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 Cormac McCarthy

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Matthieu
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 14:34

Epi a écrit:
Samael a écrit:
Cormac McCarthy - Page 9 18969615

Par contre cette photo là tiré du film vient de me marquer.
Qui est l'acteur ? En tout cas, je ne lui trouve pas la tête de l'emploi, quelque chose de malveillant et de brutal dans le regard qui ne reflète pas ce que j'ai lu. Mais difficile de dire sur une seule photo bien sûr.

Justement il protège son enfant comme un animal protégerait le sien, et quand un animal protège son enfant il est brutal. Dans le livre en plus le père n'hésite pas à être brutal quand il faut protéger son enfant. Le gosse contrairement à lui est doux.
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 14:35

Je ne sais pas si j'aurai envie de voir le film...Je m'en suis fait un personnel, qui me plaît beaucoup, à la lecture de La route... content
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kenavo
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 14:38

Epi a écrit:
kenavo a écrit:
Epi a écrit:
Qui est l'acteur ?
Viggo Mortensen miammiam
Connais pas (tiens, comme c'est bizarre laugh ) mais j'ai comme l'impression qu'il a ton vote !
nonnon mais cela ne va pas Wink
Cormac McCarthy - Page 9 28days10 Cormac McCarthy - Page 9 00750910 Cormac McCarthy - Page 9 Tn2_vi10 Cormac McCarthy - Page 9 Psa20v10
dans 28 days / Perfect Murder / Lord of the Rings / Hidalgo

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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 14:38

Epi a écrit:

Par contre cette photo là tiré du film vient de me marquer.Qui est l'acteur ? En tout cas, je ne lui trouve pas la tête de l'emploi, quelque chose de malveillant et de brutal dans le regard qui ne reflète pas ce que j'ai lu. Mais difficile de dire sur une seule photo bien sûr.

Ca me rappelle tout de même ce passage où, pour se sauver, le père explique à l'enfant qu'il faut tuer...et l'enfant lui dit doucement : "Est-ce qu'on est toujours des gentils?"
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Epi
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 15:13

Samael et Coline, je suis d'accord avec vous mais il n'empêche qu'il n'y a pas beaucoup d'humanité dans ce regard là et ça me gêne un peu parce que même s'il est parfois brutal, ce qui ressort du personnage, pour moi, c'est de l'amour et de la douceur. Mais comme je l'ai dit, c'est juste une photo, il est peut-être par ailleurs plus conforme à l'idée que j'en ai.

Comme toi, Coline, j'aurais du mal avec le film, déjà que j'apprécie très moyennement les adaptations en général, j'ai peur que celui-ci soit difficile. Je le regarderai quand même, je suis trop curieuse Laughing

Kenavo, il a un petit air de Michael Douglas sur la dernière non ? Mais je ne connais toujours pas plus maintenant, mais bon, j'ai toujours du mal à reconnaître les acteurs... Enfin, les gens en général jypeurien

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Louna
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 18:21

Grâce (ou à cause sourire) de vous, cet auteur fait partie de ma LAL... Very Happy
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Sydney
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 18:50

Citation :
Tout ce coté croyance qu'on ressent qui devient un peu lourd à force.

Citation :
Le roman n'est pas conçu comme un récit réaliste. C'est une parabole biblique et les dialogues pourraient n'être qu' un monologue. Qu'on soit croyant ou pas, la souffrance et la destruction génèrent une interrogation qui nous met face à une énigme et à la nécessité de donner du sens à ce qui n'en a pas. La spiritualité qui se dégage de ce livre, comme dans tout récit apocalyptique, n'est pas qu'un rapport à Dieu mais la nécessité de préserver une part de sacré dans nos comportements qui risquent de retourner à la barbarie.

Tous les romans de Mc Carthy sont des réflexions morales sur la violence et la barbarie humaine. La Bible aussi finalement, au-delà de son côté "mythologique". C'est pour ça qu'on y revient toujours en abordant ces sujets.

Je n'ai pas ressenti ce "coté croyance", pas plus que l'aspect biblique du roman. Il y a certes plusieurs références, mais elles me semblent plus être l'expression d'un désespoir profond éprouvé devant ce tableau apocalyptique qui efface toute trace d'espoir. Ce désespoir, cette absence d'alternative à la survie tend à espérer "autre chose", dieu, faute de mieux. Cette croyance, relève plus ici de la recherche d'espoir que de la recherche de sens à mon avis.

