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 Peter Fonda

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MessageSujet: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeMar 25 Sep 2007 - 16:24

L'homme sans frontière-

Peter Fonda 20852401ce6
Réalisé par Peter Fonda (1971)- The hired hand-


Avec Peter Fonda, Warren Oates, Verna Bloom

Citation :

Après beaucoup d'années passées à vagabonder dans l'Ouest, Harry Collings est las de cette vie de cow-boy itinérant et choisit de retrouver le foyer qu'il a abandonné, voilà sept ans. Il part en compagnie de son inséparable ami Arch Harris, après avoir vengé de manière sanglante la mort d'un troisième compagnon dans un petit village en bordure du désert. Le retour s'avère délicat car Hannah, l'épouse d'Harry, qui s'était résignée à ne jamais revoir à son époux, appréhende difficilement ce retour. Harry accepte de travailler comme employé et regagne la confiance d'Hannah.

J'ai enfin vu ce DVD si cher à notre Animal : L'homme sans frontière de Peter Fonda; J'ai enfin vu ses ciels, sublimes c'est vrai, sur un fond de musique tout aussi superbe, envoûtante (signée Bruce Langhorre)
Ce film m'a laissé un drôle de sentiment...Quelque chose d'à la fois apaisant et nostalgique, un monde qui se meurt, mais magnifié par les sens , la nature, les sentiments , des sentiments éternels et puissants, uniquement suggérés par des regards, des silences, et la musique lancinante rythmant le tout...Je suis restée assise à réécouter le générique pendant un petit moment, le mot fin tombé, l'esprit encore égaré dans cet univers mi-baroque, mi-intimiste, en tout cas différent.

Il est question d'amitié, de vengeance, et de mort...
Le scénario est basique: 3 cow-boys esseulés font leur route au milieu de terres inconnues et souvent hostiles. On se dit "on a déjà vu et revu ça" ...mais non! Les premières images nous le prouvent. On reste d'emblée frappé par la beauté de la photographie (signé Vilmos Zsigmund)
Il s'en dégage une petite musique particulière, une poésie faite de lenteurs, de fondus et d'images où la notion de temps qui s'écoule, où la vie elle-même se "ressent". Peu à peu cette atmosphère planante nous hypnotise ...On se laisse embarquer dans l' histoire de ces trois hommes solitaires, qui poussent l'aventure toujours plus à l'Ouest, mais dont tous ne reviendront pas.



Comme le note Peter Fonda, L’homme Sans Frontière n’est pas vraiment un western, mais plutôt un ballet, un film, un poème, quelque chose de très personnel. Je prends des personnages et je les place dans une situation isolée, loin de la grande ville. Je les isole et ils acquièrent une signification plus vaste que si je les montrais dans la ville réelle. Sous un soleil rouge sombre dès la première séquence, les personnages sont au plus proche de la nature et ses couleurs. La traditionnelle marche vers l’Ouest se transforme en un voyage initiatique, un retour aux sources du mythe et du rêve américain ».
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeMar 25 Sep 2007 - 22:01

mais si elle en parle très bien aériale de ce film !!!

je ne sais plus quoi ajouter ou répéter (c'est malin celui là j'ai tout mis en petit morceaux !)... je remets deux captures :
Peter Fonda Hired_10 - Peter Fonda Hired_11

je pourrais ajouter que ça bouge, il y a le mouvement dans le ciel et le reste... il y a le temps, ce film respecte son temps, celui des actions, des questions, du ciel, de la nature... je crois que cette impression décrite par aériale d'être un peu égaré(e), entrainé(e) viens de ce temps... un temps finalement un peu rare dans le cinéma !

c'est aussi la nature, l'ouest qui peut faire rêver, l'impression far-west à l'état pur... ces types sont d'abord des fermiers... pouf, je tombe sur le casting et les personnages : Peter Fonda qui veut rentrer à la maison accompagné de son camarade de route joué par le génial Warren Oates plus âgé... comme la femme (Verna Bloom) de notre supposé héro, femme forte et seule restée avec sa fille à vivre de la ferme.

