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 Jacques Chessex

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rivela
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MessageSujet: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:18



Rivela a écrit:
Jacques Chessex, né le 1er mars 1934 et mort le 9 octobre 2009 d'un malaise cardiaque est un écrivain et peintre suisse de langue française.

Depuis la parution de ses premiers livres, les poèmes de Le jour proche en 1954, le roman La tête ouverte en 1962, jusqu’à Un juif pour l’exemple l’an dernier, il a marqué la littérature de langue française d’une empreinte unique, forte, originale, puissante et indélébile. Poète avant tout, romancier, écrivain, nouvelliste, préfacier, critique d’art, conteur, peintre, son œuvre vaste et riche a sondé l’âme humaine, racontant le terroir protestant dans des livres aussi marquants que La Confession du pasteur Burg, L’Ogre ; sa fascination pour le catholicisme dans Judas le transparent, Jonas ou Avant le matin ; son intérêt pour les relations affectives et sexuelles complexes dans de bijoux de perversion littéraire comme La Trinité, Les yeux jaunes ou Morgane Madrigal ; son père Pierre Chessex, directeur de gymnase et latiniste, dont la personnalité et le suicide, alors qu’il avait à peine vingt ans, l’on marqué à vie, dans Monsieur ou L’Imparfait ; sa mère, Lucienne Vallotton, dans un de ces derniers, et plus bouleversants, récit, Pardon mère. Sa passion pour les peintres s’est exprimée dans des exercices d’admiration envers Pietro Sarto, Jean Lecoultre, Antonio Saura, Pierre Raetz ou Marc Jurt. Sa peinture elle-même, pratiquée depuis toujours mais exposée depuis le début des années 2000, ressasse avec vigueur la figure mythologique du Minotaure et témoigne de sa relation passionnée avec la mort, le corps féminin et la sexualité.

1963 : Prix Schiller pour La Tête ouverte 1972 : Prix français Alpes-Jura 1973 : Prix Goncourt pour L'Ogre 1992 : Prix Mallarmé de poésie, pour Les Aveugles du seul regard 1999: Grand Prix de la langue française 2005: Bourse Goncourt de la poésie pour Allegria 2007: Grand Prix Jean Giono. Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres Chevalier de la Légion d'Honneur Membre du jury du Prix Médicis, à Paris, depuis 1996. Membre du jury du Grand Prix Jean Giono, à Paris, depuis 2009.


Jacques Chessex est l'auteur de nombreux ouvrages de poésies.
* Le Jour proche, poésie, 1954.
* Chant de printemps, poèmes, 1955.
* Une Voix la nuit, poèmes, 1957.
* Batailles dans l'air, poèmes (1957-1959), 1959.
* Le Jeûne de huit nuits, poèmes, 1966.
* L'Ouvert obscur, 1967.
* Elégie soleil du regret, poèmes, 1976.
* Le Calviniste, poèmes, 1983.
* Pierre Estoppey, textes et poèmes, 1986.
* Myriam, 1987.
* Comme l'os, poèmes, 1988.
* Dans la Page brumeuse du sonnet, 1989.
* Elégie de Pâques, 1989.
* Neige, 1989.
* Si l'Arc des coqs, 1989.
* Plaie ravie, 1989.
* Les Aveugles du seul regard, poésie, 1991.
* Le Buisson, 1991.
* Songe du Corps élémentaire, 1992.
* La Fente, 1993.
* Le Rire dans la faille, 1993.
* Les Elégies de Yorick, poésie, 1994.
* Cantique, poésie, 1996.
* Poésie, 3 vol. (L'oeuvre), 1997.
* Allegria, poésie, 2005

Vous allez découvrir sa poésie avec quelques poèmes du livre
Les Elégies de Yorick

YORICK
Citation :

Yorick encore une fois l’automne est descendu dans
ta fosse
Sous la couronne de peupliers, de corneilles
aboyantes
Yorick encore un automne un vent de pluie
Un vent de néant a balayé ta fosse ou ton crâne
affleure de saison en saison
Toujours visible au néant du dehors au désert d’en
haut Yorick
Dans l’air pourri où rêve ton vieil élève

