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 Edouard Louis

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MessageSujet: Edouard Louis   Ven 31 Jan 2014 - 11:58




Biographie :

Édouard Louis a 22 ans. Étudiant en philosophie et en sociologie (en 2013), il a publié "Pierre Bourdieu: l'insoumission en héritage" (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Peu de détails sur sa vie, hormis son roman largement autobiographique et qui exprime bien mieux son évolution qu'un résumé au dos d'un livre.
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Ven 31 Jan 2014 - 12:11

En finir avec Eddy Bellegueule

Beaucoup de bruit, de buzz autour de ce livre, ce qui peut enjoindre à patienter avant de le lire par prudence. Et il est vrai qu'on peut se demander comment il peut plaire avec un tel sujet et avec une telle violence sourde et lourde à la fois.
L'histoire de l'auteur, celle d'un enfant maniéré, efféminé, puis adolescent se battant contre ce qu'il pense être son crime dans un milieu social marginal qu'on a tendance à oublier à force de vouloir l'ignorer. Il va devoir lutter contre les autres, contre lui-même, subir les humiliations, son milieu qu'il veut fuir, répondre à des questions sur sa nature à lui-même comme au monde au milieu de la pauvreté, de l'ignorance et de la prévalence des préjugés haineux. Personnellement je m'intéresse à beaucoup de choses mais je ne savais pas encore qu'un tel milieu social existait encore comme quoi ma condition sociale me contraint à ne connaître qu'un champ réduit. Quand j'ai lu ce livre si poignant j'ai de suite pensé à un Germinal moderne.
La qualité littéraire, je veux dire le style n'est pas comparable, c'est un léger bémol que j'ai avec ce livre. Le style est classique, sobre parfois trop, j'ai l'impression que l'auteur n'a pas voulu faire de manières tant on le lui a reproché toute sa vie, pourtant cela aurait fait du bien. L'avantage c'est que c'est brut, les émotions nous prennent à la gorge, il m'est même venu de verser une larme ce qui n'est pas habituel pour un livre de ce genre avec lequel j'ai eu tendance à me blinder.
Tout est violent, chaque relation possède une haine forte, avec des actes physiques comme des troubles psychologiques. Le malaise est omniprésent et le lecteur se sent obligé de lire, pour savoir, et se rassure en se rappelant que l'auteur s'en est brillamment sorti.
La sexualité est racontée d'un point de vue intéressant, sans code féminin ou masculin, j'ai eu l'impression que les deux sexes pouvaient ressentir les choses et comprendre les émotions et le langage; les mots et leurs significations et se les approprier mais étant un homme je me trompe peut être. Cela sort des caricatures habituelles et m'a beaucoup fait réfléchir sur la sexualité en général
Je déconseille ce livre à tous ceux qui ne souhaitent pas souffrir ou qui se sentent fragiles en ce moment.

Ce livre est assurément celui d'un auteur très talentueux, incroyablement mature pour son âge, hélas pourrait on dire car il n'aura jamais d'insouciance.
C'est un récit poignant, émouvant, violent, turbulent, riche, intéressant, intelligent, important.
Il est utile, il m'a beaucoup apporté.
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Maryvonne
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 26 Fév 2014 - 11:39

Pour les références, j'ai lu un article qui mentionnait Annie Ernaux, avec qui il partage un gouffre social qui se met en place avec le milieu d'origine suite à une érudition.

J'ai toute de suite pensé à la décharge de B. Beck, pour la description de la misère sociale... à la différence qu'Eddy n'a pas accès à un univers onirique pour faire passer le tout.

Comme tu le dis, c'est un livre dur, donc petite pause et je reviens.
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Maryvonne
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Ven 28 Fév 2014 - 15:13

Jimmy parlait de Buzz, effectivement. Plus encore dans ma région puisque la presse locale en a pas mal parlé, notamment vis à vis de la famille qui en prend pour son grade... et des personnes qui se sentent agressées parce que le milieu rural est décrit extrêmement durement. Il dit qu'il ne retournera plus là-bas. Il vaut mieux sans doute pour lui, parce que je doute que les personnes décrites l'accueillent à bras ouvert.

Si la violence dans les banlieues a été relaté dans plusieurs ouvrages, il est vrai que celle du milieu rural a bien moins été couverte… sans doute pour cela que le livre comble un vide (et peut choquer, parce qu’on risque de lui demander d’être représentatif, alors qu’en réalité, il ne s’agit que d’une histoire). Parce que oui, on se rassure, il y a des coins où un tel livre n’aurait pas été possible.

Double sujet : l'homosexualité d'un ado (et la difficulté de s'accepter (et se faire accepter) en zone rurale), et les différences sociales qui vous collent à la peau, et l’impossible ascension sociale. Les deux sont l'objet d'une violence. Parcours personnel d’une part, collectif de l’autre.