Avec beaucoup de pudeur et de nuances Peter Fonda aborde des éléments de fond sur les rapports entre les personnes d'amitié, de séduction ou... que faut il pour construire une vie. ce n'est pas un film moralisateur ou qui tranche, il donne l'impression de "témoigner" des personnages, de l'humain, de nous... ce respect, ce mélange de retrait et d'implication c'est assez beau en soi... et bien mis en image !

je crois me souvenir que le film est qualifié de post Easy Rider, au sens rendu possible économiquement et dans sa liberté, par le succès de ce fameux film. liberté qui n'est pas une quête de transgression d'un genre ou de dogmes, liberté comme une recherche, un retour sur l'essentiel.

ce film est beau à plus d'un titre, n'hésitez donc pas à profiter du cerclage, c'est un western au sens des tripes et de la nature, mais c'est beaucoup plus Wink

et là où il faut insister c'est sur l'impression qui reste après le film, une atmosphère particulière, comme si vous étiez planté là, à la fin de la journée à regarder le ciel changeant sur la deuxième image...

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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeMer 26 Sep 2007 - 11:03

animal a écrit:
je pourrais ajouter que ça bouge, il y a le mouvement dans le ciel et le reste... il y a le temps, ce film respecte son temps, celui des actions, des questions, du ciel, de la nature... je crois que cette impression décrite par aériale d'être un peu égaré(e), entrainé(e) viens de ce temps... un temps finalement un peu rare dans le cinéma !

c'est aussi la nature, l'ouest qui peut faire rêver, l'impression far-west à l'état pur... ces types sont d'abord des fermiers... pouf, je tombe sur le casting et les personnages : Peter Fonda qui veut rentrer à la maison accompagné de son camarade de route joué par le génial Warren Oates plus âgé... comme la femme (Verna Bloom) de notre supposé héro, femme forte et seule restée avec sa fille à vivre de la ferme

Avec beaucoup de pudeur et de nuances Peter Fonda aborde des éléments de fond sur les rapports entre les personnes d'amitié, de séduction ou... que faut il pour construire une vie. ce n'est pas un film moralisateur ou qui tranche, il donne l'impression de "témoigner" des personnages, de l'humain, de nous... ce respect, ce mélange de retrait et d'implication c'est assez beau en soi... et bien mis en image !

Oui, un film où l'osmose avec la nature est totale. Il y a un respect c'est vrai, face à l'immensité des espaces, ciel, terre... l'homme se fond dans le rythme de la vie, il semble encore plus humble, un peu perdu... Harry est fatigué de ses errances. Le plus jeune veut continuer, il y perdra sa vie , piégé par un univers hostile et sauvage. Lui veut rentrer, retrouver son foyer qu'il a abandonné autrefois. Son ami va le suivre, parce que l'amitié se passe de mots ou de raisons.
Il y a dans ce retour , de très belles scènes, pleines de sensibilité, où l'on voit le héros enfermé dans son mutisme tenté de se faire accepter, pardonner par Hannah, femme forte et fragile à la fois. La caméra se concentre sur les regards, peu de paroles sont échangées sinon pour en apprendre l'essentiel. Tout se joue dans la retenue, dans la nuance là encore. On ressent le poids du passé, des doutes, des questionnements intérieurs, puis celui du pardon, du renoncement pour Harry... Avant que de nouveau l'appel de l'ailleurs mû par un désir de vengeance soit le plus fort.