Yorick encore une fois l’automne a jeté ses baies
dans ta fosse
Et les oiseaux migrateurs en s’envolant regardaient
cette couronne rouge
S’égrener parmi les os des morts
Mais les morts d’en haut sont plus morts que toi
Yorick
Avec leurs vraies perles, leurs dents brillantes
Ils passent devant ta fosse s’apitoyant et riant et
Voient ton crâne
Tandis que dans l’air désert se tait et rêve ton élève
Oui l’automne méditatif a jauni l’herbe de ta tombe
Encore une fois Yorick puis ta fosse ouverte puis
ton crâne au-devant de la neige enfantine
Avec ses flocons purs qui tintent dans le vieil air
comme les grelots de la mémoire
L’automne des pèlerins et des songes
La couronne du regret s’égrenant de Noël en Noël
Avec les dents des morts Yorick, les gestes de
l’amour
L’enfant bercé, le père tué, sans fin le pas
De ton élève rêvant et se taisant au lumineux désert


Dernière édition par animal le Sam 21 Nov 2009 - 13:03, édité 1 fois (Raison : reprise de la présentation sur le fil de l'auteur)
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rivela
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:21

QUE DIS-TU, OISEAU
Citation :


Que dis-tu, oiseau
dans tes cloisons ?
Je dis que je suis avec l’âme des morts
Et que tu t’inquiètes à tort

Que dis-tu, oiseau
dans ton bocage ?
Je dis que les morts n’ont plus d’âge
Tu interroges sans raison

Que dis-tu, oiseau
dans la faille ?
Je dis que j’effraie où que j’aille

Ainsi parlons toute la nuit
Lui souriant, me rassurant
Si son chant calme les vieux morts
Comme un lait de nourrice dans leurs tombes

QUE JE VOIS PARFOIS

Citation :
Aucun désordre ce matin ni excès de la pensée
aucune haine même du mal
Qui serait de me détruire en me défaisant
dans le regret de penser ou de mourir
Mais une paix désencombrée
Cette immédiateté du regard
Du corps, de l’âme peut-être ouverte
A la seule imagination de Dieu
et de son image en moi
Et de l’image que je suis peut-être du Tout
Si chaque être à mon regard Le suggère

J’écris ces mots devant des arbres
verts et noirs où le vent passe
Faisant bouger cimes et feuillage
Je n’ai pas envie de ruser avec mon destin
Je n’ai pas envie de me payer de mots

Je sens que j’éprouve une grande paix
À m’être désencombré de beaucoup de poids
Au cours des dernières années
Faux poids fausses images
Si la seule imagination de mon destin peut-être
compte
Et si Dieu est cette Chose absente de toute chose
catégorielle
ou le Tout des imaginables
Parfaitement nécessaire et anéantissant que je vois
parfois
Simplement ce matin je sens et je sais
que je suis libre de respirer
Sans hâte l’air du cosmos vicié ou pas
Moi mortel moi bientôt mort
devant ces arbres que fait bouger le vent
Feuille à feuille et la cime oscille
et cela n’a aucun sens
L’air est en moi je rends l’air
Je reprends l’air ô machine
Si je marche encore un temps dans cet air clair
Et chaque seconde qui fuit rejoint le souffle
qui sort de moi
Se dissout au vide
Avec ce souffle avec le vent la vie de l’arbre
Le temps de moi fuyant au temps vide
Me libérant de moi m’ouvrant à l’Etre
ô lumière
Loin de la lumière si aimée des esprits
et des apparences



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rivela
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:24

MADAME AU FOND DE VOUS

Citation :
Madame au fond de vous j’ai mangé au fruit rose
Et je n’en suis pas encore rassasié
Pour être vrai j’accours à ce nouveau cellier
D’avoir Madame en vous mangé si claire chose

Madame j’ai tâté de l’enfer je suppose
En m’abandonnant de la langue à ce beau fruit
Depuis j’erre assoiffé affamé jour et nuit
Ne pouvant me passer d’une nouvelle dose

Quel secours appeler ? Je ne sais pas attendre
Ni ne peux plus aller par un autre sentier
Sans que le goût de votre pulpe me poursuive

Vous perdant comme on perd les perles d’un collier
Si de votre déduit ne puis être la grive
Me soûlant à votre raisin tendu et tendre

