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 Jonathan Dee

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kenavo
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MessageSujet: Jonathan Dee   Lun 20 Juin 2011 - 16:28


Ecrivain américain, Né en 1962
 
Biographie de Jonathan Dee
Jonathan Dee est un écrivain dans le sens le plus large et le plus anglo-saxon du terme. Ancien rédacteur en chef de la revue littéraire 'Paris Review' diplômé de Yale, il écrit désormais pour le 'New York Times Magazine' et le magazine 'Harper's', principalement des chroniques sur ses pairs écrivains et sur l'écriture en générale. Il enseigne dans les cours d'écritures à l'Université de Columbia et la New School de New York. Il est aussi un auteur à part entière, avec cinq romans publiés à son actif. Il s'inspire des réalités contemporaines pour construire des romans d'idées et de moeurs. Il est ainsi salué pour sa vision mordante et les autopsies ironiques qu'il effectue sur les principaux traits de notre siècle. La célébrité et les médias dans 'St. Famous', l'influence toxique de la publicité dans 'Palladio', la culpabilité et le pardon avec 'The Liberty Campaign' et la collusion du personnel et du politique dans 'The Lover of History'.'Les Privilèges', son cinquième roman, le seul publié en France (éditions Plon, en mars 2011) est salué par la critique. Il y décrit l'ascension d'un couple de classe moyenne jusqu'à une richesse indécente qui donne le vertige. D'aucuns comparent ce roman aux oeuvres de Francis Scott Fitzgerald, plus particulièrement 'Gatsby le magnifique'.
source: evene.fr

 
Bibliographie
 
Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)
 
2011 Les Privilèges, Pages 1, 2,
2012 La fabrique des illusions, Pages 2, 3,
2014 Mille excuses, Page 3 

Citation :
mise à jour le 26/09/14, page 3

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Dernière édition par kenavo le Ven 26 Sep 2014 - 21:24, édité 3 fois
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Lun 20 Juin 2011 - 16:29

/
The Privileges / Les privilèges
Citation :
Présentation de l'éditeur
Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n'existe pas, ou bien par le frisson du danger qu'il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu'ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d'une famille américaine étourdie de désir, d'argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d'une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l'Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l'absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

Je n’ai lu que des louanges concernant ce livre et je ne peux pas nier qu’il sait bien écrire. Seulement il me manque un tout petit quelque chose qu’il fasse que je suis toute à fait conquise.

Ce livre parle d’un couple qui est trop beau et bon pour être vrai, bien que je veux bien croire qu’il y a de ces gens et qu’ils existent quelque part.

Et tout ce qu’ils font, ce n’est que pour avoir une part de bonheur et surtout donner à leurs enfants une chance de réussir encore mieux leur vie.

Pour moi cela avait l’air d’être trop superficiel et bien que la description de cette “prison dorée” (rien d’autre n’est cette vie plein d’argent) est tout à fait bien, cela m’a laissé en dehors. Je pleins les personnages qui sont si désespérément à la recherche de plaisir, bonheur, argent,... et ils ne font que passer à côté du plus important : leur vie.

Mais, un auteur à suivre !

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traversay
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mer 27 Juil 2011 - 11:45

kenavo a écrit:

Les privilèges
Citation :
Présentation de l'éditeur
Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n'existe pas, ou bien par le frisson du danger qu'il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu'ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d'une famille américaine étourdie de désir, d'argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d'une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l'Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l'absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

Le premier chapitre, description par le menu d'un mariage, est époustouflant. Les privilèges, de Jonathan Dee, commence fort : plume ironique, talent d'observation rare, galerie de personnages plus ou moins déjantés, humour acerbe ... Le dernier chapitre, une trentaine d'années plus tard, est décevant. Au fil des pages, l'auteur a dressé une barrière autour de ses personnages, Cynthia, Adam, et leurs deux enfants, les cloisonnant dans leur monde de super-riches, empêchant toute empathie et nous les rendant quasi abstraits, caricatures d'êtres humains. Entre temps, les deux autres segments du roman, chacun conçu comme une photographie ponctuelle de l'état de leur vie, décrit un couple amoureux, lui ne pensant qu'à "faire" de l'argent, elle se consacrant à des oeuvres de charité et veillant sur sa petite famille. En gros, c'est l'histoire de deux êtres beaux et intelligents qui se marièrent et eurent beaucoup d'argent. Jonathan Dee, contrairement à ce que l'on pourrait attendre (espérer ?) ne se livre pas à un jeu de massacre, il se contente de raconter leur existence avec des mots glacés en guise de microscope, et en s'abstenant de juger. Pas d'adultère en vue, quelques frasques des enfants pour une rébellion timide, mais la famille reste unie, à croire que l'argent fait le bonheur. Le leur, en tous cas. Le roman est brillant, mais guère "aimable" sur le fond, ne se départissant jamais d'une froideur cynique, posture tenue de bout en bout, au risque de passer pour un exercice de style.
Comme dit kena, auteur à suivre quand même, au moins pour voir s'il est capable d'écrire autrement et sur des personnages différents.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mer 27 Juil 2011 - 13:45

