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| Ian McEwan | |
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Auteur | Message |
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kenavo Zen Littéraire
Messages : 63288 Inscription le : 08/11/2007
| Sujet: Re: Ian McEwan Ven 29 Mar 2013 - 7:07 | |
| - églantine a écrit:
- Je crois que nous avons l'exemple type de l'oeuvre qui dérange le lecteur par les interrogations qu'il provoque ramené à son histoire personnelle .....
en effet, c'est un livre qui peut susciter un tas de souvenirs personnels, j'espère qu'il ne va pas trop te 'hanter' pour moi cela reste un bon souvenir de lecture qui ne m'a pas touché d'un point de vue personnel mais d'intérêt pour ce sujet... | |
| | | églantine Zen littéraire
Messages : 6498 Inscription le : 15/01/2013 Age : 59 Localisation : Peu importe
| Sujet: Re: Ian McEwan Mar 2 Juil 2013 - 14:47 | |
| - Maline a écrit:
- Noémie a écrit:
- J'ai emprunté "Samedi" à la bibliothèque,hier....pour découvrir cet auteur : est-ce un bon choix pour commencer ?
Personnellement j’ai beaucoup apprécié la lecture de „Saturday“ mais c’est un roman très controversé d’Ian McEwan. Il raconte en détails tous les aspects de ce samedi dans la vie d’un neurochirurgien londonien. Ces détails peuvent ennuyer un lecteur qui aime l’action et la vie trépignantes.
Il est toujours difficile de ressentir les mêmes détails comme importants. Je pense que la prouesse de McEwan réside dans le fait d’en pourvoir parler ; ce qui est important pour le père ne l’est peut-être pas pour sa femme ou pour le fils. Un lecteur attentif qui suit le rythme du roman se rendra compte du moment où le samedi d’une vie bouscule vers le dimanche c.-à-d. la mort.
J’ai beaucoup discuté ce roman avec des jeunes lecteurs en le comparant à la pile des livres parus en anglais à la suite de 9/11 (Martin Amis, Don DeLillo, Jonathan Safran Foer, Claire Messud, Jay McInerney, Joseph O’Neil, John Updike, etc.). C’est un de mes favoris mais je ne le recommanderais pas comme première lecture d’un livre d’Ian McEwan. Je conseillerais plutôt „Expiation“. En effet c'est une lecture qui demande une certaine concentration mais le rythme un peu "flegmatique" n'y prédispose pas : il ne se passe pas grand chose mais les détails sont tous importants pour saisir la véritable portée de ce livre sinon je pense que l'on passe à côté ! Pour ma part je n'ai pas eu envie de faire l'effort et j'ai fermé le livre arrivée à la moitié : On est bien loin d' Expiation ..... | |
| | | mimi54 Zen littéraire
Messages : 6043 Inscription le : 02/05/2010
| Sujet: Re: Ian McEwan Mar 2 Juil 2013 - 14:56 | |
| - églantine a écrit:
Pour ma part je n'ai pas eu envie de faire l'effort et j'ai fermé le livre arrivée à la moitié : On est bien loin d' Expiation ..... Et pourtant expiation m'a mise KO au bout de 60 pages, exténuée, usée, abasourdie de tant de lourdeur, langueur, et lenteur.... Il es toujours en friche pas très loin, mais il a peu de chance de me voir y revenir Alors que j'avais bien aimé sur la plage du Chesil | |
| | | Maline Zen littéraire
Messages : 5239 Inscription le : 01/10/2009 Localisation : Entre la Spree et la Romandie
| Sujet: Re: Ian McEwan Jeu 2 Jan 2014 - 18:47 | |
| Opération Sweet Toothd'Ian McEwan, traduit par France Camus-Pichon Je viens de terminer « Opération Sweet Tooth » et mon impression est très mitigée. Ian McEwan est un excellent conteur et il le prouve à nouveau dans ce roman. Mais l’histoire ne m’a pas convaincue. Il s’agit de celle d’une jeune femme, Serena Frome, fille d’un évêque anglican et lectrice enthousiaste, qui se fait pousser par sa mère vers des études de mathématiques à Cambridge. Il lui manque l’envie et l’inclinaison pour devenir une vraie matheuse. Pendant ses études Serena Frome commence une liaison avec un professeur beaucoup plus âgé qu’elle et qui s’avère