A LHEURE DITE

Citation :
À l’heure de ma mort
À l’heure dite
J’espère être assez juste
Je souhaite voir assez clair
Ecouter ta voix assez profondément
dans ce qui sera encore moi
Pour me souvenir de ton printanier souffle
Dies illa dies irae pitié pour cette chair torturée
Loin de la célébration de l’erreur

Traité de la mort, voie lactée
Traité de la mélancolie
L’air de ta chevelure en moi
L’aréole fatigable
La chaîne secrète à ton cou
Portant la géométrie
Où luit la perle, œil de la mort
Que je fixerai dans le Songe
Oubliant ton regard
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:27

RECIT DE L’OISEAU

Citation :

Comme j’écoutais Purcell ce matin
Une mésange se posa sur la table du jardin
Et me regardant un bref instant
«Ne t’attriste pas, dit-elle
Respire dans la certitude de ton âme immortelle»
Je voulus me lever, courir à l’oiseau
Baiser sa tête brillante
en le louant de sa bonne grâce
Mais il s’était envolé comme un Songe
Maintenant regagnant sa place
Dans la galerie des anges et des inspirés
Je demeurai seul avec mon assentiment ânonné
Remerciant cette ombre de son office

LA BELLADONE, HEMINGWAY

Citation :
Souvent je me souviens de toi Hemingway
Et je pense
fils d’un suicidé
s’est suicidé le 2 juillet 1961
That is the question Hemingway fils d’un suicide
Si le crane en bouillie du père ou l’obscur cœur
qui l’a tué
Te tue aussi toute ta vie Hemingway mieux que
Le nard de l’ironie
Ou la corne ou le fusil définitif :
La belladone tenace pour les purs

La belladone, Hemingway !
C’est une baie bleue dans les haies
Il y a une buée à sa surface comme un miroir
Un regard du regard déjà perdu au fond de la mort
Solanum furiosum Hemingway si tu as mangé
cette baie tu mourras
Si tu l’as consommée et mâchée
cans ton rêve toute ta vie
Hemingway elle t’a tué en plein été dans les collines
De Ketchum
Elle a eu ta peau Hemingway ta tête éclatée
Ô buffle barbu chardon blanc homme friable
Ô Nick Adams si souvent rencontré
par la forêt ou le fossé
Où luit l’astre bleu de la baie
ta seule fiancée
La belladone, Hemingway
Solanum furiosum seu lethale : toi tu t’endors
Sous l’abrupt sommeil si long sans glas ni armes
Ni épouse en sueur plus jamais ni rumeur
d’incendie
Ni Indienne à goût de cuir mais la mort ni troupeau
de muscles
Si revient le père à l’œil de mouflon ou d’aigle
dans la montagne de l’âme étincelante
Jamais rejointe où fulgure l’Image
La carcasse desséchée du fauve dans la pure neige

Et toi la tête ouverte à l’air des morts
Mâches-tu encore dans ta mort l’unique fiancée
baie embuée
D’éternité maintenant dans les fossés, les déserts
Si loin de la cime Hemingway loin de l’air
Loin de la balle qui a tué le père et de la balle
qui a tué le fils
Loin des rivages écumants de la mer et de l’isthme
Où plonger ta tête endormie et furieuse
Ô belladone mélancolie au torse du sage devenu fou
Baie à son cou
Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes
péchés
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:31

ÉLÉGIE DE MA MÈRE
Citation :

C’est presque toujours un chant d’oiseau
Qui te fait venir
Non l’oiseau des morts ou celui par qui la moquerie arrive

Mais l’oiseau de l’enfance, le premier
Celui qui ne se laisse pas voir mais que nous devinons à sa voix

Et maintenant cette voix ne cesse d’appeler dans
toutes les voix d’oiseaux que j’entends, mère
À la forêt songeuse que tu connais
Aux taillis du cimetière où j’apprends notre repos séparé
Et bien plus profond dans mes os qui se sont formés en toi
Et qui de toi gardent ce regret inguérissable

Mère, je ne veux pas qu’il soit dit que l’enfance est gaie
Mais j’ai des souvenirs qui sont beaux
Je ne veux pas que tu souffres de mon ingratitude
Mais l’enfance n’est pas gaie avec ses attentes
Ni par la suite avec le doute sur le possible
Mère, je déteste l’incertain et l’attente
Toute mon enfance j’ai attendu et je ne comprenais pas
Que tu ne saches pas ma haine de ces circonstances

Mère aujourd’hui tu es vivante et je sais qu’un jour
Abominablement je regretterai de ne t’avoir pas montré
Que je t’aimais
Comment être avec cette science et cet appel
Qui sourd de l’ombre et trouve mon âme ?

