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 Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)

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Marie
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Aoû 2007 - 9:08

Et bien moi, j'ai été soulagée... J'aime bien Yasmina Reza, et depuis longtemps. Et ne comprenais pas bien...
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sousmarin
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Aoû 2007 - 10:48

Yasmina Reza se défend d’avoir été séduite mais il est clair qu’elle l’a été…sa dernière phrase est un peu grandiloquente, pour ne pas dire plus…aurait-elle subit un rhume de cerveau par le vent brassé par NS ? Laughing

Pour ma part, c’est le genre de livre qui ne présente aucun intérêt…mais le sujet est vendeur, ça ne fait aucun doute… Twisted Evil
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Babelle
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Aoû 2007 - 10:59

Chatperlipopette a écrit:
[size=9]Merci Marie pour l'interview....très déstabilisante pour un lecteur de gauche mais aussi extrêmement intéressante: je suis paratgée entre la répulsion et l'envie de lire. hagiographe ou pas, Yasmina Reza? ]
Je partage tes impressions Chap'.
Cependant Reza se plaint d'avoir été déconsidérée elle aussi en se faisant taxée de réactionnaire de gauche... Que d'intellectuels sont repoussés ainsi en France! Je trouve ce raccourci assez lamentable chez certains détracteurs, en règle générale.
Cela ne veut pas dire que je lirai son livre, je crois qu'il ne m'intéresse pas.


Dernière édition par le Mar 28 Aoû 2007 - 8:07, édité 1 fois
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Aoû 2007 - 21:03

Zoli me tente, puisque j'ai aimé les 2 livres que j'ai lu de Colum Mac Cann

à bientôt
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coline
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMer 29 Aoû 2007 - 14:32

Marie a écrit:
727 romans arrivent en libraire la semaine prochaine.........

Voila qui donne du courage pour rentrer...Nous allons essayer de denicher, au milieu de tout ces livres, quelques perles rares... cheers

Nous en avons tout de meme trouve quelques uns parmi les sorties de l'an dernier... Wink
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Queenie
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MessageSujet: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 11:10

Lisez l'article suivant Challenge de la rentrée littéraire

Je trouve vraiment extra cette idée d'essayer de mettre en avant les petits éditeurs face aux gros monstres de l'édition. Personnellement, je ne fouine jamais trop sur les tables de la rentrée littéraire (ça me fait frôler la nausée tellement y'en a), mais je suis bien prête à suivre quelques conseils de ce genre !

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Steven
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 12:08

Ton fil a éveillé un lointain écho ; un article dans le monde diplomatique, de 2007 je crois, où Pierre Jourde livre un plaidoyer pour les petits éditeurs au nom de la diversité culturelle :

Citation :
Pour la survie de la diversité culturelle

Eloge de la petite édition
La France est sans doute le pays du monde où le système de soutien à la création littéraire est le plus puissant et le plus complet : prix innombrables, foires ou salons du livre répartis sur toute l’année et dans tous les départements, nombreux périodiques spécialisés, bourses de création et résidences d’écrivains. Il faut ajouter à cela un dense réseau de librairies. Beaucoup de leurs propriétaires organisent des rencontres avec des auteurs, sacrifient leur temps et leur argent pour défendre la littérature. Un tel système permet à de nombreux écrivains de vivre et de se faire connaître.

La diversité des maisons d’édition, aussi bien par la taille que par la spécialité, est un élément déterminant. Sans les petits éditeurs de littérature, beaucoup d’écrivains ne parviendraient pas à trouver leur place. Non que l’on publie dans les petites structures des ouvrages plus intéressants que chez Gallimard ou qu’au Seuil. Le choix n’y est, proportionnellement, ni pire ni meilleur. Mais elles exercent au moins quatre fonctions essentielles : permettre à de jeunes auteurs d’accéder à la publication ; assurer la survie de genres peu commerciaux ; faire passer en France toute une partie de la littérature étrangère ; rééditer certains écrivains oubliés (1).