être un espion. Grace à son entremise elle devient une employée subalterne du MI5, participant à la mise à jour du classement des dossiers du service – nous sommes au début des années 1970 et l’informatique est encore très loin d’être généralisée. C’est son penchant de grande lectrice qui finalement la fait choisir comme participante dans un programme que le MI5 destine au soutien des écrivains conservateurs prêchant le conformisme au système capitaliste parmi les intellectuels, tout en poursuivant pendant la guerre froide le réarmement spirituel contre le communisme. Serena est plus naïve que roublarde ou rusée, elle est influençable et loin d’être capable de s’imposer. Elle est choisie comme employée traitante d’un jeune écrivain Thomas Haley dont elle tombe vite amoureuse et commence une affaire avec lui. Cette histoire se développe avec en arrière plan les tensions économiques, politiques et sociales de la Grande-Bretagne de l’ère d’Edward Heath et de la question de l'Irlande du Nord et des grèves de mineurs. La confrontation finale permet au lecteur d’assister à un retournement de l’histoire dont Ian McEwan a le secret et qui fait apparaître tout l’histoire sous une lumière différente. L’histoire serait bien capable de retenir l’attention du lecteur si seulement les différents protagonistes présentaient un peu plus de consistance. Mais ils sont faiblement dessinés. Notamment le personnage principal, Serena Frome, qui raconte l’histoire à la 1ère personne du singulier, fait pâle figure tout au long du roman au point d’être – hélas – ennuyeuse. Même si Ian McEwan sait tisser ses fils à la perfection, il y a bien des longueurs, trop de longueurs, le livre s’étiiiiiiiiiiiiire, le comble pour un roman d’espionnage. D’accord, Ian McEwan pose plus de questions que celle de l’espionnage dans nos sociétés occidentales, il veut mettre à l’avant les relations entre artistes et gouvernements, leur financement vs. leur indépendance. Mais « Opération Sweet Toth » reste un roman moyen, pas son meilleur cru et quand à la fin Ian McEwan permet de repenser l’histoire, je n’étais plus intéressée. Allez, au prochain …. | |
| | | topocl Abeille bibliophile
Messages : 11706 Inscription le : 12/02/2011
| Sujet: Re: Ian McEwan Mer 30 Avr 2014 - 15:47 | |
| Opération Sweet Tooth
Je suppose (?) que Ian McEwan a voulu s’amuser en composant ce roman mêlant espionnage et littérature dans une ambiance vintage. Eh bien, j'aurais fort apprécié de m’amuser autant que lui. Et je reprends à mon compte cet adjectif de Maline : "mitigée"
Au niveau "espionnage", l'héroïne ne tient guère la route, intelligente et jolie, lectrice boulimique, un peu trop sûre d’elle, assez terne au final malgré tous ses atouts Ce n’est pas ce que semblent penser les hommes, puisqu’elle les fait tous tomber dans ses bras , malheureusement sans y mettre la classe et surtout le détachement de James Bond. Quant à la base, l'affaire d'espionnage, elle est particulièrement rocambolesque : en pleine guerre froide, les renseignements britanniques payent deux ans de création libre à des écrivains conservateurs, à leur insu, dans l'idée que peut-être, ils produiront des oeuvres qui pousseront le public vers l'anticommunisme. Fallait y penser. .(Je dis ça, mais j’ai lu quelque part [Télérama] que ça a réellement existé, comme quoi la réalité dépasse la fiction et on peut remercier Ian McEwan pour ce côté informatif).
Au niveau "littérature", c'est assez drôle de croiser Martin Amis faisant ses premières armes littéraires. On découvre le héros, dont McEwan dit qu’il lui ressemble, non par un portrait psychologique classique, mais à travers les nouvelles qu'il écrit. Assez savoureuses, les nouvelles, étranges, décalées, mais bon… si j'avais voulu lire des nouvelles, je n'aurais pas pris un roman. Et puis : ça éparpille, ça casse quand même sérieusement le fil du récit.
