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 Endô Shûsaku

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sousmarin
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MessageSujet: Endô Shûsaku   Mer 31 Jan 2007 - 20:09



Un des plus grands romanciers de notre temps» a dit de lui Graham Greene.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)
   
1955 L'Homme blanc,
1955 L'Homme jaune,
1958 La mer et le poison, Page 1,
1959 Le dernier souper et autres nouvelles, Page 3,
1959 Un admirable idiot, Page 1,
1960 Volcano, Page1,
1963 La Fille que j'ai abandonnée, Page 1, 3,
1965 Études à l'étranger,
1966 Le Silence, Pages 1, 2, 3,
1967 Le pays de l'or,
1973 Vie de Jésus,
1973 Au bord de la mer Morte,
1973 Le Japonais des bords du fleuve Menam,
1974 En sifflotant,
1980 L'extraordinaire voyage du samouraï Hasekura,
1986 Scandale, Page 1,
1993 Le Fleuve Sacré, Page 2,

Citation :
mise à jour le 11/01/2014, page 3


Mes 2 livres préférés : « Un Admirable idiot » et « La Fille que j'ai abandonnée » ; pour la finesse psychologique dont il fait preuve, de l’art, du très grand art…
Sinon, « En Sifflotant » donne une vision très précise des contradictions du japon actuel ; écrit il y a 20 ans et toujours d’actualité !

Shûsaku Endô travaille toujours sur une histoire simple, sans événement extraordinaire, avec des personnages ordinaires, réagissant, avec leur logique, aux faits.
Et arrive un moment où certains personnages (les plus sûrs d’eux souvent) se retrouvent enfermés dans leurs contradictions et, mine de rien, Shûsaku Endô montre la sortie. Evidemment cela peut sembler trop simple et poussif mais vu l’importance des hiérarchies sociales au Japon actuellement (à l’époque, c’était encore pire), la plupart des individus n’ont pas assimilés le message…et c’est pas mieux dans nos sociétés occidentales où l’une des premières questions que l’on s’entend poser est : « quel est votre métier »…

Shûsaku Endô est mort en 1996.


Un Admirable idiot :
Un Français, Gaston Bonaparte, descendant très éloigné du connu, arrive au Japon en voyage d’étude ; il est « accueilli » par 2 jeunes Japonais qui le méprisent.
En effet, Gaston est ce que l’on pourrait appeler un pot fêlé (s’identifie par là même au chien qui le suit et qui lui-même est hors normes et que Gaston dénomme Napoléon…), il va déverser ses émotions sur ces 2 japonais…qui finiront par fleurir ?
A lire absolument !

Avec Shûsaku Endô, il faut aller voir plus loin que le « doigt » et regarder ce qu’il nous montre …
Le propos n’est certainement pas de dire « c’est pas bien d’être méchant avec ses inférieurs » (ce qui serait un conte moraliste à la M6) mais de remettre en cause les hiérarchies sociales, instinctives chez tous les individus et plus particulièrement dans la culture japonaise.
Gaston nous est-il inférieur ?
Pas si sûr nous répond subtilement Shûsaku Endô…et il nous dit pourquoi !
Evidemment si on le suit, une question nous vient à l’esprit : pourquoi le traitons nous comme tel ?
En clair, cet écrivain, si l’on est sensible à son écriture, nous pousse à nous remettre en cause ; avec des histoires simples certes mais jamais simplistes…
Et ça, c’est la marque d’un grand écrivain !