C'est un film qui laisse au spectateur une grande partie de rêve, qui le met en condition pour s'évader, où le temps prend tout son temps, et qui laisse forcément l'esprit en apesanteur...Il y a une forte impression de liberté, mais aussi de ce côté inéluctable des choses. Les héros sont fatigués et la fin parait implacable, le destin les rattrape.
D'où ce sentiment partagé, mi- apaisant mi mélancolique, mais qui crée une atmosphère spéciale. Intimiste et très touchante, propre aux oeuvres impressionnistes...drunken


Une critique trouvée sur le net qui positionne bien le film dans l'histoire des USA :
Citation :

L’ Homme sans frontière
est une passionnante réflexion sur un genre qui est arrivé à son point de rupture. Une œuvre qui fait de l’errance le symptôme d’un désenchantement généralisé
La question de la frontière est au cœur du western. La naissance de l’Amérique est une histoire de frontières à repousser, de paysages majestueux à arpenter, de terres vierges à explorer, de passages à découvrir. C’est un territoire vaste qui appelle au nomadisme, qui se parcourt d’est en ouest, de nord en sud. Un territoire à conquérir aux autochtones, à arracher à la nature. Un pays à imaginer, des terres à diviser ou à rassembler. A l’aune des années 70, le western a atteint son stade d’épuisement. Aux grandes chevauchées, aux caravanes d’aventuriers, se substituent des récits d’errance. Ces westerns, en phase avec les bouleversements sociopolitiques des années 60 et 70, évoquent ce moment de l’histoire de la naissance des Etats-Unis où il n’y a plus de frontières à repousser. Dès lors le genre devient la description d’un peuple qui n’a plus de but, mais qui pris dans un besoin de mouvement, ne cesse pas pour autant de voyager et de parcourir l’espace. C’est de cela dont parle L’Homme sans frontière. Le film de Peter Fonda ne s’engage pas dans la voie d’un cinéma qui questionne les figures du genre en les malmenant, en jouant sur ses codes ou ses figures, comme le fait alors le western spaghetti. Ce n’est pas non plus un western « hippie », un film parlant d’un retour à la nature (Jeremiah Johnson, 1972) ou encore un film contestataire pointant du doigt les mensonges véhiculés par le genre (Little big Man, 1970). C’est un film à rapprocher des œuvres de Peckinpah, des films de l’épuisement et non des films qui déplacent les enjeux du genre dans de nouvelles directions.
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeJeu 4 Oct 2007 - 18:23

Je tiens vraiment à remercier Animal pour cette découverte, je ne connaissais pas du tout ce film avant cela et je serais passée à côté d'un petit bijou.

La photo est évidemment très belle, les paysages grandioses mais c'est surtout le trio joué par Warren Oates – Peter Fonda – Verna Bloom qui m'a époustouflée.

Peter Fonda…soupir. Bon d'accord, je ne serais pas impartiale sur ce coup là, Peter Fonda, je trouve qu'il a une classe folle et une rare élégance qui ne me laissent pas du tout indifférente drunken

Mais c'est surtout le jeu de l'actrice Verna Bloom qui m'a subjuguée.
Tout le film tourne autour de ce personnage féminin (cas rarissime pour un western qui n'en est d'ailleurs pas vraiment un puisqu'il en réinvente tous les codes).
Verna Bloom donne chair à cette femme avec une justesse étonnante. Tout dans son jeu est parfait : le regard, la posture, les mots.

Le grand thème est la rédemption et le pardon : comment retourner chez sa femme lorsqu'on l'a abandonnée depuis 8 ans sans jamais lui avoir donné de ses nouvelles. Comment a-t-elle vécu cette absence, a-t-elle refait sa vie, a-t-elle connu d'autres hommes, comment va-t-elle réagir à sa réapparition ? Dilemme éternel entre l'errance, la liberté et l'aventure entre hommes d'une part et la vie sécurisante, apaisante de la chaleur d'un foyer d'autre part.
J'ai particulièrement bien aimé les dialogues lorsque le mari joué par Peter Fonda reproche à sa femme d'avoir couché avec les saisonniers de la ferme pendant son absence (hmm culotté celui-là, c'est quand même lui qui a pris la poudre d'escampette que je sache Suspect).
Comment elle l'affronte en lui disant clairement que le désir et l'envie ne sont pas l'apanage des hommes, qu'elle aussi avait besoin d'assouvir ses désirs charnels, peu importe finalement le saisonnier, mais que jamais elle ne s'attachait à eux, qu'elle ne voulait plus d'un homme qui aurait essayé tôt ou tard d'avoir des droits sur elle et la ferme, qu'elle n'avait plus besoin d'un époux, qu'elle en avait eu un et qu'il était parti, que cela lui avait suffit.
J'ai aimé le dialogue lorsqu'elle compare la facilité avec laquelle il avait de vivre avec d'autres hommes pendant son errance par rapport à l'exigence que nécessite toute relation avec une femme.