Et pour ce qui est de "revivre la fin des années 60 et le début des années 70", il y a des choses intéressantes sur le vent de liberté qui y souffle, qui va souvent un peu trop vite même pour ceux qui la souhaitent. Et il y a un peu trop de notations du genre : je prends un Kleenex Ah Mon Dieu quand je pense qu'il y a un an encore j'aurais pris un mouchoir en tissu brodé ! Quant à l'environnement socio-politique, pour quelqu'un qui avait 10 ans à cette époque et qui n'est pas passionnée d'histoire contemporaine britannique, je dois dire que beaucoup de choses restent assez obscures.
Malgré ces réserves, c’est honnêtement écrit, ça se lit assez bien, sans passion certes, et l'ennui qui survient parfois, assez rarement cependant, est surmonté avec l'idée fermement accrochée que Ian McEwan a certainement un final malin derrière la tête, et qu'à la fin, il va se passer quelque chose. Et bien oui, il se passe quelque chose, qui serait comme une ébauche de réflexion sur le rôle de l’art, son rapport à la vie, sur la vie en général et le rôle de l’artifice, qui est un mélange d’astuce et de lourdeur et m’a un peu déçue par l’impression de déjà vu qu’il procure.
En conclusion, ce roman n’est pas forcément à éviter, il lui manque cependant une vivacité, et il y a pas mal de McEwan excellents qui laissent une impression beaucoup plus favorable sur cet auteur.. | |
| | | topocl Abeille bibliophile
Messages : 11706 Inscription le : 12/02/2011
| Sujet: Re: Ian McEwan Lun 28 Juil 2014 - 16:48 | |
| Samedi Un samedi "ordinaire", de l'insomnie matinale à l'endormissement collé contre son épouse, 24 heures de la vie d'un homme , neurochirurgien performant, mari amoureux, fils dévoué, père aimant, 24 heures où apparaissent et grandissent au fil des heures les failles d'un homme , ses errances, et où explosent ses vagues certitudes. Dans un récit à la précision quasi obsessionnelle , Ian McEwan raconte comment Henry Perowne, pour qui « Tout est sous contrôle », dans le contexte d'une époque «perplexe et inquiète » (l'après 11 septembre), voit sa routine bienheureuse se gripper, confrontée à la chose publique et aux interrogations qu’elle génère, et à diverses péripéties privées. Peu à peu « la confusion le gagne », se posent les questions du destin, du hasard et du choix. Insensiblement, cet homme qui commence le récit comme « un roi, immense, accommodant, invulnérable, [qui] veut bien dire oui à tout projet empreint de chaleur et de bienveillance » , au fil des heures, « se sent faible et ignorant, effrayé par la vitesse à laquelle les conséquences d'une action peuvent vous échapper et engendrer de nouveaux événements, de nouvelles conséquences, jusqu'à vous mettre dans une situation que jamais vous n'auriez imaginée ni choisie » Mécanique factuelle implacable, récit au suspense progressif, frisant parfois, mais plutôt élégamment, la caricature, Samedi nous confronte, dans un monde hostile et angoissant, aux abîmes de nos fragilités comme à nos aveuglements, et sasn la condamner pour autant, à notre défense mesquine et désespérée d'un bonheur personnel égoïste. - Citation :
- « Quand on se focalise sur les grands problèmes, la situation politique, le réchauffement de la planète, la pauvreté dans le monde, tout paraît vraiment épouvantable, sans aucune amélioration en vue, sans aucun espoir auquel se raccrocher. Alors que si je change d'échelle, que je pense aux petites choses de la vie – comme la fille que je viens de rencontrer, la chanson que je prépare avec Chas ou la perspective de faire du snowboard le mois prochain, tout s'éclaircit. Elle sera donc ma devise : « Voir les choses en petit. »
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| | | tom léo Sage de la littérature
Messages : 2698 Inscription le : 06/08/2008 Age : 61 Localisation : Bourgogne
| Sujet: Re: Ian McEwan Jeu 16 Juil 2015 - 7:18 | |
| The children act
(Traduction et titre françaises à venir?!)