Merci pour ton commentaire Very Happy qui rejoint mon opinion sur ce roman.. mais on va lui donner une 2e chance Wink

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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mer 27 Juil 2011 - 14:52

kenavo a écrit:
Merci pour ton commentaire Very Happy qui rejoint mon opinion sur ce roman.. mais on va lui donner une 2e chance Wink

Oui, d'autant que ses trois premiers romans sont inédits en français.
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Dim 13 Nov 2011 - 15:23

Nicerendezvous.com
Citation :
Prix Scott Fitzgerald décerné à Jonathan Dee à l’Hôtel Belles Rives Juan les Pins
Lundi, 06 Juin 2011 15:24
PRIX SCOTT FITZGERALD 2011 -

Créé à l’initiative de Marianne Estène Chauvain, présidente de l’Académie Francis Scott Fitzgerald et propriétaire de l’Hôtel Belles Rives à Juan les Pins, le premier Prix Scott Fitzgerald a été attribué à l’Américain Jonathan Dee pour son roman « Les Privilèges » paru en français chez Plon.Le projet de créer un Prix Scott Fitzgerald trottait depuis de longues années dans l’esprit de Marianne Estène-Chauvain, qui dirige les Belles Rives, ce lieu mythique qu’occupèrent Scott et son épouse Zelda du temps où ce n’était encore que la villa Saint Louis et où il commença l’écriture de "Tendre est la Nuit".

Grâce à la collaboration de son attachée de presse Janine Maisonseul, Marianne est arrivée au bout de son projet en composant un jury d’écrivains et de critique littéraires (Daphné de Caunes, Marie Dominique Lelièvre, François Armanet, Frédéric Beigbeder, Christophe Ono di Biot, Adélaïde de Clermont Tonnerre, Eric Neuhoff, Bertrand de Saint Vincent) qui ont dans un premier temps retenu 5 ouvrages parmi la vingtaine de titres retenus. Les nomminés étaient : Thibault de Montaigu pour « Les grands gestes de la nuit », Simonetta Gregio pour « L’odeur du figuier », Jean-Marc Roberts pour « François-Marie », Naomie Alderman pour « Mauvais genre », Jonathan Dee pour « Les Privilèges ».

C’est Jonathan Dee qui a reçu le Prix Scott Fitzgerald avec 6 voix contre deux à Naomie Alderman car son ouvrage reflétait bien l’esprit fitzgéraldien tant par son sujet que par l’atmosphère qui s’en dégage.Le Prix Scott Fitzgerald lui a été remis le 26 mai 2011 par Marianne Estène Chauvain sur la terrasse de l’Hôtel Belles Rives en présence du jury et de nombreux invités. Jonathan Dee s’est également vu offrir un chèque de 5000 euros, un vase en céramique et terre blanche réhaussée de feuille d’or de l’artiste vallaurien Claude Aïello et une nuit dans l’ancienne chambre de Scott Fitzgerald égayée par un orchestre qui jouera toute la nuit, comme l’avait imaginé le romancier un soir de dispute avec Zelda.


Je le lis et je vous raconte. Ca part très fort. pouvu que ça tienne la route!
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mar 15 Nov 2011 - 11:30

Les privilèges est au croisement de Trente ans et des poussières (pour le milieu et les personnages) et de Freedom (pour la verve, et la qualité narrative). Cynthia et Adam sont jeunes, beaux , amoureux, et ils aiment le faire savoir au monde ; c’est ce qu’il font à l’occasion de leur fastueux mariage, une fête grandiose qui nous donne l’occasion d’un premier chapitre au brio extrême.

Leur ligne de vie est de ne pas se prendre la tête avec le passé et de toujours aller de l’avant. Ne pas se prendre la tête avec les scrupules non plus et ainsi, vont ils prospérer jusqu’à devenir richissime, d’une richesse qu’on en saurait imaginer.


Citation :
Mais prétendre que nous ne pouvons pas réussir aujourd'hui sous prétexte que nous avons réussi hier ce n'est pas regarder les choses en face, c'est de la superstition. Tu commences à croire à la chance, au destin, au karma ou à n'importe et t’es foutu. Il n'y a pas de destin. Tout ce que toi et moi avons créé au cours de ces combien d'années ? Ce n'est pas arrivé. C'est fini. Ça n'existe pas. La seule chose qui existe, le seul risque à analyser, c'est ce que nous avons aujourd'hui en face de nous.

