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 Festival de Cannes, année après année

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Ven 18 Mai 2007 - 17:56

My Blueberry nights

"Le dessert en entrée" ... voilà comment débute l'article paru hier dans notre journal local ( pas de pub Wink ) pour le film de Wong Kar-Waï !
Habitué aux scénarios commandos afin de rendre ses copies en temps voulus ( 2046 avait parait-il été acheminé par avion spécial et escorte de motards in extrémis ) le cinéaste a terminé le montage de celui-ci il y a deux jours à peine à Los Angeles!

Casting à tomber ( Jude Law, nouveau sex-symbole-qui-s'en-défend mais non moins craquant, et les deux délicieuses Natalie Portman et Norah Jones) , histoire à faire rêver , une note Bagdad café : ce film a toutes les chances de faire l'unanimité...
L'histoire d'une jeune fille trompée partie noyer son chagrin dans les tartes aux myrtilles au Diner's du coin qui se lie d'amitié avec certains habitués avant de prendre la fuite et commencer "une profonde exploration d'elle-même"...

" Attendu au tournant pour son premier film en anglais le nouveau Godard chinois va probablement diviser la critique avec son vrai-faux road movie romantique où l'on retrouve son style mais sans l'exotisme du casting, de la musique et des décors asiatiques.
(...)
Un peu déroutant au début, le film nous emporte vite par le lyrisme et la maestrïa de Kar -Wai.
Logiquement le public occidental qui a aimé "In the mood for love" devrait adorer ce" Blueberry Nights "

¨PS: A noter la musique de Ry Cooder (Paris -Texas )...J'ai très hâte de le voir en salle ! bounce


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coline
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Ven 18 Mai 2007 - 18:04

My blueberry nights de Wong Kar Wai.
Une autre critique, celle du journal Le Monde:
cliquer ici



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coline
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Sam 19 Mai 2007 - 18:57

Comme je suis fan absolue des films de Kim Ki Duk (voir cinéma de coline), j'ai repéré le passage de "Souffle" cette année à Cannes.



La jalousie, un souffle qui nous épuise
Le pardon, un souffle qui nous soulage
L'espoir, un souffle qu'on retient
La passion, un souffle qu'on libère...

"Soom (souffle)" de Kim Ki-duk (Corée du Sud), avec Chang Chen, Zia, Jung-Woo Ha

Yeon, une jeune femme qui vient de découvrir que son mari la trompe, tombe amoureuse de Jin, un détenu suicidaire auquel elle a rendu visite en prison. "Soom" est le treizième film du prolifique Coréen Kim Ki-duk ("Samaria", "Locataires", "Printemps, été, automne, hiver... et printemps", "L'Arc", etc.)

La bande-annonce de "Souffle":
(sur la mélodie de "Tombe la neige" d'Adamo...surprise!
cliquer ici
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coline
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Dim 20 Mai 2007 - 14:38

Les chansons d'amour de Christophe Honoré.
avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni...

Christophe Honoré est le premier Français à entrer en compétition, avec une comédie musicale inspirée de Jacques Demy.

Les tourments amoureux de jeunes gens d'aujourd'hui, sous forme de comédie musicale dans laquelle les acteurs fredonnent des chansons d'amour, qui racontent toujours la même histoire: ''Il y a trop de gens qui t'aiment''... ''Je ne pourrais pas vivre sans toi''... ''Sorry Angel''.




Dans les salles françaises le 23 mai, ce film est une ode à un réalisateur-fétiche de Garrel : Jacques Demy.
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Marie
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 2:36

Avez vous vu sur Canal plus le film réalisé par 35 metteurs en scène à l'occasion du 60ème anniversaire?
Le thème était sympathique , la salle de cinéma, et il y en avait de merveilleux ( ils avaient 3 minutes chacun, ce qui est loin d'être facile!)
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 11:30

Marie a écrit:
Avez vous vu sur Canal plus le film réalisé par 35 metteurs en scène à l'occasion du 60ème anniversaire?
Le thème était sympathique , la salle de cinéma, et il y en avait de merveilleux ( ils avaient 3 minutes chacun, ce qui est loin d'être facile!)

J'ai regardé et beaucoup aimé...
Cette diversité des imaginaires à partir d'un même thème: la salle de cinéma...
Différences de générations des réalisateurs, différences d'origine géographique...
De toute façon, j'adore les courts-métrages parce qu'il faut faire mouche en quelques minutes (là en trois minutes)...C'est efficace et c'était somptueux parce que réalisé avec des moyens, une expérience et par des talents déjà confirmés.