CONTENU : Fiona Maye est une juge respectée à la Haut Court de Londres, connue pour sa méticulosité, son sérieux. Depuis plus de trente ans elle est mariée avec Jack, un professeur d'histoire. Un couple jusqu'à là harmonieux, mais un peu distant récemment. D'un coup il demande sa bénédiction pour une affaire extraconjugale, ne trouvant pas assez d'activité dans son couple…
Juste dans ce moment Fiona est confrontée à un cas spécial et urgent : un garçon de 17 ans, souffrant de leucèmie, aurait urgemment besoin d'une transfusion sanguine. Mais lui et sa famille, témoins de Jéhova, réfusent pour des raisons réligieuses. Mais sans cela il mourra atrocement. Resteront juste 24 heures pour la juge d'émettre un jugement… (avec des éléments de l'éditeur pour la version allemande)
REMARQUES : Donc, on trouvera apparemment deux niveaux de narration parallèles : la situation personnelle de Fiona dans les tensions actuelles de son couple d'un coté, et puis de l'autre, son travail comme juge devant un tribunal. On pourrait alors se demander à quel point éventuellement le personnel dérangera la sphère professionnelle, et vis-versa, si la vie professionnelle ne constitue pas un poids trop grand dans sa vie de couple, l'empêche à être présent. Et puis comme questionnement sur la relation entre ces deux espaces on pourrait être tenté de poser la ou les questions purement comme ça.
A mon avis on trouvera une interaction beaucoup plus fine et étendue entre ces deux niveaux dans ces premiers chapitres. Quelques remarques sur ce sujet : Quand dans une première partie (quasiment comme une présentation du travail de Fiona) nous sont racontés des cas différents, pointus du monde de son travail, il s'agit pas juste de juger des situations d'une façon finale ou de nous présenter des devinettes éthiques à partir desquelles nous serions invités à nous former une opinion sur des sujets délicats.
Dans ces cas précis, presque toujours, on raconte des refus de gens d'accepter une certaine façon soit disant normale à procèder, à cause de certaines idées et convictions traditionelles sur un bien supérieur et une autre forme de bien-être en accord avec ces principes. Au même moment nous est racontée la situation de Fiona, apparemment si détachée, cultivée etc, comment elle arrive – certes à cause d'autres motivations et dans un autre cadre – aussi à énoncer une position catégorique, un refus presque incompréhensible d'aller à l'encontre de son mari… Elle risque un bien à cause d'une autre référence. Et – aussi parallèlement à des gens et des cas exemplaires – elle menace même d'exclusion l'autre (ici son mari). Cette mise en dehors de l'autre va dans le roman jusqu'au point qu'elle changera littéralement les clés de portes (sans légalité aucune).
Voilà une présentation des choses incroyable : un comportement d'exclusion, voir une forme de dogmatisme (si on veut utiliser ce mot) trouve un terrain même en dehors de la stricte sphère réligieuse : à se demander si nous sommes pas tous potentiellement des « empêcheurs » du bien être, et des possibles défendeurs de nos rigorismes moraux et autres ! Celle qui va juger dans le contexte du livre et qui a une certaine largeur de comprendre l'autre, fait des efforts d'empathies ou de compréhension, est au même moment en fait aussi elle-même « emprisonnée » !
Et est-ce qu'elle sera capable d'émettre un jugement de l'extérieur, d'avoir le bien-être de l'autre comme souci, si elle ne regarde que de son point de vue de ce qu'est le « bien-être », et si elle refuse de remplir les trous énormes et existentiels qui s'ouvrent pour le garçon en question ?
Donc, il me semble que McEwan n'émet pas de jugements trop faciles sur des fondamentalistes réligieux, il ne facilite pas des apriori. Tout cela, et le livre, me semblent plus fins. On y parle aussi de références néccessaires dans une vie (ou dangéreuses?), de sécurité, de certitudes, convictions, sens. Est-ce que je pourrais vraiment me mettre au-dessus et proclamer que telle ou telle référence ne devrait pas compter ? Qui va remplir les espaces vides qui sont créés par la soit-disante libération des traditions vieillotes ? Espace de liberté ou abîme ?