Citation :
La spiritualité qui se dégage de ce livre, comme dans tout récit apocalyptique, n'est pas qu'un rapport à Dieu mais la nécessité de préserver une part de sacré dans nos comportements qui risquent de retourner à la barbarie.

Je suis absolument contre cette remarque, tant sur le fait que tous les récits apocalyptiques dégagent/relèvent de la spiritualité, que sur l'idée que le sacré soit nécessaire à la lutte contre la barbarie.
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Marko
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 20:03

Sydney a écrit:

Citation :
La spiritualité qui se dégage de ce livre, comme dans tout récit apocalyptique, n'est pas qu'un rapport à Dieu mais la nécessité de préserver une part de sacré dans nos comportements qui risquent de retourner à la barbarie.

Je suis absolument contre cette remarque, tant sur le fait que tous les récits apocalyptiques dégagent/relèvent de la spiritualité, que sur l'idée que le sacré soit nécessaire à la lutte contre la barbarie.

Tout dépend la façon dont on se représente la spiritualité et le sacré. Je ne suis pas croyant et je ne pense pas que la foi soit le seul rempart à la barbarie. Quand je parle de sacré je l'envisage davantage dans sa dimension morale que religieuse. Le personnage de la route tente de préserver jusqu'au bout son humanité et une forme d'éthique. Il transmet à son fils un certain nombre de messages, de valeurs.

L'apocalypse est par définition une révélation, une forme de prophétie et je ne parle que des ouvrages qui s'inspirent de cette dimension biblique. Je pense que La route en fait partie. Il y a bien sûr des fictions qui parlent de la guerre, de la souffrance, de la destruction sans nécessairement se référer à la Bible.

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeLun 12 Jan 2009 - 20:07

Citation :
Je n'ai pas ressenti ce "coté croyance", pas plus que l'aspect biblique du roman.
Comme quoi chacun a sa lecture, c'est intéressant..
Je l'ai lu d'une traite, je l'ai fermé couverte de cendres , mais à la réflexion, il me reste un goût de malaise, celui d'avoir été manipulée ( efficacement, c'est la force de ce roman) par un évangéliste ou autre. Peut être parce que rien n'est expliqué, parce qu'expliquer serait trop rassurant. et c'est en cela que c'est biblique. L'Apocalypse, c'est une prédiction biblique.
"Dieu n'a jamais parlé" dit le père. Pas besoin, les hommes étaient prévenus.
" Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi, je n'ai jamais cru à cela. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient."
" Sur cette route, il n'y a pas d'hommes du Verbe. Ils sont partis et m'ont laissé seul. Ils ont emporté le monde avec eux. Question: Quelle différence y-a-t-il entre ne sera jamais et n'a jamais été.... Qu'avaient-ils fait? L'idée lui vint qu'il se pourrait même dans l'histoire du monde qu'il y eût plus de châtiment que de crimes, mais il n'en tirait guère de réconfort."

"Tout cela comme une antique bénédiction. Ainsi soit-il. Evoque les formes. Quand tu n'auras rien d'autre construis des cérémonies à partir de rien et anime-les de ton souffle."

Un seul flocon gris qui descendait, lentement tamisé. Il le saisit dans sa main et le regarda expirer là, comme la dernière hostie de la chrétienté.

Etc...
Mais bien sûr, Dieu n'est pour rien là-dedans. Il n'y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes

Il n'y a que l'homme, l'homme est mauvais et a été puni..
Et la seule lueur qui reste là où tout est dévasté et où même la mer ne sera plus jamais bleue, c'est la tendresse réciproque du père et du fils, le fait que la "bonté trouvera le petit garçon. Elle l'a toujours trouvé. Elle le trouvera. ".
Car : dans ce couloir froid, ils avaient atteint le point de non retour qui depuis le commencement ne se mesurait qu'à la lumière qu'ils portaient avec eux.
Il en reste quelques-uns : "Oh,dit-elle, je suis si contente de te voir- et là, ce que cite Marko- ..Elle disait que le souffle de Dieu était encore le souffle de son père bien qu'il passe d'une créature humaine à une autre au fil des temps éternels.
Amen..
Aimez-vous les uns les autres et dépêchez-vous, sinon vous errerez sur les routes en tirant un caddie de supermarché ( image très forte que celle du caddie) jusqu'à ce que l'innocence et la bonté d'un enfant sauve peut être le monde. Ca ne vous rappelle pas quelque chose?