Reste à savoir ce qu’on appelle « petite édition » en littérature. Bien souvent, un petit éditeur en cache un gros, dont il ne constitue en fait qu’une collection. Le véritable petit éditeur est indépendant. Il est diffusé en général par un distributeur spécialisé dans les maisons de taille restreinte, ou bien pratique l’autodiffusion. Il fonctionne avec une ou deux personnes, souvent sur la base du bénévolat. Pour certains, l’édition est un violon d’Ingres coûteux, et dévoreur de temps. Quant à vivre de cette activité, ce n’est jamais facile (2).

Les éditeurs riches disent souvent que publier des écrivains médiocres mais vendeurs leur permet d’éditer des auteurs plus difficiles. Certes. Mais, dans la plupart des cas, ces auteurs ne trouvent refuge, paradoxalement, que chez les éditeurs modestes. Lorsqu’un débutant a été refusé par toutes les grandes maisons, il se tourne vers une petite. S’il parvient au succès, il arrive fréquemment qu’il la quitte et qu’il soit récupéré par une grosse structure qui a les moyens de le faire accéder plus vite à la notoriété et aux prix.

Vie poétique intense

Ainsi, les éditions Parc, qui publient de beaux petits livres, originaux, dans une indifférence presque complète, ont pris le risque de faire paraître les premiers textes de Gilles Sebhan et de Pierre Mérot. Mais, en dehors de quelques découvreurs tels que Dominique Noguez, les journalistes n’ont commencé à les considérer comme intéressants que lorsqu’ils sont entrés dans des maisons plus connues. D’autres ont eu moins de chance. Un petit chef-d’œuvre comme Carnaccia, d’Olivier Gambier, est destiné à rester quasi ignoré. Dans un siècle, on le classera peut-être parmi les grands oubliés. Quant à John Gelder, qui a fondé Parc, on reconnaîtra un jour en lui une de ces figures méconnues de l’édition, comparables à un Auguste Poulet-Malassis, l’éditeur des Fleurs du mal, à un Léon Genonceaux, celui de Lautréamont, ou à un Delangle, qui s’est ruiné en publiant l’Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, de Charles Nodier.

On pourrait multiplier les exemples. Olivier Bessard-Banquy résume parfaitement le cas édifiant de Michel Houellebecq, qui a fait paraître son premier roman chez Maurice Nadeau : « Publié d’abord par un éditeur courageux mais disposant de peu de moyens, Houellebecq a bénéficié de l’extraordinaire richesse de la petite édition qui, seule, s’est engagée à le soutenir et à le porter vers le public alors que les grandes maisons lui ont toutes fermé la porte au nez (3). » De même, Philippe Claudel a publié des livres chez Phileas Fogg ou chez La Dragonne avant de connaître le succès chez Stock avec Les Ames grises. Hédi Kaddour, l’auteur de Waltenberg (Gallimard), publiait auparavant au Temps qu’il fait. Tristram a donné sa chance à Mehdi Belhaj Kacem. José Corti publie presque toute l’œuvre de Claude Louis-Combet. POL, à l’époque où il était indépendant, a eu le courage de soutenir l’œuvre difficile, mais essentielle, de Valère Novarina, sans parler de Jean Daive, Christian Prigent, Eric Meunié. Richard Millet y a fait paraître de nombreux livres avant de passer chez Gallimard.

Sans la petite édition, la poésie, en France, n’aurait pas survécu. Ce ne sont pas Grasset ni Fayard qui perdraient un sou en publiant de jeunes poètes. Ces maisons ont pour vocation le chiffre d’affaires. On n’appartient pas impunément à l’empire Lagardère. Les éditeurs de poésie, innombrables et dévoués, à l’existence aussi éphémère parfois que les revues, se nomment, par exemple, L’Escampette, Le Dé bleu, Créaphis, Lettres vives, Farrago, Akenaton, Comp’Act, Al Dante, Tarabuste, Fata Morgana, Cadex, Deleatur, Le Temps qu’il fait, Rougerie, Encres vives, Obsidiane, Cheyne, æncrages, etc. Souvent, ils publient aussi de beaux livres où un écrivain s’associe à un artiste, comme Voix d’encre, à Montélimar. Sans eux, aurait-on pu lire Alain Borne, Valérie Rouzeau, James Sacré, Christophe Tarkos, et presque tous ceux qui animent une vie poétique peut-être plus intense aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été ?

Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il a tendance à s’accentuer. Il y a cinquante ans, les grands éditeurs misaient sans doute plus sur le fonds, moins sur la grosse cavalerie et les ventes rapides. On y éditait plus facilement de la poésie, par exemple. Robert Vigneau, qui a publié en 1979 le magnifique Elégiaque en collection « blanche » chez Gallimard, ne trouve plus que des microéditeurs. En outre, dans les années 1960 et 1970, celles du boom économique et culturel, les éditeurs importants prenaient plus facilement le risque de textes difficiles et d’auteurs peu connus, de peur de rater le train de la modernité.

Ce ne sont pas seulement les auteurs marginaux, ou les futurs grands écrivains, qui trouvent refuge dans les petites maisons, ce sont aussi les genres et les tons mineurs, négligés ou provisoirement méprisés, comme autrefois le roman : érotisme, satire, canulars, insolite, faux dictionnaires, catalogues d’expositions loufoques, récits incongrus et univers imaginaires sont chez Parc ou au Daily Bul, à la Musardine, chez Desmaret, Berg ou Joca seria. Tout n’est pas réussi, mais les petits éditeurs demeurent le principal lieu d’expérimentation et d’invention, sans lesquelles une littérature ne vit pas.

Beaucoup d’auteurs étrangers vivants doivent passer par de petites maisons pour trouver un public. La Fosse aux ours effectue un travail essentiel pour la connaissance de la littérature italienne. L’Esprit des péninsules publie des écrivains mongols, croates, bulgares ou turcs. Anne-Marie Métailié donne à lire, entre autres, des textes brésiliens ou portugais, Liana Levi traduit de l’hébreu ou du yiddish.

Enfin, c’est bien souvent dans la petite édition que l’amateur trouvera des rééditions soignées d’auteurs oubliés, des textes rares de grands auteurs, des ouvrages qui ont eu leur importance dans l’histoire de la littérature ou des idées, des curiosa. Interférences publie une belle édition illustrée des Diableries moscovites, d’Alexandre Tchaïanov, Sillage le Tannhaüser crucifié, de Hanns Heinz Ewers, les Editions du Sandre ressortent Les Soirées de Saint-Pétersbourg, de Joseph de Maistre, essentielles pour l’histoire des idées au XIXe siècle.

C’est grâce à La Chasse au Snark et aux Editions du Fourneau que l’on peut retrouver maints textes de la fin du XIXe siècle, grâce à Max Milo que l’on redécouvre le tout premier Prix Goncourt, John-Antoine Nau, ou, sous une forme malheureusement très incomplète, l’Entartung, de Max Nordau, une des références du discours fasciste sur la création (4). Fornax exhume le savoureux Mes états d’âme ou les sept chrysalides de l’extase, du « vicomte Phoebus, retoqué de Saint-Réac », Le Castor astral des textes méconnus d’Emmanuel Bove, d’Erik Satie, d’Alfred Jarry. Longtemps, on n’a pu se procurer certains des romans de Joris-Karl Huysmans ou des recueils de nouvelles de Jean Lorrain que chez A rebours, Christian Pirot, Maren Sell. Et qui d’autre que Jérôme Millon publierait les introuvables de la mystique chrétienne ?