J'espère avoir l'occasion de les revoir...
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 11:31

"Persépolis" de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avec les voix de Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve est le récit autobiographique d'une petite fille iranienne issue d'une famille bourgeoise, confrontée à la révolution islamique de 1979 en Iran et qui devient une femme indépendante en quittant le régime des ayatollahs.

Ce dessin animé est l'adaptation de la BD de Marjane Satrapi, 37 ans, qui a connu un beau succès public et critique.
Le premier des quatre tomes, qui était la première BD de cette jeune femme établie à Paris, avait remporté un prix "Coup de coeur" au festival d'Angoulême en 2001 et le deuxième le prix du meilleur scénario en 2002.

(AFP)





Premier long-métrage et première sélection en Compétition au Festival de Cannes pour le duo Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
Persepolis, un film d’animation qui concourt également pour la Caméra d’Or.
Adapté de l’œuvre originale de Marjane Satrapi, ce long-métrage voit son action débuter à Téhéran, en 1978, à la veille de la Révolution islamique. On y suit le destin de Marjane, une fille de 8 ans, qui se rêve en prophète sauvant le monde, puis, avec l’instauration de la République islamique, en révolutionnaire. Durant la guerre contre l’Irak, ses parents vont l’envoyer en Autriche pour la protéger. C’est là que Marjane va vivre sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

Revenant sur la genèse du projet, Marjane Satrapi déclare :
« Ce qui m’intéresse le plus dans la vie, c’est d’apprendre, de tenter de nouvelles expériences. En fait, après avoir fait des bandes dessinées, des livres pour enfants, des dessins pour des journaux, des fresques murales… J’avais le sentiment d’arriver à une période de transition. Mais je savais aussi que je ne voulais pas faire un film toute seule. Et s’il fallait le faire à deux, je ne pouvais le faire qu’avec Vincent. Il était partant, excité comme moi par le défi que ça représentait. Je me suis dit qu’on allait bien rigoler… Parfois, ça tient à des riens, les décisions dans la vie… Comme je connaissais Marc-Antoine Robert, on a commencé à travailler ensemble. »


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coline
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 11:33

Autre film en compétition: "De l'autre côté" ("Auf der anderen seite") de Fatih Akin avec Hanna Schygulla, Patrycia Ziolkowska, Nurgul Yesilcay

Entre l'Allemagne et la Turquie, le destin de six personnages en quête de pardon et de réconciliation, confrontés aux politiques d'Etat. Parmi eux, Nejat, un jeune homme turc qui vit en Allemagne, part à la recherche de son père rentré au pays. Révélé par "Head on", Ours d'or à Berlin en 2004, Fatih Akin, 33 ans, est déjà venu à Cannes avec son documentaire musical "Crossing the bridge", projeté en séance spéciale il y a deux ans.
(AFP)

La bande-annonce:
cliquer ici
Head On sur "le cinéma de coline":
cliquer ici
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 18:38

"De l'autre côté" de Fatih Akin:

En Compétition .

Après son Ours d’Or à Berlin avec Head-on en 2004, Fatih Akin a connu le syndrome du blocage :
« Je sentais qu’on me mettait la pression pour faire mieux que mon précédent film. Je voulais moi-même un meilleur résultat d’un point de vue artistique. Il fallait que j’arrive à me prouver que je n’étais pas allé au bout de mes possibilités. »

Voici De l’autre Côté, un drame actuel et complexe sur l’importance des racines , sur la dualité des cultures, sur la mort, sur le pardon…

L'histoire:
Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, qui est veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée, d’origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, ne tarde pas à se prendre d'affection pour la douce Yeter lorsqu’il comprend qu'elle envoie presque tout son salaire à sa fille, en Turquie, pour lui payer des études supérieures. La mort accidentelle de Yeter va éloigner durablement le père de son fils…

« Le cinéma tient une place considérable dans ma vie, explique le réalisateur allemand d'origine turque. Mais il n’est rien à côté des problématiques telles que la naissance, l’amour et la mort. Pour passer vraiment à l’âge adulte, je me suis dit qu’il fallait que je réalise trois films. On peut appeler ça une trilogie, si l’on veut – mais en tous les cas, il s’agit de trois films indissociables, car ils traitent respectivement de l’amour, de la mort et du mal. Head-on parle d’amour. De l’autre Côté parle de la mort – la mort dans la mesure où chaque décès est une naissance : la mort et la naissance ouvrent toutes deux la voie à d’autres dimensions".

