kenavo Zen Littéraire

Messages: 22983 Inscription le: 08/11/2007 Age: 43 Localisation: Luxembourg
 | Sujet: Eileen Chang [Chine] Sam 17 Oct 2009 - 19:06 | |
|  Eileen Chang, de son nom chinois Zhang Ailing est née en 1920 à Shanghai, où hormis quelques années passées à Tianqin, elle a grandi. Admise en 1938 à l'université de Londres, elle intégra l'université de Hongkong en raison de la guerre. De retour à Shanghai trois années plus tard, elle commence une brillante carrière littéraire ; publication d'articles et de nouvelles. Mariée en 1944, elle se sépare en 1947 de son mari, part pour Hongkong en 1952, puis pour New-York en 1955, sans jamais cesser d'écrire et de traduire. En 1956 elle épouse l'écrivain Ferdinand Reyer, de trente ans son aîné qui meurt un an plus tard. Elle se consacre alors exclusivement à l'écriture et ses œuvres sont publiées à Hongkong, Taiwan et aux Etats-Unis. Sur le continent, ses romans ne sont publiés qu'en 1984. Eileen Chang a été retrouvée morte en septembre 1995 dans son appartement à Los Angeles où elle vivait seule. source _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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 | Sujet: Re: Eileen Chang [Chine] Sam 17 Oct 2009 - 19:09 | |
| Lust Caution Amour, Luxure, Trahison| Citation: | Présentation de l'éditeur Shanghai au tournant des années 1930, ville cosmopolite et société tiraillée entre archaïsme et modernité. C'est dans ce décor insolite et raffiné, en forme de trompe-l'œil qu'évoluent, avec grâce et une suprême élégance, les héroïnes des quatre nouvelles réunies dans ce recueil. Eileen Chang évoque ainsi plusieurs destins de jeunes filles qui découvrent, chacune à sa manière, le frisson annonciateur des premiers émois, les élans du cœur, l'ivresse de la passion. Mais qui toutes finissent, au terme de leur éducation sentimentale, par se brûler les ailes à la flamme d'un amour impossible. |
Quand j’ai vu que le poche de ce livre était sorti, j’ai fait une relecture de ces 4 nouvelles qui sont rassemblées dans ce livre.

Et je laisse la parole à Emmanuelle Péchenart qui écrit dans son avant-propos:
Les quatre nouvelles de ce recueil ont pour héroïnes des jeunes filles de la Shanghai des concessions. Toute, à des degrés divers, partagées entre désir et interdits. Il y a comme une gradation de l’une à l’autre : Ts’yi-yan, la jeune personne effacée de « Bouclage », n’oppose qu’une muette rébellion, un rêve à peine né et sitôt oublié, à l’ordre social qui l’étouffe. Dans « La faïencerie », les filles M. Yao, chacune à sa façon, revendiquent haut et fort leur droit à choisir un mari selon leurs sentiments, ce qui plonge leur père, pourtant porté à l’indulgence – il ne reproche même pas à sa femme de n’accoucher que des filles ! -, dans le plus grand désarroi. La jeune Hsiao-han du « Méridien du cœur » brise un tabou autrement fort, puisque la violence feutrée qui l’anime et son amour sacrilège savent toujours nous heurter. L’héroïne de « Amour, luxure, trahison » joue sur un terrain plus périlleux encore. L’histoire avec un grand H entre dans ces histoires de jeunes filles amoureuses. Et avec elle, la guerre et la mort.
Quand j’avais vu que Ang Lee avait fait un film de cette dernière nouvelle, j’avais lu ce livre.. et en fait je n’ai jamais vu le film (mais je viens de le noter chez mes prochains achats DVD)
J’aime bien l’écriture d’Eileen Chang, on plonge facilement dans ses histoires – à part pour « Amour, Luxure, Trahison » : j’espère qu’on a gardé l’avant-propos qui se trouve dans le grand format – sans celui-là cette histoire est à mon avis quelque peu incompréhensible.. Mais bon.. c’était mon intension de lire d’autres livres d’elle, ce que je n’ai pas fait. Peut être en créant un fil, je vais me le rappeler  _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion. Saint Augustin
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