La Fille que j'ai abandonnée :
Shûsaku Endô a écrit:
Sans même lui dire au revoir, ni lui faire un signe de la main, je montai dans le wagon. J'entendis sa voix crier quelque chose dans mon dos - "quand se revoit-on ?" - mais les portes se refermèrent avant qu'elle ait pu terminer sa phrase. Alors que le train s'ébranlait lentement, j'éprouvai une joie cruelle en me retournant vers la fenêtre : Mitsu, la bouche ouverte, incrédule, trottait le long du quai, une main à moitié levée en l'air...
Yoshioka a une aventure avec Mitsu, une aventure banale sans lendemain, qu’il s’empresse d’oublier…puis insidieusement, au fil des années, Mitsu devient une obsession pour lui et il va consacrer son existence à la retrouver coûte que coûte…
Histoire bouleversante, où comment les priorités données à l’ambition laissent un goût amer face à une autre forme de réussite, celle de sa vie…2 très beaux personnages que l’on suit avidement dans leurs parcours !
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Dim 7 Sep 2008 - 16:48

Il est temps de faire remonter le fil d'un grand écrivain (l'écrivain japonais préféré de David Bowie, une référence ! Very Happy ) ... Je recopie ici une ancienne critique que j'avais griffonnée...

Scandale (1986, disponible dans Le Livre de Poche, 283 pages, traduit du japonais par Catherine Ancelot).
Suguro, un romancier catholique bien installé - et visiblement le double de Endô -, ayant du succès et un lectorat fidèle, glose sur la nature du Bien et du Mal lors de conférences et à la télévision. Il en a fait le thème principal de ses romans : selon lui, les péchés commis sont toujours une façon de résoudre une contradiction pour trouver un nouveau départ.
Mais il est vu dans les quartiers de plaisirs, dans des peep-shows, ou bien sortant d'hôtels spécialisés dans les activités sado-maso, etc.
Est-ce vraiment lui, ou bien un sosie ?

Un journaliste, que le côté moralisateur de Suguro exaspère au plus haut point, veut faire éclater le scandale en prouvant qu'il s'agit vraiment de l'écrivain. Suguro, enquêtant également, sera amené à croiser toute une galerie de personnages intéressants et pas très simples psychologiquement parlant (l'infirmière bénévole qui se dévoue le jour et qui s'adonne à des actes sado-maso la nuit - encore que tout n'est pas aussi simple, parce que ce qui est perçu comme du dévouement est en fait de sa part une façon de s'avilir, et visiblement elle aime ça).

Suguro va être amené à se poser des questions sur sa vie, sa femme, ses motivations profondes, pourquoi le Mal peut être une tentation pour des gens apparemment normaux. On notera que l'on retrouve le personnage de l'infirmière dans Le Fleuve Sacré.

Il y a quelque chose de fascinant dans ce roman crépusculaire, l'auteur se livrant à une sorte d'incroyable strip-tease masochiste ; il se remet brutalement en cause sur le tard : se serait-il fourvoyé depuis tant d'années ? le christianisme l'aurait-il empêché de voir ce qu'est vraiment l'homme, dans toute sa noirceur ? n'aurait-il pas été hypocrite tout au long de sa vie ?
Très bon livre.
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Dim 7 Sep 2008 - 17:24

Heureusement, ces lecteurs assidus ne se limitent pas à David Bowie… Razz

Je crois que Shûsaku Endô s’est posé ce genre de question toute sa vie ; cela transparaît dans ses livres.
La vérité n’est pas uniforme et le bien et le mal ne sont pas séparés par une grosse ligne rouge.

Si vous voulez lire des romans simples mais néanmoins subtils, au service de la nuance... ils vous attendent. oui
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Dim 7 Sep 2008 - 17:55

Petite bio de Endo :

Endô Shûsaku est le fils d'une Japonaise catholique. Très jeune, ses parents l'emmènent en Mandchourie.
Ils divorcent en 1933, et le petit Shûsaku repart avec sa mère à Kobe. Il est baptisé en 1935. Son appartenance à cette religion est très importante pour son oeuvre (il y a un prêtre ou un personnage catholique dans presque toutes ses histoires). Il faut bien voir qu'être catholique dans les années 30-40 au Japon n'était pas très bien perçu.

Après des études à l'Université Keio, il part étudier à Lyon en 1950 où il étudie le roman catholique français (Bernanos, Claudel, Mauriac...). Mais après trois ans, il tombe gravement malade (problème aux poumons) et doit interrompre ses études. Il rentre au Japon, où il reste alité pendant un an. C'est à cette occasion qu'il écrira ses premiers textes. Il aura de graves maladies tout au long de sa vie (il est encore hospitalisé longuement en 1960), d'où un autre thème récurrent dans son oeuvre : les hôpitaux, la maladie.