Le petit Eddy en a chié, et le changement de nom n'y changera rien. On ressent encore une colère bien présente, que l'on peut comprendre, étant donné son jeune âge : les faits relatés n’ont que quelques années pour certains...
On est sidéré par certaines histoires, à un point où l'on se demande à quelle époque il a été écrit. Les mots comme "téléphones portables" (qui apparaissent peu de fois) donnent une impression d'anachronisme.

Je me moque un peu de savoir si l'intégralité est romancée. J'y crois. Trop de détails qui me rappellent des brides de ce que l'on sait sur nos élèves en classe : les dents d’un gamin, marqueur presque infaillible d’un niveau social, les (non-)perspectives d’orientation offertes en fin de 3ème, l’absentéisme et la violence, les 10km à faire à pied pour ceux qui ratent le car du soir, les fringues qui puent le moisi, le cahier qui moisit aussi au passage (véridique), le harcèlement, la violence...

Assez émouvant de voir que son ascension sociale s'est jouée à une rencontre près, un personne qui l'incite à passer une audition.
Difficile d’en parler plus sans trop dévoiler.

Extrait, pas le plus violent, que j’aurais peur de déformer en les sortant du contexte. Mais bien réels :

Citation :
A compter de mon arrivée dans l’établissement, j’ai erré tous les jours dans la cour pour tenter de ma rapprocher des autres élèves. Personne n’avait envie de me parler : le stigmate était contaminant ; être l’ami du pédé* aurait été mal perçu.
J’errai sans laisser transparaitre l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
L’errance ne pouvait pas durer, je le savais. J’avais trouvé refuge dans le couloir qui menait à la bibliothèque, désert, et je m’y suis réfugié de plus en plus souvent, puis quotidiennement, sans exception. Par peur d’être vu là, seul, à attendre la fin de la pause, je prenais toujours soin de fouiller dans mon cartable quand quelqu’un passait, de faire semblant d’y chercher quelque chose, qu’il puisse croire que j’étais occupé, et que ma présence dans cet endroit n’avait pas vocation à durer.
* Ici on pourrait facilement transposer ce passage avec gros/arabe/handicapé/black et j’en passe

Ou Steevy, quoi qu’on en dise, a tout de même marqué l’histoire de pas mal d’ados :

Citation :
Sur l’autre chaine, il y avait un homosexuel qui participait à une émission de téléréalité. C’était un homme extraverti, aux vêtements colorés, aux manières féminines, aux coiffures improbables pour des gens comme mes parents. L’idée même qu’un homme aille chez le coiffeur était mal perçue. Les hommes se faisaient tondre par leur femme, ils n’allaient pas au salon de coiffure. Il les faisait beaucoup rire – toujours les rires – à chacune de ses prises de paroles Ah ! Celui-là il fait du vélo sans selle. J’aimerais pas ramasser la savonnette à côté de lui. Lui pédé ? Plutôt se faire enculer. L’humour à certains moments cédait la place au dégoût Faut les prendre ses sales pédales, ou leur enfoncer une barre de fer dans le cul.

C’est à ce moment, au moment où ils faisaient des commentaires sur l’homosexuel de la télévision, que je suis rentré du collège. Il s’appelait Steevy. Mon père s’est tourné vers moi, il m’a interpellé Steevy, c’était bien l’école ? Titi et Dédé se sont esclaffés, un véritable fou rire : les larmes qui coulent, le corps qui se tord, comme soudainement possédé par le démon, la difficulté de reprendre sa respiration Steevy, oui c’est vrai maintenant que tu le dis, ton fils a un peu les mêmes manières quand il parle. L’impossibilité, encore, de pleurer. J’ai souri, et je me suis précipité dans ma chambre.
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Sam 1 Mar 2014 - 11:36

ça donne envie ce que vous en dites, et merci pour les extraits, qui m'ont définitivement convaincue de le noter dans ma LAL !

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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Sam 1 Mar 2014 - 12:00

Pareil que Queenie, je le note aussi, ton avis et tes extraits m'ont convaincue Maryvonne.

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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 5 Mar 2014 - 21:23

Ca peut valoir le coup d'attendre, parce que, comme tout roman propulsé,
et qui a eu de bonnes critiques initiales, la tendance est à présent au démontage....
(on en est à lui reprocher d'avoir réussi des études et trahi les siens).

C'est clair que le roman (et j'insiste sur le terme, roman, et non étude sociologique) n'est pas tendre avec sa famille...

La 2ème vague de critiques est relativement négative !

Difficile de le lire avec une réelle objectivité...

Laissez retomber le truc. Evitez les articles...

(Mais pour ma part, je dois reconnaitre que je vais avoir du mal à ne pas y penser quand je vais retrouver certains de mes merdeux).
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Jeu 6 Mar 2014 - 11:07

11:12:32Il se trouve que je l'ai lu juste après Réparer les vivants, qui m'a enthousiasmé, et je trouve que ce livre est très très loin de soutenir la comparaison. Plus un document qu'autre chose, avec l'intérêt d'un document ; je n'ai pas décelé de  qualités littéraires particulières.
De plus venant moi-même de la région voisine de la Picardie et d'un milieu social très peu favorisé, je n'ai pas reconnu cette peinture qui est censée se situer dans les années 85-90. J'ai eu l'impression que ce misérabilisme aurait dû se situer plutôt 30 années auparavant ; le trait m'a paru très forcé pour ladite époque.

