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 Stephen Benatar

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domreader
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MessageSujet: Stephen Benatar   Jeu 25 Fév 2010 - 12:11

Voici une petite photo, il en existe peu de cet auteur.



Courte bio trouvée mon édition NYRB:

Citation :
Stephen Benatar est né à Londres 1937. Il a enseigné l'anglais à l'université de Bordeaux, vécu en Californie du Sud, il a aussi été professeur des écoles, vendeur de parapluies, bagagiste dans un hôtel, et enfin employé des Eaux et Forêts. Il a commencé à écrire alors qu'il était encore enfant mais il n'a publié son premier roman 'The Man on The Bridge' qu'à l'âge de 44 ans. Ensuite d'autres romans ont suivi : Wish Her Safe at Home, When I Was Otherwise, Recovery, Letters for a Spy, Two on a Tiger and Stars, un roman jeunesse. Benatar a quatre enfants adultes et vit actuellement à West Hampstead, Londres, avec son compagnon, John.

Post sur Wish Her Safe At Home suit bientôt.

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MessageSujet: Re: Stephen Benatar   Jeu 25 Fév 2010 - 16:56

Wish Her Safe At Home
Stephen Benatar


Voici un belle découverte et bien que le livre ne soit pas paru en français j’ai quand même voulu ouvrir un fil sur Stephen Benatar, et ce roman incroyable - pour ceux qui lisent en anglais et pourquoi pas pour les autres aussi si ce roman est traduit. (Je verrais les éditions Sabine Wespieser s’en saisir). C’est un roman riche et dense dont il est difficile de cerner tous les aspects sans dévoiler les clés du récit. Voici une tentative.



Pour situer l’histoire, Rachel Waring a atteint la quarantaine lorsque sa grand-tante Alicia lui lègue une grande et belle maison à Bristol. Dès que Rachel la visite, c’est le coup de cœur et immédiatement elle décide de tout quitter, son travail, son logement avec sa colocataire / meilleure amie. Elle habitera désormais à Bristol dans cette maison qu’elle fait rénover de fond en comble, avec l’aide d’un jardinier elle dessine et replante un jardin. Il semble que ce soit le début d’une belle histoire…mais pourquoi donc alors, tous nos sens de lecteur sont-ils en alerte ?
Certes, ça et là nombre de détails ne collent pas : notre héroïne narratrice fait toujours preuve d’une pointe d’enthousiasme en trop, et surtout son registre de langue, sa façon de s’exprimer correspondent rarement à ses interlocuteurs, ce qui semble les surprendre. Parfois, elle s’identifie à Blanche Dubois dans Un Tramway Nommé Désir et peut en citer des répliques entières.
Mais l’installation à Bristol continue, et Rachel découvre que sa maison a été habitée par un certain Horatio XX, humaniste et bienfaiteur local. Elle déniche un tableau qui représente son portrait et se met en tête d’écrire une biographie romancée sur lui. Et puis Rachel, ‘fait connaissance’ et reçoit chez elle, depuis le jardinier et sa femme en passant par son pharmacien, et par une femme rencontrée dans le bus.
Petit à petit, la narration que nous fait Rachel de sa vie dans cette maison et ce que semblent en percevoir les autres sont de plus en plus discordants et nous nous sentons doucement glisser dans un univers qui nous échappe, où tout dérape.
J’ai vraiment adoré ce livre et ce personnage qui reste avec moi depuis plusieurs jours. En fait dans les romans, j’adore les narrateurs instables (peu dignes de foi) ceux qu’on appelle les ‘unreliable narrators’ en anglais, ils nous titillent, nous forcent à nous interroger, à revenir en arrière pour relire et voir si nous avions bien compris et Rachel Waring fait partie de ceux-là. Le travail de Benatar est remarquable de subtilité et de complexité. Il rend ce personnage si réel, si proche de nous qu’on pourrait presque croire que Rachel est une de ces petites cousines éloignées et un peu timbrée à qui l’on rend visite de temps en temps.

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