Finalement, l'errance n'est qu'une fuite sans fin alors que ce que nous fuyons n'est jamais laissé derrière soi... on emporte tout avec soi, où que l'on soit, on n'oublie rien.

Un élément du film m'a turlupinée, mais je dois encore visionner les bonus, peut-être que les commentaires du réalisateur vont m'éclairer.
Sinon je reviendrais sur ce forum pour vous en faire part Wink

En conclusion, je ne serais que conseiller la vision de ce film magnifique aux parfumés :heart:
Il est en cerclage, ne ratez pas l'opportunité qui vous est offerte de le voir !
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeJeu 4 Oct 2007 - 21:20

vos commentaires avec leurs points communs et leurs différences sont vraiment formidables, d'autres facettes. j'aime beaucoup la façon dont tu l'écris sentinelle !

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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeJeu 4 Oct 2007 - 22:16

animal a écrit:
vos commentaires avec leurs points communs et leurs différences sont vraiment formidables
Je me suis fait la même réflexion ! Nous avons vu le même film et pourtant chacun apporte un éclairage différent Wink
Je trouve aussi que ce film est truffé de références christiques tels que la rédemption, le pardon, le sens du devoir et le sacrifice.


Attention ! Ne pas lire le message ci-dessous si vous ne voulez pas connaître la fin du film avant de l'avoir vu.

Première référence christique : lorsque Peter Fonda tire sur le meurtrier de son jeune compagnon d'errance au début du film (la jeunesse et l'innocence sacrifiées). Il tire un coup dans chaque pied, le meurtrier hurlant de douleur, avec un gros plan sur ses pieds ensanglantés. Je fais tout de suite l'association avec les pieds ensanglantés de JC sur la croix.

Deuxième référence christique : le personnage joué par Peter Fonda n'hésite pas à se sacrifier pour sauver son ami, quitte à se parjurer : il revient effectivement sur le serment fait à sa femme, à savoir que dorénavant il ne quitterait plus jamais sa femme et son enfant.
Or il se parjure et sacrifie la sécurité et l'amour de sa famille au nom de l'amitié, puisqu'il s'en va sauver son ami des malfaiteurs qui le retiennent prisonnier.
As-tu remarqué comment il se présente face aux meurtriers ?
Il descend de son cheval, se présente face à eux et leur tire dessus alors qu'ils sont nettement en nombre supérieur. Il n'a aucune chance et il le sait ! Il tombe les bras en croix tel Jésus Christ sur la croix, la seule différence est qu'il tient un flingue dans chaque main.Cool

Troisième référence christique : avant de mourir, il demande à son ami de le tenir dans ses bras. Et nous voilà en présence d'une magnifique scène de la piéta , qui n'est autre que la représentation de la Vierge Marie pleurant la mort du Christ dans ses bras.

J'ai visionné les bonus et aucun ne répond à la question qui me turlupinait.
Tout le monde perçoit la forte attirance que l'ami éprouve pour la femme du personnage joué par Peter Fonda.
Hors il s'en va (avec raison d'ailleurs) mais pour aller où ? Pour aller dans ce bled paumé où il sait qu'on va forcément le pourchasser pour se venger des coups de feu échangés avec les malfaiteurs du début du film.
Rappelez-vous ce que la femme mexicaine lui demande derrière les barreaux : mais pourquoi es-tu donc revenu ici ?
Il ne répond d'ailleurs pas à la question, mais cette question demeure !
Qu'est-il donc allé faire là-bas ????? N'est-ce pas une façon de faire revenir Peter Fonda à lui, avec les conséquences que l'on sait. Cela ne vous a pas interpellé ? Et comment l'interprétez-vous ?
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeJeu 4 Oct 2007 - 22:30

aaaaaaaah... les références christiques, je devais être un peu perdu dans le sentiment de découverte du film, merveille inattendue... un peu sans doute même si ce sont des images marqués dans l'inconscient plus que directement appelables dans mon cas (je crois)... rétrospectivement oui, les pieds oui, ... les autres aussi, ce sont des images fortes !