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMar 7 Avr 2009 - 18:21

Un enfant de Dieu

Cormac McCarthy - Page 9 97827510

Ce court roman de 1973 est terriblement sombre. Il ne sera ici question ni de Dieu ni de la moindre lumière. On suit les pas d'un tueur nécrophile et sadique qui annonce déjà le personnage d'Anton Chigurh dans "No country for old men". De courts chapitres tranchants, une nature aride au diapason de l'âme de cet "enfant de Dieu" qui m'a évoqué cette phrase de Gerard Donovan à propos de son livre "Julius Winsome":
Citation :
"La nature est constamment présente, c'est un personnage qui évolue et qui influe sur les pensées de Julius. D'ailleurs l'état de la nature et l'état d'esprit de Julius évoluent en parallèle. Par exemple, la neige qui durcit correspond à la rudesse qu'il acquiert. Lorsque Julius dit, à peu près à la moitié du roman, qu'il se sent cassé, qu'il se sent brisé intérieurement, il aurait tout aussi bien pu parler d'un arbre.

Il y a dans "Un enfant de Dieu" un contraste saisissant entre la trivialité des dialogues, basiques et très crus, qui évoluent progressivement vers le grognement du personnage principal, et des descriptions magnifiques du paysage environnant ( jusqu'à cette grotte immense, ce trou noir béant, qui accueille la régression presque animale du tueur).

A l'arrivée on ne peut que reconnaître la force de cette écriture mais peut-on prendre du plaisir à des descriptions aussi violentes sans aucune échappatoire, ni morale, ni même psychologique? C'est la description minutieuse du "mal" à l'état brut.

Un extrait soft:

Citation :
Dans la descente de la crête, les chiens courants entaillaient la neige d'une mince ligne sombre. Loin audessous d'eux, le sanglier qu'ils poursuivaient gîtait dans sa course par petits bonds curieusement raides, bossu et très noir dans le paysage d'hiver. Les aboiements des chiens dans cette vaste vacuité bleu pâle résonnaient comme des cris de iodlers endiablés.
Le sanglier ne voulait pas traverser la rivière. Lorsqu'il le fit, ce fut trop tard. Il émergea tout luisant et fumant des saules sur la rive la plus proche et se lança à travers la plaine. Derrière lui, hystériques, les chiens déboulèrent du flanc de la montagne, la neige explosant autour d'eux. En heurtant l'eau, ils fumèrent comme des pierres chauffées et au sortir des fourrés sur la plaine, ils surgirent dans des nuages de pâle vapeur.
Le sanglier ne se retourna pas avant que le premier chien ne l'atteignît. Il fit volte-face, éperonna la bête et poursuivit sa route. Les chiens se pressèrent autour de ses arrières et il se retourna, les boutant du rasoir de ses défenses et dressé sur son arrière-train il recula, mais il n'y avait nulle part où se réfugier. Il continua à tourner, pris dans un tourbillon de chiens hargneux jusqu'à ce qu'il en surprît un, le chargeât, le clouât et l'étripât. Alors qu'il allait de nouveau se retourner pour protéger ses flancs, Ballard regardait ce ballet pencher, tourbillonner et brasser la boue à travers la neige et voyait le sang ravissant se vautrer là dans son holographe de bataille, jaillir d'un poumon crevé, voyait le sang noir du coeur faire la roue et la pirouette, jusqu'à ce que retentissent des coups de feu et que tout fût fini. Un jeune chien tracassait les oreilles du sanglier, un autre gisait mort, ses éclatants viscères cordés repliés sur la neige, et un autre encore qui gémissait en se traînant. Ballard sortit les mains de ses poches et reprit le fusil qu'il avait appuyé contre un arbre. Deux petites silhouettes verticales, l'arme à la main, s'agitaient dans la descente le long de la rivière, se hâtant dans le jour finissant.

