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 Fang Fang [Chine]

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Fang Fang [Chine]   Dim 23 Fév 2014 - 20:36



Wang Fang nom de plume Fang Fang.

Elle est née à Nanjing le 11 mai 1955. Elle grandit à Hankou, Wuhan.
Elle commence sa carrière comme ouvrière manutentionnaire dans une usine suite aux obligations dues à la Révolution culturelle.
1982 à 1989 elle a travaillé pour la télévision à Wuhan comme scénariste, journaliste et rédactrice.
Présidente depuis 2007 de l’association des écrivains du Hubei.
Rédactrice en chef de la revue artistique Changjiang.

Premier prix de poésie contemporaine, prix des meilleurs romans de Chine pour Paysages et Qin Duan Kou, prix de la littérature chinoise féminine.
Source : french.china.org.cn

Bibliographie 
:

Grand-père dans le cœur de mon père (nouvelle 1980)
Dans le convoi, La marche des 18 ans, L’autre rive du fleuve, Trois soupirs (nouvelles 1982)
Vers le lointain (roman 1983)
Une vue splendide (Classé comme meilleur roman chinois en 1987, Philippe Picquier 1995) Traduit en français.
Soleil du crépuscule (Stock roman 1991) Traduit en français.
Au fil de l’eau glissent les nuages (roman 1992)
Début fatal (Stock roman 2001) Traduit en français.
Histoire chronologique du lac aux boues noires (roman 2003)
Le riche passé de Hankou.
Les concessions de Hankou.
Le printemps est parvenu jusqu’à Tan Hualin.
Dix mille flèches transpercent le cœur (nouvelle 2007)
L’eau au fil du temps (roman 2008)
Qinduankou (roman 2010)

Feng Shui (film 2012) adaptation d’une nouvelle "dix mille flèches transpercent le cœur" de Fang Fang par Wang Jing
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Une vue splendide de Fang Fang   Dim 23 Fév 2014 - 20:40

Une vue splendide de Fang Fang
traduit par Dany Filion

Broché: 153 pages. Éditeur : Éditions Philippe Picquier (19 mai 1998). Collection : Paysage
Langue : Français
ISBN-13 : 978-2877302272

Quatrième de couverture :

De sa petite boîte en bois enterrée sous la fenêtre, Huitième Frère - mort prématurément à seize jours - observe et raconte les heurts et malheurs de sa famille. Et quelle famille ! Entassés à onze dans une minuscule cabane secouée par le passage du train, dominés par le père, un colosse docker et ivrogne, plus porté aux coups qu’à la tendresse paternelle, forcés de voler le charbon pour se chauffer et de déterrer des racines de lotus pour se nourrir. Cahin-caha, les neuf frères et sœurs traverseront la Révolution culturelle puis la libéralisation de la Chine, essayant de toutes leurs forces de connaître un avenir meilleur. L' intense originalité de ce roman, qui a fait sensation en Chine lors de sa parution en 1987, tient tout entière dans ce franc-parler de l’innocent Petit Huitième, qui dit tout sans souci de convenances ni jugements de valeur, les choses les plus terribles et les plus crues comme les plus émouvantes. Sous le regard ingénu de ce petit bout de fantôme, l’album de famille des dockers de Wuhan oscille entre Zola et les Pieds Nickelés, et le pathétique fait rire aux larmes
Une vue splendide obtient le prix national de la meilleure nouvelle de taille moyenne en 1988. Elle est considérée comme l’œuvre qui a ouvert la voie du mouvement néoréaliste.


Mon commentaire :

L’idée de départ est originale. Un bébé, le dixième enfant de la famille est enterré devant la fenêtre de la maison.
Maison est un grand mot pour qualifier cette cabane de 13 m² qui semble vouloir se disloquer à chaque passage de train. Ce nourrisson prend la place de l’observateur, joue le rôle de journaliste, rapporteur des faits, rien que les faits, sans s’impliquer jamais dans les histoires entre parents et enfants, sans intervenir et on comprend pourquoi, dans les conflits avec le voisinage.
Passer outre cet état de fait, l'auteure n'a d'autres ressources que de raconter les mésaventures d'une pauvre tribu. Bien évidement les sentiments des personnages, les uns envers les autres, les humanisent un peu mieux qu’une peinture ne saurait le faire. Pourtant, je trouve l’exercice quelque peu limité. Heureusement, la seconde partie du petit roman est plus intéressante.