Le suivant parlera donc du Mal?...
" Je pourrai peut-être aborder le film de genre et m’essayer au film noir, au western et même au cinéma d’horreur. »

pale Je ne vais peut-être pas vraiment attendre son troisième film...Queenie me racontera...


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Aeriale
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Mer 23 Mai 2007 - 19:25

Le scaphandre et le papillon

Un film de Julian Schnabel
Avec Mathieu Almaric , Emmanuelle Seigner et Marie -José Croze

Adapté du merveilleux roman de Jean Dominique Bauby, paru en 1995 (et qui me fait d'ailleurs office d'avatar...)

Les critiques sont pour la plupart élogieuses, j'espère que le film sera à la hauteur des attentes...

Voici le synopsis :

Citation :
Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique BAUBY, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond.
Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées.
Atteint de ce que la médecine appelle le « locked-in syndrome » - littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même - , il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.

Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.
Il cligne une fois pour dire « oui », deux fois pour dire « non ». Avec son œil, il arrête l’attention de son visiteur sur les lettres de l’alphabet qu’on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières…
Avec son œil, il écrit ce livre, « Le Scaphandre et le papillon », dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter…

Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie les images d’un monde où il ne reste rien qu’un esprit à l’œuvre.
Tour à tour sarcastique et désenchanté, Jean-Do n’a plus que les mots pour vivre les fragments d’une existence qu’il qualifie de mutante

Ce film fait partie de la sélection officielle et sort aujourd'hui dans les salles...

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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Jeu 24 Mai 2007 - 11:54

Control
(Avec Sam Riley et Samantha Morton)

réalisé par Anton Corbjin, photographe et clippeur deNewOrder, DepecheMode, U2, RedHotChiliPeppers, Metallica, Coldplay...



Control est son premier long métrage et raconte la vie torturée et le destin tragique du chanteur Ian Curtis, leader du mythique groupe Joy division qui révolutionna la musique à l'aube des années 80.



Ian Curtis se suicidera à l¹âge de 23ans, emporté par le tourbillon de la Factory et ses dilemmes personnels.


Le film a ouvert la section de La quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes cette année et sera en salle dès le 26 Septembre prochain...

Avis aux amateurs ... !Wink
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Jeu 24 Mai 2007 - 19:53

aériale a écrit:
Control
(Avec Sam Riley et Samantha Morton)

réalisé par Anton Corbjin, photographe et clippeur deNewOrder, DepecheMode, U2, RedHotChiliPeppers, Metallica, Coldplay...



Control est son premier long métrage et raconte la vie torturée et le destin tragique du chanteur Ian Curtis, leader du mythique groupe Joy division qui révolutionna la musique à l'aube des années 80.



Ian Curtis se suicidera à l¹âge de 23ans, emporté par le tourbillon de la Factory et ses dilemmes personnels.


Le film a ouvert la section de La quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes cette année et sera en salle dès le 26 Septembre prochain...

Avis aux amateurs ... !Wink

j'ai hââââââte de le voir, j'ai découvert la musique de joy division seulment l'année dernière, j'adore !
je crois qu'il ne sort qu'en septembre... va falloir prendre patience !
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Ven 25 Mai 2007 - 13:49

Une vieille maîtresse

Réalisé par: Catherine Breillat
Avec: Fu'ad Ait Aattou, Asia Argento, Roxane Mesquida, Claude Sarraute, Yolande Moreau, Michael Lonsdale, Jean-Philippe Tessé, Sarah Pratt, Amira Casar, Lio, ...



La réalisatrice Catherine Breillat concourt pour la première fois pour la Palme d’Or avec Une Vieille Maîtresse.
L’action de ce long métrage adapté du roman homonyme de Jules Barbey d’Aurevilly se déroule au milieu du XIXe siècle. Le jeune et libertin Ryno de Marigny (Fu’ad Aït Aattou) doit épouser la très pure Hermangarde (Roxane Mesquida), fleuron de l’aristocratie. Mais certains, décidés à empêcher l’union de ces deux jeunes pourtant amoureux, murmurent que le jeune homme ne parviendra pas à rompre avec la Vellini (Asia Argento), pour qui il brûle d’une scandaleuse passion depuis des années…