Ils ont aussi deux beaux enfants, de ces enfant que l’on recherche en vain pour les castings constate Conrad, le frère d’Adam. Et là apparaît le deuxième fil directeur de la vie de Cynthia et Adam, leur amour indéfectible et l’amour de leurs enfants, qu’ils veulent beaux, riches et heureux comme eux.

Citation :
Ils y étaient : ils pouvaient tout se permettre. Y avait-il d'autres objectifs dans la vie ?

Citation :
Ce n'est pas comme si je n'avais pas de souvenirs ; simplement les souvenirs n'ont rien de constructif. Et pourtant, quand il se représentait la vie que menait sa famille à présent - une vie dans laquelle littéralement tout était possible, le désir à portée de main, aucun potentiel ignoré et où ils avaient vu tant de choses à travers le monde -, quand il repensait à l'instant où il avait décidé de foncer, faisant fi de toute peur face au malheur qui menaçait de s'abattre sur les siens ; à la facilité avec laquelle, confronté à cette menace, il avait écarté l'obstacle que la majorité des hommes n'aurait jamais eu le courage d'écarter, et à la façon dont il avait accompli tout cela en prenant seul tous les risques, de manière à ce que personne ne sache même qu'il avait pris le moindre risque ; la seule conclusion logique, selon lui, c'était qu'il n'avait rien entrepris de plus noble de sa vie. C'était la modestie, vraiment, qui lui donnait un sentiment de malaise à l'évocation de ces souvenirs

Et là , Dee avait deux pistes possibles : soit ils étaient punis pour cette richesse insolente car, finalement nous le savons bien, l’argent ne fait pas le bonheur, la bonne vieille ritournelle du malheur des riches, soit ils continuaient à jouir de tout cela de façon totalement égoïste et inconsciente, écrasant tout sur leur passage.
Et bien c’est là qu’est l’intelligence de ce roman passionnant : Jonathan Dee choisit une troisième voie. Dans cette débauche de fric et de facilités, Cynthia et Adam ne vont pas se perdre une minute. D’abord ils consacrent une grande partie de leur fortune à des œuvres caritatives (et même si on peut dire que c’est encore une façon de soigner leur ego, c’est quand même mieux que de tout claquer pour soi). Tous deux affirment à un moment dans le livre que l’argent n’a de sens pour eux que s’ils leur reste leur amour, et je les crois. Jamais Adam ne trompe Cynthia, même si la tentation l’en prend parfois, et Dieu sait si avec son charme et on fric ça serait facile.

Citation :
-J'ai lu un article, il y a 2 mois, sur un dénommé Morey, un de ces types des fonds spéculatifs, qui a organisé une fête d'anniversaire pour sa femme. Il a loué toute la Public Library de New York. Wyclef Jean a donné un concert. Ce sont vos parents, n'est-ce pas ?
(…)
- Je sais ce qu'on peut penser de ces fêtes. Mais ce qu'il y a, c'est que tout ce battage était destiné à personne d'autre. C'était pour elle. C'est comme ça que mon père pense. Ils sont juste vraiment amoureux l'un de l'autre, de cette manière chevaleresque. Alors je m'efforce de me concentrer là-dessus. Le vrai contexte de tout ce qu'il font – eux deux.. Le reste est extérieur. Mais, vues de l'extérieur, toutes les familles sont bizarres, non ?

Cynthia et Adam sont aussi d’un amour indéfectible pour leurs enfants. Ils les ont eus si jeunes qu’il sont presque de petits frères et sœurs pour eux. ; ils partent en vacances ensemble , ils renoncent à se prendre une soirée à deux pour ne pas les laisser encore une fois à la baby-sitter, sont attentifs à leurs état d’âme (une scène formidable où la petite April, a la demande de son institutrice , cherche gentiment le sens de tout cela, voudrait peut-être un ancrage plus fort, une autre où Cynthia perd ses enfants dans le métro et c’est comme si tout s’effondrait). Quand les enfants grandissent , chacun prend son propre chemin et malgré les errances et ce qui pourrait les faire rejeter, les parents sont toujours là pour tender la main, relever une mèche de cheveu (tout en sortant leur carnet de chèques).Et Cynthia retrouve le père qu’elle avait tant aimé enfant, sait lui pardonner et nous donner une scène d’une grade intensité émotionnelle.

Dans leur course perpétuelle à l’argent et au plaisir, Cynthia et Adam restent simples et touchants., c’est toute la force du roman de Jonathan Dee.

Oui, Kenavo, je suis d’accord, ils sont trop beaux pour être vrais, mais quand je lis peu m’importe en réalité pourvu que ça me fasse vibrer. La réalité il y a la vie et les documentaires pour ça ! Ces personnages sont des gagneurs magnifiques car ils savent cependant aimer, d’une façon qui n’est pas forcement la nôtre mais qui n’en est pas moins profonde. En allant chercher leur humanité enfouie, Dee me rappelle qu’ils sont mes frères, et par un talent narratif percutant, me fait m’ attacher à ces personnages pour lesquels j’aurais fort peu de sympathie dans la vraie vie.