Plusieurs interrogations traversent son oeuvre et lui donne une grande homogénéité :

- Il cherche à comprendre comment peuvent cohabiter dans un même être le bien et le mal, comment quelqu'un de bon peut également prendre du plaisir dans le mal. Dans sa recherche des causes du mal, il évoquera à plusieurs reprises le rôle du Japon dans la Seconde Guerre Mondiale et les horreurs commises par des Japonais ordinaires sur le continent.

- Il se pose des questions liées au christianisme : y a-t-il une place pour le christianisme au Japon ? que vaut la foi face à la menace de la douleur physique ? un croyant lâche sera-t-il damné ?

Il y a parfois quelque chose de dostoïevskien chez Endô - d'ailleurs cet auteur est cité dans la nouvelle Un homme de soixante ans (dans Une Femme nommée Shizu) : l'auto-dénigrement, le double maléfique...
L'homogénéité d'une grande partie de son oeuvre (surtout celle traduite en français) fait que si on accroche à un de ses livres, on peut lire les autres en confiance.
L'inconvénient est qu'il a parfois tendance à se répéter : les anecdotes développées pendant vingt ou trente pages dans ses nouvelles se retrouvent très fréquemment dans ses romans - où elles occupent moins de place, mais servent de substrat pour le développement de l'histoire.

Il a également écrit des livres humoristiques, que je n'ai pas lus et qui doivent échapper aux caractéristiques énumérées ci-dessus...

Prix Akutagawa en 1955 pour l'Homme Blanc.

Un de ses romans les plus connus, Silence, est en cours d'adaptation par Martin Scorsese (sortie prévue : 2010).
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tom léo
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Lun 8 Sep 2008 - 22:43

Je me joins volontiers aux remonteurs de fils..., car c'est un tout grand auteur, là!!!

Dans une période dans laquelle j’ai voulu faire connaissance de la littérature japonaise, je suis alors tombé il y a une quinzaine d’années sur Shusaku Endo, et cela m’a laissé une impression très forte. J’ai commencé avec « Le silence », roman en lien avec une partie importante de l’histoire du christianisme au Japon.

Suite de Wikepedia : Livre le plus célèbre d'Endō, généralement considéré comme son chef-d'œuvre, il s'agit d'un roman historique racontant l'histoire d'un missionnaire portugais dans le Japon du début du XVIIe siècle, qui devient apostat, mais uniquement aux yeux des autres, le protagoniste gardant en fait en secret sa foi chrétienne.

Comme déjà mentionné, Endo se demanda quel visage la foi chrétienne devrait prendre pour vraiment prendre racines au Japon et ne pas purement rester une religion occidentale. Sur ce sujet, récemment, j’ai trouvé des pages (=un chapitre) extraordinaires dans l’autobiographie d’un Père Jésuite irlandais, vivant au Japon depuis les années 50, William Johnston. A mystical journey. Il a côtoyé Endo en vue de la traduction de « Silence » en anglais…

A la suite j’ai continué avec La mer et le poison (suite de Wikepedia :).
Ce roman se passe principalement à l'hôpital de Fukuoka durant la Seconde Guerre mondiale et traite des vivisections mortelles effectuées sur des pilotes américains écrasés et capturés. Il est écrit du point de vue personnel d'un des médecins, et du point de vue à la troisième personne d'un de ses collègues qui opèrent, réalisent des expériences sur, et tue les six membres d'équipage. Cette histoire est basée sur un fait authentique et est adaptée au cinéma en 1986 par Kei Kumai, les rôles principaux étant tenus par Eiji Okuda et Ken Watanabe.

C’est un œuvre assez dure à lire de par son contenu et un certain regard distant et proche à la fois.

J’avais lu aussi «Volcano », mais je dois avouer que à ce moment précis le souvenir ne revient pas très bien…, juste une bonne impression!