comme dit sentinelle :

Attention ! Ne pas lire le message ci-dessous si vous ne voulez pas connaître la fin du film avant de l'avoir vu.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeJeu 4 Oct 2007 - 22:51

Ce n'est pas mon heure pour décortiquer ce film et en chercher les références christiques, je vous l'avoue Wink Sur le coup, je me suis laissée porter par les images, par les sensations plus que par leurs portées philosophiques ou autres. Il y a des images qui m'ont tout de même interpelée: celle de la jeune fille retrouvée noyée au début du film, lorsqu'ils pêchent, et qu'ils la rejettent dans la rivière: quel est le sens ? l'innocence perdue? la purification par l'eau? je ne sais ...

Les pieds, je n'ai pas pensé à la crucufication, très honnêtement, j'y ai plus vu un aspect pratique Laughing
Il est donc logique que pour venger son ami, Fonda retourne vers eux, et de ce fait se rende à une mort certaine. J'ai simplement vu la force du destin , quoiqu'il fasse, il est rattrapé par lui. Et il a atteint ses limtes. Il est allé au bout de sa route.
Quant au fait que son ami s'en aille ...?? Je réfléchis et vous dis ça demain, là je suis naze Razz


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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 11:54

aeriale a écrit:
Ce n'est pas mon heure pour décortiquer ce film et en chercher les références christiques, je vous l'avoue
Bah oui, je peux comprendre, mais je t’assure que je n’ai pas décortiqué le film pour les voir, ces scènes se sont imposées à moi directement geek
Enfin bon, tu n’as pas loupé la dernière scène de la piéta ??? Shocked

aeriale a écrit:
celle de la jeune fille retrouvée noyée au début du film, lorsqu'ils pêchent, et qu'ils la rejettent dans la rivière: quel est le sens ? l'innocence perdue?
Je pense qu’il s’agit effectivement de l’innocence perdue… le corps limite décomposé d’une jeune enfant blonde qui représente la pureté. Ce thème se répète lors du meurtre du plus jeune des compagnons.
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 17:06

sentinelle a écrit:

Bah oui, je peux comprendre, mais je t’assure que je n’ai pas décortiqué le film pour les voir, ces scènes se sont imposées à moi directement geek.

Surement Sentinelle, mais chaque personne voit un film différement, donne l'éclairage qui lui correspond...la preuve!
Pour les pieds je n'ai pas vu ceux du Christ, (plutôt ceux d'un gros porc assassin qui mérite bien son châtiment Twisted Evil ) et pour la scène de la pieta, je l'ai trouvée pour tout dire un peu décalée, limite un peu naïve (ben oui, Fonda qui veut être pris dans les bras de son grand costaud de copain, j'ai eu du mal à y voir la vierge Marie Rolling Eyes )
Sentinelle, je pense que tu es une fille qui aimes bien analyser tout ce qui se présente à toi, même les choses relativement simples (je l'avais déjà remarqué sur un autre fil ) et c'est bien!
Je vois les choses plus simplement, même si j'y ai perçu beaucoup de poésie, et même d'allégories, mais pas les mêmes forcément disons ...:)

Mais qu'en pense Animal? As-tu vu la vierge toi aussi??
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 17:16

Hein ? affraid
Non non je crois que je me suis mal exprimée, ce n'est pas que je vois la vierge Marie dans l'ami de Peter Fonda Razz C'est simplement que l'image arrêtée à la fin du film sur l'ami qui tient dans ses bras Peter Fonda qui se meurt me fait penser à la piéta, c'est d'ailleurs ce que Peter Fonda dira par après dans ses commentaires. C'est tout ce que je voulais dire.

