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 Hassan Massoudy

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kenavo
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MessageSujet: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 5:54



Hassan Massoudy (en arabe : حسن المسعود, Ḥasan al-Masʿūd) est un peintre et calligraphe irakien né en 1944 à Nadjaf, formé à la calligraphie arabe traditionnelle et auteur d'une calligraphie moderne.

source et suite


son site

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kenavo
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 5:54

Avant de parler du livre que je viens de lire, voici quelques exemples de son art drunken
















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kenavo
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 5:55


Si loin de l’Euphrate
Citation :
Présentation de l’éditeur
Né en 1944 dans la ville sainte de Nadjaf, Hassan Massoudy a vécu son enfance et sa jeunesse dans un Irak aujourd'hui disparu. Descendant du Prophète par sa mère, il grandit dans une société traditionnelle marquée par la rigueur de la religion et la brûlure du désert, mais aussi par la joie collective des grandes fêtes et l'esprit de solidarité. Très jeune, dans cette ville où toute image est prohibée, il investit sa passion de l'art dans la calligraphie et consacre toute son énergie à se procurer papiers et pigments. Etudiant à Bagdad au début des années soixante, il se trouve pris au cœur de la tourmente politique qui conduira à l'avènement de la dictature. Après de multiples séjours en prison, le jeune peintre quittera l'Irak pour la France en 1969, libre mais déchiré. Depuis plus de trente ans, il a fait connaître dans son pays d'accueil l'art de la lettre arabe, à travers des oeuvres magnifiques où se marient les cultures d'Orient et d'Occident.
C'est un artiste reconnu, mais toujours amoureux de ses racines, qui nous offre ici " son " Irak. Portrait à fois nostalgique et vivant d'un peuple chargé d'histoire qui, malgré l'oppression, demeure assoiffé de culture, Si loin de l'Euphrate nous plonge au cœur d'un Orient perdu, terrible et merveilleux.

Toujours sous l’influence de Négar Djavadi, j'avais envie de faire ce voyage.

Et tout comme le dit la quatrième de couverture, on rencontre dans ce livre un « Orient perdu », cet Irak n’existe plus.

C’est un récit captivant, raconté d’une façon fluide.  

Dès les premières pages j’étais happée et suivais aussi bien l’évolution d’Hassan Massoudy en tant qu'artiste que les changements de son pays natal.

Une lecture qui laisse le lecteur avec deux sentiments. D’un côté l’histoire de cette région qui ne peut que donner des sentiments de gâchis et d’un autre côté le succès de cet homme en tant que calligraphe.

Je suis sous le charme non seulement de son art… mais aussi de ses mots pour raconter cette histoire.



Extrait

Dans cette ville [Nadjaf], aux portes du désert, l’oralité était encore très présente. La majorité des habitants, tout comme moi, ne connaissent pas le jour exact de leur venue au monde, tout juste l’année. Les parents avaient quelques repères et se rappelaient qu’il avait plu une semaine cette année-là ou bien que tel événement familial était survenu. Plus tard, dans les années soixante-dix, on a institué une réforme des papiers d’identité. Comme il fallait noter une date de naissance que la plupart des Irakiens ignoraient, l’administration la fixa alors au 1er juillet, jour du milieu de l’année. Bon nombre d’Irakiens sont ainsi « nés » le 1er juillet.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 10:03

un extrait intéressant, merci Kena !

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kenavo
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 10:13

il y a encore une autre, plus révélateur

Bagdad était une ville où se côtoyaient des gens de toutes origines. Avant 1963, dans mon entourage, je n’avais jamais entendu quelqu’un prétendre être plus irakien que son voisin. Je déjeunais souvent chez l’Arménien et dînais chez les Kurdes, un autre jour chez mon voisin palestinien. Je louais maintenant une chambre chez une famille de chrétiens chaldéens. Mon ami écrivain avait un père sabéen. Il y avait des Turcs, des Iraniens, des Ouzbeks venus avec l’armée ottomane au XVIe siècle. Tous travaillaient, se rencontraient, discutaient, sans aucune haine raciale. Mais en 1963, on a commencé à entendre dire que certains habitants d’Irak avaient plus de droits que d’autre. La loi discriminatoire de nationalité fut largement exploitée. La haine s’installa et l’âme cosmopolite du peuple irakien disparut. Les artistes, les écrivains, les musiciens ainsi que les scientifiques commencèrent à fuir le pays.
On trouve sur la terre d’Irak des traces des cultures sumérienne, akkadienne, assyrienne, babylonienne, grecque, romaine, juive, byzantine, chrétienne, kurde, perse, mêlées à la culture arabo-islamique. C’est cela la culture du peuple irakien.

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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 12:58

Ca m'intéresse ! Ca fait longtemps que je suis tombée sous le charme de sa calligraphie, qui magnifie les livres qu'elle illustre.
Je vais ressortir mon épopée de Gilgamesh. Wink
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mar 1 Nov 2016 - 17:12

un 2ème extrait qui confirme ce qui était et n'est plus. merci Kena !

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kenavo
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MessageSujet: Re: Hassan Massoudy   Mer 9 Nov 2016 - 22:05

après quelques recherches, ce livre ne semble pas disponible en français... dommage, il y a des calligraphies extraordinaires, à côté de très belles citations, comme p.ex. pour Gibran Khalil Gibran



The Calligrapher's Garden







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