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 Collection Ekphrasis

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kenavo
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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Jeu 21 Nov 2013 - 9:46


Dominique Quélen, Les Dispositions de la loi

Citation :
« Sept meubles répartis dans une pièce et sur un feuillet dont les bords constituent les murs en creux » : voici la description, réduite à sa plus simple expression, du dessin de Helene Reimann, pièce remarquable de la collection d’art brut de l’Aracine exposée au LaM (Lille Métropole), que le poète Dominique Quélen nous apprend à regarder et/ou à ressentir. D’abord trompé par la trivialité du dessin, le lecteur découvre le monde intérieur d’une artiste qui ne se pensait pas comme telle, d’une déséquilibrée qui ordonnait sans relâche les méandres de son espace intime. À travers la fortitude d’un trou inexpliqué dans le corps du papier, « serrure sans clé dans un dessin sans porte », Dominique Quélen redonne vie à la puissance troublante de ce dessin.

À part une petite biographie, on ne peut pas trouver beaucoup d’œuvres de Helene Reimann en ligne, même pas sur des sites allemands.
Mais je voulais découvrir ce qu’en dit Dominique Quélen, attiré par ce genre de l’art brut et surtout intéressé de voir ce qu’il arrive à faire d’après cette définition qu’il donne lui-même dans ce livre :

EKPHRASIS. Genre littéraire. Un de ses objets est de décrire une œuvre pour cela qu’elle est difficilement accessible, non visible, voire disparue.
François Collet, dans Cahier Critique de Poésie N°19, 2010

Il mélange son approche de ce dessin avec la vie de Helene Reimann et d’autres œuvres d’elle qu’il a pu voir lors d’une expo.

Meubles sans ornements, sans objets utilitaires ni bibelots décorativement posés qui viendraient suggérer une pièce habitée. Aur format standard de la feuille répond ce mobilier standard et sans individuation. Monde à la fois disparu, déserté par l’effet du temps comme le Paris d’Atget, et convoqué sous la main et les yeux persistant quand la présence humaine y fait défaut.

Intéressant et beau texte autour d’un dessin qu’on ne remarquerait probablement pas, considérant le choix qu’il y a dans le monde le l’art.

Helene Reimann dessine ce qu’elle ne voit plus. Je vois ce qu’elle dessine et, écrivant ceci, je pose un fond à ce second trou qui, après avoir brisé deux barreaux du dossier, s’en va traverser le plateau de la table aussi simplement que s’il surplombait un tain sans miroir. Serrure sans clé dans un dessin sans porte, par lequel je regarde ce qui n’y est pas, comme si l’espace était son propre mur. Peut-être avez-vous ressenti cela, Helene Reimann, pour n’avoir pas voulu perdre encore, par l’oubli, les objets que vous aviez perdus de l’autre côté.

Elle dessine aussi des vêtements vides qui ont des jambes. Vêtements vides, pièces vides, meubles vides : monde vide où ne sont plus que les objets, les formes immobiles dans l’espace et le temps. Ce qui reste quand il ne reste rien. Leur trace.


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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Jeu 21 Nov 2013 - 14:03

On voudrait posséder toute la collection!
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kenavo
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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Dim 1 Déc 2013 - 10:27


Jacques Jouet, Boilly en trompe-l’œil

Citation :
Mais qui trompe qui, de l’oulipien Jacques Jouet ou du peintre aux cinq mille portraits, Louis-Léopold Boilly (1761-1845), dans cette lecture illusionniste du Trompe- l’oeil aux pièces de monnaies sur le plateau d’un guéridon (1808-1814, Palais des beaux-arts, Lille) ? Car entre cet artiste « qui ne range pas ses affaires » et se représente en les éparpillant, et le poète dont la liberté ne s’exprime que sous la contrainte, il s’agit bien d’un « pacte poétique », une ruse toute en perspectives dans laquelle le lecteur s’égare sans aucune illusion et se laisse conter, pour son plus grand plaisir, « l’art dans l’oeuvre d’art ».