Presqu'entièrement je ne pouvais qu'observer avec étonnement et admiration la capacité d'analyse de McEwan. Un livre très riche dont je n'ai encore rien dit avec ces lignes...
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| | | Agnès Main aguerrie
Messages : 343 Inscription le : 11/07/2015 Age : 52 Localisation : Nord-Isère
| Sujet: Re: Ian McEwan Jeu 16 Juil 2015 - 13:33 | |
| Pour en revenir à Samedi, un extrait qui parlera sans doute aux amoureux de la musique : - Citation :
- Puis vient le solo du pianiste, et les autres se joignent à son riff circulaire et virtuose.
Sa fatigue envolée, Henry s’écarte du mur auquel il s’était adossé et s’avance au centre de la salle obscure, plus près de cette grande machine à produire des sons. Il se laisse happer. Rares sont les moments où des musiciens atteignent ensemble quelque chose de plus délectable que tout ce qu’ils ont pu connaître en concert ou en répétition, bien au-delà de la simple collaboration ou de la compétence technique, et où leur expression acquiert la légèreté et la grâce de l’amitié ou de l’amour. C’est alors qu’ils nous offrent un aperçu de ce que nous pourrions être, de ce que nous avons de meilleur, de ce monde impossible où l’on donne tout aux autres sans rien perdre de soi-même. Dans le monde réel il existe des programmes détaillés, des projets visionnaires de sociétés paisibles, sans conflit, promettant le bonheur à tous et pour toujours – des mirages au nom desquels les gens sont prêts à tuer te à se faire tuer. Le royaume du Christ sur terre, le paradis des travailleurs, l’État islamique idéal. Mais seule la musique, en de rares occasions, laisse vraiment entrevoir cette communauté de rêve, séduisante illusion qui s’évanouit avec les dernières notes.
Naturellement, personne ne s’entend sur les moments où cela se produit. Henry en a fait l’expérience pour la dernière fois à Wigmore Hall, où une communauté utopique s’est formée le temps d’un octuor de Schubert, tandis que flûtistes et hautboïste, avec de discrets mouvements d’épaules, soufflaient leurs notes vers les instrumentistes à cordes qui les leur renvoyaient adoucies. cela lui est aussi arrivé il y a longtemps, à l’école de Daisy et de Theo où un orchestre discordant, accompagné d’une chorale d’élèves et de professeurs, s’était attaqué à Purcell et avait offert malgré ses couacs un innocent et délicieux chœur d’enfants et d’adultes. Et le voilà de nouveau, ce monde cohérent où tout s’harmonise. Henry se balance doucement dans l’obscurité, les yeux fixés sur la scène, sa main droite étreignant ses clés dans sa poche. Je l'ai lu il y a un an et demi, je me souviens avoir aimé mais je ne saurais pas en dire plus (<--- merci pour cette intervention pertinente Agnès, tu nous aides beaucoup). | |
| | | tom léo Sage de la littérature
Messages : 2698 Inscription le : 06/08/2008 Age : 61 Localisation : Bourgogne
| Sujet: Re: Ian McEwan Dim 27 Sep 2015 - 11:23 | |
| J'ai vu l'annonce de la traduction française de The Children Act:
"L'intérêt de l'enfant", pour le 1er Octobre! | |
| | | Exini Zen littéraire
Messages : 3065 Inscription le : 08/10/2011 Age : 51 Localisation : Toulouse
| Sujet: Re: Ian McEwan Dim 27 Sep 2015 - 11:59 | |
| Chouette ! Dans ma LAL tout de suite, "L'intérêt de l'enfant". | |
| | | Agnès Main aguerrie
Messages : 343 Inscription le : 11/07/2015 Age : 52 Localisation : Nord-Isère
| Sujet: Re: Ian McEwan Jeu 1 Oct 2015 - 14:49 | |