Catherine Breillat déclare : « C’est mon film le plus accessible, et pourtant je garde toute mon intégrité. Contrairement à mon habitude, ce film ne transgresse aucun interdit. J’étais allée au bout de quelque chose, il était temps de revenir à l’essence de la vie, au plaisir, au romantisme et à la passion. Mais le romantisme est sombre. C’est aussi pour cela que je voulais réaliser ce film, pour son romantisme, cette passion qui brûle, ces douleurs effroyables, mais sans aucune perversité dans les sentiments. Le cœur du film parle d’un idéal qui bascule dans le désastre dès qu’il est atteint. »

La bande-annonce:
cliquer ici

En octobre 2004 Catherine Breillat est victime d'une attaque cérébrale puis, une fois à l'hopîtal, d'une grave hémorragie cérébrale. Aujourd'hui, elle est paralysée du côté gauche (bras et jambe) et sa cheville maintenue dans une attelle.
Ce tournage fut sa rééducation. Son médecin lui avait confié : "Il n'y a que l'art qui va vous rééduquer".
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Ven 25 Mai 2007 - 14:11

Persepolis de Marjane Satrapi:

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MessageSujet: Re: Festival de Cannes, année après année   Ven 25 Mai 2007 - 15:02

coline a écrit:
Dans la sélection Un certain regard, je vois qu'il y a Rue Santa Fe, un film réalisé par Carmen Castillo.



Carmen Castillo, je connais un peu par son livre "Jour d'octobre à Santiago"qui m'a beaucoup marqué.
L'auteur raconte ses derniers jours avec son compagnon, Miguel Enriquez, dirigeant du MIR (extrême gauche), en octobre 1974, au Chili, avant que la police politique du régime de Pinochet ne découvre leur cachette. Dans l'assaut Miguel fut tué au combat et Carmen, blessée et emprisonnée.


Calle Santa Fe

Film documentaire franco-chilien de Carmen Castillo (2 h 43.)

Article dans Le MOnde (extraits):

" Le 5 octobre 1974, dans une maison située dans un faubourg de Santiago du Chili, le dirigeant du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) Miguel Enriquez est tué lors d'un assaut donné par la police et les militaires de la dictature en place depuis le 11 septembre. Sa femme, Carmen Castillo, enceinte, est blessée lors de l'attaque. Elle sera expulsée du Chili quelques mois plus tard. C'est elle qui, plus de trente ans après, réalise un film qui, en partant de cette journée fatale, serait une manière de mêler le souvenir à la réflexion, l'expérience personnelle et l'Histoire.


La maison de la Calle Santa Fe vers laquelle Carmen Castillo revient devient en effet le lieu autour duquel son très beau documentaire va évoluer. Des circonstances précises de la mort d'Enriquez à l'analyse de la stratégie politique du MIR, parti d'extrême gauche qui avait apporté un soutien critique au gouvernement d'Unité populaire d'Allende sans y participer, tout est ici matière à réflexion, à interrogation et aussi à une émotion dénuée de pathos.


C'est en retrouvant ses voisins de l'époque mais aussi en interrogeant des militants survivants d'un parti dont la junte de Pinochet a tenté d'éliminer physiquement et systématiquement les dirigeants que Carmen Castillo réussit à retrouver l'articulation exacte qui est au coeur de son film, celle qui relie tragédie individuelle et défaite historique. Mais le film, en additionnant une série de récits admirables et bouleversants d'héroïsme, ne se contente pas de l'exaltation de la geste glorieuse de la résistance à Pinochet.

Certes, en deux heures quarante qui passent à toute allure, on découvre le récit précis, émouvant, de destins individuels broyés par la dictature mais aussi l'analyse froide et parfois sceptiques de choix politiques qui ont déterminé la vie même des protagonistes du film. Car, au-delà de la description d'une action militante qui a entièrement façonné l'existence d'individus ayant par exemple risqué et parfois perdu leur vie en retournant clandestinement au Chili, ayant abandonné leurs enfants pour obéir aux consignes du MIR, se glisse une interrogation, non dénuée d'une certaine amertume, sur la valeur et la nécessité de ce combat face aux exigences de l'Histoire.

Présenté dans la section Un certain regard, ce documentaire rejoint, à sa manière, en s'attachant à une histoire sanglante et encore récente, la sombre tonalité de nombreux films de fiction déjà présentés et qui n'hésitaient pas, comme cela a été déjà souligné, à affronter la question de la signification de la mort. Quelle est la valeur de la vie humaine en regard des nécessités de la lutte ? A quoi sert la mort d'un homme ? Tout cela n'est pas rien. "
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