Pour moi le but de lire les livres de cette collection est au premier plan celui de retrouver des images que j’aime et de faire connaissance avec des approches différentes, pour comparer, recevoir peut-être un autre angle de vue sur cette même image, apprendre à connaître des mots pour parler de l’art…

Et puis il y a des images qui ne me parlent pas du point de vue de « oh oui, que c’est beau » mais qui m’intriguent, qui ont réussi à recevoir une appréciation du monde de l’art et dont je veux donc essayer de me faire une idée, voir si j’arrive à trouver la ‘beauté’, l’importance, l’appréciation de tel ou tel œuvre.

C’était ce deuxième argument qui m’a amené vers le livre de Jacques Jouet et bien qu’il y a de jolies parties dans son poème (ce texte est en effet un poème d’une trentaine de pages), je suis restée en dehors de sa lecture. Par moment il a réussi de m’y emporter, mais pour la plupart des mots, je ne suis pas arrivée à les « déchiffrer ». Ainsi le texte m’est resté plus étrange que l’œuvre présentée. Dommage. Mais pas grave non plus.
Je vais bien tenter d’autres livres de cette collection !


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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Jeu 30 Jan 2014 - 17:03


Marie Alloy, Un Chemin d'enfance
Citation :
Marie Alloy promène son âme et ses souvenirs le long de cette lumineuse Route d’Arras peinte par Camille Corot et exposée au musée des Beaux-Arts d’Arras. Elle entre dans ce paysage semblable à ceux de son enfance où pour la première fois elle apprit à regarder en peintre, et nous livre une écriture feutrée, mélancolique, à l’image des halos de gris et d’or qui caractérisent la peinture de Corot. Nous l’accompagnons volontiers, le temps d’une lecture, le temps d’un détour, puisque « la route témoigne d’une humanité qui se prolonge en nous ».

Marie Alloy fait d’abord une approche très personnelle vers ce tableau en lui insufflant des souvenirs d’enfances qu’elle a avec cette région.
Ensuite elle fait un va et vient entre ce tableau et la vie, mais surtout l’art de Corot.


« Il y a toujours dans un tableau un point lumineux ; mais il doit être unique. Vous pouvez le placer où vous voudrez : dans un nuage, dans la réflexion de l’eau ou dans un bonnet ; mais il ne doit y avior qu’un seul ton de cette valeur. »
Enseignement de Corot !



Corps émouvants, aussi charnels et humbles que les objets quotidiens peints par Chardin.
En effet, l’homme et la femme, les saules, les murs, les toits, ne sont pas rendus par leurs contours, mais par l’impression déposée sur eux par la lumière ou l’ombre. Les corps, en une matière sensuelle, sont restitués dans l’atmosphère où ils se fondent et se répondent, où la lumière qui se reflète sur chacun est renvoyé dans l’espace en s’irisant de chaque nuance.



Tout comme pour les autres livres de cette collection : Bravo et envie de continuer !

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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Mer 1 Avr 2015 - 9:56


Alberto Manguel, L’apocalypse selon Dürer
Citation :
Présentation de l'éditeur
«Les livres sont des objets personnels, miroirs intimes du monde, autobiographies de leurs lecteurs.
Parfois, pourtant, peut-être quand la profondeur et les échos d'un texte paraissent presque trop universels pour avoir leur place dans la bibliothèque d'un seul lecteur, nous tentons d'imaginer, non pas un être divin et insondable qui se définit lui-même par les mots : «Je suis Ce que Je suis», mais un poète de chair et de sang, capable d'être, à l'instar du Seigneur des Armées, un Auteur».
Alberto Manguel revisite les seize gravures de L'Apocalypse réalisées par Albrecht Dürer en 1498.
A travers seize courts textes, il entreprend un commentaire aussi lumineux que savant de cette œuvre, et nous invite à une réflexion profonde sur le sens de ces images et des soubresauts de notre temps.
Les pages qu'il nous offre nous installent au cœur de la signification de l'existence humaine et des relations de notre civilisation au Livre.


C’est vraiment dommage qu’il existe pour l’instant qu’une page allemande sur Wikipédia qui fait un très beau travail sur les différentes images de Dürer avec le texte pour raconter leur contenu (incomplet en anglais et inexistant en français).
Même si vous ne pouvez pas lire l’allemand, le lien va au moins donner accès à toutes les différentes images qui sont aussi reproduites dans ce livre.