| La couverture et la communication de Gallimard : « L’intérêt de l’enfant » - Ian McEwan allie avec justesse la froideur de la justice à la poésie et à la musicalité qui imprègnent la vie des personnages. « Un roman bref, puissant. » Télérama.fr Traduction de l'anglais par France Camus-Pichon À l’âge de cinquante-neuf ans, Fiona Maye est une brillante magistrate spécialiste du droit de la famille. Passionnée, parfois même hantée par son travail, elle en délaisse sa vie personnelle et son mari Jack. Surtout depuis cette nouvelle affaire : Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans atteint de leucémie, risque la mort. Les croyances religieuses de ses parents interdisant la transfusion sanguine qui pourrait le sauver, les médecins s’en remettent à la cour. Après avoir entendu les deux parties, Fiona décide soudainement de se rendre à l'hôpital, auprès du garçon. Mais cette brève rencontre s’avère troublante et, indécise, la magistrate doit pourtant rendre son jugement. Dans un style limpide, Ian McEwan crée une ambiance oppressante et fait preuve d’une complexité thématique impressionnante. Les certitudes se dérobent : où s’arrête et où commence l’intérêt de l’enfant? Retrouvez l’auteur : - lundi 5 octobre : à 12h dans « La grande table » sur France Culture et à 20h au Théâtre de l’Odéon, à Paris - jeudi 22 octobre à 20h35 dans « La Grande Librairie » sur France 5. | |
| | | pia Zen littéraire
Messages : 6473 Inscription le : 04/08/2013 Age : 56 Localisation : Entre Paris et Utrecht
| Sujet: Re: Ian McEwan Jeu 1 Oct 2015 - 18:22 | |
| Bien tentant. Je ne le connais pas, je vais écouter les emissions. | |
| | | simla Envolée postale
Messages : 249 Inscription le : 10/01/2013 Age : 74 Localisation : Nouvelle calédonie
| Sujet: Re: Ian McEwan Ven 30 Oct 2015 - 1:19 | |
| SolaireJe viens de terminer ce roman, hilarant par moments, décidément, j'adore l'humour anglais. Ca m'a beaucoup plu, la fin m'a laissée un peu perplexe.. (très) légèrement désappointée, j'aime malgré tout une certaine vraisemblance dans les faits même dans un roman. La manière dont ça se termine me paraît peut probable. Bon, passons. Le personnage principal, Michaël Beard, physicien de renommée internationale, lauréat du prix Nobel duquel il vit depuis des années grâce à des conférences données un peu partout, s'investit dans un projet de lutte contre le réchauffement climatique dans un centre subventionné par le gouvernement anglais, peinture hautement comique du milieu de la recherche... Michaël Beard est un coureur de jupons invétéré, a divorcé cinq fois, est un buveur et un glouton (c'est le moins qu'on puisse dire ! ) et ses mésaventures sont tordantes..il est sympathique au fond malgré tous ses défauts et son absence totale de morale. Evidemment, quelques paragraphes de termes scientifiques sont assez obscurs (pour moi tout du moins). Cela dit, j'ai beaucoup ri et beaucoup aimé . | |
| | | Bédoulène Abeille bibliophile
Messages : 17270 Inscription le : 06/07/2007 Age : 79 Localisation : Provence
| Sujet: Re: Ian McEwan Ven 30 Oct 2015 - 8:47 | |
| une lecture plaisante donc !
mais pas que en fond je pense ? | |
| | | simla Envolée postale
Messages : 249 Inscription le : 10/01/2013 Age : 74 Localisation : Nouvelle calédonie
| Sujet: Re: Ian McEwan Ven 30 Oct 2015 - 9:47 | |
| "mais pas que en fond je pense ????" Je n'ai pas très bien saisi le fond de ta pensée !!! Je dirais, roman plaisant mais pas superficiel, si c'est ce que tu veux dire. J'ai lu plus haut que certains n'avaient pas aimé...ce pauvre Michael Beard qualifié d'odieux salaud, etc...oui et non...mois j'aime bien les gens un peu hors norme... ils sont souvent plus intéressants | |
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