L'amie à qui j'avais offert les 2 livres et qui me les a passés et à qui j'avais demandé avant lecture si ils étaient bien, m'avait répondu assez vaguement quelque chose du genre : ça n'a rien à voir, EL est jeune, l'autre a du métier, ça se sent. Cela n'a en rien influencé mon jugement personnel, mais je suis du même avis.
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 12 Mar 2014 - 16:26

monilet a écrit:
De plus venant moi-même de la région voisine de la Picardie et d'un milieu social très peu favorisé, je n'ai pas reconnu cette peinture qui est censée se situer dans les années 85-90. J'ai eu l'impression que ce misérabilisme aurait dû se situer plutôt 30 années auparavant ; le trait m'a paru très forcé pour ladite époque.

Pour le trait forcé, n'importe quel travailleur social de ces régions pourrait dire que ce type de situation existe réellement (et c'est loin d'être la pire).
Ca ne veut pas dire qu'elle représente la majorité, et que ce livre doit être représentatif, ce qu'on est en train de lui imposer malgré lui.

Pour info, le show continue : Les inrocks qui n'aiment pas l'article du nouvel obs qui allait sur place parce qu'ils n'aiment pas le livre...
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 19 Mar 2014 - 10:37

Petite annonce de rencontre :

EDOUARD LOUIS à la librairie Maruani (171 bd Auriol, Paris 13).
Jeudi 27 mars à partir de 18h.

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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 19 Mar 2014 - 20:59

En vrac je tente de décrire mon ressenti à la lecture de ce livre.

J'ai eu des doutes quant à l'époque où pouvaient se situer les faits.
On présente les membres de la famille comme des veaux (et encore ce n'est pas gentil pour ces doux animaux), au langage, si on peut parler de langage, grossier, rempli de phrases toutes faites bêtes à souhait, uniquement dans le but de rabaisser l'autre, surtout s'il se montre un peu plus raffiné et sutout différent de ce que  l'on peut attendre des codes en vigueur dans ce genre de fratrie, autrement dit être un "dur" si on est un homme ou une vraie bourrine si on est une femme. Hors de cela point de salut.

Donc j'ai eu l'impression d'être dans des années qui me semblent bien loin, on parle de bal, de pastis, de mobylette...
Et pourtant le ton biographique de l'ensemble démontre que c'est tout récent, un milieu ouvrier noyé dans une ruralité crasse, avec la pauvreté qui colle à tout et qui fait des êtres des brutes épaisses.

Donc ça m'a surpris au premier abord.
Mais après réflexion et au fil de cette histoire, je me suis plutôt attachée au propos terrifiant de ce jeune garçon qui tout au long de son enfance et de son adolescence a subi le pire, son homosexualité décuplant les moqueries, les violences, la souffrance perpétuelle qu'il endure à force de vouloir contre toute attente rentrer dans le rang et se faire aimer ou tout du moins respecter.

Car on a beau lui dire par moments: mais t'sais bien on t'aime, fais pas l'con, te sauve pas etc...
Dans un dernier sursaut, et heureusement car je n'y voyais aucune lueur de compréhension ou de compassion de la part de sa famille, son père l'emmènera vers son salut final, une audition pour intégrer un lycée, loin de sa famille et en internat (qui apparaitra comme une libération, le comble)

Je ne crois pas que ce soit exagéré, on entend beaucoup parler de cette misère sociale en milieu rural et de cette régression permanente du comportement à l'égard de la différence. C'est un constat qui est fait de la part de l'auteur répondant au nom improbable de Eddy Bellegueule, ça ne s'invente pas et ça n'augurait pas du meilleur.

Tant mieux si ce garçon s'en sort et qu'il trouve enfin de quoi mener sa vie comme il l'entend, mais le trait ne sera jamais effacé j'en ai bien peur.
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 19 Mar 2014 - 21:28

Pour la grossièreté du langage, l'actualité nous rappelle que ce n'est pas une spécificité des classes popus, bande de chacals !
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 19 Mar 2014 - 22:19

C'est clair
Ils se traitent de bâtards
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Mer 19 Mar 2014 - 22:24

Façon de rappeler à quel point la question de la filiation turlupine les français.

"Eddy Bellegueule" était au masque est la plume de ce dimanche.
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MessageSujet: Re: Edouard Louis   Jeu 20 Mar 2014 - 7:51

darkanny a écrit:
son père l'emmènera vers son salut final, une audition pour intégrer un lycée, loin de sa famille et en internat (qui apparaitra comme une libération, le comble)


Darkanny, tu peux expliquer la partie surlignée stp?
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