Après une longue pause j’ai récidivé cet hiver passé avec « Un admirable idiot » et j’avais noté (en allemand) ces choses :

L’histoire d’un idiot et rêveur qui change bien le cœur et la vie de ceux qu’ils rencontrent. Gaston Bonaparte, un correspond de jeunesse, est attendu avec curiosité de Takamori et Tomoe, frère et sœur. Mais ils sont assez déçus de découvrir un géant lourdaud qui est bon pour tous les malhabiletés.
C’est seulement peu à peu qu’ils découvrent dans le contact avec lui une générosité et un cœur ouvert, avec lesquels il rencontre et touche aussi bien les hommes que les animaux, oui, et jusqu’à un meurtrier.
Gaston semble bien être celui qui donne aux autres sa confiance et soupçonne d’abord le « bien » en lui. Par ce trait il est une figure pas infantile, mais un enfant confiant, innocent et se donnant, à la suite d’un Idiot de Dostoïevski ou du protagoniste du roman de Walker Percy - Le dernier gentleman ». Cette forme d’innocence, oui même de sainteté, peut être à contre-courant et pourrait provoquer de l’ironie, mais elle donne à réfléchir !
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 0:05

La Mer et le poisson est devenu introuvable en français (texte traduit de l'anglais, en plus).

Le prochain livre d'Endo que je lirai, je crois que c'est Le Silence, mais tu m'as bien tenté avec Un admirable idiot. J'aime bien ces personnages dont on ne sait pas trop ce qu'ils sont.
Tu parles de Dostoïevski, et ça semble inévitable, comme pour de nombreux livres d'Endo, d'ailleurs.

Mais décidément, Tom Léo, quasiment tous les Endo que tu cites, je ne les ai pas lus.

Exception, et là je copie/colle :
Volcano (1959, disponible chez 10/18, 218 pages, traduit de l'anglais par Ariel Marinie).
Un mauvais point pour ce livre dans sa version française : le fait qu'il soit traduit de l'anglais, comme cela se faisait beaucoup à une époque.
On y perd, et on sent des maladresses (par exemple, on lit page 11: "A l'entrée, un écriteau proclamait en caractères japonais encore humides [...]" : pourquoi cette précision quant à la nature des caractères ? on se doute bien que ce ne sont pas des caractères égyptiens).

Quant à l'histoire, elle tourne autour d'un prêtre, le père Sato, qui cherche à faire construire un lieu de retraite spirituel sur les flancs d'un volcan ; d'un prêtre français défroqué, Durand ; de Jimpei Suda, chef du Bureau météorologique fraîchement retraité et qui a consacré une grande partie de sa vie à étudier le volcan, sa thèse étant qu'il est définitivement assoupi, mort en quelque sorte. Volcano est un roman en creux sur l'Amour et la Compassion, car cet Amour, on ne le trouve nulle part.
Suda se rend compte que personne ne l'aime, que sa théorie sur le Volcan risque fort de se révéler foireuse, et que ce n'est pas le volcan qui se meurt, mais bien lui-même. Sato, lui, se force à donner l'apparence de l'amour, notamment envers Durand.
Ce dernier n'est pas dupe et méprise les apparences de la charité quand celle-ci n'est pas sincère. Durand est parfois dostoïevskien dans son comportement : ainsi, on peut lire, page 158 : "Comme chaque fois que le père Sato lui faisait l'aumône, il éprouvait une sorte de jouissance douloureuse à se sentir aussi avili".
Peu, voire pas de personnages attachants dans ce roman...

Volcano n'est pas le roman à lire en premier pour aborder Endo.
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Marko
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 0:55

Merci de me le faire découvrir! Par lequel conseillez vous de commencer?
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 1:35

Un Admirable idiot est parfait pour commencer Endô.