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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMar 7 Avr 2009 - 18:49

Pfiou...Je ne le lirai pas celui-ci...Pourtant je voudrais bien revenir à Cormac Mac Carthy.
Un amateur de cet auteur m'a conseillé Suttree et L'obscurité du dehors...
Si quelqu'un d'ici veut tester... Basketball
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMar 7 Avr 2009 - 21:59

De Cormac McCarthy j'ai adoré De si jolis chevaux et moins Le gardien du verger. Quant à Non ce pays n'est pas pour le vieil homme si j'ai vu le film,plutôt aimé,je ne l'ai pas lu,pas plus que La route.
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMar 7 Avr 2009 - 23:55

Suttree est souvent cité comme son chef d'œuvre et je l'ai commandé au furet du Nord qui ne l'avait plus en stock...

Cormac McCarthy - Page 9 97820210

Citation :
Quatrième de couverture
Ample odyssée de la précarité et de la misère, ce livre raconte la descente aux enfers - et la " renaissance " - d'un déclassé, Cornelius Suttree, sur les berges de la rivière Tennessee, dans les années cinquante. Suttree résonne de toutes les voix, pathétiques, tendres et burlesques, des laissés-pour-compte de la société américaine vers lesquels le héros entame son voyage au bout de la compassion et de l'amour. Paru aux Etats-Unis en 1979, initiatique et ambulatoire à la manière de l'Ulysse de Joyce, ce roman, qui donne à voir dans une lumière brute, extraordinairement exacte, les traits ou les couleurs du monde urbain et naturel, est tout entier traversé par la violence du message qu'adressent sans trêve, au corps et à l'âme des hommes, la plénitude et la douleur du monde. Cormac McCarthy a travaillé près de vingt ans à Suttree. Et c'est son livre le plus fort, le plus émouvant.

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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMer 8 Avr 2009 - 12:05

Marko a écrit:
Suttree est souvent cité comme son chef d'œuvre et je l'ai commandé au furet du Nord qui ne l'avait plus en stock...

Cormac McCarthy - Page 9 97820210

Citation :
Quatrième de couverture
Ample odyssée de la précarité et de la misère, ce livre raconte la descente aux enfers - et la " renaissance " - d'un déclassé, Cornelius Suttree, sur les berges de la rivière Tennessee, dans les années cinquante. Suttree résonne de toutes les voix, pathétiques, tendres et burlesques, des laissés-pour-compte de la société américaine vers lesquels le héros entame son voyage au bout de la compassion et de l'amour. Paru aux Etats-Unis en 1979, initiatique et ambulatoire à la manière de l'Ulysse de Joyce, ce roman, qui donne à voir dans une lumière brute, extraordinairement exacte, les traits ou les couleurs du monde urbain et naturel, est tout entier traversé par la violence du message qu'adressent sans trêve, au corps et à l'âme des hommes, la plénitude et la douleur du monde. Cormac McCarthy a travaillé près de vingt ans à Suttree. Et c'est son livre le plus fort, le plus émouvant.

C'est celui-ci que je lirai...
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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitimeMer 8 Avr 2009 - 17:31

j'entame No country for old men...
J'avais oublié qu'il fallait avoir de l'énergie pour parcourir des lignes écrites par McCarthy.

Il a une façon de nous plonger direct à côté d'un personnage sans même qu'on sache qui il est ni où ni comment ni pourquoi... Et puis Paf, il distille des informations grâce aux actions que ceux-ci mènent.
Finalement un peu comme dans La Route : l'homme est la somme de ses actes (ou un truc du genre hypra philo-socio). Et c'est intéressant, c'est brutal, ça ne laisse pas de compromis, et ne donne pas l'occasion au lecteur de savoir où on l'embarque, et ce qu'il doit penser des personnages. Tout est mystérieux, opaque, et dense.

Je ne sais pas encore si je vais apprécier les passages de Bell, le flic qui se pose des questions sur sa profession de shérif :
Le Bibliomane a écrit:
Bell, au cours des monologues qui jalonnent le cours de son investigation, s'interroge sur les causes et les motivations de sa carrière et surtout sur la déliquescence du monde moderne ou violence et matérialisme vont de pair.

Je crois que ce n'est pas tellement un livre dont on peut distiller la lecture par tranches de quelques minutes de-ci de-là, j'ai trop l'impression d'avancer à l'aveuglette, d'entendre des bruits, mais de ne pas comprendre le tout, de me perdre. C'est déroutant. Peut-être qu'en en avalant un bon gros bloc d'un coup, j'aurais de meilleures indices pour trouver mon chemin.

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MessageSujet: Re: Cormac McCarthy   Cormac McCarthy - Page 9 Icon_minitime

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