La profonde noirceur de l’atmosphère ne manque pas de souligner la faim, la brutalité des rapports entre les individus qui ne se gênent pas pour  traiter le septième frère comme un chien.
Misère et misère dans une économie collectiviste affamante. Je peux comprendre pourquoi Teng Hsiao-Ping a instaurer la politique de l’enfant unique, en 1979, sans doute pour enrayer la famine, le mal logement. C’était passer d’une extrême à l’autre, mais ce mal semblait nécessaire pour redresser le pays.

Au fil des pages, quelques anecdotes tirent de temps en temps le récit vers le haut alors que le début du roman stagne.
Une vue splendide est à classer, à mon avis, dans la catégorie des témoignages d’une époque révolue. Un témoignage poignant, tristement cruel, d’un réalisme cru.
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Début fatal de Fang Fang   Mer 5 Mar 2014 - 8:55

Début fatal de Fang Fang.
Traduit par Geneviève Imbot-Bichet.

Poche: 129 pages. Editeur : Stock (11 avril 2001)
Langue : Français
ISBN-10: 223405351X ISBN-13: 978-2234053519


Quatrième de couverture.

Etrange Huang Suzi qui, dès l'enfance, se sentant marginalisée et mal à l'aise au sein d'une famille de révolutionnaires d'un conformisme effarant, se réfugie derrière un mur de silence.
Mais un silence peu ordinaire, tissé d'une myriade d'injures blessantes, d'obscénités meurtrières, d'insultes assassines qu'elle collectionne avec délices et fait défiler dans sa tête chaque fois qu'elle s'estime attaquée, s'en servant ainsi d'arme et de bouclier. Un instant pourtant, elle croit découvrir l'amour et baisse la garde. Avec ce récit cruel, non dépourvu d'humour, Fang Fang, comme dans Soleil du crépuscule, plonge le lecteur au plus profond d'un pays que l'Occident n'a pas fini de méconnaître.


Mon commentaire.

Huang Shijian est née au sein d'une famille d'intellectuels, harcelée par les séances de critiques. Le prénom de Shijian, tiré du livre de Mao Zedong, semblait convenir à l'ambiance délétère du moment et contenter les exigences des Gardes Rouges. Ce n’est que bien plus tard que le père proclama qu’il voulait restituer le vrai prénom de sa fille qui s’appellerait désormais Suzi.

Les sévices publics que les parents vivent au quotidien, souvent les enfants en subissent les conséquences. Pour Suzi, le traumatisme se transforma en mutisme. Ayant vu son père le professeur se taire, baisser la tête ou avouer chaque dérive à la règle stricte édictée par la pensée collective, elle pris le même chemin et devint une jeune fille studieuse réussissant des études qu’elle n’avait pas choisit, mais qui semblaient être « bon pour elle ».

Ainsi posés, les éléments composant une vie à contraintes, ne peuvent qu’animer une sourde révolte. Celle de Suzi est intérieure. Sous sa carapace soigneusement façonnée dans du marbre, dissimule un volcan en attente d’une faille pour jaillir au grand jour.
C’est à ce moment-là qu’apparaît la sulfureuse Yuxi.

En lisant ce petit roman, vous comprendrez comment Huang Suzi l’introverti réussit à vivre avec Yuxi la femme fatale.

L’écriture sobre de Fang Fang accompagne cette histoire facile à lire.
Ce n’est pas de la grande littérature, mais elle reflète, à mon humble avis, la volonté des jeunes chinois, chinoises, de s’extirper du carcan dans lequel leurs parents étaient engoncés.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Fang Fang [Chine]   Mer 5 Mar 2014 - 14:18

Je crois que je l'ai dans ma PAL, mais je ne sais plus quel titre... en tout cas, tes commentaires appétissants me poussent à lui accorder plus d'attention...

_________________

J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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kenavo
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MessageSujet: Re: Fang Fang [Chine]   Lun 2 Juin 2014 - 6:15

trouvé sur le OneShot

krys a écrit:
Soleil du crépuscule

Dans une famille chinoise, l’aïeule a décidé de mourir et avale de l’insecticide. En effet, elle s’aperçoit qu’elle a beaucoup travaillé pour ses fils et s’est consacrée à ses petits-enfants, mais ils ne rêvent que de se débarrasser d’elle. D’ailleurs, ses deux fils, une fois qu’ils l’ont conduite à l’hôpital, décident de ne pas poursuivre les soins, afin que leur mère quitte ce monde plus vite. Mais celle-ci, contre toute attente, revient à la vie, alors qu’une grande fête de funérailles était en train…
Plutôt caustique, cette histoire de grand-mère qui revient alors que sa chambre est déjà occupée et ses vieilles affaires distribuées aux voisins ! Les rapports familiaux sont minutieusement décrits ainsi que les difficultés à vivre après la révolution.

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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