
Parfum de livres…parfum d’ailleurs
|
| | | Auteur | Message |
|---|
kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | Sujet: Chantal Delsol Mar 29 Avr 2008 - 23:09 | |
| | Citation: | Biographie
Chantal Delsol est une philosophe française née à Paris en 1947.
Fille du biologiste Michel Delsol, docteur ès lettres (1982), Chantal Delsol a été l'élève de Julien Freund. Elle est professeur à l'université de Marne-la-Vallée, où elle dirige le Centre d'études européennes, devenu Institut Hannah Arendt, qu'elle a fondé en 1993.
Chantal Delsol se définit elle-même comme libérale néoconservatrice. Elle est l'épouse de l'ancien ministre Charles Millon, et ils ont six enfants.
Elle a été élue membre de l'Académie des sciences morales et politiques le 18 juin 2007 au fauteuil de Roger Arnaldez.
Romans
• L'enfant nocturne, Mercure de France, 1993.
• Quatre, Mercure de France, 1998.
• Matin rouge, Presses de la Renaissance, 2005.
• L'Expédition Janus, éditions du Rocher, 2008.
Source: Wikipedia
|
|
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | Sujet: Re: Chantal Delsol Mar 29 Avr 2008 - 23:09 | |
| Ma première expérience avec Chantal Delsol était avec son romanQuatreune photo de Man Ray montrant Lee Miller comme couverture - ce livre ne pouvait pas m'échapper | Citation: |
Quatrième de couverture«Nous étions quatre pour traverser le siècle fou. A toi l'héritage. Voici le testament qu'elles te laissent. C'est un capital immatériel: ferveur et solitude, rien d'autre. Les moteurs se mirent à ronfler. Le steward passa avec son boniment et ses gilets de sauvetage. L'avion roula très doucement et longea des forêts vert clair, surmontées d'un ciel boréal. A quoi ressemble mon pays? demanda Constance avec inquiétude. Je ne te cacherai pas un détail, dit Flore, qui sortit son portefeuille de son sac, et du portefeuille, sous une masse de cartes d'identité et de sauf-conduits, une lettre jaunie datée du 24 octobre 1956. C'est l'histoire de Julia. Quand tu la connaîtras, tu n'auras plus peur de rien. » |
|
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | Sujet: Re: Chantal Delsol Mar 29 Avr 2008 - 23:14 | |
| Vient de paraître: Expédition Janus | Citation: | Présentation de l'éditeur Un zoologiste et ses deux élèves s'enfoncent dans la forêt amazonienne pour aller chercher un batracien méconnu. Ils ne connaissent de cet animal que des promesses d'anomalies savantes. En fait, c'est un monstre, si l'on entend par là l'encontre des normes. Le maître est saugrenu et paisible, les élèves infatigables. Avant de pouvoir enfin disséquer leur phénomène, ils rencontrent un piroguier sans patrie, des indigènes doués pour l'hospitalité, des caïmans aux yeux rouges. Partout on les regarde avec cette condescendance amusée des gens sérieux qui voient passer l'extravagant. Ils déjeunent sur leurs tables de dissection, achètent des poissons morts, dorlotent leurs animaux affreux avec la sollicitude qu'on accorde habituellement à un nourrisson. La science n'avance qu'à force de passions. Mais ce sont des passions insolites, parce qu'elles ne mettent en jeu ni le pouvoir ni l'argent, et recèlent seulement la fascination pour le mystère. Nous avons l'habitude de croire que toute action gratuite vise le loisir ou le don. Ici elle veut percer l'impénétrable. L'expédition scientifique est un voyage initiatique. On peut très bien s'y perdre et ne rien découvrir. Faire l'épreuve de déceptions inattendues. Relativiser l'utilité des connaissances. Et mesurer, d'une toise incertaine, l'envergure de l'inconnu. |
|
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | Sujet: Re: Chantal Delsol Mar 29 Avr 2008 - 23:15 | |
| D'abord la couverture, puis cette critique: Philosophe – disciple, entre autres, de Julien Freund – marquant d’une empreinte secrète son époque, Chantal Delsol est aussi romancière. Son livre narre l’histoire d’une expédition scientifique en Amazonie.On comprend vite que la recherche d’une espèce non encore étudiée de batraciens est la métaphore d’une quête du Graal qu’on pourrait appeler « recherche de la vérité ». Mais ce n’est pas un traité de philosophie, c’est un roman passionnant. La véritable aventure est intellectuelle. Elle est une aventure de l’esprit qui sait ce qu’il veut.Chantal Delsol plonge ses lecteurs dans des milieux humains et géographiques avec la précision d’un ethnographe. Savants, thésards, piroguiers trafiquants de caïmans noirs, Indiens peuplent de leurs vies ce roman. L’auteur nous plonge dans la moiteur de Cayenne, bout du monde déglingué, dans la nuit en plein jour de la forêt tropicale, dans les villages indigènes.La force de ce roman tient en ceci : il n’y a pas de dramatisation, pas de rupture amoureuse, pas d’assassinat ni de suicide, pas d’avion s’écrasant avec le résultat des recherches, pas de hasard malencontreux. En filigrane percent les préoccupations de la philosophe. Mais elle ne donne pas de leçons, ce n’est pas de la philosophie appliquée au roman. Pas une ligne de théorie. Rien de pesant. Rien d’artificiel. Ce roman est une réussite.R.R. au Tageblatt, supplément Livres-Bücher du 18/04/08 |
|  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | |  | | kenavo Zen Littéraire

Messages: 22740 Inscription le: 08/11/2007
 | Sujet: Re: Chantal Delsol Mar 29 Avr 2008 - 23:21 | |
| Ne me reste plus que vous donner avec un petit Extrait l'envie de faire se voyage vous même: Il était insomniaque, et la promiscuité n’arrange pas les insomnies. Il écoutait respirer les trois autres. Cela lui rappelait la pension de son enfance, où les dortoirs bruissaient de gémissements et de cauchemars ; ou bien les tentes scoutes où l’enchantement des amitiés tisse les fils jusque dans les rêves. Tout autour, la forêt craquait comme un vaste monde en cours de démolition. Des arbres vermoulus s’abattaient lentement dans le chaos végétal, cherchant la place où mourir. De cris d’animaux, dont il ne savait déterminer la nature, dominaient le vacarme comme pour le commenter. Et dans la pièce même où ses compagnons ronflaient, la bouche ouverte, les insectes grattaient inlassablement leurs mandibules sur les lattes de bois humide. Il pensa au vaste silence immobile de la montagne, quand on ouvre là-bas les fenêtres sur des déserts pleins d’étoiles, absolument muets. Il attendait le jour comme une fête, et au long des heures guettait une improbable clarté tombée du ciel absent. Il était heureux comme à la veille d’une bataille. |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|