Alberto Manguel en fait une lecture tout à fait personnel et je ne vais même pas tenter de faire un commentaire, tellement s’est bien écrit et ses connaissances peuvent faire deux tours du monde avant que je sois sortis de la maison ^^

Mais je peux vous donner un exemple de ces seize textes, tous aussi extraordinaires que celui-ci :



La première trompette

Dieu est aussi un artiste. Sous Son regard et tandis que retentissent les trompettistes des anges, une paire de mains gigantesque sortant d’un nuage plonge une montagne dans la mer. Une étoile tombe, des bateaux sombrent, les sauterelles dévastent le pays. Un aigle crie en allemand les mots « malheur, malheur, malheur ». Quel est ce spectacle magnifique et terrible ?
Le Créateur est un créateur jaloux, tous les artistes le sont. Il veut que Son œuvre soit considérée comme un tout, comme un ensemble, de fragments artistiques. Et, comme un ensemble de fragments artistiques. Et, comme pour n’importe quelle œuvre d’art, le concept d’échec est imbriqué dans le tissu de la création divine. C’est pour cette raison que le véritable artiste en Dieu finit par détruire son œuvre. L’état ultime de toute œuvre d’art est l’état de ruine.
Échec : un terme qui devient un oxymore quand sa signification dans la banque et la finance est contrebalancée par sa signification dans les sciences exactes et les sciences humaines. Dans ces domaines-ci, ainsi que le savait Dürer, l’échec réside, implicite dans les plus grandes réussites, puisqu’il désigne l’état d’incomplétude de toute grande œuvre d’art et de toute découverte scientifique importante. L’artiste crée une œuvre qui doit être complétée par son public et est, par conséquence, nécessairement imparfaite : c’est par les vides de l’œuvre que le lecteur y insuffle la vie. Le scientifique procède par questionnements, puisque toute réponse définitive fermerait la voie et empêcherait d’avancer. Mallarmé parlait de « la Muse de l’impuissance », qui inspire à chaque entreprise artistique un certain degré d’échec lui permettant de survivre.
À l’époque de nos premières lectures, il vient un moment où nous découvrons que des traits marqués par l’encre sur la page émerge un monde pleinement formé et d’une réalité magique. C’est là une expérience transformatrice, après laquelle notre relation au monde tangible et quotidien ne sera plus la même. Dès lors que nous avons été témoins des capacités créatrices de la parole, qui permettent aux mots non seulement de communiquer ou de désigner mais aussi de rendre vivant ce qu’ils désignent et communiquent - c’est-à-dire, dès que nous sommes devenus des lecteurs – il ne peut plus y avoir pour nous de perception innocente du monde. Une fois nommée, une chose n’est plus elle-même, au sens platonicien : la chose est inférée par le mot qui la nomme, contaminé ou enrichi par toute l’ascendance, les connotations et les préjugés que le monde traîne dans son sillage.
« Au commencement était le Verbe » nous rappelle l’autre Jean. Et dans ce verbe se trouve le pressentiment de sa propre destruction rédemptrice.

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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Dim 26 Juin 2016 - 9:03


Patrick Varetz, Modigliani, une bonté bleue
Citation :
Présentation de l'éditeur
Dans son dialogue avec l'oeuvre, l'auteur s'interroge sur cet homme qui prend la pose. Lui là, avec sa vareuse d'un bleu délavé, c'est Moïse Kisling, l'ami peintre de Modigliani, parti combattre dans une Europe en guerre et rentré blessé, miraculé du front. "Ce que semble suggérer cet homme (…) c'est qu'il faut accepter parfois de se laisser désarmer par l'existence." A partir d'un texte d'Henri Michaux, il choisit de concentrer son regard sur cette blouse qui occupe une grande partie de la surface peinte ; puis nous invite à le suivre dans ce trou bleu en nous interrogeant : "une phrase interminable de Michaux suffirait-elle à faire reculer les ténèbres ?"Avec ce texte lumineux et porté par la bonté, Patrick Varetz nous offre la face claire de son style magnifique.



Portrait de Moïse Kisling, 1916

Bonheur multiplié par trois.
En principe je suis habituée de découvrir un livre concernant un artiste, mais voilà que la maison d’édition Invenit a eu la bonne idée de consacrer trois livres à Amedeo Modigliani, pour mon plus grand plaisir.