En dépit de leurs faibles moyens, ces éditeurs sont aussi, fréquemment, des artistes, réalisant de beaux livres, que ce soit dans la tradition – belles typographies, beaux papiers, belles maquettes – ou dans l’invention, jusqu’à faire du livre un véritable petit objet d’art moderne. Pour des sommes très modestes, on peut se procurer les superbes ouvrages de l’Archange Minotaure, d’Eolienne, de l’Epi de seigle ou de la Sétérée.

Les petits éditeurs ont à la fois un problème de visibilité et un problème d’argent. Les libraires croulent sous l’accumulation de romans. Comment trouver un espace pour un recueil de poésie tiré à trois cents exemplaires, mal distribué, et dont on vendra un ou deux en six mois ? Non seulement les journalistes accordent presque toute la place, à chaque rentrée littéraire, à deux ou trois livres publiés par Flammarion, Grasset ou Albin Michel, mais les prix les plus connus vont systématiquement aux grandes maisons.

Enfin, comme s’il fallait définitivement en finir avec la pluralité et avec l’édition indépendante, celles-ci envahissent les rayons avec des tirages massifs, entassent des piles dans les Fnac. On publie sept cents romans français en septembre. Cette abondance ne signifie pas que le lecteur a vraiment le choix. Les mémoires d’un chanteur ou le roman d’un présentateur de télévision chez XO ou Jean-Claude Lattès ne sont pas nécessairement plus lisibles et plus palpitants que, chez Allia, un récit d’Oliver Rohe ou une réédition de Pierre Louÿs. Mais, en l’absence de véritable information, le lecteur moyen ne choisit pas : il prend ce qu’il voit et ce dont tout le monde parle. Certains ont les moyens de lui faire croire qu’il choisit.

On s’étonne donc des offensives régulières des grandes maisons (l’une des plus récentes venant de Laure Adler, alors responsable du département littérature du Seuil) qui s’en prennent aux petits pour leur reprocher de n’avoir qu’un succès de snobisme, ou d’encombrer les tables des libraires. Il ne suffit pas aux grands éditeurs d’être riches, il faut aussi que les autres n’aient pas le droit d’exister.

Des journalistes au secours des vainqueurs

Un petit éditeur, à moins de bénéficier d’une fortune personnelle ou de trouver un mécène, finit par être dévoré par un plus gros. S’il veut survivre et demeurer indépendant, il doit souvent avoir recours aux aides à la publication apportées par le Centre national du livre (CNL). Mais celui-ci ne peut pas soutenir tout le monde. En outre, l’arrivée récente de Bernard Comment, du Seuil, peut faire douter de l’équité de certains de ses choix et a provoqué le départ d’une partie des membres.

Seule une minorité de petits éditeurs sont installés à Paris. L’implantation en province permet de solliciter l’aide des centres régionaux du livre (CRL). Mais l’appui des collectivités locales peut entraîner une nouvelle sorte de dépendance, et obliger l’éditeur à entrer dans le système des féodalités politiques. Certaines régions accorderont leur soutien de préférence à des livres illustrant le patrimoine régional : d’où une tendance à se tourner vers la littérature du terroir. La décentralisation se recroqueville en localisme culturel.

L’édition tend à se concentrer en vastes conglomérats rassemblant maisons d’édition et journaux. Ces conglomérats deviennent eux-mêmes la propriété de groupes industriels qui n’ont rien à voir avec la littérature. D’où une production orientée vers une rentabilité rapide, une puissance écrasante de distribution et de promotion, et de permanents conflits d’intérêts : les journalistes chargés d’orienter les choix littéraires des lecteurs sont salariés par des producteurs de livres.

L’indispensable survie des petites maisons indépendantes ne sera possible que si les pouvoirs publics considèrent sérieusement la culture comme une exception aux règles du libéralisme, non seulement en s’opposant à certains regroupements, mais en assurant la véritable autonomie, politique, économique et culturelle, des CRL et du CNl.

Il en va aussi de la responsabilité de tous ceux qui interviennent dans la diffusion du livre, afin que le public des petits éditeurs ne se limite pas aux curieux, aux amateurs éclairés. Les libraires qui tentent de soutenir ces maisons ont eux-mêmes besoin d’appuis.