[Edit]Dans le bonus, Peter Fonda dit qu'ils ont tourné la scène sans référence à la piéta mais qu'en la visionnant ils se sont rendus compte que c'était une représentation de la Piéta qu'il avait tourné.
Tu sais, je ne suis pas catho pour un sou, je ne voudrais pas que tu croies que je suis quelqu'un qui voit partout des vierges maries sourire

Evidemment que tout le monde perçoit une oeuvre différemment, c'est justement ça qui est intéressant Cool


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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 17:22

Laughing ...ah, tu me rassures! je n'ai pas entendu de commentaires de Fonda. Dommage, ça aurait pû m'éclairer sur certains côtés plus troubles du film...
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 17:34

Ouf ! Je commençais à craindre qu'Aériale me prenne pour une hallucinée et une obsédée des vierges maries laugh
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeVen 5 Oct 2007 - 17:36

sentinelle a écrit:
Ouf ! Je commençais à craindre qu'Aériale me prenne pour une hallucinée et une obsédée des vierges maries laugh

Razz ...pliée je suis!! merci Sentinelle , ça fait du bien de se détendre ! cherry
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MessageSujet: Re: Peter Fonda   Peter Fonda Icon_minitimeMer 24 Oct 2007 - 21:10

aériale a écrit:
Les pieds, je n'ai pas pensé à la crucifixion, très honnêtement...
Nous sommes bien obligés d'y penser. Le plan est assez net. Si bien que j'ai fait marche arrière pour revenir à la lecture faite durant l'enterrement qui précède. Il y est question du début, et de la fin... mes connaissances religieuses me manquent pour trouver un sens à ce qui suivra (vengeance ou punition). Pourquoi ne pas tuer l'assassin mais lui donner les stigmates du crucifié?

- Merci d’avoir cerclé ce film ! > à qui le tour? ICI

J'y suis allée à reculons en me disant "bof, un western..."
Et les premières images sont géantes.
Aerial évoque les lenteurs enrichies des fondus d'images (si vous en avez d'autres comme ça, vous me le dites...)
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Citation :
"L’Homme sans frontière n’est pas une œuvre contestataire mais un véritable western, un hommage de l’aveu même de Peter Fonda à My Darling Clementine de John Ford./ «A l’aune des années 70, le western a atteint son stade d’épuisement.
Aux grandes chevauchées, aux caravanes d’aventuriers, se substituent des récits d’errance. Ces westerns, en phase avec les bouleversements sociopolitiques des années 60 et 70, évoquent ce moment de l’histoire de la naissance des Etats-Unis où il n’y a plus de frontières à repousser.
Dès lors le genre devient la description d’un peuple qui n’a plus de but, mais qui pris dans un besoin de mouvement, ne cesse pas pour autant de voyager et de parcourir l’espace. » >in DVD Classik.

Citation :
Sentinelle : - "Tout le film tourne autour de ce personnage féminin (cas rarissime pour un western qui n'en est d'ailleurs pas vraiment un puisqu'il en réinvente tous les codes).
Verna Bloom donne chair à cette femme avec une justesse étonnante. Tout dans son jeu est parfait : le regard, la posture, les mots...
"
C'est ce qui m'a retenue également.
A un moment j'ai même pensé au prêche larmoyant sur la nécessité du retour sage au cadre familial -style Clint Eastwood dans Sur la route de Madison avec une Meryl Streep qui nous dit avec abnégation "la famille d'abord"...
Mais on est dans une fable très moderne où la femme décide de reprendre ou non son héros fatigué dont le retour est d'abord une ode au travail lent et rude qui s'accomplit sur ses terres, tandis que les soirées vont s'écoulant en méditations autour de la liberté de chacun de découvrir et de faire découvrir à l'autre (dans la triangulaire) ce qui lui manque.
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