Patrick Varetz a choisi ce portrait de Moïse Kisling et il s’intéresse autant au personnage représenté qu’au peintre.


Il n’y a rien à raconter, sinon témoigner d’un cheminement, et saisir l’opportunité de restituer très précisément cette image de la bonté qui te hante.

Une bonté bleue.


Et il se concentre surtout sur ce bleu… et ses mains… qui sont pour lui l’aspect le plus important de cette image. Il se familiarise avec la vie de Moïse Kisling et en déduit plein de pistes.

Comme toujours cette collection offre de nouvelles visions sur des œuvres d’art… et c’est réjouissant et tout à fait extra.


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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Dim 26 Juin 2016 - 9:04

et de deux...


Colette Nys-Mazure, Quand tu aimes il faut partir
Citation :
Présentation de l'éditeur
Amedeo Modigliani peint en 1919 sa jeune compagne enceinte, Jeanne Hébuterne portant sur ses genoux leur premier enfant. Ils se sont rencontrés fin 1916, elle a 19 ans, lui 34. Contre l'avis de sa famille, elle le suit, bien décidée à vivre pleinement son amour. Elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre, emportant avec elle l'enfant à naître. En s'arrêtant sur cette oeuvre testamentaire, Colette Nys-Mazure saisit l'occasion de rentrer dans la vie du peintre, de son enfance à sa mort prématurée. Elle nous livre un texte empreint d'humanité et de poésie, qui tente de comprendre les paradoxes de l'amour, maternel ou conjugal, et ses conséquences parfois tragiques.


Maternité, 1919


Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t’en


Blaise Cendrars, Feuilles de route


Colette Nys-Mazure ne se concentre pas seulement sur cette toile, mais raconte une petite bio du peintre pour mettre cette Maternité dans le contexte de l’œuvre du peintre.

Mais dans un tel ouvrage, il ne s’agit naturellement pas de la simple énumération de dates et autres faits qu’on connaît de la vie d’Amedeo Modigliani. Elle met les événements de sa vie en relation avec ses œuvres et ainsi on fait un peu le tour de cette vie trop courte qui va aboutir dans ce portrait de sa compagne Jeanne Hebuterne.

J’adore ce peintre, ainsi j’ai beaucoup aimé ce livre…


Du bout de la montagne noir, le Roi
Celui qui, élu pour régner, pour commander,
Pleure les larmes de ceux qui n’ont pu rejoindre
Les étoiles.
Et de la sombre couronne des nuages
Tombent des gouttes et des perles
Sur la chaleur excessive de la nuit


Amedeo Modigliani


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MessageSujet: Re: Collection Ekphrasis   Dim 26 Juin 2016 - 9:05

et de trois...


Régine Detambel, Louise au vitriol
Citation :
Présentation de l'éditeur
A l'occasion d'une visite à Brancusi, Modigliani tombe en arrêt devant un bloc de marbre. C'est le début d'un cauchemar pour sa compagne Louise, une jeune fille rousse, amoureuse, qui va découvrir sa jalousie pour la tête que va sculpter son compagnon. Au gré de séances de travail de plus en plus rapprochées, "touche-moi encore" semble supplier la pierre, celle-ci prend visage humain. Tel le chant des sirènes, l'appel de la sculpture est toujours plus fort. Une passion qui conduira Louise à un acte aussi violent que désespéré. Dans un Montparnasse bouillonnant, où se côtoient les grands artistes de demain ― Soutine. Picasso... ― cette histoire interroge les mystères de la création. Peut-on comprendre et partager cet appel qui surpasse tout ? L'amour y paraissant lui-même impuissant. Plusieurs voix s'expriment tour à tour dans un récit polyphonique qui semble condamner toute forme d'équilibre entre amour et création.



Tête de femme, 1913

Régine Detambel a imaginé un « ménage à trois » : Modigliani, Louise et la pierre.

Alternant, elle donne une voix à ces trois (en plus d’un chapitre où Chaïm Soutine et Guillaume Apollinaire prennent parole).

C’est une toute autre approche que dans tous les autres livres de cette collection que j’ai lu.

Mais c’est bien fait et on y est auprès d’eux lors de leurs monologues.

Une fois de plus conquise par le concept de cette collection…



… il semblerait qu’on ne sculpte que pour sortir de l’enfer



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