Un journaliste devrait mettre un point d’honneur à ne pas se faire l’auxiliaire d’opérations publicitaires, ni, sous prétexte d’« événement », à se précipiter au secours des vainqueurs. Les membres des jurys des prix littéraires, au lieu d’accorder les plus rémunérateurs aux plus riches (qui ont, il est vrai, quelques moyens de manipuler ces jurys), devraient avoir à cœur de couronner des ouvrages publiés par de petites maisons. A quand un Goncourt pour Exils ? un Femina pour Sabine Wespieser ?

Alors que la saison des prix littéraires s’achève sans forte surprise – les grandes maisons d’édition se partageant les honneurs –, des éditeurs modestes poursuivent leur travail de défricheur de talents ou redécouvrent de grands auteurs tombés dans l’oubli. Sans le soutien de critiques littéraires qui, dans la plupart des cas, se contentent de valoriser des ouvrages déjà encensés partout.

Pierre Jourde.

J'avais trouvé très fort ce qu'il disais sur la poésie, encore plus fort ses questions sur les prix prestigieux, jamais attribués à une petite maison.
Est-ce qu'un parfumé peut établir une liste de ce qu'on peut appeler un petit éditeur ? Je commence avec certains cités dans l'article :


Sabine Wespieser, avec le superbe Terre des oublis de Duong Thu Huong et Istanbul était un conte de Mario Levi.

Allia qui édite notamment Noam Chomsky, Jean Cocteau et Federico García Lorca !



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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 12:49

Chaque mois la revue Le Matricule des anges fait une visite chez un 'petit éditeur', voici une liste non exhaustive :

Le chemin de fer = livres illustrés (un auteur et un peintre...)

Anarchasis = explore l'inexploré à travers des littératures anciennes et voyageuses (meilleurs tirages : Tirant Le Blanc de J. Martorell et La Taverne du doge Loredan d'A. Ongaro)

Fata Morgana = également livres illustrés (meilleure vente : Eloge du rien de C. Bobin)

Quartett = édite des textes de théâtre contemporain

Editions Isolato = catalogue dédié à une littérature de 'plein air', éloge des détours, du proche et du lointain, de l'étonnement et de l'indépendance (meilleure vente : A quoi tient la beauté des montages de F. Schrader)

Vents d'ailleurs : pour une littérature résolument colorée avec un catalogue tourné vers l'Afrique noire, Haïti ou l'Amérique noire (Gary Victor, Frankétienne, Raharimanana...)

Cheyne éditeur : installé à Chambon-sur-Lignon, un éditeur de prose et de poésie à l'esthétique de 'lyrisme dégrisé' (J.P.Siméon...)

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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 12:50

Queenie a écrit:
Lisez l'article suivant Challenge de la rentrée littéraire

Je trouve vraiment extra cette idée d'essayer de mettre en avant les petits éditeurs face aux gros monstres de l'édition. Personnellement, je ne fouine jamais trop sur les tables de la rentrée littéraire (ça me fait frôler la nausée tellement y'en a), mais je suis bien prête à suivre quelques conseils de ce genre !

J'ai beaucoup aimé ça
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 13:16

darkanny a écrit:
Queenie a écrit:
Lisez l'article suivant Challenge de la rentrée littéraire

Je trouve vraiment extra cette idée d'essayer de mettre en avant les petits éditeurs face aux gros monstres de l'édition. Personnellement, je ne fouine jamais trop sur les tables de la rentrée littéraire (ça me fait frôler la nausée tellement y'en a), mais je suis bien prête à suivre quelques conseils de ce genre !

J'ai beaucoup aimé ça

C'est que je me reconnaitrais dans certains points !

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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 13:18

shanidar a écrit:
Chaque mois la revue Le Matricule des anges fait une visite chez un 'petit éditeur', voici une liste non exhaustive :

Le chemin de fer = livres illustrés (un auteur et un peintre...)