Que nous dit ce roman ? Que la façon dont-on traite les autres montre ce que l’on en attend mais quand ce qui arrive bouleverse nos repères, que se passe t-il ? chut

Le titre est bien choisi, que peut bien apporter un pot fêlé aux fleurs du chemin… Suspect il faudra le lire pour le savoir... innocent
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Marko
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 1:36

Je me sens déjà zen
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tom léo
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 9:39

Oui, c'est dommage si certains livres nous viennent de traductions de traductions... Mais il est aussi dommage, que pas mal de choses n'ont jamais été traduites et nous restent quelques fois inatteignables.

J'ai encore, en anglais cette fois-ci les "Stained glass elegies" qui m'attendent. Nouvelles apparemment assez drôles???!

Pour commencer avec Endo je recommanderais aussi "L'admirable idiot"...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 11:23

tom léo a écrit:
Par ce trait il est une figure pas infantile, mais un enfant confiant, innocent et se donnant, à la suite d’un Idiot de Dostoïevski ou du protagoniste du roman de Walker Percy - Le dernier gentleman ». Cette forme d’innocence, oui même de sainteté, peut être à contre-courant et pourrait provoquer de l’ironie, mais elle donne à réfléchir !
En pleine lecture de l'Idiot de Dostoïevski (dont je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour le lire, c'est un régal) et connaissant Walker Percy et Le dernier gentleman - je note ce livre de Shûsaku Endô
(bien que je trouve qu'en allemand le titre est plus gentil: Le merveilleux rêveur Wink puisqu'il n'est plus en impression en français, je vais le lire en allemand Very Happy )

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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 12:53

kenavo a écrit:
tom léo a écrit:
Par ce trait il est une figure pas infantile, mais un enfant confiant, innocent et se donnant, à la suite d’un Idiot de Dostoïevski ou du protagoniste du roman de Walker Percy - Le dernier gentleman ». Cette forme d’innocence, oui même de sainteté, peut être à contre-courant et pourrait provoquer de l’ironie, mais elle donne à réfléchir !
En pleine lecture de l'Idiot de Dostoïevski (dont je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour le lire, c'est un régal) et connaissant Walker Percy et Le dernier gentleman - je note ce livre de Shûsaku Endô
(bien que je trouve qu'en allemand le titre est plus gentil: Le merveilleux rêveur Wink puisqu'il n'est plus en impression en français, je vais le lire en allemand Very Happy )
Plus gentil mais il perd l’ambiguïté que lui donnait la combinaison de 2 mots apparemment contradictoires... Wink
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 13:41

sousmarin a écrit:
Plus gentil mais il perd l’ambiguïté que lui donnait la combinaison de 2 mots apparemment contradictoires... Wink
D'accord avec toi.. mais n'importe le mot que tu ajoutes à 'idiot' cela reste toujours une indication que je n'aime pas (je pense que c'est aussi la raison pourquoi il m'a fallut 22 années de sortir le Dostoïevski de ma PAL sourire )

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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 18:22

L’intelligence, donc l’idiotie par contrecoup, est une notion relative, voire subjective ; un jugement de valeur. On est tous idiot pour quelqu’un, voire pour la plupart des autres dans un domaine particulier. jypeurien

Et puis celui qui qualifie d’idiot peut l’être lui-même… intense reflexion innocent
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tom léo
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MessageSujet: Re: Endô Shûsaku   Mar 9 Sep 2008 - 19:01

kenavo a écrit:

En pleine lecture de l'Idiot de Dostoïevski (dont je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour le lire, c'est un régal) et connaissant Walker Percy et Le dernier gentleman - je note ce livre de Shûsaku Endô
(bien que je trouve qu'en allemand le titre est plus gentil: Le merveilleux rêveur Wink puisqu'il n'est plus en impression en français, je vais le lire en allemand Very Happy )

Eh bien: si tu as accroché avec les deux titres cités (que je trouve bien évidemment magnifiques!), tu vas aussi aimer Endo!
Il me semble que "L'admirable idiot" doit être plus proche de l'original (qui connait le Japonais? Au sécours!). Je n'ai pas dit qu'en fait j'avais lu ce roman en anglais "A wonderful fool"...
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