Citation :
Il avait quelque chose à leur dire, à savoir qu'il les comprenait enfin. Ils possédaient plus d’argent qu'il était possible à quiconque d’en dépenser - une quantité d'argent telle qu'il leur fallait engager des gens rien que pour les aider à le distribuer - et pourtant, au lieu d'arrêter, son père travaillait plus dur que jamais, gagnant des sommes folles, des sommes obscènes, comme par enchantement. C'était comme quand les gens demandaient : avons-nous vraiment besoin de tous ces missiles nucléaires ? Combien faut-il pour que ce soit trop ? La bonne réponse, c'est que ce n'est jamais trop, puisque la question n'est pas le besoin, la question est de se sentir en sécurité dans le monde, peut-on jamais se sentir assez en sécurité ?. Non. Non. Le succès est une forteresse dont les murs tremblent constamment sous les coups de boutoir de la peur. Tout ce que vous avez fait hier ne suffit plus rien : dès l'instant où vous perdez le contrôle sur ce que vous avez bâti, la ruine menace.
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mar 15 Nov 2011 - 13:16

contente de lire ton commentaire, non seulement c'est toujours bien d'avoir plusieurs avis sur le fil d'un auteur, mais en plus je me réjouis plus pour une lecture agréable que si tu aurais eu l'idée d'avoir perdu ton temps

topocl a écrit:
Oui, Kenavo, je suis d’accord, ils sont trop beaux pour être vrais, mais quand je lis peu m’importe en réalité pourvu que ça me fasse vibrer. La réalité il y a la vie et les documentaires pour ça ! Ces personnages sont des gagneurs magnifiques car ils savent cependant aimer, d’une façon qui n’est pas forcement la nôtre mais qui n’en est pas moins profonde. En allant chercher leur humanité enfouie, Dee me rappelle qu’ils sont mes frères, et par un talent narratif percutant, me fait m’ attacher à ces personnages pour lesquels j’aurais fort peu de sympathie dans la vraie vie.
le problème pour moi était probablement qu'aucun des personnages ne m'a fait vibrer.. je suis restée à distance de leur personnage, vie, amour..
en quelque sorte j'avais l'impression qu'ils étaient tous trop unidimensionnels..

mais ce qui est marrant - après tout ce temps que j'ai lu ce livre, il me reste plusieurs scènes.. plusieurs moments de ma lecture ..et j'ai un sentiment agréable, du coup je sais que son écriture a eu un impact sur moi.. j'attends en tout cas un autre livre de lui Very Happy

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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mar 15 Nov 2011 - 13:41

Apparemment ses trois livres précédents portent sur les classes moyennes, c'est à dire un sujet plus "classique" dans le roman américain. Ca m"intéresserait bien moi aussi de voir comment il s'en tire...
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Ven 31 Aoû 2012 - 20:00

Il est sorti en popoche



Et c'est ki ki l'a acheté ?
bibi.
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Ven 31 Aoû 2012 - 20:36

darkanny a écrit:
Et c'est ki ki l'a acheté ?
bibi.
Very Happy
il y avait celui qui vient de sortir pour la rentrée en promo (en anglais) en Kindle, j'ai succombé Cool
puisque j'avais dit que j'allais suivre cet auteur.. au moins un livre je vais encore tenter de lui

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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Ven 31 Aoû 2012 - 20:37

Parfait on pourra en discuter.
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Ven 31 Aoû 2012 - 20:52

oui, il m'en reste encore plein d'images de ce roman
de ma part, je suis surtout curieuse comment ce nouveau livre se présente, puisque Les privilèges était son dernier et voilà qu'on a traduit celui d'avant, Palladio, en français: La fabrique des illusions

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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Sam 1 Sep 2012 - 10:19

Je viens de relire mon commentaire et je ne me rappelais pas avoir autant aimé ce roman intense reflexion . je vais le mettre dans ma pile à relire.
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MessageSujet: Re: Jonathan Dee   Mer 5 Sep 2012 - 11:31

Comme le dit Traversay un peu plus haut, le premier chapitre sur la célébration du mariage et la cérémonie qui en découle est époustouflant.
Justesse de ton, rythme, un don d'observation indéniable, une façon de passer d'un personnage à l'autre et d'une situation à l'autre sans prévenir mais sans perdre le lecteur.

D'emblée on assiste à des "scènes" comme dans un film, avec une caméra qui épie et qui n'épargne personne.

Et puis le bon choix des mots, sans aucun doute une très bonne traduction.
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