Anarchasis = explore l'inexploré à travers des littératures anciennes et voyageuses (meilleurs tirages : Tirant Le Blanc de J. Martorell et La Taverne du doge Loredan d'A. Ongaro)

Fata Morgana = également livres illustrés (meilleure vente : Eloge du rien de C. Bobin)

Quartett = édite des textes de théâtre contemporain

Editions Isolato = catalogue dédié à une littérature de 'plein air', éloge des détours, du proche et du lointain, de l'étonnement et de l'indépendance (meilleure vente : A quoi tient la beauté des montages de F. Schrader)

Vents d'ailleurs : pour une littérature résolument colorée avec un catalogue tourné vers l'Afrique noire, Haïti ou l'Amérique noire (Gary Victor, Frankétienne, Raharimanana...)

Cheyne éditeur : installé à Chambon-sur-Lignon, un éditeur de prose et de poésie à l'esthétique de 'lyrisme dégrisé' (J.P.Siméon...)

...

Merci Shanidar ! Ça peut être bien utile. Et jpense qu'en allant faire un détour par ce fil (Maisons d'édition), on peut encore en découvrir d'autres.

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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 13:23

Steven a écrit:
Istanbul était un conte de Mario Levi.
cheers ah oui, et tu me rejoins sur son fil: ici

concernant la discussion autour de la rentrée, je l'ai dit, je le redis et je vais le dire l'année prochaine: moi j'aime bien..
en ce qui concerne grand ou petit éditeur - cela dépend de l'auteur
prenons p.ex. Christian Oster qui était pendant des années chez Minuit.. maison d'édition que j'aime bien et qu'on peut considérer comme 'pas petit, mais pas grand non plus'.. mais voilà que Monsieur Oster a changé de maison d'édition - son nouveau livre vient de paraitre chez l'Olivier qui est quand même plus grand que Minuit.. et ben, je suis navrée pour Minuit, mais je vais suivre Christian Oster, bien qu'il me faut acheter son livre alors chez un autre éditeur..

reste quand même mon envie de découvrir aussi d'autres livres chez des maisons d'éditions moins connues, plus petites.. et mon libraire a le plus de mettre souvent de ces livres sur ses étagères.. je peux donc toujours faire un bon mélange Very Happy

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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 13:25

Oh, bien sûr, je m'en fous de l'éditeur quand j'aime un auteur ou un livre. Mais cette initiative est tout de même chouette, et va sûrement permettre de faire surgir des noms qu'on ne verra probablement pas apparaître dans les articles, les ragots ou sur les tables de la plupart des librairies.

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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 14:17

à ce propos, je ne connaissais pas les éditions Zulma que j'ai pu découvrir avec Rosa candida et ça m'a donné envie de consulter leur site et leurs auteurs. Voilà contribution inutile mais vos posts m'ont fait penser à ma recherche d'hier mouton
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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitimeMar 30 Aoû 2011 - 14:30

Theo a écrit:
à ce propos, je ne connaissais pas les éditions Zulma que j'ai pu découvrir avec Rosa candida et ça m'a donné envie de consulter leur site et leurs auteurs. Voilà contribution inutile mais vos posts m'ont fait penser à ma recherche d'hier mouton
cheers ah oui.. Zulma est extra.. on est plusieurs sur le forum à les aimer..
personnellement j'en ai découvert des auteurs rien qu'à cause de mon attirance pour cette maison d'édition

auteurs de chez Zulma qui ont un fil sur Parfum leur nom est le lien vers leur fil Wink

Benny Barbash

Jean-Marie Blas de Roblès

Hubert Haddad

Pascal Garnier

Lee Seung-U

Zoya Pirzad

Enrique Serpa

David Toscana

Paul Wenz


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MessageSujet: Re: Autour de la rentrée littéraire (d'année en année)   Autour de la rentrée littéraire (d'année en année) - Page 2 Icon_minitime

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