctionnaires libéraux ou modérés.
« En un mot, la Contrerévolution. Ce sont toutes les passions de l’Ancien Régime déchaînées contre toutes les œuvres de la Révolution. »


Vous vous ouvrîtes au duc de Broglie de votre projet commun : « Comment, tout en répétant Jules César, nous pensions Bonaparte. Nous ne voulions pas réhabiliter le conquérant, le despote, mais rappeler aux Français les droits et les libertés qui, sous lui et par lui, leur avaient été acquis inaliénablement. » Ces écrits, Monsieur Bonstetten, grand ami de votre père, les approuve « Vous avez osé dire que Bonaparte était un usurpateur et un despote, soit, mais qu’il avait été aussi un législateur et que son œuvre ne devait pas périr. Adresser un tel message à l’opinion publique demandait du courage, et peut-être plus encore de votre part, puisque vous êtes celle qui l’avez tant combattu… »
Cet été à Coppet sera fertile en rebondissements. Monsieur Dunant vous informe que le roi a dissous la Chambre alors que votre manifeste n’est pas encore prêt. « Il n’est plus de circonstance. Tout ce que nous pouvons faire maintenant est de souhaiter le succès de MM. De Broglie, Guizot et leurs amis dans leur combat pour donner au pays l’assemblée dont il a besoin. »


J’ai passé un bel été à Coppet en votre compagnie. Vos lettres m’ont ravie et il eût été inconvenant qu’en français du XXIème siècle, vos écrits fussent traduits.

A certains moments, je fus un peu déroutée, que voulez-vous, mes connaissances en histoire sont très floues, mais, grâce un outil moderne appelé Internet, j’ai pu surseoir à mon ignorance.

Souffrez que je remercie Monsieur Erik Egnell qui vous a faite revivre dans son livre. Par vos écrits et les siens, j’ai pris connaissance plus en profondeur de cette période postnapoléonienne. Vous m’êtes devenue moins lointaine.

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Erik Egnell
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