Je sais que l’oiseau n’appelle pas, il parle innocemment
Dans le secret ou la cloison
C’est moi qui sens mon âme vibrer à ce que je trouve
Comme un message de toi dans sa voix parfaite et détachée

Tu connais bien les oiseaux mère tu les nommes
La mésange la fauvette le rouge-gorge
J’entends ces noms je revois des scènes très anciennes

Par la fenêtre un jardin calme
Une sente au bois où brillent les anémones
L’étang noir avec les nénuphars qui luisent

Tu as dit l’oiseau
Mère et le Paradis se noue dans ce nom
Dans la voix simple et unique de l’oiseau
Où parle ta voix, bleuit ton regard

O chante, mère
Chante sans mots le chant de notre séparation et de ma peine

Chante le chant de l’enfant si ton destin voulait
Que tu le laisses seul à la rive
Oui chante ce destin et ses conséquences
Sur notre double destin de mère et de fils
J’étais dans toi à former mon squelette
Et déjà mes pensées couraient par le monde
Avides de se séparer de toi et de t’oublier
J’étais dans toi j’ai fui et je ne t’ai pas oubliée
C’est l’histoire que raconte l’oiseau
À la cime de l’arbre ou dans l’obscur
C’est notre histoire, mère
Je le jure comme une histoire de vrai amour


ÉLÉGIE DE MON PÈRE
Citation :


Ce matin je regarde monter la brume dans la couleur jaune des vallons
Je songe avec l’oiseau dans l’air comme dans la mort
Je songe à la musique enveloppée de brume dans les pentes
J’écoute la voix de mon père dans mon corps

Ce matin je regarde le visage de mon père dans la brume dorée et jaune des collines
J’écoute l’appel d’un unique oiseau à la cime de l’arbre encore emperlé de pluie
Je vois le visage de mon père aux yeux de ciel de juillet et d’éclair métallique avant l’orage
Son regard aigu et bon sur mes songes

Ce matin je descends dans l’écorce de l’arbre et dans la pierre
Je ploie à la fraîcheur du vent dans la souple herbe
Je marche dans cette herbe à côté de mon père
Puis il s’arrête il approche un visage au front ridé et lisse
Peut-être je touche ses yeux de prairie dans le ciel entre les nuages
Peut-être j’entre dans le lac de verre de ces yeux
Avec les arbres les nuages la cime des monts
Peut-être je descends sous la terre du rocher avec ces yeux

Ce matin je ne sais plus si c’est toi qui parles ou si c’est moi
Tellement fort et précise parle ta voix dans ma voix
Je regarde un paysage d’ombre et d’air
J’écoute en toi le passage de la rivière ô mon père
Et le vent qui fait bouger tes cheveux pas encore blancs

Ce matin je marche dans l’herbe de jadis avec mon père
Je rêve que je ne verrai jamais ses cheveux blancs
Ni que j’entendrai la rivière dans le temps qui lui reste à vivre
Ni cet automne qui vient de vallon en vallon avec le givre

Avec le chant de l’oiseau dans cet air jaune
Ni l’appel au fond de son corps plus triste appel
Que les voix de la forêt, des pentes, des vallons
Plus triste et mélodieux appel que celui de mon cœur mortel
Ô si tu dois être mort en moi si longtemps
Jusqu’à ma mort peut-être si tu dois attendre ta vraie mort
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Maline
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 11:49

Merci pour ces poèmes.
La mort du poète est source de se souvenir et puis la poésie vaudoise est peu connue, que ce soit en Suisse ou au-delà des frontières.

Ces poèmes de Chessex me rappellent sa prose, il sait si bien rendre compte des émotions simples.
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Babelle
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Sam 21 Nov 2009 - 19:09

J'ignorais que le romancier avait aussi publié des recueils de poésie. Merci pour ces extraits Rivela.
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MessageSujet: Re: Jacques Chessex   Aujourd'hui à 23:36

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